| L'actualité de la Centrafrique (d'après l'Agence France Presse) |
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Centrafrique: L'amnistie des
rebelles en Centrafrique, point-clé du dialogue national, sera examinée en
commission cette semaine par les députés centrafricains réunis en session
extraordinaire depuis le 1er août
BANGUI, 19 août 2008 - L'amnistie des rebelles en
Centrafrique, point-clé du dialogue national, sera examinée en commission cette
semaine par les députés centrafricains réunis en session extraordinaire depuis
le 1er août, a-t-on appris mardi à Bangui de source officielle. L'examen en
séance plénière de cette loi d'amnistie n'aura lieu que la semaine prochaine
après cette nouvelle modification du calendrier de travail. Initialement
l'examen en commission aurait dû commencer début août. La loi d'amnistie
constitue un préalable à la tenue du "Dialogue politique inclusif" qui doit
réunir toutes les parties (pouvoir, rébellions, parti politiques et société
civile) pour résoudre la crise sociale, financière et politique que traverse la
Centrafrique. Les divers mouvements rebelles, l'Armée populaire pour la
restauration de la démocratie (APRD), l'Union des forces démocratiques pour le
rassemblement (UFDR) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) ont
annoncé ces derniers jours leur retrait du processus devant mener au dialogue en
estimant que la loi d'amnistie ne correspondait pas à leurs attentes. Si le
ministre centrafricain de la Communication Cyriaque Gonda a récemment affirmé
que "le Dialogue Politique Inclusif" avait "du plomb dans l'aile", il a estimé
qu'il n'était "pas dans l'impasse" et que le gouvernement était déterminé à
poursuivre le processus. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus
pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité
dans le nord, en proie depuis 2005, année de l'élection du président François
Bozizé à la tête du pays, aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de
routes" et aussi de l'armée gouvernementale.
Centrafrique: Les autorités centrafricaines ont donné leur agrément à la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), le parti du président de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth
BANGUI, 16 août 2008 (AFP) - Les autorités centrafricaines ont donné leur agrément à la Nouvelle alliance pour le progrès (Nap), le parti du président de la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth. Le dossier de reconnaissance de la Nap avait été déposé en mai 2006. "Il est accordé au parti politique dénommé: +Nouvelle alliance pour le progrès+ (Nap) (...) l'agrèment d'exercer sur le territoire progrès+ centrafricain", indique l'autorisation du ministère de l'Intérieur, dont l'AFP a eu copie samedi. La Nap doit se conformer aux objectifs qu'elle entend défendre à savoir "la liberté démocratique, la justice, la sécurité des personnes et des biens, l'égalité des sexes, le respect de la dignité humaine, le bien-être, la responsabilité et la solidarité", selon cette source. Jean-Jacques Demafouth vit en exil en France depuis 2002, après avoir été arrêté fin 2001 sous l'accusation de coup d'Etat contre le régime de l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993/2003) dont il fut un proche, jugé puis relaxé. Porté en mars 2008 à la tête de l'APRD, une des rébellions centrafricaines, il a signé en mai un accord de paix avec le gouvernement, puis le 21 juin un "accord de paix global" à Libreville. Le 1er août, il a annoncé son retrait de ces accords alors que des projets de loi d'amnistie prévus par l'accord global en faveur des rébellions sont en cours de discussion à l'Assemblée nationale. M. Demafouth juge ces textes non conformes aux termes de l'accord de Libreville. Accusé d'avoir commandité l'assassinat de cinq proches de l'ex-président André Kolingba en 1999, Jean-Jacques Demafouth est poursuivi par la justice centrafricaine pour assassinat et complicité d'assasinat depuis 2003. L'affaire est toujours pendante devant la justice centrafricaine et l'amnistie en discussion ne concerne pas les faits qui lui sont reprochés. Deux présumés auteurs de ces assassinats qui l'accusent d'en être le commanditaire sont détenus depuis 2004.
Centrafrique: Selon le porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda, le Dialogue national, censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, "a du plomb dans l'aile, mais il n'est pas dans l'impasse"
BANGUI, 13 août 2008 - Le Dialogue national, censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, "a du plomb dans l'aile, mais il n'est pas dans l'impasse", a estimé mercredi le ministre en charge de cette question, Cyriaque Gonda, également porte-parole du gouvernement. "Le Dialogue politique inclusif a du plomb dans l'aile, c'est vrai. On peut le dire ainsi, parce que si un oiseau a du plomb dans l'aile on peut le soigner. Mais il n'est pas dans l'impasse", a déclaré M. Gonda dans un entretien à l'AFP. "Je vous assure qu'on ira au dialogue, on n'a pas le choix. Certaines personnes ont prêché l'apocalypse, mais on ira au dialogue parce que le peuple centrafricain est décidé à repartir sur de nouvelles bases", a-t-il dit. Le "Dialogue politique inclusif" doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition, société civile) pour sortir le pays, un des plus pauvres de la planète, de la grave crise financière et sociale qu'il traverse et le pacifier entièrement. "Le gouvernement a la ferme volonté d'aller au dialogue" alors que l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des rébellions signataire le 21 juin de l'"accord de paix global" à Libreville, a claqué la porte du processus de paix 1er août, a estimé M. Gonda. "On vient de se rendre compte que ceux qui sont en train de reculer sont ceux qui réclamaient le dialogue à tout prix", a-t-il souligné en allusion à l'attitude de l'APRD. Le ministre a rappelé que l'Assemblée nationale discutait actuellement en session extraordinaire des lois d'amnistie. "Dès qu'(elle) seront passées (...) le boulevard est ouvert pour qu'on aille au dialogue politique", a-t-il assuré. M. Gonda a aussi indiqué que "sur la base de l'accord global (...) tous les dirigeants des rébellions sont amnistiés". M. Gonda est aussi revenu sur la situation de l'ancien ministre Jean-Jacques Demafouth, président de l'APRD, inculpé pour l'assassinat de cinq proches d'André Kolingba, le prédécesseur de l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993/2003) renversé par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé. Il a expliqué que cette affaire était "un crime de sang avec des personnes en détention". M. Demafouth s'affirme quant à lui "tout à fait innocent" des accusations. "Le cas de M. Demafouth accusé d'être le commanditaire" est "en train d'être traité à part parce que ça ne fait pas partie de l'accord global", a expliqué le ministre. Lors des discussions à Libreville sur l'accord global, "le président (de l'APRD) Demafouth était en contact avec moi et avec le président de la République pour que ce cas délicat (...) puisse être traité de manière différente", a-t-il précisé. M. Gonda a encore indiqué que "le cas" d'Abdoulaye Miskine, dirigeant de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), impliqué dans des exactions sous le régime Patassé, était "en train d'être traité à part". M. Patassé, en exil au Togo à Lomé, est également "traité à part". "On est en train de travailler dans le cadre d'une remise gracieuse de peine ou d'une amnistie totale", a-t-il précisé.
Centrafrique: Le groupe nucléaire français Areva a signé vendredi à Bangui un accord avec le gouvernement centrafricain pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma
BANGUI, 1 août 2008 (AFP) - Le groupe nucléaire français Areva a signé vendredi à Bangui un accord avec le gouvernement centrafricain pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (est), a-t-on appris de source officielle à Bangui. "C'est un accord +gagnant-gagnant+. Chacune des parties y trouve son compte. C'est un accord de très, très, long terme. Une activité minière est une activité de très long terme, de 30, 40 ans", a affirmé la présidente d'Areva Anne Lauvergeon à l'issue de la signature de l'accord au palais présidentiel avec le président centrafricain François Bozizé. L'uranium devrait commencer à sortir de la mine en 2010 et la production optimale être atteinte entre 2010 et 2013, selon Mme Lauvergeon. L'exploitation par Areva du gisement faisait l'objet d'un contentieux entre le groupe et la Centrafrique qui avait initialement cédé la mine à la société anglo-canadienne UraMin. Areva avait racheté ses droits à UraMin en juillet 2007, un accord que le gouvernement avait alors estimé "irrégulier" estimant qu'il se faisait "au mépris des droits et intérêts du peuple centrafricain". La mine doit rapporter 40 millions de dollars sur 5 ans à la Centrafrique, selon le ministre aux Mines le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï.
Centrafrique: Le leader politique de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, milite pour un "programme commun" de gestion du pays accepté par tous les protagonistes de la crise centrafricaine
LIBREVILLE, 3 mai 2008 - Jean-Jacques Demafouth, actuel leader politique de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion centrafricaine, milite pour "programme commun" de gestion du pays accepté par tous les protagonistes de la crise centrafricaine. "Il faut que nous concevions un programme commun de gestion du pays (...) pour les deux ou trois ans à venir. Avec, par exemple, la création d'une armée républicaine, la formation de 400 ou 500 médecins, et d'autres objectifs à déterminer (...)", a affirmé samedi à l'AFP l'ancien ministre de la Défense venu à Libreville pour signer un accord de paix avec le gouvernement centrafricain sous la médiation du président gabonais Omar Bongo. Le gouvernement est prêt à signer un accord de paix avec l'APRD, a récemment déclaré à l'AFP le chef du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall, précisant avoir joué "un rôle de facilitation". L'APRD est active dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à l'insécurité depuis 2005. Mais, après la désignation comme chef le mois dernier de Jean-Jacques Demafouth, ce mouvement a accepté de participer à la préparation d'un "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles qui doit s'ouvrir au plus tard le 8 juin. Le comité préparatoire de ce dialogue, au sein duquel l'APRD était représentée, a recommandé vendredi qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités, avant le forum intercentrafricain. Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui.
Centrafrique: Un accord de paix entre les autorités de Bangui et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sera signé dans les "prochains jours" à Libreville
BANGUI, 29 avr 2008 - Un accord de paix entre les autorités de Bangui et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sera signé dans les "prochains jours" à Libreville, a-t-on appris mardi de sources concordantes. "Le gouvernement est prêt à signer un accord de paix avec l'APRD. Ce sera sous la médiation du président du Gabon" (Omar Bongo Ondimba), a déclaré à l'AFP le chef du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall, précisant avoir joué "un rôle de facilitation". "L'accord sera signé très bientôt à Libreville (...), dans les tout prochains jours", a ajouté M. Fall, également représentant du secrétaire général des Nations unies, sans préciser de date exacte. "Le train est en marche, et il y a de la bonne volonté de part et d'autre". Le chef politique de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a confirmé à l'AFP qu'un accord de paix "doit être signé à Libreville", sous le "parrainage" du Gabon. "Nous avons confiance, tout se passera bien", a poursuivi M. Demafouth, poursuivi par la justice de son pays dans le cadre de l'assassinat de cinq proches de l'ex-président André Kolingba en novembre 1999 et qui vit en exil en France. L'APRD est active dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à l'insécurité depuis 2005. Mais, après la désignation comme chef le mois dernier de Jean-Jacques Demafouth, ce mouvement a accepté de participer à la préparation d'un "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles qui doit s'ouvrir au plus tard le 8 juin. Le comité préparatoire de ce dialogue, au sein duquel l'APRD était représentée, a recommandé vendredi qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités, avant le forum intercentrafricain. Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui. Dimanche, le ministère centrafricain de la Défense a accusé l'APRD d'avoir attaqué des positions de l'armée à trois reprises en avril dans la région de Bocaranga, dans l'extrême nord-ouest du pays, déplorant de telles offensives "alors que s'approche la tenue du dialogue". "L'APRD dément avoir attaqué les positions de l'armée centrafricaine", a affirmé mardi Jean-Jacques Demafouth, joint par téléphone en France depuis Bangui. "Ce sont des manoeuvres dilatoires pour faire échouer l'accord de paix qui doit être signé à Libreville entre le gouvernement et l'APRD", a-t-il dit, tout en estimant que l'entente serait néanmoins conclue.
Centrafrique: Le comité préparatoire du "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition et rebelles en Centrafrique a remis vendredi son rapport au président François Bozizé, préconisant son organisation le 8 juin au plus tard
BANGUI, 27 avr 2008 - Le comité préparatoire du "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition et rebelles en Centrafrique a remis vendredi son rapport au président François Bozizé, préconisant son organisation le 8 juin au plus tard, a-t-on appris dimanche auprès de ses membres. "A compter de la date de remise du rapport au président de la République, le dialogue politique inclusif devra être organisé dans les 45 jours qui suivent", a affirmé à l'AFP Me Bruno-Hyacinthe Gbiegba, un membre du comité préparatoire qui comprenait des représentants du pouvoir, de l'opposition non armée, de la société civile et des rébellions. Le dialogue devra s'ouvrir le 8 juin au plus tard, avec au moins 150 participants représentant ces différentes entités, ainsi que les partenaires internationaux. Avant l'ouverture du dialogue, le comité appelle les autorités de Bangui à signer un accord de paix avec la principale rébellion encore active dans le pays, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui a participé à ces travaux préparatoires. Une amnistie générale pour les combattants et les chefs de ce groupe armé figure également parmi les recommandations du comité, selon les mêmes sources.
Centrafrique: l'ex-ministre de la défense, Jean-Jacques Demafouth, poursuivi par la justice de son pays et exilé en France dit avoir pris la tête des rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD)
BANGUI, 28 mars 2008 - L'ex-ministre centrafricain de la Défense Jean-Jacques Demafouth, poursuivi par la justice de son pays et exilé en France, a déclaré vendredi avoir été élu à la tête de la principale rébellion centrafricaine pour entamer le dialogue avec Bangui. "L'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) a tenu un congrès et m'a élu comme président", a dit à l'AFP M. Demafouth, joint au téléphone de Bangui. "Mais avant d'accepter, j'ai posé comme préalable que l'APRD accepte de participer au +dialogue politique inclusif+ et de signer un accord de paix avec le pouvoir de Bangui. L'APRD a accepté ce préalable", a-t-il ajouté. Un comité préparatoire tente actuellement à Bangui d'organiser ce "dialogue politique inclusif" qui devra réunir les autorités centrafricaines, l'opposition non armée, la société civile et trois mouvements rebelles. L'APRD était le seul groupe qui refusait jusqu'ici de participer à ce comité. "J'ai désigné quelqu'un pour me représenter au comité préparatoire, il s'appelle Bienvenue Dotoko et a déjà commencé à y participer", a assuré M. Demafouth. Ce dernier fut ministre de l'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé. Inculpé pour l'assassinat en novembre 1999 de cinq proches d'André Kolingba, le prédécesseur d'Ange-Félix Patassé, Jean-Jacques Demafouth doit être jugé en Centrafrique mais a toujours rejeté ces accusations. "Pour le moment, je ne vais pas à Bangui", où il serait susceptible d'être arrêté, a-t-il encore expliqué. "Mais si le dialogue se passe à Bangui, nous allons demander des garanties de sécurité et si les critères sont réunis, je suis prêt à y aller en personne". Selon l'ancien ministre, "l'APRD demande comme préalable au dialogue un cessez-le-feu et une amnistie générale pour ses membres". Prié de dire si les poursuites à son encontre devaient être concernées par cette amnistie ou une autre mesure qui permette de tourner la page, il a dit: "oui, évidemment". L'APRD est une nébuleuse de groupuscules hostiles au président Bozizé et actifs dans le nord-ouest de la Centrafrique, plongé dans l'insécurité depuis 2005. Les chefs de l'APRD sur le terrain n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour confirmer la nomination de M. Demafouth à leur tête. En revanche, le porte-parole du gouvernement centrafricain Cyriaque Gonda a semblé confirmer le nouveau statut de l'ex-ministre. "Jean-Jacques Demafouth, pour des raisons pratiques, s'est fait représenter. Son représentant fera partie du comité préparatoire du dialogue politique inclusif afin qu'on puisse terminer ensemble", a-t-il dit vendredi à la radio nationale.
Centrafrique: Dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait mercredi de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat
BANGUI, 26 mars 2008 - Le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait mercredi de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat, dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale. "La sécurité et la consolidation de la paix sont les piliers du programme sur lequel se fondent les autres. Sans la sécurité et la paix, il n'y a pas de développement. Le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire reste un impératif du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement. "Pour réduire les poches d'insécurité dans les provinces, les capacités des forces de défense et de sécurité doivent être renforcées", a-t-il estimé. Malgré le soutien d'une force des pays d'Afrique centrale et de l'armée française, les Forces armées centrafricaines (Faca) peinent à rétablir l'ordre dans l'ensemble du pays. Le nord-ouest de la Centrafrique est notamment plongé depuis 2005 dans l'insécurité, provoquée par les "coupeurs de route", des rebelles, mais aussi les Faca elles-mêmes, accusées d'exactions contre les civils. Enumérant les autres "objectifs prioritaires" de son équipe, M. Touadéra a cité "le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l'Homme, la stabilisation macroéconomique, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux". Il a également promis de "moderniser l'appareil de l'Etat et l'économie nationale", tout en fustigeant les "fraudes", la "paresse" et la "corruption", qui "freinent le développement de notre pays". L'Assemblée, au sein de laquelle les partis favorables au président François Bozizé disposent d'une confortable majorité, a ensuite accordé la confiance à ce gouvernement. Quatre-vingt-sept députés ont voté en sa faveur, quatre contre, et un s'est abstenu.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a célébré le 5e anniversaire de sa prise du pouvoir en lançant le "plus grand projet de l'histoire du pays", un complexe immobilier dont le coût est estimé à 327 milliards de FCFA
BANGUI, 16 mars 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a célébré le 5e anniversaire de sa prise du pouvoir en lançant ce qui est présenté comme le "plus grand projet de l'histoire du pays": un complexe immobilier de 500 millions d'euros, a annoncé la radio nationale. Le projet, dont le coût s'élève à 327 milliards Francs CFA (500 millions d'eruros) étalé sur cinq années, comprend la construction d'un complexe hôtelier de classe internationale, un centre commercial moderne, un groupe scolaire allant de la maternelle au lycée, des logements de haut standing ainsi que divers aménagements culturels et touristiques, de même source. Le complexe sera construit par la Centrafricaine de Développement et d'Investissements (CDI), sur "l'île des singes" appelée également Bongossoua, située entre les rives centrafricaine et congolaise de l'Oubangui, en face de la capitale centrafricaine Bangui. Le financement est assuré par un consortium regroupant des représentant de de 25 pays d'Asie, du Golfe et d'Europe, dont le chef de file est le Qatari Isam Abou Issa venu personnellement pour le lancement des travaux, selon la radio. Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le ministre centrafricain de l'Urbanisme et de la Reconctruction des Edifices Publics, Jean-Serge Wafio a promis "une indemnisation juste et équitable" aux quelques centaines d'habitants de l'île, essentiellement des pêcheurs et des cultivateurs. Ils seront relogés dans l'est de la capitale centrafricaine.
Centrafrique: Les Nations unies ont lancé une opération d'aide aux populations centrafricaines victimes de violences, notamment dans le nord du pays, dont le montant s'élève à 42 milliards de francs CFA
BANGUI, 21 fév 2008 - Les Nations unies ont lancé une opération d'aide aux populations centrafricaines victimes de violences, notamment dans le nord du pays, dont le montant s'élève à 62 millions d'euros (42 milliards de francs CFA), a annoncé jeudi la radio nationale. Le programme coordonné d'aide des Nations unies (CAP) a pour priorité "l'éducation, la fourniture d'eau potable (et) l'assainissement", a expliqué le coordonnateur de l'aide humanitaire en Centrafrique Toby Lanzer, également représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "Un effort particulier sera fait pour faciliter l'accès des humanitaires à toutes les populations vulnérables", a, de son côté, affirmé le Premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à l'occasion du lancement du programme. Depuis 2005, le nord de la Centrafrique est plongé dans l'insécurité, provoquée par les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), les "coupeurs de route" ainsi que l'armée régulière centrafricaine, accusée d'exactions et d'avoir provoqué l'exode massif de populations. L'ONU estime qu'un million de personnes sont touchées par les actes de violence dans le nord du pays, entraînant le déplacement de près de 200.000 autres.
Centrafrique: Le ministre centrafricain de l'Education nationale, le Dr Bernard Lala Bonamna, a démissionné mardi parce qu'il n'a pas été consulté sur sa nomination dans le nouveau gouvernement constitué la veille
BANGUI, 29 jan 2008 - Le ministre centrafricain de l'Education nationale, le Dr Bernard Lala Bonamna, a démissionné mardi parce qu'il n'a pas été consulté sur sa nomination dans le nouveau gouvernement constitué la veille. "J'ai envoyé ma lettre de démission au président de la République, parce que je n'ai pas été consulté, alors que l'usage veut que les futurs ministres cadres de ce pays soient consultés", a déclaré à l'AFP M. Lala Bonamna, qui était ministre de la Santé dans le précédent gouvernement. "J'ai appris ma nomination comme tout le monde. Donc j'ai été bouté de mon poste et envoyé sur un autre poste. J'en suis à me demander si j'ai failli à la mission qui m'a été confiée. J'ai demandé qu'on me donne des explications. Puisque je n'ai pas eu ces explications, j'ai décidé de partir", a-t-il dit. Le Dr Lala Bonamna, ayant travaillé à l'Institut Pasteur puis à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), affirme que cette manière de faire constitue "un traitement inique et unique". Il refuse d'être traité "avec ingratitude" voire "désinvolture". Proche du chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, Bernard Lala Bonamna était entré au gouvernement en février 2006. Le nouveau Premier ministre centrafricain, Faustin-Archange Touadéra doit gérer une situation difficile, avec notamment pour tâche de calmer une forte tension sociale, liée à une grève des fonctionnaires qui perdure. Ces fonctionnaires exigent du gouvernement le paiement de plusieurs mois d'arriérés de salaires et leur déblocage, alors que la Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète, manque cruellement de moyens financiers.
La liste complète des membres du nouveau gouvernement de la République Centrafricaine (formé le 28 janvier 2008)
Premier Ministre: Faustin Touadérat
Ministres d’Etat
1. Ministre d’Etat au Développement rural : Monsieur Teya Jean-Eudes
2. Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : Monsieur Maliko Sylvain
3. Ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique : Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï
4- Ministre d’Etat aux Transports et à l’Aviation Civile: Colonel Mbay Parfait Anicet
Ministres
5. Ministre de la Défense nationale, des Anciens combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée, le Général d’Armée François Bozizé,
6. Ministre de l’Intérieur Chargé de la Sécurité publique, le général de Brigade Raymond Paul Ndougou
7. Ministre de la Famille , des Affaires Sociales et de la solidarité Nationale, Mme Pangonéndji Ndakala Marie Solange
8. Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture , M. Kolingba Zanga Désiré,
9. Ministre des Finances et du Budget, M. Bizot Emmanuel
10. Ministre de la Justice Garde des sceaux, M. Maleyombo Thierry Savonarole
11. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de Nouvelles technologies, M. Gouandjika Fidèle,
12. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec le Parlement, M. Ngon Baba Laurent
13. Ministre du Développement du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Sayo Bernadette
14. Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie , M. Kombo Yaya Dieudonné
15. Ministre de l’Equipement et du Désenclavement, M. Samba Panza Cyriaque
16. Ministre de la Fonction Publique, du Travail de la sécurité sociale et de l’Insertion Professionnelle des jeunes, M. Mackouzangba Gaston
17. Ministre des Eaux Forêts Chasses et Pêches et de l’Environnement, Mme Mboïssona Yvonne
18. Ministre de la Santé Publique de la Population et de la Lutte de contre le Sida, M. Ntelnoumbi Faustin
19. Ministre de l’Education Nationale de l’Alphabétisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Lalah Bonamna Bernard
20. Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Epaye Emilie Béatrice ;
21. Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Gonda Cyriaque ;
22. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l’Urbanisme et de Logement, M. Wafio Jean Serge
Ministres délégués
23. Ministre Délégué auprès du Ministre D’Etat au développement Rural Chargé de l’Agriculture, Dr. Banzokou David ;
24. Ministre délégué auprès du ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique chargé de l’Energie et de l’Hydraulique, M. Mekondongo Jean Chrysostome ;
25. Ministre Délégué auprès du ministre d’Etat au Plan à l’Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale, Mme Hassen Marie Reine ;
26. Ministre Délégué auprès du ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche chargé de l’Enseignement Primaire et Secondaire, M. Zawa Ambroise ;
27. Ministre Délégué auprès du ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la restructuration de l’Armée chargé du Désarmement, de la restructuration de l’Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, M. Bozizé Francis
28. Ministre Délégué auprès du ministre de Commerce de l’Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises Chargé du Guichet Unique, M. Zingas Aurélien Simplice ;
29. Ministre Délégué auprès du ministre des Eaux Forêt Chasses et Pêches et de l’Environnement chargé de l’Environnement, M. Adouma Raymond
Centrafrique: La coopération militaire française a fait don à l'armée centrafricaine de matériel de transmission et de 18 véhicules tout-terrain Santana, d'un montant de 532 millions de francs CFA
BANGUI, 24 jan 2008 - La coopération militaire française a fait don à l'armée centrafricaine de matériel de transmission et de 18 véhicules tout-terrain Santana, d'un montant de 532 millions de francs CFA (811.000 euros), a-t-on appris jeudi auprès du ministère centrafricain de la Défense. Ce don s'inscrit dans le cadre de la restructuration des Forces armées centrafricaines (Faca), soutenue par la France depuis 2004, après l'arrivée au pouvoir par la force, l'année précédente, du président François Bozizé. Paris a formé et équipé, depuis 2004, le Bataillon d'infanterie territoriale des Faca, ainsi que des brigades de gendarmerie. L'armée centrafricaine est jugée par de nombreux observateurs comme sous-équipée, désorganisée et formée de composantes hétéroclites. Dans des rapports publiés en septembre 2007, les organisations Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International accusaient en outre les Faca de commettre des exactions contre les civils dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à des rébellions et plongé dans l'insécurité depuis 2005. HRW déplorait notamment la passivité de la France "qui est l'un des principaux soutiens du gouvernement centrafricain et qui dispose de soldats sur le terrain" et "aurait pu exercer une pression bien supérieure sur les autorités de Centrafrique pour qu'elles mettent fin aux tueries et aux incendies".
Centrafrique: Le recteur de l'université de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a été nommé Premier ministre par le Président centrafricain François Bozizé
BANGUI, 22 jan 2008 - Le président centrafricain François Bozizé a nommé mardi le recteur de l'université de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, 51 ans, au poste de Premier ministre en remplacement d'Elie Doté, dont le gouvernement a démissionné vendredi, a rapporté la radio nationale. Ce professeur de mathématiques peu connu du public a été chargé par le chef de l'Etat de former un nouveau gouvernement, selon un décret présidentiel lu à la radio. Elie Doté, un économiste également issu de la société civile, avait remis vendredi soir au président Bozizé sa démission ainsi que celle du gouvernement qu'il dirigeait depuis juin 2005. Sa démission était intervenue en pleine crise sociale, marquée par de graves perturbations dans l'administration et la paralysie de l'école publique, dues à une grève des fonctionnaires en cours depuis le début de l'année. La présidence centrafricaine avait déclaré vendredi soir qu'Elie Doté avait démissionné "afin de préserver la paix sociale, la cohésion et la concorde nationale". La démission de son gouvernement a devancé l'examen par l'Assemblée nationale, initialement fixé au lendemain, d'une motion de censure déposée par le groupe parlementaire Convergence nationale "Kwa na kwa", proche du président Bozizé. La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et peine à payer de façon régulière ses 24.000 fonctionnaires. Ces derniers viennent de percevoir leur salaire de juin 2007, et sont entrés en grève le 2 janvier pour réclamer le paiement des arriérés. Hormis les six mois d'arriérés de salaire accumulés depuis l'arrivée au pouvoir par les armes, en mars 2003, du général Bozizé, les agents de l'Etat attendent toujours le versement de 24 à 36 mois d'arriérés qui remontent aux présidences d'André Kolingba (1981-1993) et d'Ange-Félix Patassé (1993-2003). Après le début de cette énième grève en Centrafrique, le gouvernement, qui renoue lentement avec les bailleurs de fonds internationaux, avait affirmé qu'il était dans l'impossibilité de faire d'autres efforts que le versement régulier des salaires. La Centrafrique doit également faire face à l'insécurité dans le nord-ouest, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupe rebelles, de "coupeurs de routes" et de l'armée gouvernementale. Face aux revendications de l'opposition, des rebelles et de la société civile, le chef de l'Etat a accepté d'organiser un "dialogue politique inclusif" auquel devraient participer les partis politiques de toutes tendances ainsi que les groupes armés hostiles aux autorités de Bangui. Pour le moment, seul un comité préparatoire de ce dialogue est en place.
Centrafrique: Le Premier ministre centrafricain, Elie Doté a remis vendredi soir sa démission ainsi que celle de son gouvernement au président François Bozizé
BANGUI,18 janvier 2008 - Le Premier ministre centrafricain, Elie Doté a remis vendredi soir sa démission ainsi que celle de son gouvernement au président François Bozizé, a annoncé à la télévision nationale, Cyriaque Gonda, porte-parole de la présidence centrafricaine. "Le président de la République vient de recevoir et d'accepter la démission du Premier ministre et de tout son gouvernement. Démission déposée, selon le Premier ministre, afin de préserver la paix sociale, la cohésion et la concorde nationale", a précisé M. Gonda. Lundi, un communiqué de presse de la présidence "précisera les conditions dans lesquelles sera assurée la continuité des services de l'Etat", a encore ajouté le porte-parole. L'Assemblée nationale devait examiner samedi une motion de censure contre le gouvernement de M. Doté déposée jeudi par une majorité de députés. Cette démission intervient en pleine crise sociale, marquée par de graves perturbations dans l'administration, et la paralysie de l'école publique, dues à la grève des fonctionnaires depuis le début de l'année. Ceux-ci exigent du gouvernement le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaire. M. Doté, un économiste de la société civile, dirigeait le gouvernement depuis juin 2005.
Centrafrique: Les syndicats de fonctionnaires centrafricains ont confirmé samedi la prolongation jusqu'au 17 janvier d'une grève commencée mercredi, à la suite de l'échec de négociations avec le gouvernement pour le paiement d'arriérés de salaire
BANGUI, 5 jan 2008 - Les syndicats de fonctionnaires centrafricains ont confirmé samedi la prolongation jusqu'au 17 janvier d'une grève commencée mercredi, à la suite de l'échec de négociations avec le gouvernement pour le paiement d'arriérés de salaire, a-t-on appris de source syndicale. Des négociations s'étaient ouvertes mercredi avec le gouvernement, mais ont abouti, deux jours plus tard, à une situation de blocage. Dans un communiqué, le gouvernement a affirmé qu'il était dans l'impossibilité de faire d'autres efforts que le versement régulier des salaires. Il s'est limité à promettre de convoquer, en juillet, une concertation avec les syndicats pour examiner l'inscription du déblocage des salaires dans le cadre d'un collectif budgétaire. L'Etat centrafricain, qui fait face à une grave crise financière, peine à payer de façon régulière ses 24.000 agents. Ces derniers n'ont pas été payés fin décembre, au moment des fêtes de fin d'année, et perçoivent actuellement leur traitement de juin 2007. Hormis les six mois d'arriérés de salaire accumulés depuis l'arrivée au pouvoir, en mars 2003, de l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, les fonctionnaires attendent toujours le paiement de 24 à 36 mois d'arriérés qui remontent aux présidences d'André Kolingba (1981-1993) et Ange-Félix Patassé (1993-2003).
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