| L'actualité de la Côte d'Ivoire (d'après l'Agence France Presse) |
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Côte d'Ivoire: L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles, qui contrôle toujours la moitié nord de la Côte d'Ivoire, a "recommandé" samedi le report de l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 30 novembre
BOUAKE (Côte d'Ivoire), 11 oct 2008 - L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), qui contrôle toujours la moitié nord de la Côte d'Ivoire, a "recommandé" samedi le report de l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 30 novembre, a constaté un correspondant de l'AFP. "Nous recommandons le report des élections", a déclaré André Ouattara Deha, le directeur de cabinet adjoint du chef des FN, Guillaume Soro, à l'issue d'un séminaire organisé à Bouaké (centre) par l'ex-rébellion pour tirer le bilan de l'accord de paix de Ouagadougou, signé le 4 mars 2007 avec le président Laurent Gbagbo. Cette proposition, qui ne mentionne pas de nouvelle date pour le scrutin, faisait partie d'une série de recommandations lues à la fin du séminaire par M. Ouattara Deha. Attendue depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo, en octobre 2005, la présidentielle a été sans cesse repoussée en raison de la crise politico-militaire née de la tentative de coup d'Etat des FN en septembre 2002. Les FN ont constaté différents problèmes comme le "ralentissement de l'opération d'identification" (des populations pour la mise à jour des listes électorales) ou encore la "non-sécurisation des lieux d'enrôlement". Le mouvement a aussi reconnu des difficultés au niveau "du regroupement et du désarmement des ex-combattants", ainsi que l'absence de solution à la question du nombre d'ex-rebelles à intégrer dans l'armée nationale et des grades à leur attribuer. Le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major de la branche militaire, a affirmé que "11.000 ex-combattants", sur les 36.000 éléments revendiqués par les FN, ont été déjà "regroupés malgré les difficultés". Il a toutefois reconnu que le regroupement de ses éléments, première étape dans le programme de désarmement, était "suspendu", faute de moyens. Le général Bakayoko a souhaité une "adéquation entre la vitesse de regroupement et la capacité de résorption par les structures spécialisées", en allusion aux Programme national de réinsertion (PNRRC) et Programme du service civique national (PSCN). Les FN ont proposé l'intégration dans l'armée nationale de 10.000 ex-combattants et la réinsertion dans la vie civile des 26.000 autres via le PNRRC et le PSCN. Cette proposition est toujours en négociations entre les FN et le camp du président Gbagbo, muet sur ce sujet. Le chef d'état-major des FN a par ailleurs suggéré que les allocations forfaitaires allouées à ses éléments pendant la phase de regroupement "soient remplacées par des fonds d'aide à la réinsertion directe". Le non-versement de ces allocations ont provoqué des mouvements de colère à répétition au sein des FN. La lenteur de l'application de l'accord de paix est régulièrement dénoncé par l'entourage du président Gbagbo qui réclame un désarmement effectif avant la présidentielle. Les pro-Gbagbo réclament aussi la réunification du pays et l'unicité des caisses de l'Etat.
Côte d'Ivoire: Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 700 francs CFA le kilo, en hausse de 40%, à l'ouverture dimanche de la campagne cacaoyère 2008/2009
ABIDJAN, 5 oct 2008 - Le prix d'achat du cacao aux planteurs de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 700 francs CFA (1,06 euro) le kilo, en hausse de 40%, à l'ouverture dimanche de la campagne cacaoyère 2008/2009, a annoncé le nouveau comité de gestion de la filière. Lors de la précédente campagne, le prix minimum indicatif était de 500 FCFA (0,76 euro) le kilo. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec plus de 40% de part de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB. Le nouveau prix minimum sera appliqué pendant le quatrième trimestre 2008 (octobre à décembre). Il a été fixé par les responsables d'un nouveau comité de gestion, l'administration de la filière cacao/café ivoirienne ayant été réformée après des malversations. La hausse du prix du cacao s'explique par une baisse annoncée de la production. "Les prévisions les plus optimismes anticipent hélas une baisse de notre production", a déclaré Gilbert N'Guessan Anoh, président de ce comité pour expliquer la hausse du prix d'achat "bord champ". "Nous devons renforcer davantage la qualité pour maintenir nos revenus malgré cette baisse tendancielle (de la récolte) que toutes les études sérieuses corroborent", a-t-il poursuivi. "Notre verger a souffert de la grave crise dont la Côte d'Ivoire est en train d'émerger. Les maladies végétales diverses ne l'ont pas épargné", a-t-il ajouté en référence à la maladie de la pourriture brune (appelée aussi "swollen shoot") qui s'attaquent aux cacaoyers. Le nouveau comité de gestion remplace pendant une période transitoire de sept mois renouvelable les structures de régulation précédentes de la filière. Depuis le mois de juin, la quasi-totalité des dirigeants des structures ont été inculpés de "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie" et incarcérés dans le cadre d'une enquête judiciaire lancée en octobre 2007 à l'initiative de M. Gbagbo. Cinq ministres devraient aussi être entendus comme "témoins" dans cette affaire. Les incarcérations ont bloqué les opérations d'exportation en raison d'une grève des agents de la Bourse du café-cacao (BCC) qui n'étaient plus payés. Un décret présidentiel daté du 21 septembre précise que le nouveau comité de gestion de la filière est dirigé par un président, M. N'Guessan Anoh, assisté de deux vice-présidentes, Ginette Donwahi et Acquah Assouan Amouan. Le comité comprend également trois administrateurs provisoires pour les anciennes structures parmi lesquelles la (BCC).
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a mis en place un comité de gestion pour remplacer, pendant une "période transitoire de sept mois renouvelables", les actuelles structures de régulation de la filière café-cacao
ABIDJAN, 22 sept 2008 - La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a mis en place un comité de gestion pour remplacer, pendant une "période transitoire de sept mois renouvelables", les actuelles structures de régulation de la filière café-cacao, a annoncé lundi le gouvernement ivoirien. Une ordonnance, signée le 19 septembre par le président Laurent Gbagbo, "retire (aux actuelles structures de régulation de la filière) pour une période transitoire de sept mois renouvelables, l'exercice des pouvoirs de gestion, de contrôle et de régulation qui leur étaient précédemment dévolus", explique un communiqué lu à la télévision nationale. Selon l'ordonnance, "ces droits seront désormais exercés par un comité de gestion de la filière café-cacao", ajoute le communiqué. Ce comité remplace l'Autorité de régulation du café-cacao (ARCC), la Bourse du café-cacao (BCC), le Fonds de régulation (FRC) et le Fonds de développement et de promotion des producteurs de café-cacao (FDPCC). "De graves irrégularités ont été relevées, notamment en ce qui est de la forme juridique desdites structures, du caractère diffus et imprécis de leurs missions respectives et des actes passés par leurs différents organes sociaux", rappelle le communiqué. "Pour arriver à résoudre l'ensemble des problèmes, une réforme de la filière café-cacao s'impose à présent", ajoute ce communiqué qui précise que "vu l'urgence et la nécessité d'assurer le bon déroulement de la campagne 2008-2009 qui démarre le 1er octobre 2008, il est impérieux de prendre des mesures conservatoires". Un décret présidentiel daté du 21 septembre précise que le nouveau comité de gestion de la filière est dirigé par un président, Gilbert Anoh N'guessan, assisté de deux vice-présidentes, Ginette Donwahi et Acquah Assouan Amouan. Le comité comprend également trois administrateurs provisoires pour les anciennes structures. Léa Yapobi sera en charge du FRC et de la BCC, tandis que Anatole Kossa et Prosper Atsé seront respectivement responsables de l'ARCC et du FDPCC, selon le décret. Depuis le mois de juin, la quasi-totalité des dirigeants des structures ont été inculpés de "détournement de fonds, abus de biens sociaux et escroquerie" et incarcérés dans le cadre d'une enquête judiciaire lancée en octobre 2007 à l'initiative de M. Gbagbo. Cinq ministres devraient aussi être entendus comme "témoins" dans cette affaire. Les incarcérations ont bloqué les opérations d'exportation. La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec plus de 40% de part de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.
Côte d'Ivoire: L'épidémie de grippe aviaire qui a sévi en 2006 en Côte d'Ivoire a provoqué une perte de plus de 18 milliards de FCFA pour la filière avicole du pays
ABIDJAN, 19 sept 2008 - L'épidémie de grippe aviaire qui a sévi en 2006 en Côte d'Ivoire a provoqué une perte de plus de 18 milliards de FCFA (environ 27 millions d'euros) pour la filière avicole du pays, a affirmé vendredi le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Amadou Koné. "Deux ans après la découverte de l'épizootie, les pertes indirectes induites s'élèvent à plus de 18 milliards de FCFA", a déclaré M. Koné, soulignant toutefois que "les séances d'abattage sanitaires effectuées dès l'apparition de la maladie n'ont pas permis d'évaluer les pertes directes liées à la morbidité". Le ministre ivoirien a également estimé à "près de 4.500 emplois perdus de manière durable et 15.000 autres emplois menacés sur un total de 30.000 emplois direct qu'offre le secteur de l'aviculture". M. Koné s'exprimait lors d'une rencontre vendredi de représentants des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), en vue de déterminer les "impacts socio-économiques de la grippe aviaire, pour la relance des filières avicoles en Afrique de l'Ouest". Le 3 septembre, une dizaine de pays africains frappés ces deux dernières années par la grippe aviaire se sont réunis à Abidjan pour renforcer leurs mesures de lutte, après la découverte à la mi-août au Nigeria d'une souche mortelle du virus. La filière avicole ivoirienne, dont le cheptel est évalué à 30 millions de volailles, enregistre un chiffre d'affaires annuel de 40 Mds de FCFA (61,5 M d'euros). Cette filière joue un rôle très important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la pauvreté et le développement durable, selon les spécialistes.
Côte d'Ivoire: L'identification des populations en Côte d'Ivoire en vue des prochaines élections présidentielles, qui doit mettre fin à six années de crise politico-militaire, va se dérouler du 15 septembre au 30 octobre
ABIDJAN, 14 sept 2008 - L'identification des populations en Côte d'Ivoire en vue de l'élection présidentielle du 30 novembre, qui doit mettre fin à six années de crise politico-militaire, va se dérouler du 15 septembre au 30 octobre, selon un communiqué officiel rendu public dimanche soir. "L'enrôlement des électeurs se déroulera pendant 45 jours, du 15 septembre au 30 octobre 2008", selon un décret lu à la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique) et signé du président Laurent Gbagbo. "La publication de la liste électorale provisoire doit intervenir 30 jours au moins avant le scrutin" et celle de la liste "définitive doit intervenir 15 jours au moins avant" le 30 novembre, souligne le texte. Le processus d'identification est l'un des volets de l'accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 entre Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui a tenté de le renverser en septembre 2002. L'accord de paix prévoit aussi la réunification du pays, dont la moitié Nord est toujours sous contrôle des FN, et la tenue d'une élection présidentielle, dont M. Gbagbo a d'ailleurs évoqué vendredi, pour la première fois, un éventuel report au 15 décembre. Attendu depuis 2005 à la fin du mandat de cinq ans de M. Gbagbo, ce scrutin a sans cesse été repoussé en raison de l'éclatement de la crise politico-militaire. Selon l'accord de Ouagadougou, la présidentielle aurait dû avoir lieu début 2008, avant d'être repoussée par un accord complémentaire avant la fin juin puis finalement fixée au 30 novembre par décret présidentiel.
Côte d'Ivoire: Le président Laurent Gbagbo a évoqué vendredi lors d'une cérémonie publique l'éventualité d'un report au 15 décembre de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, prévue normalement le 30 novembre
ABIDJAN, 13 sept 2008 - Le président Laurent Gbagbo a évoqué vendredi lors d'une cérémonie publique l'éventualité d'un report au 15 décembre de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, prévue normalement le 30 novembre, a rapporté samedi le quotidien gouvernemental Fraternité Matin. Le chef de l'Etat ivoirien n'avait jusqu'à présent jamais évoqué publiquement un report de la date du scrutin qu'il avait lui-même fixée par un décret datant du 14 avril. Laurent Gbagbo a indiqué qu'il allait proposer "aux autres" acteurs politiques de réduire la période de vérification des listes électorales qui devait avoir lieu entre le 31 août, date théorique de publication des listes provisoires, et le 15 novembre, date de publication des versions définitives, a rapporté le journal. "S'ils acceptent, alors l'élection se fera le 30 novembre. Mais s'ils n'acceptent pas, ce sera le 15 décembre", a-t-il ajouté en expliquant que la mise à jour des listes, qui devrait commencer le 15 septembre, pourrait prendre "30 ou 45 jours". Laurent Gbagbo a d'ailleurs indiqué qu'il souhaitait se rendre lundi à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, pour le lancement du processus d'identification des populations qui doit déboucher sur la révision des listes. Un décret présidentiel doit toutefois être encore publié pour annoncer le début des opérations, selon la Commission électorale indépendante (CEI). "Je ne veux pas que l'année se termine sans qu'on aille aux élections", a affirmé le chef de l'Etat. De nombreuses voix se sont élevées depuis deux semaines pour dénoncer le retard pris dans l'identification qui aurait dû commencer en juillet ou en août. Ce retard rend même impossible la tenue de la présidentielle le 30 novembre, selon certaines. Le processus d'identification est l'un des volets de l'accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007 entre Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui a tenté de le renverser en septembre 2002. L'accord de paix prévoit aussi la réunification du pays, dont la moitié nord est toujours sous contrôle des FN, et la tenue d'une élection présidentielle. Attendu depuis 2005 à la fin du mandat de cinq ans de M. Gbagbo, ce scrutin a sans cesse été repoussé en raison de l'éclatement de la crise politico-militaire. Selon l'accord de Ouagadougou, la présidentielle aurait dû se tenir début 2008, avant d'être repoussée par un accord complémentaire avant la fin juin puis finalement fixée au 30 novembre par décret présidentiel.
Côte d'Ivoire: Plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent chaque année en Côte d'Ivoire à cause de "l'exploitation abusive" et illégale du bois
ABIDJAN, 11 sept 2008 - Plus de 300.000 hectares de forêts disparaissent chaque année en Côte d'Ivoire à cause de "l'exploitation abusive" et illégale du bois, a indiqué jeudi un responsable de la Société ivoirienne de développement des plantations forestières (Sodefor, publique). "Chaque année, ce sont plus de 300.000 hectares de forêts qui disparaissent", en raison notamment de "l'exploitation abusive" du bois, a affirmé un responsable de la Sodefor, Ouallou Kolou, lors d'une conférence de presse. Cette exploitation abusive est liée soit à la production de charbon, soit à des coupes d'arbres pour l'exportation d'essences précieuses. Ce responsable s'exprimait en prélude à un Atelier international sur les innovations dans l'industrie des forêts tropicales et des produits forestiers (AIFORT), prévu du 22 au 25 septembre à Abidjan et dont il sera le commissaire principal. Le 15 février, la Sodefor avait déploré des pertes de 186 milliards de FCFA (283 M EUR) en cinq ans de crise, attribuées à l'exploitation illégale de la forêt dans les zones sous contrôle de l'ex-rébellion (nord). La société a également annoncé le lancement dans le nord du pays d'une opération de reboisement avec l'appui du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) qui doit mettre à la disposition de la Sodefor une partie des ex-combattants dans le cadre de la sortie de crise ivoirienne. La Côte d'Ivoire, qui comptait 16 millions d'hectares de forêts dans les années 60, n'en compterait plus que 6 millions aujourd'hui, selon des chiffres officiels. Ces forêts renferment des bois précieux (iroko, acajou, bahia...). La culture du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% des parts de marché, se pratique souvent en zones forestières, accentuant la déforestation.
Côte d'Ivoire: Le Japon a octroyé mercredi à la Côte d'Ivoire une aide de 2,7 milliards FCFA pour "la fourniture de riz" en vue de "soutenir les efforts du gouvernement ivoirien" contre la flambée des denrées alimentaires
ABIDJAN, 3 sept 2008 (AFP) - Le Japon a octroyé mercredi à la Côte d'Ivoire une aide de 2,7 milliards FCFA (4,1 millions d'euros) pour "la fourniture de riz" en vue de "soutenir les efforts du gouvernement ivoirien" contre la flambée des denrées alimentaires, selon un communiqué de l'ambassade du Japon. "Cette aide d'un montant de 670 millions de yens, soit environ 2 milliards 700 millions de francs CFA, est destinée à la fourniture de riz en République de Côte d'Ivoire", indique le texte transmis à l'AFP. "Les notes ont été signées, pour la partie japonaise par Kazuhiko Nishiuchi, chargé d'affaires de l'ambassade du Japon et pour la partie ivoirienne par Youssouf Bakayoko, ministre ivoirien des Affaires étrangères", souligne le communiqué. Selon M. Nishiuchi, cette aide vise à "assurer la sécurité alimentaire en Côte d'Ivoire et à soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre la flambée des prix des denrées". Le riz fournit par le Japon devra être "vendu à coût réduit afin de constituer un fonds de contrepartie qui permettra plus tard de réaliser divers projets de développement économique et social", selon le texte. Cette aide alimentaire, la première du genre, "marque le retour progressif à la coopération financière bilatérale entre le Japon et la Côte d'Ivoire". M. Nishiuchi a par ailleurs "exhorté le gouvernement ivoirien à une meilleure utilisation de cette aide afin qu'elle contribue effectivement à l'amélioration des conditions de vie des populations", selon le communiqué. Le 19 mai, le gouvernement ivoirien avait annoncé l'aménagement de 39.000 hectares de terres inexploitées afin de produire 200.000 tonnes de riz supplémentaires en 2008 et atteindre l'autosuffisance en 2011. La Côte d'Ivoire produit chaque année 700.000 tonnes de riz mais doit en importer 900.000 tonnes, selon des chiffres officiels. Aliment de base pour les Ivoiriens, le riz a vu son prix augmenter de plus de 50% ces derniers mois.
Côte d'Ivoire: La Chine et la Côte d'Ivoire ont signé lundi à Abidjan de nouveaux accords de coopération économique et technique prévoyant un don chinois de 26 milliards de FCFA
ABIDJAN, 1 sept 2008 - La Chine et la Côte d'Ivoire ont signé lundi à Abidjan de nouveaux accords de coopération économique et technique prévoyant un don chinois de 26 milliards de FCFA (39,6 M EUR), a indiqué le ministère ivoirien des Affaires étrangères. Ces accords ont été signés par le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Youssouf Bakayoko et le vice-ministre chinois chargé de la Coopération et du Commerce Fu Ziying. M. Fu effectue depuis dimanche une visite d'"amitié et de travail" en Côte d'Ivoire devant s'achever mardi. La Chine a également accordé à la Côte d'Ivoire un prêt sans intérêt de 1,3 Md de FCFA (2 M EUR), ainsi qu'une assistance technique pour la réhabilitation du "bloc ministériel" abritant les bureaux de plusieurs ministères. Il est également prévu la création d'un centre de lutte contre le paludisme en Côte d'Ivoire grâce à un financement chinois. Le 12 mars, Pékin a qualifié de "saine et régulière" sa coopération avec la Côte d'Ivoire après 25 ans de relations diplomatiques caractérisées par "le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures de l'autre" à la base de bons échanges commerciaux. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s'élève actuellement "à plus de 300 millions de dollars", avait indiqué Wei Wenhua, l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, sans préciser les termes des échanges.
Côte d'Ivoire: Le président Laurent Gbagbo a été désigné samedi par son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), candidat à l'élection présidentielle du 30 novembre en Côte d'Ivoire, huit ans après son accession au pouvoir
YAMOUSSOUKRO, 30 août 2008 - Le président Laurent Gbagbo a été désigné samedi par son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), candidat à l'élection présidentielle du 30 novembre en Côte d'Ivoire, huit ans après son accession au pouvoir, a constaté un journaliste de l'AFP. "Nous venons, ce jour du 30 août 2008, de désigner Laurent Gbagbo comme notre candidat", a déclaré le président du FPI Pascal Affi N'Guessan, lors d'un discours de clôture d'une convention extraordinaire du parti à Yamoussoukro (centre, capitale politique). "Il nous faut un meneur, un guide, un leader pour que demain notre rêve se réalise. C'est une mission que nous venons de lui confier", a ajouté M. Affi N'Guessan. "Notre part, c'est de tout faire pour que Laurent Gbagbo triomphe le 30 novembre 2008", a-t-il indiqué. Seul candidat de son parti, le chef de l'Etat ivoirien a donc été plébiscité par plus de 3.000 militants du FPI, parmi lesquels son épouse Simone Gbagbo, deuxième vice-présidente du parti. M. Gbagbo, qui n'est pas présent à la convention, devrait annoncer sa candidature lors d'une cérémonie prévue en octobre, a indiqué à l'AFP M. Affi N'Guessan. Jusqu'à présent, il a toujours refusé de dire s'il allait se présenter à sa propre succession, estimant qu'il était trop tôt pour se prononcer. Le 30 novembre, Laurent Gbagbo devrait affronter plusieurs candidats déjà déclarés, parmi lesquels les deux poids lourds de la politique ivoirienne, l'ancien chef de l'Etat Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Côte d'Ivoire: Une quinzaine de projets d'une valeur de 18 milliards de FCFA (27 millions d'euros) pour atténuer les effets du changement climatique seront présenté par la Côte d'Ivoire, lors du forum africain du carbone en septembre à Dakar
ABIDJAN, 26 août 2008 - La Côte d'Ivoire présentera une quinzaine de projets d'une valeur de 18 milliards de FCFA (27 millions d'euros) pour atténuer les effets du changement climatique, lors du forum africain du carbone en septembre à Dakar, a annoncé mardi le ministère ivoirien de l'Environnement. "Nous allons présenter une quinzaine de projets environnementaux aidant à la réduction de carbone", a déclaré Marc Daubrey, coordonnateur national du Mécanisme pour le développement durable (MDP), au ministère ivoirien de l'environnement. Ces projets pourraient bénéficier du "fonds carbone" lors du forum prévu du 3 au 5 septembre et qui regroupera des acteurs impliqués dans la vente et l'achat des crédits carbone, a expliqué M. Daubrey, lors d'une conférence de presse. Le "fonds carbone" est un volet des MDP, prévus par le Protocole de Kyoto contre le changement climatique qui a été conclu en 1997. Il vise à atténuer les effets du changement climatique en aidant les pays en développement. Selon le fonctionnement des MDP, les pays du Nord peuvent investir dans les pays du Sud et générer des profits pour le développement durable capable de stabiliser les gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique. "La baisse du niveau de la pluviométrie à 1.500 millimètres contre 2000 il y a quelques années constitue un des impacts négatifs du changement climatique en Côte d'Ivoire, un pays agricole" a souligné Dadjé Houa Dogba, expert des projets MDP à l'Agence nationale d'appui au développement rural (Anader, étatique). "La Côte d'Ivoire doit non seulement atténuer les effets du changement climatique mais doit s'adapter", a souligné M. Dogba, dont la structure présentera trois projets à Dakar, notamment le projet de séchage du cacao. Ce projet du cacao dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial "va utiliser les résidus de cacao pour produire de la chaleur et de l'électricité afin de sécher le cacao et donner une qualité à la fève qui n'a pas de label Côte d'Ivoire", a-t-il expliqué.
Côte d'Ivoire: Une session de "rattrapage" de deux semaines sera organisée à partir du 27 août pour l'identification des sans-papiers en vue des prochaines élections, notamment la présidentielle du 30 novembre ABIDJAN, 19 août 2008 - Le ministère ivoirien de la Justice a annoncé mardi une session de "rattrapage" de deux semaines à partir du 27 août pour l'identification des sans-papiers en vue des prochaines élections, notamment la présidentielle du 30 novembre. "50 équipes constituées sur la base des tribunaux de première instance et leurs sections détachées seront déployées" sur l'ensemble du territoire "du 27 août au 12 septembre", indique le ministère dans un communiqué transmis à l'AFP. "Seules sont concernées les localités n'ayant pas été prises en compte ou ayant été insuffisamment prises en compte lors de la précédente opération" qui s'est achevée en mai avec près de 660.000 personnes identifiées, souligne le ministère. Baptisée "audiences foraines", la première phase d'identification des populations a été lancée le 25 septembre 2007. Elle consiste en la délivrance de jugements supplétifs à des Ivoiriens et non nationaux nés en Côte d'Ivoire et âgés de plus de 13 ans. Lors de la seconde phase, les Ivoiriens identifiés pourront s'inscrire sur les listes électorales sur la base desquelles seront imprimées les cartes d'électeur et les nouvelles cartes d'identité, qui ne sont plus délivrées depuis 1999, en vue de la présidentielle du 30 novembre. Les étrangers, eux, pourront obtenir un titre de séjour. L'opération a sans cesse été prolongée en raison du manque de "moyens financiers et logistiques" qui a empêché, selon le gouvernement, le déploiement dans les temps des 111 équipes de magistrats prévues pour couvrir le territoire national. L'identification est un volet important de l'accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président ivoirien Laurent Gbagbo.
Côte d'Ivoire: L'ONU demande de relancer des procédures judiciaires dans l'affaire des déchets toxiques déversés dans la capitale ivoirienne en 2006, en dépit d'un arrangement conclu en 2007
ABIDJAN, 8 août 2008 - Le rapporteur spécial de l'ONU, M. Okechukwu Ibeanu, en visite à Abidjan, a souhaité vendredi la relance des procédures judiciaires dans l'affaire des déchets toxiques déversés dans la capitale ivoirienne en 2006, en dépit d'un arrangement conclu en 2007. "Le gouvernement de Côte d'Ivoire devrait relancer la procédure pénale en souffrance à l'égard des particuliers et des entreprises impliqués dans cette catastrophe", a déclaré M. Ibeanu, le rapporteur spécial de l'ONU sur les conséquences néfastes des mouvements et déversements illicites de produits et déchets toxiques. "Cela aurait pour effet d'envoyer un message haut et fort aux entreprises transnationales et aux autres individus afin qu'ils sachent que de tel crimes ne peuvent pas demeurer impunis", a ajouté M. Ibeanu qui s'exprimait au terme d'une mission de quatre jours dans la capitale économique ivoirienne. L'"Afrique n'est pas une décharge dont on peut faire bon marché", a-t-il poursuivi, soulignant que "les victimes doivent obtenir la justice qu'elles méritent". Après le protocole d'accord du 13 février 2007, Trafigura, l'affréteur du cargo Probo Koala, avait versé 95 milliards de FCFA (environ 145 millions d'euros) à l'Etat ivoirien au titre de l'indemnisation pour cette pollution qui a provoqué la mort de 16 personnes et l'intoxication de milliers d'autres. En échange, Trafigura avait obtenu l'abandon des poursuites judiciaires en Côte d'Ivoire et la libération de deux de ses cadres dirigeants, placés en détention provisoire. Le navire qui avait transporté le produit toxique avait fait escale dans le port d'Amsterdam, et une partie de sa cargaison avait été transférée par la société de retraitement des déchets Amsterdam Port Services (APS). M. Ibeanu a également annoncé qu'il effectuerait "avant la fin de l'année" une mission aux Pays-bas afin de se "faire une idée plus complète des évènements et attribuer les responsabilités".
Côte d'Ivoire: Le président ivoirien Laurent Gbagbo a estimé que la coopération sécuritaire entre les pays d'Afrique constituait "un impératif de paix" pour faire face aux nouveaux types de conflits et de menaces collectives auxquels est confronté le continent ABIDJAN, 6 août 2008 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a estimé mercredi à Abidjan que la coopération sécuritaire entre les pays d'Afrique constituait "un impératif de paix" pour faire face aux nouveaux types de conflits et de menaces collectives auxquels est confronté le continent. "La sécurité dans notre pays ne dépend pas uniquement de la force de son armée", a déclaré M. Gbagbo dans un discours prononcé à la veille de la célébration du 48ème anniversaire de l'indépendance du pays. "Elle (la sécurité) dépend aussi et surtout de notre volonté de rechercher sans relâche la paix avec nos voisins, la paix en Afrique de l'ouest, la paix sur le continent" a-t-il poursuivi. Selon lui, "dans un monde plus en plus interdépendant, la coopération en matière de sécurité entre les pays de même niveau et avec les grandes puissances, pour faire face aux nouveaux types de conflits et de menaces collectives, est aussi un impératif de paix". Le président ivoirien a également appelé au "renforcement des liens d'amitiés, de fraternité et de coopération" entre la Côte d'Ivoire et les pays voisins. "C'est le sens de la visite officielle que je viens d'effectuer au Burkina Faso, un pays avec lequel la Côte d'Ivoire entretient des relations solides et partage une communauté de destin", a-t-il souligné. M. Gbagbo s'est rendu le 27 juillet au Burkina Faso pour une visite d'Etat de trois jours, qualifiée d'"historique" par son hôte, le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne. Les deux chefs d'Etats, dont les pays ont connu une période de vives tensions au début des années 2000, ont signé à l'issue de cette visite un "traité d'amitié et de coopération" portant notamment sur le respect de l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de chacun des Etats. Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien va construire une nouvelle centrale électrique de 120 mégawatts (MW) et d'un coût de 56,5 milliards de FCFA (86 MEUR) entièrement financée par la Libye pour "faire face à la demande croissante d'énergie"
ABIDJAN, 5 août 2008 - La Côte d'Ivoire va construire une nouvelle centrale électrique de 120 mégawatts (MW) et d'un coût de 56,5 milliards de FCFA (86 MEUR) entièrement financée par la Libye pour "faire face à la demande croissante d'énergie", a-t-on appris mardi de source officielle à Abidjan. La convention a été conclue lundi entre le ministère ivoirien de Mines et de l'Energie et la société privée de droit ivoirien, Energie électique ivoirienne (EEI). L'Etat et l'EEI ont signé une "convention de concession pour le financement, la construction, l'exploitation et le transfert de propriété d'une centrale thermique de production d'électricité", selon les termes de la convention dont l'AFP a obtenue copie. L'EEI aura pour principal bailleur de fonds, la Libya Investment corpooration (LAICO, en anglais), une société libyenne qui fournit 84% du montant soit (47,5 milliards de FCFA). Le reste (9 mds) proviendra de l'EEI et d'une banque privée africaine. "L'Etat est désireux de poursuivre sa politique (...) en encourageant la contribution des opérateurs privés au projet de production indépendante d'énergie électrique", a expliqué le ministre ivoirien de l'Energie Léon-Emmanuel Monnet. La durée de la concession est de 24 ans après la réalisation des travaux prévue durer 13 à 22 mois. La production ivoirienne d'électricité, la plus importante d'Afrique de l'Ouest, est confrontée ces dernières années à des difficultés, en raison des aléas climatiques et de retards d'investissements. Propriété du groupe français Bouygues depuis 2005, la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE) est chargée de la production, de la distribution et de la commercialisation de l'électricité ivoirienne. La CIE fournit l'électricité à près de 9,5 millions de clients ivoiriens, dont 60% sont dans l'agglomération d'Abidjan. La société emploie 3.300 agents et est devenue en 15 ans un des leaders africains du secteur, faisant de la Côte d'Ivoire un exportateur d'électricité, notamment vers le Ghana, le Mali et le Burkina. Le 26 janvier, les présidents ivoirien et malien, Laurent Gbagbo et Amadou Toumani Touré avaient lancé à Ferkessédougou (nord d'Abidjan) les travaux pour l'extension jusqu'au Mali d'une ligne électrique à haute tension à partir de la Côte d'Ivoire.
Côte d'Ivoire: Les députés ivoiriens ont voté une nouvelle loi "plus dissuasive et plus efficace" contre la xénophobie, le racisme et le tribalisme, "au souci de créer la cohésion, nécessaire à l'édification d'une société ivoirienne unie et moderne"
ABIDJAN, 31 juil 2008 - Les députés ivoiriens ont voté une nouvelle loi "plus dissuasive et plus efficace" contre la xénophobie, le racisme et le tribalisme, "au souci de créer la cohésion, nécessaire à l'édification d'une société ivoirienne unie et moderne", a-t-on appris jeudi de source officielle. "Pour diverses raisons (politiques, économiques, religieuses, culturelles) des individus tiennent des propos ou posent des actes à caractère raciste, tribal, ethnique ou xénophobe de nature à fragiliser les nécessaires unités et cohésion nationale", ont expliqué les 200 parlementaires qui ont adopté mercredi à l'unanimité le texte. Celui-ci punit d'un emprisonnement de cinq à dix ans et inflige une amende de 500.000 à 5 millions de FCFA (762 à 7.621 EUR) à quiconque se rendant coupable de racisme, de xénophobie et de tribalisme. La peine est doublée si l'infraction a été commise par voie de presse (écrite ou audiovisuelle), sur tout support écrit ou de tout autre instrument des nouvelles technologies, selon le texte dont l'AFP a obtenu copie. Cette même peine s'applique si l'infraction a été commise à "l'occasion ou au cours d'une manifestation publique ou d'un rassemblement politique". Le 12 janvier, le président Laurent Gbagbo avait appelé les politiciens de son pays, où doit se tenir une élection présidentielle le 30 novembre, à tirer des leçons de la crise post-électorale au Kenya et à rejeter le "tribalisme". "Il faut que les hommes politiques de Côte d'Ivoire ne s'amusent pas avec le tribalisme (...) aucune tribu en Côte d'Ivoire ne peut gagner une élection", avait déclaré M. Gbagbo. La nouvelle loi punit également "quiconque sans fondement lance à l'encontre de tout ou partie du peuple ivoirien, dans la presse étrangère, sur les radios et télévisions étrangères, au moyen des nouvelles technologies (...)" des accusations de racisme de xénophobie ou de discrimination. La Côte d'Ivoire, qui traverse depuis plus d'une décennie une grave crise identitaire, est partagée depuis une tentative de coup d'Etat en 2002 entre un Nord rebelle et un Sud contrôlé par les forces loyalistes pro-Gbagbo. Côte d'Ivoire: Le ministre ivoirien de l'Intérieur Désiré Tagro a présidé mercredi le lancement officiel de la délivrance des passeports biométriques en Côte d'Ivoire
ABIDJAN, 30 juil 2008 - La Côte d'Ivoire a officiellement lancé mercredi la délivrance de passeports biométriques au cours d'une cérémonie à Abidjan présidée par le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, a constaté un journaliste de l'AFP. Le nouveau passeport sera confectionné par la Société nationale ivoirienne d'édition de documents administratifs et d'identification (Snedai, privée), concessionnaire de ce marché après appel d'offres du ministère. Pour l'instant, quatre sites ont été ouverts à Abidjan pour enregistrer les demandes et les données biométriques, sans compter un site pour la confection. Quatre sites d'enregistrement seront ouverts à l'intérieur du pays, à Yamoussoukro, Bouaké (centre), Korhogo (nord) et San-Pedro (sud-ouest), et quatre à l'étranger (Paris, Washington, Johannesburg et Pékin). "L'objectif est de rendre fiable le passeport ordinaire ivoirien et partant de restaurer et renforcer la crédibilité et l'image de marque de notre pays", a expliqué M. Tagro. Le ministre a également justifié l'augmentation du prix du passeport, qui passe de 25.000 à 40.000 FCFA (38 à 61 euros), par la durée de validité qui passe de trois à cinq ans. Le lancement du passeport biométrique intervient alors que la Côte d'Ivoire attend toujours la délivrance des cartes d'identité biométriques prévues dans l'accord de paix signé en mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et la rébellion qui a tenté de le renverser en septembre 2002. La production de ces cartes d'identité, alors que les anciennes ne sont plus délivrées depuis le coup d'Etat de 1999, doit se faire en même temps que les nouvelles cartes d'électeur, également biométriques, en vue de l'élection présidentielle du 30 novembre.
Côte d'Ivoire: Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité mardi une résolution française prolongeant de six mois le mandat des Casques bleus en Côte d'Ivoire et des soldats de la force française Licorne, afin de sécuriser le processus des élections à venir
NEW YORK (Nations unies), 29 juil 2008 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité mardi une résolution française prolongeant de six mois le mandat des Casques bleus en Côte d'Ivoire et des soldats de la force française Licorne, afin de sécuriser le processus des élections à venir. La résolution 1826, également co-signée par le Burkina-Faso et l'Afrique du Sud, étend jusqu'au 31 janvier 2009 le mandat des quelque 8.000 Casques bleus de l'Onuci, l'Opération de paix des Nations unies en Côte d'Ivoire, ainsi que celui des 1.800 soldats de la force française Licorne, qui soutient l'Onuci. Leur mandat expirait mercredi. Leur mission sera de "soutenir l'organisation d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes" dans ce pays, un scrutin qui après avoir été repoussé à plusieurs reprises est prévu pour le 30 novembre. La résolution souligne aussi que l'envoyé spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, le Sud-Coréen Choi Young-Jin, "certifiera que toutes les étapes du processus électoral fournissent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes". Elle appelle toutes les parties ivoiriennes "à accomplir de nouveaux progrès concrets, en particulier pour éliminer les obstacles logistiques qui persistent". L'ambassadeur adjoint de la France à l'ONU Jean-Pierre Lacroix a immédiatement salué l'adoption de la résolution à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité. "Nous avons un signal fort du conseil, qui est a la fois un signal de soutien au processus ivoirien, au calendrier du processus ivoirien et en même temps un signal de vigilance du Conseil, puisqu'il faudra que le processus électoral soit certifié à chaque étape", a-t-il déclaré. L'ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando, dont le pays a joué un rôle clé de médiateur dans le processus de paix en Côte d'Ivoire, a également salué le vote. "C'est un signe de confiance de la part du Conseil et de la communauté internationale qui va donner un coup de fouet pour arriver à l'élection présidentielle du 30 Novembre", a-t-il dit. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire doit mettre fin à la crise politico-militaire née en septembre 2002, quand une rébellion a pris les armes dans le nord du pays pour renverser le président ivoirien Laurent Gbagbo. Lors de cette tentative de coup d'Etat, la Côte d'Ivoire a été coupée en deux entre un Nord rebelle et un Sud loyaliste. Mais après un accord de paix signé en mars 2007 entre la rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président ivoirien Laurent Gbagbo, un nouveau gouvernement a été installé, au sein duquel M. Gbagbo partage le pouvoir avec l'ancien chef de la rébellion Guillaume Soro en tant que Premier ministre.
Côte d'Ivoire: Un syndicat de boulangers de Côte d'Ivoire a annoncé vendredi une hausse de 33%, à partir du 2 août, du prix de la baguette pour compenser la hausse des prix des hydrocarbures ABIDJAN, 25 juil 2008 - Un syndicat de boulangers de Côte d'Ivoire a annoncé vendredi une hausse de 33%, à partir du 2 août, du prix de la baguette pour compenser la hausse des prix des hydrocarbures, notamment du gazole et du gaz domestique, nécessaires à la fabrication du pain, selon un communiqué. "Pour éviter une asphyxie inéluctable, les boulangers et pâtissiers de Côte d'Ivoire (...) ont décidé du réajustement du prix de la baguette de pain de 200g" qui passe désormais de 150 FCFA (0.22 EUR) à 200 FCFA (0.30 EUR), selon le texte signé de la Fédération interprofessionnelle de patrons des boulangers et pâtissiers de Côte d'Ivoire (FIP-BPCI). "Il est bon d'informer l'opinion nationale que le gazole et le gaz concourent à 40% dans la production du pain et leurs augmentation se sauraient être sans conséquence sur le prix du produit fini qu'est le pain", explique la FIP-BPCI. La fédération affirme toutefois être "à la disposition et à l'écoute des autorités pour toute suggestion jusqu'à la date butoir du 2 août" en vue de trouver une solution qui soulagerait le consommateur ivoirien, dont "le pouvoir d'achat est en souffrance". Le 7 juillet, les autorités ivoiriennes avaient appliqué une première une hausse de 29,2% sur le litre d'essence super et de 44% sur le gazole, qui ont atteint respectivement 795 FCFA (1,21 euro) et 785 FCFA (1,20 euro). Mais le 20 juillet, après une semaine de grève des taxis à Abidjan et dans les principales villes du pays, elles se sont rétractées, annonçant notamment une réduction de 100 FCFA (0.15 EUR) sur le litre du gazole et de 55 FCFA (0.08 EUR) sur celui du pétrole lampant, très utilisé dans les villages.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a remboursé 97 milliards de FCFA aux souscripteurs d'un emprunt obligataire lancé en 2005, "malgré des tensions de trésorerie liées à la crise" ABIDJAN, 22 juil 2008 - Le gouvernement ivoirien a remboursé 97 milliards de FCFA (147 millions d'euros) aux souscripteurs d'un emprunt obligataire lancé en 2005, "malgré des tensions de trésorerie liées à la crise", a-t-on appris mardi auprès du ministère ivoirien de l'Economie. Cet emprunt avait été lancé pour collecter 40 Mds FCFA (61 M EUR) au taux de 6,5% sur le marché financier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour une valeur nominale du titre à 10.000 CFA (15,24 EUR). L'échéance de remboursement était fixée en 2008. L'opération avait finalement permis de mobiliser 86 Mds FCFA (131 M EUR) et généré 11 Mds FCFA (17 M EUR) d'intérêts pour les épargnants. "Le succès de cet emprunt, en pleine crise que connaissait la Côte d'Ivoire, a été l'expression d'un pacte de confiance qui se renforce entre l'Etat et les épargnants nationaux et de la sous-région", s'est félicité le ministre de l'Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, au cours d'une cérémonie. Le gouvernement procédera à l'émission d'un autre emprunt dont l'objectif est "de collecter des ressources nécessaires au financement de la sortie de crise", a annoncé M. Diby. Selon lui, le taux d'inflation en Côte d'Ivoire a atteint 2,7% au premier trimestre 2008, dans un pays où l'augmentation des prix des denrées alimentaires avait provoqué fin mars et début avril de violentes manifestations à Abidjan.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a annoncé dimanche une baisse du prix du gazole et du pétrole lampant et une réduction du "train de vie" de l'Etat, notamment en diminuant de moitié les salaires des ministres, pour répondre au "cri de détresse" de la population ABIDJAN, 20 juil 2008 - Le gouvernement ivoirien a annoncé dimanche une baisse du prix du gazole (diesel) et du pétrole lampant et une réduction du "train de vie" de l'Etat, notamment en diminuant de moitié les salaires des ministres, pour répondre au "cri de détresse" de la population. "Ecoutant le cri de détresse de la population, le gouvernement a décidé en ce qui concerne le prix du litre de gazole, (de le fixer) à ce jour à 685 FCFA au lieu de 785", soit une réduction de 100 FCFA", a déclaré le Premier ministre Guillaume Soro à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire. Un euro vaut 655,957 francs CFA. Le prix du pétrole lampant, très utilisé dans les villages, "passe de 550 à 495 FCFA", a ajouté M. Soro après une semaine de tensions sociales à Abidjan, notamment une grève des chauffeurs de taxis. Pour faire face aux coûts de ces mesures, "le gouvernement a décidé de réduire le train de vie de l'Etat", et notamment "de réduire de moitié le salaire de base de tous les membres du gouvernement", a annoncé le Premier ministre.
Côte d'Ivoire: Selon un rapport conduit par la Banque mondiale, le racket perpétré par les forces de l'ordre sur les routes de Côte d'Ivoire représente une somme globale annuelle estimée entre "95 et 150 milliards de FCFA" ABIDJAN, 9 juil 2008 - Le racket perpétré par les forces de l'ordre sur les routes de Côte d'Ivoire représente une somme globale annuelle estimée entre "95 et 150 milliards de FCFA" (145 à 230 millions d'euros), selon un rapport conduit par la Banque mondiale (BM) et rendu public mercredi à Abidjan. Cette somme représente l'équivalent de "35 à 55,3% des dépenses d'investissement" inscrites au budget 2007 de l'Etat ivoirien, souligne le rapport qui dénonce l'impact économique et social de ce "phénomène", notamment sur les prix des denrées alimentaires. Résultat d'une enquête menée entre février et mars 2008, ce rapport évalue les ressources annuelles collectées "au titre du racket" entre 72 et 118 Mds FCFA pour le transport de voyageurs, et entre 23 et 28 Mds FCFA pour les véhicules de transport de marchandises. Les revenus du racket tirés du transport urbain dans le district d'Abidjan (capitale économique) atteignent à eux seuls entre 17 et 25 Mds FCFA, selon la même source. Sur le terrain, les experts ont relevé une moyenne de "5 à 6 barrages" tous les 100 km sur les onze principaux axes du pays et de "1 à 5 barrages" tous les 10 km sur les routes d'Abidjan. La densité dépasse même "10 barrages" aux 100 km sur la route entre Abidjan et Noé, à la frontière avec le Ghana. Les barrages, fixes ou mobiles, entraînent aussi un "temps de contrôle" allant de "11 à 42 minutes" sur 100 km pour véhicules de transport de marchandises et "15 à 98 minutes" sur 100 km pour les véhicules de transport en commun. Le racket entraînerait un coût sur les prix des aliments qui a été évalué "entre 3 et 5% sur les produits vivriers" et "entre 15 et 25% sur le riz", souligne le rapport. Cette enquête sur le racket routier, qui perdure depuis des années en Côte d'Ivoire, concerne l'ensemble du territoire, y compris dans sa moitié nord, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis septembre 2002. Le directeur résident de la BM en Côte d'Ivoire, Madani Tall, a toutefois souligné la nette réduction du nombre de barrages depuis le lancement le 2 juin d'une opération pour la "fluidité routière" par les Forces de défense et de sécurité (FDS, police et armée), qui contrôlent la moitié sud du pays. "Le racket est une question difficile car des sommes colossales sont en jeu. Et il y aura forcément des perdants ce qui risque d'occasionner des tensions", a relevé M. Tall lors de la présentation du rapport devant l'état-major des FDS et de représentants des opérateurs économiques. "Nous tombons des nues", a commenté le chef d'état-major des FDS, le général Philippe Mangou, rappelant que le pays est encore en "situation de crise".
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a annoncé dimanche une très forte augmentation du prix des carburants à partir de lundi, la première depuis juillet 2005, avec notamment une hausse de 29,2% pour le litre de super et de 44% pour le gasoil ABIDJAN, 6 juil 2008 (AFP) - Le gouvernement ivoirien a annoncé dimanche une très forte augmentation du prix des carburants à partir de lundi, la première depuis juillet 2005, avec notamment une hausse de 29,2% pour le litre de super et de 44% pour le gazole. Le prix du pétrole lampant augmente de 17%, tandis que le gaz domestique en bouteille augmente de 28,5% à 33%, a précisé le gouvernement dans un communiqué lu à la radio-télévision nationale (RTI). Jeudi, le ministre ivoirien des Mines et de l'Energie, Léon Emmanuel Monnet, avait annoncé une augmentation imminente du prix des carburants, précisant toutefois que cette hausse serait limitée à 280 FCFA (0,42 EUR) par litre. Le prix du litre de super sans plomb passe ainsi à 795 FCFA (1,21 euro) au lieu de 615 FCFA (0,93 euro) et le gazole à 785 FCFA (1,19 euro) au lieu de 545 FCFA (0,83 euro). Le prix du pétrole lampant a été fixé à 550 FCFA (0,83 euro) au lieu de 470 FCFA (0,71 euro), selon ce communiqué. Pour le gaz domestique, le prix de la bouteille de 6 kg passe de 1.500 à 2.000 FCFA (+33%) et celle de 10 kg de 2.800 à 3.600 FCFA (+28,5%). La même augmentation de 28,5% est appliquée aux bouteilles de 12,5 kg et 26 kg, qui passent respectivement de 3.500 à 4.500 FCFA et de 7.840 à 10.080 FCFA. Il s'agit de la première augmentation du prix des carburants depuis juillet 2005. Le gouvernement ivoirien a expliqué que cet ajustement ne couvrait pas l'envolée des prix du pétrole et du gaz sur le marché mondial, et qu'il allait supporter "le déficit" en réduisant notamment ses "recettes sur les produits pétroliers d'environ 20 milliards de FCFA (30,5 millions d'euros) sur le deuxième semestre 2008". "Avec cet ajustement, le marché représente désormais environ 70% du prix à la pompe et les prélèvements de l'Etat environ 19%, soit un taux sensiblement égal au niveau de TVA supporté par les consommateurs sur tous les produits" de consommation, souligne le communiqué. Depuis décembre 2007, la Société ivoirienne de raffinage (Sir), qui alimente le pays en carburants, perdait entre 6 et 7 milliards de FCFA par mois (9 à 10 millions d'euros) pour maintenir les prix à la pompe. Fin mai, M. Monet avait indiqué que la dette globale de l'Etat envers la Sir s'élevait à 91 Mds FCFA (139 M EUR), dont 40 Mds (61 M EUR) pour la stabilisation des prix du carburant. Les subventions pour le gaz domestique ont également coûté à l'Etat 16 Mds FCFA (24 M EUR) en 2007 et pourraient atteindre 28 Mds FCFA (43 M EUR) en 2008, avait-il ajouté. En juin, une mission du FMI avait invité l'Etat ivoirien à "sauvegarder ses recettes" notamment en limitant ses subventions au "secteur de l'énergie".
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont signé un plan d'aide au développement d'un montant d'environ 180 milliards de FCFA ABIDJAN, 4 juil 2008 - Le gouvernement ivoirien et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont signé un plan d'aide au développement d'un montant de 426 millions de dollars (environ 180 milliards de FCFA), a annoncé vendredi le Pnud dans un communiqué. Baptisé "Plan cadre des Nations unies pour l'aide au développement de la Côte d'Ivoire (Undaf) 2009-2013", ce programme vise à la relance de l'économie et à la consolidation de la paix, explique le communiqué. La gouvernance, l'accès aux services sociaux de base et la protection de l'environnement constituent les autres axes de coopération entre le Pnud et le gouvernement ivoirien. La convention a été signée par le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Paul Bohoun Bouabré, et le représentant du Pnud en Côte d'Ivoire, Georg Charpentier. L'Undaf est né d'un processus participatif entamé en 2007 par les Nations unies à travers une série de consultations impliquant le gouvernement, la société civile et les autres partenaires au développement, ajoute le communiqué. Un programme de sortie de crise est en train d'être mis en oeuvre en Côte d'Ivoire, où une violente crise politico-militaire a éclaté en septembre 2002. Une rébellion a tenté de renverser le président Laurent Gabgbo avant de conquérir la moitié nord de la Côte d'Ivoire, toujours sous son contrôle. Un accord de paix visant à la réunification du pays a été signé en mars 2007.
Côte d'Ivoire: Le ministre ivoirien de l'Economie, Charles Koffi Diby, a annoncé mercredi l'octroi à la Côte d'Ivoire d'un prêt de 10,6 milliards de FCFA d'une banque indienne pour la construction d'un parc informatique et d'unités agro-industrielles ABIDJAN, 18 juin 2008 - Le ministre ivoirien de l'Economie, Charles Koffi Diby, a annoncé mercredi l'octroi à la Côte d'Ivoire d'un prêt de 25,5 millions de dollars (10,6 milliards de FCFA) d'une banque indienne pour la construction d'un parc informatique et d'unités agro-industrielles. "La cérémonie qui nous réunit ce jour porte sur la signature de la convention de prêt d'un montant de 25,5 millions de dollars octroyés par Eximbank of India à la République de Côte d'Ivoire", a déclaré devant la presse M. Koffi Diby. Ce montant servira à financer la construction d'un "parc informatique biotechnologique" à hauteur de 20 millions de dollars (8,5 milliards de FCFA), "une usine de transformation des produits de la pêche" pour 4 millions de dollars (1,6 milliard FCFA) et "une usine de transformation de fibres de coco" à 1,5 million de dollars (630 M FCFA), a précisé le ministre. En 2005, la Eximbank of India avait déjà accordé à la Côte d'Ivoire une ligne de crédit de 26,8 millions de dollars (11,2 milliards de FCFA) pour le renouvellement du parc automobile de la Société de transport abidjanais (Sotra, publique) et le financement de projets agro-industriels, selon M. Koffi Diby. La Eximbank of India a été créée en 1981 par le gouvernement indien pour faciliter le commerce extérieur et aider les sociétés indiennes tournées vers l'export.
Côte d'Ivoire: La production de noix de cajou ou anacarde en Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial, va atteindre 300.000 tonnes en 2008, en augmentation de 27% par rapport à la campagne précédente ABIDJAN, 17 juin 2008 - La production de noix de cajou ou anacarde en Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial, va atteindre 300.000 tonnes en 2008, en augmentation de 27% par rapport à la campagne précédente, a-t-on appris mardi auprès de la structure gestion de la filière anacarde (Areca). "La production attendue (2007/2008) est de 300.000 tonnes contre 235.000 tonnes (2006/2007)", a indiqué à l'AFP, Dominique Mapri Kpolo, directeur exécutif de l'Autorité de régulation du coton et de l'anacarde (Areca, étatique), structure de gestion de la filière. "La Côte d'Ivoire devrait occuper la troisième place mondiale en 2008 grâce à ce niveau de production devant le Brésil et derrière l'Inde et le Vietnam", a souligné M. Kpolo. Le pays qui exporte la quasi-totalité de sa production (95%) est passé premier exportateur mondial en raison des besoins de l'Inde qui, bien que premier producteur mondial (500.000 tonnes), est obligé d'importer pour assurer sa consommation (900.000 tonnes). Cette campagne (mars à juillet) devrait générer 90 milliards de FCFA (137 millions d'euros), dont le dixième sera perçu par l'Etat au titre du "droit unique de sortie" (DUS). Entre 35 et 40 Mds FCFA (entre 53 et 61 M EUR) devraient revenir aux producteurs. "Il y a une augmentation fulgurante de la production depuis quelques années en raison de l'intérêt des producteurs d'avoir cette spéculation, comme source de revenus", a expliqué M. Kpolo, soulignant que "l'anacarde est à côté du coton, la deuxième culture au nord de la Côte d'Ivoire qui donne de l'argent frais". La noix de cajou produit de l'amande utilisée en cuisine. La coque de la noix brute contient un liquide qui est utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions. La filière emploie 150.000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives. L'anacarde nourrit 1,5 million de personnes directement ou indirectement. L'inorganisation de la filière en raison des mésententes entre les producteurs et les acheteurs a parfois des incidences sur le respect du prix d'achat réglementaire. L'Etat a fixé l'achat aux producteurs du kilogramme à au moins 200 FCFA (0,30 euro), un "prix rarement respecté", a déploré un responsable de la filière.
Côte d'Ivoire: Le Groupe des 77 a adopté vendredi à Yamoussoukro une "plate-forme de développement pour le Sud" préconisant une "réforme du système économique mondial" qui tienne compte des pays en voie de développement YAMOUSSOUKRO, 13 juin 2008 - Le Groupe des 77 a adopté vendredi à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) une "plate-forme de développement pour le Sud" préconisant une "réforme du système économique mondial" qui tienne compte des pays en voie de développement, a constaté un journaliste de l'AFP. "La plate-forme de développement pour le Sud vise essentiellement la réforme du système économique mondial en vue de l'intégration des économies des pays du sud pour leur permettre de réaliser leurs objectifs de développement", souligne le communiqué final de la réunion du G77. L'adoption de ce document était l'un des objectifs de la 12e session du Comité intergouvernemental de suivi et de coordination sur la coopération économique Sud-Sud qui s'est ouvert mardi à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne. Il s'agit d'un document d'orientation politique du G77 (130 Etats membres, y compris la Chine) qui servira de référence pour les pays du Sud lors de la Conférence des Nations unies sur la coopération Sud-Sud prévue au premier trimestre 2009, a expliqué à l'AFP le secrétaire exécutif du G77, Mourad Ahmia. "C'est une décision historique car elle reflète aussi la vision du G77 sur les questions de changements climatiques, la réforme des institutions de Bretton Woods, la réforme du système commercial international mais aussi sur l'énergie, la sécurité alimentaire ou la pauvreté", a indiqué M. Ahmia. "J'invite notre groupe (G77, ndlr) à actualiser cette plate-forme en fonction des mutations qui interviendront sur la scène internationale", a préconisé le président ivoirien Laurent Gbagbo dans son discours de clôture. Le ministre ivoirien des Affaires étrangères Youssouf Bakayoko a souligné de son côté que l'action du G77 (la plate-forme) n'était pas "dirigée contre les pays développés", préférant y voir "un esprit d'ouverture à la négociation avec les pays du Nord".
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien a versé depuis janvier la somme de 37,8 milliards de FCFA pour le paiement de sa dette intérieure, représentant "16% du stock du volume de cette dette" ABIDJAN, 7 juin 2008 - Le gouvernement ivoirien a versé depuis janvier la somme de 37,8 milliards de FCFA (57,6 millions d'euros) pour le paiement de sa dette intérieure, représentant "16% du stock du volume de cette dette", a annoncé samedi Kacou Guibéï, payeur général du Trésor public d'Abidjan. "L'apurement de la dette intérieure (due aux opérateurs économiques et aux prestataires) se déroulent dans un contexte marqué par des engagements importants de l'Etat pour le programme de sortie de crise", a expliqué M. Guibéï. "Dans un tel contexte, l'allocation de ressources n'est pas facile", a-t-il ajouté, soulignant toutefois que "le Trésor n'a pas rompu de lien de règlement avec les opérateurs". Le 28 mai, un collectif d'entrepreneurs privés ivoiriens a réclamé le paiement de plus d'un milliard de FCFA (1,5 M EUR) correspondant à plus de trois ans d'arriérés dus par l'Etat. Au premier trimestre 2008, la Côte d'Ivoire a réglé la moitié de ses arriérés dus à la Banque mondiale, soit environ 112 Mds FCFA (170 M EUR), lui permettant ainsi de renouer avec les bailleurs de fonds internationaux. Le pays, premier producteur mondial de cacao, s'était aussi engagé à rembourser une partie de ses arriérés dus à la Banque africaine de développement (BAD) en versant 78 Mds FCFA (118 M EUR) avant fin avril. Le ministre de l'Economie, Charles Koffi Diby, avait indiqué en février que ces efforts financiers ne se feraient pas "au détriment des entreprises nationales". Le gouvernement doit par ailleurs faire face au financement de l'élection présidentielle du 30 novembre, censée marquer la fin de la crise politico-militaire ivoirienne, et des programmes de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants, estimés à plusieurs dizaines de milliards de FCFA.
Côte d'Ivoire: Le gouvernement ivoirien va signer le 30 juin un accord d'étape avec l'Union européenne dans le cadre des négociations sur les nouveaux accords de partenariat économique afin de "préserver ses exportations" ABIDJAN, 2 juin 2008 - La Côte d'Ivoire va signer le 30 juin un accord d'étape avec l'Union européenne (UE) dans le cadre des négociations sur les nouveaux accords de partenariat économique (APE) afin de "préserver ses exportations", a-t-on appris lundi de source officielle à Abidjan. "Nous nous sommes engagés à signer. Le gouvernement ivoirien travaille à le faire au plus tard le 30 juin", a indiqué à l'AFP le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Amadou Koné. Le 7 décembre 2007, la Côte d'Ivoire et la délégation locale de la Commission européenne avaient déjà paraphé cet accord d'étape en attendant un accord au niveau des pays membres de la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao, 16 pays). Conclus au niveau sous-régional, les APE devaient être signés avant le 31 décembre 2007, faute de quoi les pays concernés perdaient le régime commercial préférentiel existant avec l'UE. "Ce paraphe nous a permis de poursuivre nos exportations en direction de l'UE sans trop de difficultés, permettant également à nos produits d'être compétitifs", s'est félicité M. Koné, rappelant que l'accord d'étape ne portait que sur les marchandises. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d'Ivoire était particulièrement concernée pour ses exportations de cacao transformé, de bananes, d'ananas et de conserves de thon. La Cédéao s'est fixée jusqu'au mois de juin 2009 pour signer l'accord complet qui va porter sur les marchandises, les biens et les services. "La Cédéao est en train de travailler pour finaliser un accord régional en juin 2009", a affirmé M. Koné, de retour du Mali où il a présenté "l'expérience ivoirienne". Au titre des accords de Lomé (1975) et de Cotonou (2001), l'UE accorde à plus de 70 pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) un accès préférentiel à son marché. Les APE visent à remplacer ce régime afin de se mettre en conformité avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2008.
Côte d'Ivoire: L'Institut national de la Statistique (INS) de Côte d'Ivoire et la société française Sagem Sécurité sont parvenus samedi à un accord pour mener "l'identification" des populations en vue des prochaines élections ABIDJAN, 31 mai 2008 - L'Institut national de la Statistique (INS) de Côte d'Ivoire et la société française Sagem Sécurité sont parvenus samedi à un accord pour mener "l'identification" des populations en vue des prochaines élections, a indiqué à l'AFP un conseiller du Premier ministre Guillaume Soro. "Les deux opérateurs, l'INS et la Sagem, ont annoncé devant tout le monde, y compris le représentant spécial de l'ONU (en Côte d'Ivoire, J.Y Choi) qu'ils ont trouvé un accord sur le mode opératoire" de leur collaboration, a rapporté Alain Lobognon, conseiller à la communication de M. Soro. Cet accord a été trouvé après trois jours de discussions, sous l'égide du Premier ministre, entre les deux opérateurs et la Commission électorale indépendante (CEI), en charge de l'organisation de la présidentielle du 30 novembre, selon la même source. La Sagem, filiale du groupe Safran, doit recenser avec l'INS tous les électeurs de Côte d'Ivoire pour mettre à jour la liste électorale, datant de 2000, puis éditer de nouvelles cartes d'électeur. Un contentieux, relayé ces dernières jours par la presse ivoirienne, opposait l'INS et la Sagem, notamment "au niveau de considérations techniques" et "sur le type de machines à utiliser pour l'identification", a expliqué M. Lobognon. "Il y avait aussi des préoccupations exprimées par l'INS au niveau de la liste électorale", a-t-il poursuivi La CEI doit transmettre au gouvernement ce mode opératoire qui va faire l'objet d'un décret. Le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, a par ailleurs indiqué vendredi devant la presse que la liste révisée provisoire devait être publiée "au plus tard le 31 août". Le 14 avril, le jour de l'annonce de la date de la présidentielle, le président Laurent Gbagbo avait signé un décret controversé fixant les modalités de collaboration entre la Sagem et l'INS, un organisme public que l'opposition politique soupçonne de partialité car dirigé par un supposé pro-Gbagbo. Ce décret précisait toutefois que les deux entités devaient trouver un mode opératoire et depuis la classe politique attendait ce texte. Les signataires de l'accord de paix de Ouagadougou, MM. Gbagbo et Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), avaient choisi la Sagem comme opérateur technique pour l'identification générale des populations. La presse pro-Gbagbo a multiplié les critiques ces derniers jours à l'encontre de la Sagem l'accusant même de vouloir "préparer la fraude"
Côte d'Ivoire: D'un coût estimé à 5 milliards de FCFA, le Port autonome d'Abidjan, s'est doté d'un scanner | |