X

Convertir :

En Euro | Franc CFA
Résultat :
Vous êtes ici : Espace General -> Actualités -> Par zone -> Burkina -> Burkina - 2007



L'actualité du Burkina Faso
(d'après l'Agence France Presse)


Burkina: L'Agence française de développement (AFD) a accordé au Burkina Faso un prêt de 9,8 milliards de FCFA pour le financement de la filière coton, premier produit d'exportation du pays

OUAGADOUGOU, 17 oct 2008 - L'Agence française de développement (AFD, publique) a accordé au Burkina Faso un prêt de 15 millions d'euros (9,8 MFCFA) pour le financement de la filière coton, premier produit d'exportation du pays, a annoncé vendredi le ministère des Finances burkinabè dans un communiqué. La convention a été signée par le directeur de l'AFD au Burkina, Patrice Tranchant, et le ministre de l'Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba. Elle entre dans le cadre du financement du "Fonds de lissage" de la filière, conçu pour permettre aux sociétés cotonnières d'acheter aux cultivateurs leur production à un prix rémunérateur pendant les périodes de crise, selon ce texte. "La signature de cette convention marque la reprise par la France de l'octroi de prêts au Burkina Faso après les initiatives successives d'annulations de dettes bi et multilatérales", a indiqué l'ambassadeur de France au Burkina, François Goldblatt, à la radio d'Etat. Elle intervient deux semaines avant le démarrage de la campagne d'achat du coton aux producteurs. La filière coton burkinabè traverse depuis plusieurs années une crise due à la baisse combinée du dollar et des cours mondiaux et à la concurrence des producteurs subventionnés des pays industrialisés, en particulier des Etats-Unis. Les prix d'achat du kilo de coton aux producteurs burkinabè ont baissé d'année en année: 210 FCFA (0,32 euro) en 2003, 165 FCFA (0,25 euro) en 2006, 145 FCFA (0,22) en 2008. Le coton fait vivre plus de 2 millions de personnes au Burkina Faso et représente 60% des produits d'exportation de ce pays parmi les plus pauvres du monde, classé 176e sur 177 selon l'Indice du développement humain durable calculé par le Programme des Nations unies pour le développement en 2007.



Burkina: Le gouvernement burkinabè a lancé mercredi une vaste opération d'identification des cartes à puce anonymes des téléphones portables afin de "protéger la population et les intérêts de l'Etat"

OUAGADOUGOU, 2 oct 2008 - Le Burkina Faso a lancé mercredi une vaste opération d'identification des cartes à puce anonymes des téléphones portables afin de "protéger la population et les intérêts de l'Etat", a-t-on appris de source officielle à Ouagadougou. La campagne, qui doit s'achever le 31 octobre, concerne 30 à 40% des utilisateurs de téléphone. Ces derniers, tous anonymes, recevront un message écrit (SMS) sur leur portable ou un appel leur demandant de se présenter avant la fin du mois à un guichet de leur opérateur. "C'est dans le souci de protéger la population burkinabè et les intérêts de l'Etat que cette opération a été initiée", a indiqué à l'AFP le directeur général de l'Autorité nationale de régulation des télécommunications (Artel), Eléazar Lankoandé. "Il n'est plus question que quelqu'un se cache derrière un numéro pour mener des activités avec des intentions malveillantes", a insisté M. Lankoandé. Selon lui, "certains saturent les lignes des sapeurs-pompiers par des appels inutiles; d'autres utilisent les téléphones pour arnaquer ou menacer" des clients. Il a cité le cas de messages incitant leurs destinataires à donner leur numéro de compte bancaire pour recevoir les gains d'une fausse loterie. "Toute carte SIM non identifiée après le 31 octobre 2008 fera obligatoirement l'objet d'une désactivation définitive sans possibilité de réactivation sauf après identification complète du titulaire", a conclu l'Artel. Selon M. Lankoandé, "toute carte SIM acquise ne sera activée par l'opérateur qu'après l'identification complète du détenteur". Au Burkina, l'achat des puces du téléphone mobile se fait à la sauvette depuis la privatisation de l'Office national des télécommunications (Onatel). Trois opérateurs privés se livrent une concurrence féroce, organisant eux-mêmes des réseaux de distribution informels en plus des circuits officiels. Selon l'Artel, depuis 2000, le nombre des abonnés au téléphone portable a été multiplié par 100, passant de 25.500 à 2,5 millions au 30 juin 2008.


Burkina: Les salaires des travailleurs du secteur privé au Burkina Faso vont augmenter de 4 à 8% à partir du 1er octobre, selon un protocole d'accord entre syndicats de salariés et patronat

OUAGADOUGOU, 29 sept 2008 - Les salaires des travailleurs du secteur privé au Burkina Faso vont augmenter de 4 à 8% à partir du 1er octobre, selon un protocole d'accord entre syndicats de salariés et patronat, a-t-on appris lundi de sources syndicales et officielles à Ouagadougou. "Nous avons signé un protocole entre les centrales syndicales et le Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), après d'âpres négociations portant sur un relèvement des salaires des travailleurs du secteur privé à compter du 1er octobre", a indiqué à l'AFP, Jean Mathias Liliou qui assure la présidence mensuelle tournante des centrales syndicales. Les augmentations sont de 8% pour les ouvriers et employés, 6% pour les agents de maîtrise et assimilés (cadres moyens) et 4% pour les cadres supérieurs et assimilés. "Nous avons remis les conclusions de nos travaux au ministre du Travail (Jérôme Bougouma) qui doit les accompagner par un arrêté", a indiqué à l'AFP Philomène Yaméogo, secrétaire générale du CNPB. Le ministre a confirmé à l'AFP qu'il allait "incessamment" signer un arrêté en ce sens. Depuis 1999, les employés du privé n'avaient plus été augmentés alors que ceux du public ont bénéficié de trois augmentations. "Jusqu'en 1999, les augmentations salariales décidées par le gouvernement s'appliquaient automatiquement au privé. Mais nous avons constaté que le privé ne suivait pas comme il fallait. Il a donc fallu créer une Commission mixte paritaire de négociations salariales du secteur privé", regroupant les syndicats et le patronat, a expliqué le ministre Jérôme Bougouma. Le ministre a également indiqué que le gouvernement se préparait à discuter avec les syndicats sur leur plate-forme revendicative sur la vie chère, objet de multiples grèves au cours de l'année. "Nous, nous sommes prêts depuis longtemps pour discuter de notre plate-forme. Ils nous avaient dit septembre", a commenté M. Liliou, accusant le gouvernement de manquer "une fois encore, à sa parole".



Burkina: D'un montant de plus 487,3 millions de FCFA, un programme co-développement conclu pour trois ans entre la région Bretagne et l'UEMOA doit permettre de porter les exportations de coton à 3.000 tonnes en 2010, en provenance du Mali et du Burkina-Faso

RENNES (France), 18 sept 2008 (AFP) - Mille tonnes de coton bio-équitable, en provenance d'Afrique dans le cadre d'un programme de co-développement, sont attendues en France en décembre pour alimenter la filière textile de la Bretagne (ouest), a-t-on appris jeudi auprès des autorités locales. D'un montant de 743.000 EUR, ce programme conclu pour trois ans entre la région Bretagne et l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'ouest (UEMOA) doit permettre de porter ces exportations à 3.000 t en 2010, en provenance du Mali et du Burkina-Faso. En 2007, la production totale de coton bio-équitable pour toute l'Afrique de l'Ouest s'élevait à 1.900 t. Cette enveloppe de 743.000 EUR, financée pour un tiers par l'UEMOA et pour deux tiers par la région Bretagne, doit permettre l'accompagnement de 5.000 cotonculteurs maliens et burkinabè passant de la culture du coton conventionnel, gros consommateur de pesticides, à celle de coton biologique. Plusieurs entreprises textiles bretonnes, désireuses de sécuriser leur approvisionnement en coton bio-équitable, sont partie prenante de cette filière. Actuellement, les industriels anglais et suisses achètent par avance l'essentiel des récoltes de coton bio. Les pratiques seront celles du commerce équitable, "tant du point de vue des conditions de travail que des revenus", souligne le Conseil régional de Bretagne Cette mutation est suivie au plan technique par Helvétas, une ONG suisse. Deux zones géographiques sont concernées pour le moment: au Mali, la zone dite OHVN (Office de la haute vallée du Niger, 20 villages), et au Burkina, la région de Fada N'Gourma (est, 10 villages)). L'égrenage sera effectué au Mali. Pour le filage, un partenariat sera établi avec Caulliez, à Fès (Maroc), ainsi qu'avec l'entreprise TDV de Laval, seule entreprise en Europe intégrant filature, tissage et teinture.



Burkina: Le Front populaire ivoirien (FPI) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), au pouvoir respectivement en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, ont conclu mercredi à Ouagadougou un accord de coopération qualifié d'"historique"

OUAGADOUGOU, 17 sept 2008 - Le Front populaire ivoirien (FPI) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), au pouvoir respectivement en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, ont conclu mercredi à Ouagadougou un accord de coopération qualifié d'"historique", a constaté un journaliste de l'AFP. Les deux partis ont convenu de procéder à des "concertations et d'entreprendre des échanges d'information, d'expériences et de formations sur des sujets d'ordre national ou international en vue d'harmoniser régulièrement leurs positions", selon le texte d'accord. L'accord a été signé au siège du CDP à Ouagadougou par son président, Roch March Christian Kaboré, et Pascal Affi N'Guessan, responsable du FPI. Selon M. Kaboré, également président de l'Assemblée nationale, M. Affi N'Guessan accompagné de quatre autres responsables du FPI séjournent à Ouagadougou depuis dimanche sur invitation du CDP. "C'est un moment historique. Cette rencontre est historique de notre point de vue, car, (...) c'est la première fois que deux grandes formations politiques au pouvoir respectivement au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire concluent un accord de ce type pour fonder une démarche commune dans l'exercice de l'action politique et dans la conduite des affaires des deux Etats qui sont liés par la géographie, l'histoire, la sociologie et l'économie", s'est félicité M. N'Guessan. Les deux partis ont également convenu d'oeuvrer "activement" au succès de l'Accord de paix de Ouagadougou conclu le 4 mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et le leader de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro, sous l'égide du président Blaise Compaoré du Burkina. Dans le texte, les deux partis ont indiqué que la crise politico-militaire déclenchée en Côte d'Ivoire en septembre 2002 par les FN qui ont tenté, en vain, de s'emparer du pouvoir en renversant M. Gbabgo avait eu un "impact négatif sur les rapports entre le CDP et le FPI". "Les relations entre nos partis ont été à l'image des relations entre nos deux pays, qui, à un temps donné, avaient été assez difficiles. Mais cette situation relève maintenant du passé et nous avons décidé de regarder vers l'avenir", a déclaré M. Kaboré.


Burkina: Le gouvernement du Burkina Faso n'envisage une baisse du prix de l'essence à la pompe "que si le baril se situe en deçà de 80 dollars" avec un dollar lui-même en dessous de 441 francs CFA

OUAGADOUGOU, 17 sept 2008 - Le gouvernement du Burkina Faso n'envisage une baisse du prix de l'essence à la pompe "que si le baril se situe en deçà de 80 dollars" avec un dollar lui-même en dessous de 441 francs CFA (0,75 euros), a-t-on appris mercredi de source officielle. "En ce moment précis, le cours du baril est en baisse, alors que celui du dollar est en hausse. Une baisse des prix à la pompe ne peut être envisagée que si le baril se situe en deçà de 80 dollars avec un dollar ne dépassant pas le cours actuel de 441 francs CFA", écrit le ministre du Commerce, Mamadou Sanou dans une déclaration datée du 11 septembre et rendue publique mercredi. M. Sanou répondait ainsi aux associations des consommateurs, notamment la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) qui accusent le gouvernement de ne pas respecter "sa parole en faisant bénéficier aux consommateurs, la baisse actuelle" du baril de pétrole sur le marché mondial. Depuis 2001, les prix des hydrocarbures au Burkina variaient mensuellement suivant le coût du baril du pétrole sur le marché international. Mais après plusieurs protestations, les syndicats avaient obtenu le blocage des prix à la pompe depuis juillet 2007. Pays sahélien enclavé et non producteur de pétrole, le Burkina est un des pays les plus pauvres du monde. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a clôturé mardi à 91,15 dollars à la bourse de New York, en baisse de 4,56 dollars par rapport à la clôture de vendredi.


Burkina: Le président de la Commission africaine Jean Ping et le commissaire européen au Développement Louis Michel sont convenus de mettre en place un "observatoire panafricain des médias", à l'issue du forum Médias et Développement

OUAGADOUGOU, 13 sept 2008 - Le président de la Commission africaine Jean Ping et le commissaire européen au Développement Louis Michel sont convenus de mettre en place un "observatoire panafricain des médias", à l'issue du forum Médias et Développement qui s'est clos samedi à Ouagadougou. Cet observatoire, composé de personnalités "éminentes reconnues pour leur indépendance dans leur secteur de compétences", recueillerait les doléances et les demandes de recours et pourrait avoir le statut juridique d'un médiateur, selon la "feuille de route" conjointe pour l'action de la Commission de l'Union africaine et de la Commission européenne. Les deux parties ont également décidé qu'une charte fixant les droits et les devoirs des médias européens et africains serait élaborée, a constaté un journaliste de l'AFP. Le forum, qui a réuni 300 personnes pendant trois jours, a notamment demandé aux Etats européens et africains de créer des instances de régulation "indépendantes", de mettre en place un cadre institutionnel garantissant aux médias leurs droits et devoirs, leur indépendance et leur liberté d'expression. Quant à la presse, il lui a été demandé de lutter contre les stéréotypes et de rendre compte des réalités africaines de manière "objective et équilibrée". Il lui a également été suggéré de ne pas sélectionner ou occulter de "manière partisane" des informations "essentielles", de ne pas altérer le sens des textes et des documents et de s'interdire "toute forme d'exaltation partisane" qui viserait à inciter à la violence.


Burkina: La compagnie aérienne Air Burkina, déficitaire depuis près d'une décennie, espère pouvoir équilibrer ses comptes d'ici 2010


OUAGADOUGOU, 11 sept 2008 - La compagnie aérienne Air Burkina, déficitaire depuis près d'une décennie, espère pouvoir équilibrer ses comptes d'ici 2010, a indiqué jeudi à l'AFP son directeur général Mohamed Ghelala. "Pour le moment nos comptes ne sont pas équilibrés mais au regard de nos chiffres de l'année dernière où nous avons eu une croissance à deux chiffres, nous allons atteindre l'équilibre d'exploitation en 2010 en étoffant notre flotte et commencer à avoir des exercices bénéficiaires", a déclaré M. Ghelala. Passé en 2001 entre les mains du Fonds de développement économique du prince Aga Khan (AKFDE), Air Burkina - dont l'Etat burkinabè détient encore 14% des actions - est structurellement déficitaire depuis sa privatisation. La compagnie a réalisé une perte sèche de 4 milliards de francs CFA en 2007 pour un chiffre d'affaires de 14 milliards de francs CFA. "Notre déficit a été aggravé de 60% par la flambée du pétrole", a justifié M. Ghelala. Selon le directeur général, l'acquisition d'un nouvel appareil, un MD-87, permettra à la compagnie aérienne de desservir, d'ici fin 2008, Pointe Noire (Centrafrique), Libreville, Douala (Cameroun) et Nouakchott "et bientôt le Maghreb". En 2004, la compagnie avait ouvert une ligne sur Paris où elle exploite un A319 avec la compagnie aérienne du Mali, également propriété de l'AKFDE. "Paris nous coûte beaucoup d'argent, mais c'est un acte de développement pour nous et une fierté nationale", a estimé le Burkinabè Mahamadi Sanoh, président du conseil d'administration de la compagnie. En 2007, Air Burkina a transporté 110.000 passagers et espère en compter 130.000 en 2008 et 160.000 en 2010.




Burkina: La liste des 35 ministres du nouveau gouvernement du Burkina Faso, remanié mercredi 03 septembre 2008 par le président Blaise Compaoré, avec six départs et autant d'arrivées

  

     

   - Premier ministre, chef du gouvernement: Tertius Zongo (ancien)

   - Ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération

régionale: Alain Bédouma Yoda (changement de poste)

   - Ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources

halieutiques: Colonel Laurent Sédogo (ancien)

   - Ministre de l'Economie et des Finances: Lucien Marie Noël Bembamba (changement de poste)

   - Ministre de la Justice, Garde des sceaux: Zakalia Koté (ancien)

   - Ministre de la Défense: Yéro Boly (ancien)

   - Ministre de la Santé: Seydou Bouda (changement de poste)

   - Ministre des Transports: Gilbert G. Noël Ouédraogo (ancien)

   - Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation:

Clément Pèngwendé Sawadogo (ancien)

   - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement: Seydou Kaboré (nouveau)

   - Ministre des Mines, des Carrières et de l'Energie : Abdoulaye Abdoulkader Cissé (ancien)

   - Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Porte-Parole du gouvernement: Filippe Sawadogo (ancien)

   - Ministre de la Sécurité: Emile Ouédraogo (nouveau)

   - Ministre de l'Environnement et du Cadre de vie: Salifou Sawadogo (ancien)

   - Ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche

scientifique: Pr. Joseph Paré (ancien)

   - Ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation: Odile Bonkoungou/Balima (ancienne)

   - Ministre du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'Artisanat:

Mamadou Sanou (ancien)

   - Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat: Soungalo Ouattara (changement de poste)

   - Ministre du Travail et de la Sécurité sociale: Jérôme Bougouma (ancien)

   - Ministre chargé de mission auprès du Président du Faso, chargé de l'Analyse et de la Prospective: Pr. Gueda Jacques Ouédraogo (ancien)

   - Ministre de la Jeunesse et de l'Emploi: Pr. Justin Koutaba (ancien)

   - Ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale: Pascaline Tamini/Bihoun (ancienne)

   - Ministre des Ressources animales: Sékou Bâ (ancien)

   - Ministre de la Promotion des Droits humains: Salamata Sawadogo/Tapsoba

(ancienne)

   - Ministre des Postes et des Technologies de l'information et de la

communication: Noël Kaboré (nouveau)

   - Ministre de la Promotion de la Femme: Céline M. Yoda/Konkobo (ancienne)

   - Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme: Vincent T. Dabilougou (ancien)

   - Ministre des Sports et des Loisirs: Colonel Jean Pierre Aldiouma Mori Palm (ancien)

   - Ministre chargé des Relations avec le Parlement: Tibo dite Cécile Béloum/Ouédraogo (ancienne)

   - Ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget: Marie Thérèse Drabo/Kéïta (nouvelle)

   - Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, chargé de la Coopération régionale: Minata Samaté/Cessouma (ancienne)

   - Ministre délégué auprès du ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, chargé des Collectivités territoriales: Toussaint Abel Coulibaly (nouveau)

   - Ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, chargé de l'Agriculture: Abdoulaye Combary

(nouveau)

   - Ministre délégué auprès du ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation, chargé de l'Alphabétisation et de l'Education non formelle:

Monsieur Ousséni Tamboura (ancien)

   - Ministre délégué auprès du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle: Maxime Somé (ancien).



Burkina: Des chercheurs allemands et africains ont établi que la saison des pluies commence en Afrique de l'Ouest avec 30 jours de retard par rapport à il y a 40 ans, , au cours d'une conférence sur le changement climatique à Ouagadougou

OUGADOUGOU, 26 août 2008 - Des chercheurs allemands et africains ont établi que la saison des pluies commence en Afrique de l'Ouest avec 30 jours de retard par rapport à il y a 40 ans, selon leurs conclusions présentées à Ouagadougou, au cours d'une conférence sur le changement climatique. "Les scientifiques (...) ont introduit un modèle permettant de prédire le début de la saison des pluies, et ont estimé qu'au niveau régional, la saison des pluies commence trente jours plus tard comparé à la situation d'il y a quarante ans", a expliqué Harald Kunstmann de l'Université de Karlsruhe (Allemagne), membre de l'équipe scientifique. Cette étude était réalisée dans le cadre d'un projet allemand dénommé Glowa (influence du changement climatique sur le cycle hydrologique, 2000-2009), qui couvre les bassins du Oued Drâa au Maroc, du fleuve Ouémé au Bénin et de la Volta au Burkina Faso et au Ghana. Les chercheurs indiquent notamment qu'il faut s'attendre à un réchauffement "considérable" sur toute l'Afrique et à une réduction "remarquable" des précipitations en Afrique subsaharienne et dans les pays situés le long de la Méditerranée jusqu'en 2050. Ils s'exprimaient au cours d'une conférence internationale consacrée (jusqu'au 28 août) au changement global et aux ressources en eau en Afrique de l'Ouest, organisée par le gouvernement allemand en partenariat avec celui du Burkina Faso et du Maroc. Selon le vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le Marocain Abdelkader Allali, ces résultats corroborent ceux du quatrième rapport d'évaluation qui prévoit un climat plus chaud pour l'Afrique, un dessèchement pour l'Afrique de l'Ouest subtropicale et une "tendance incertaine" des précipitations pour l'Afrique de l'Ouest tropicale. "Ces études montrent que l'Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique", a déclaré M. Allali.




Burkina: L'Allemagne et une vingtaine de pays d'Afrique de l'Ouest et du Maghreb tiendront du 25 au 28 août à Ouagadougou une conférence internationale sur les changements climatiques et les ressources en eau en Afrique

OUAGADOUGOU, 21 août 2008 - L'Allemagne et une vingtaine de pays d'Afrique de l'Ouest et du Maghreb tiendront du 25 au 28 août à Ouagadougou une conférence internationale sur les changements climatiques et les ressources en eau en Afrique, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs. Cette conférence est organisée par le gouvernement allemand en partenariat avec celui du Burkina Faso et du Maroc. Outre la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) en Afrique, la conférence débattra du changement climatique et de l'hydrologie en Afrique de l'Ouest. Les participants prendront également connaissance des résultats scientifiques de projets de recherche (Allemagne/Afrique) menés dans les bassins du Oued Drâa au Maroc, du fleuve Ouémé au Bénin et de la Volta au Burkina Faso et au Ghana. Le vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), Abdelkader Allali, le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), Achim Steiner, et celui du Programme hydrologique international (PHI) de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), Siegfried Demuth, participeront à cette rencontre aux côtés de 130 chercheurs, décideurs et représentants de la société civile.



Burkina: Les pays africains producteurs de coton sont "à bout de patience" car la question des subventions des pays riches à cette matière première n'a pas été abordée à l'OMC en quatre jours de négociations

GENEVE, 24 juil 2008 - Les pays africains producteurs de coton sont "à bout de patience" car la question des subventions des pays riches à cette matière première n'a pas été abordée à l'OMC en quatre jours de négociations, a déclaré jeudi soir le ministre du Commerce du Burkina Faso, Mamadou Sanou. Quatre jours après le début d'une réunion à Genève pour tenter de sauver sept ans de négociations du cycle de Doha, la question du coton n'a toujours pas été sérieusement abordée, "donc nous sommes à bout de patience", a dit M. Sanou, coordinateur du groupe "Coton 4", qui rassemble les quatre principaux pays producteurs de coton d'Afrique de l'ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad). "Il faut que la question du coton soit discutée", a-t-il averti. Parce que jusqu'à présent, dans les négociations, "il n'y a que des déclarations d'intention, des déclarations de politique générale". "On n'avance pas de chiffres et nous, nous voulons qu'enfin on parle de chiffres", a-t-il ajouté. Les quatre pays africains se battent depuis 2003 pour que les négociations du cycle de Doha menées par les Etats membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) portent un intérêt particulier à la filière coton. Ils demandent que les Etats industrialisés, notamment les Etats-Unis, suppriment les subventions aux exportations et diminuent les soutiens directs à leurs agriculteurs. Mais les Etats-Unis sont réticents à aborder cette question. Une réunion prévue jeudi matin sur ce sujet à l'OMC a reportée.



Burkina: Plusieurs experts de l'Union africaine et de la Commission européenne ont entamé mercredi à Ouagadougou des consultations sur la mise en oeuvre de la stratégie conjointe esquissée lors du sommet Afrique-UE de décembre 2007 à Lisbonne

OUAGADOUGOU, 19 mars 2008 - Plusieurs experts de l'Union africaine (UA) et de la Commission européenne ont entamé mercredi à Ouagadougou des consultations sur la mise en oeuvre de la stratégie conjointe esquissée lors du sommet Afrique-UE de décembre 2007 à Lisbonne. Environ 200 experts d'Afrique de l'Ouest, du Centre et du Nord ont été réunis pour "affiner" les "approches" des deux institutions sur la mise en oeuvre de ce plan adopté par les chefs d'Etat d'Afrique et d'Europe, a déclaré à la presse le commissaire de l'UA chargé des affaires économiques, Maxwell M. Mkezalamba. Le deuxième sommet UE-Afrique de Lisbonne avait adopté une "stratégie" devant permettre à 27 pays européens et à 53 pays africains d'ouvrir une nouvelle ère d'égal à égal dans leurs relations. Cette stratégie conjointe se décline en huit "partenariats" prioritaires à mettre en oeuvre d'ici le troisième sommet UE-Afrique prévu en 2010 sur le continent africain. Les huit domaines désignés, qui seront évoqués à Ouagadougou, sont "paix et sécurité", "gouvernance démocratique et droits de l'Homme", "commerce et intégration régionale", "Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)", "énergie", "réchauffement climatique", "migration, mobilité et emploi", et "science, société de l'information et espace". Maseru, capitale du Lesotho, abritera les 14 et 15 avril une rencontre régionale similaire pour les pays d'Afrique de l'Est et du Sud, a précisé M. Mkezalamba.


Burkina: Plusieurs syndicats et associations de la société civile du Burkina Faso ont créé mercredi à Ouagadougou une "Coalition nationale contre la vie chère"

OUAGADOUGOU, 12 mars 2008 - Plusieurs syndicats et associations de la société civile du Burkina Faso ont créé mercredi à Ouagadougou une "Coalition nationale contre la vie chère" avant des manifestations samedi contre la hausse des prix de produits de première nécessité, a indiqué un leader syndical. "Nous avons mis en place aujourd'hui la Coalition nationale contre la vie chère", a déclaré à l'AFP Tolé Sagnon, secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), la principale centrale syndicale du Burkina. M. Sagnon a indiqué que les participants ont également adopté une "plate-forme minimale commune" portant notamment sur la lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l'impunité et pour les libertés. Au total, six centrales syndicales, une quinzaine de syndicats autonomes et autant d'associations et de mouvements "divers" de la société civile ont formé la nouvelle coalition, selon ce responsable. Dans une plate-forme détaillée en une quinzaine de points de revendications, la Coalition réclame notamment le relèvement de 25% des salaires et des pensions des travailleurs du secteur public et du privé, la réduction "effective et significative" des prix des produits de consommation courante et leur contrôle, le relèvement des bourses des étudiants, la hausse du prix d'achat du coton, la baisse des prix des intrants agricoles et la construction d'infrastructures scolaires et universitaires "suffisantes". La Coalition réclame aussi l'arrêt des privatisations des sociétés "à caractère stratégique" notamment les hydrocarbures, l'eau, l'électricité, les mines et la géologie. "Si l'Etat reconnaît que certaines sociétés sont à caractère stratégique, il n'y a pas de raison de les privatiser même partiellement. Nous estimons que ces sociétés doivent être retirées de la privatisation", a-t-il ajouté. La Coalition réclame par ailleurs, la réouverture du dossier Norbert Zongo (journaliste assassiné en 1998), "dans le cadre du traitement des crimes économiques et de sang" ainsi que le respect de la liberté de presse et d'expression.


Burkina: Le gouvernement burkinabè a annoncé dimanche la mise en place "dès lundi" d'une baisse des prix de "5 à 15%" des produits de première nécessité, qui avaient fortement augmenté récemment provoquant de violentes manifestations dans le pays

OUAGADOUGOU, 9 mars 2008 - Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé dimanche la mise en place "dès lundi" d'une baisse des prix de "5 à 15%" des produits de première nécessité, qui avaient fortement augmenté récemment provoquant de violentes manifestations dans le pays. "A la suite de concertations avec les grands importateurs, distributeurs, grossistes et quelques détaillants, de nouveaux prix ont non seulement été définis mais ils entreront en vigueur dès demain lundi 10 mars 2008", a déclaré à la presse le ministre du Commerce, Mamadou Sanou. "Chaque commerçant doit afficher ces (nouveaux) prix sur les denrées. Plus que jamais, on va être rigoureux sur le respect de cette disposition sur les prix qui vont faire l'objet de contrôle", a poursuivi M. Sanou. Les prix de produits importés comme le lait, le riz, le sel et des denrées produites localement comme le sucre, l'huile, le savon et les pâtes alimentaires vont être réduits "de 5 à 15%", a-t-il précisé. Leur augmentation avait provoqué de violentes manifestations dans plusieurs villes du Burkina les 20 et 21 février notamment, poussant le gouvernement à suspendre les droits de douane sur des denrées importées pour une durée de trois mois et à renoncer à la taxe sur la valeur ajouté (TVA) sur certains produits locaux pour diminuer les prix. Le 28 février, une opération "ville morte" contre la vie chère a été marquée à Ouagadougou par des affrontements entre des jeunes et la police, entraînant 184 interpellations selon le gouvernement.


Burkina: Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi à Ouagadougou une suspension de trois mois des droits de douane sur des produits de grande consommation afin de résorber la flambée des prix

OUAGADOUGOU, 27 fév 2008 - Le gouvernement burkinabè a annoncé mercredi à Ouagadougou une suspension de trois mois des droits de douane sur des produits de grande consommation afin de résorber la flambée des prix, après des manifestions violentes contre la vie chère la semaine passée. Le gouvernement a décidé pour une durée de trois mois "de prendre des mesures provisoires de suspension des droits de douane sur certains produits de première nécessité dont la hausse folle s'est opérée de manière inacceptable", a déclaré lors d'un point de presse son porte-parole, Filippe Sawadogo, également ministre chargé de la Culture, du tourisme et de la communication. Le riz, le lait (en poudre ou concentré), les pâtes alimentaires et le sel sont concernés par cette mesure annoncée après des manifestations contre le coût de la vie les 20 et 21 février qui ont dégénéré et provoqué des actes de vandalisme à Bobo Dioulasso, Banfora (Ouest) et Ouahigouya (Nord). Deux cents personnes ont été arrêtées à la suite de ces manifestations dont plus d'une centaine seront poursuivies en justice pour "destruction de biens publics et privés", a annoncé mardi le gouvernement burkinabè. "Nous avons choisi ces produits qui ont le plus subi des augmentations au cours des dernières semaines et qui touchent aussi la plus grande population notamment la population la plus fragile, les enfants et les jeunes", a expliqué M. Sawadogo, sans précision sur les valeurs douanières appliquées à ces produits. Il a également annoncé que le gouvernement a entamé des "concertations" avec les fabricants locaux des produits de première nécessité, comme le sucre, les huiles alimentaires et le savon, pour une "baisse drastique" de leurs prix. Le ministre de l'Economie et des finances, Jean Baptiste Compaoré, a évalué à 6 milliards de FCFA (quelque 9,1 millions d'euros), les pertes dues à ces mesures. "C'est un sacrifice que l'Etat fait parce que renoncer à des prélèvements ce n'est pas toujours facile", a-t-il indiqué. Début février, le gouvernement burkinabè s'était étonné des hausses de tarifs sur le marché, affirmant que les prix de certains produits de grande consommation avaient augmenté de 67% en janvier avant d'annoncer sa décision de "mieux surveiller" les prix.


Burkina: Le Japon a octroyé au Burkina Faso deux dons d'un montant global de près de 2,7 milliards de FCFA pour l'aide alimentaire et la lutte contre le paludisme

OUAGADOUGOU, 22 fév 2008 - Le Japon a octroyé au Burkina Faso deux dons d'un montant global de près de 2,7 milliards de FCFA (un peu plus de 4 millions d'euros) pour l'aide alimentaire et la lutte contre le paludisme, a-t-on appris vendredi de source diplomatique japonaise. Le premier don (1,96 milliard de FCFA, soit 2,94 millions d'euros) a été attribué dans le cadre de l'aide alimentaire et doit permettre au Burkina Faso d'acheter du riz, a indiqué l'ambassade du Japon à Abidjan dans un communiqué transmis à l'AFP. La seconde aide financière (720 millions de FCFA, soit 1,08 million d'euros) est destinée à un projet de lutte contre le paludisme et doit servir à acheter des moustiquaires imprégnées d'insecticide, selon le texte. Les accords relatifs à ces deux dons ont été signés vendredi à Ouagadougou.


Burkina: Le gouvernement burkinabè a décidé de "mieux surveiller" les prix des produits de grande consommation, dont certains ont augmenté de 67% "en l'espace d'un mois" en janvier

OUAGADOUGOU, 8 fév 2008 - Le gouvernement burkinabè a décidé de "mieux surveiller" les prix des produits de grande consommation, dont certains ont augmenté de 67% "en l'espace d'un mois" en janvier, indique un communiqué officiel rapporté vendredi par les médias d'Etat. Cette annonce fait suite à une réunion ministérielle tenue jeudi à Ouagadougou sur "la flambée des prix des produits de grande consommation constatée depuis ces derniers jours", selon ce communiqué lu par le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Filippe Sawadogo. "Le gouvernement a constaté des dysfonctionnements et dérèglements sur la structure des prix", et relevé que les hausses ont varié "de 10 à 67% en l'espace d'un mois", en janvier, a-t-on indiqué de même source. Ainsi, le sac de 50 kg de riz initialement vendu à 14.500 FCFA coûte désormais 16.500 FCFA (de 22 à 25 euros), les 100 kg de petit mil sont passés de 9.000 à 12.000 FCFA (14 à 18 euros), et le litre d'essence est passé de 648 à 675 FCFA le litre (de 0,9 à 1,03 euro). Parmi les produits dont les prix ont augmenté, figurent aussi la viande (de 1.500 à 1.750 FCFA le kilo/de 2,3 à 2,7 euros), l'huile (600 à 900 FCFA à le litre/ de 0,9 à 1,4 euro), de même que le pain, le lait, le sel. Le gouvernement s'est étonné de ces hausses de prix, alors que "aucune modification des droits de douane ni de la fiscalité intérieure n'a été opérée" en janvier, selon le communiqué. Le Premier ministre Tertius Zongo, qui a présidé la réunion, a demandé aux ministres concernés "de prendre des mesures énergiques" pour juguler cette flambée. Elles doivent permettre "d'une part (d')opérer une meilleure surveillance des prix, et d'autre part (d')entreprendre des concertations avec tous les acteurs impliqués dans la scène de commercialisation desdits produits en vue du respect par tous des lois et règlements du commerce". Les mesures n'ont pas été précisées, et aucun calendrier n'a été fourni.


Burkina: Les travaux de la première phase de la construction d'un nouvel aéroport international à 35km de Ouagadougou, d'ici 2010, coûteront 115 milliards de FCFA

OUAGADOUGOU, 31 jan 2008 - Le Premier ministre burkinabè a lancé jeudi des travaux d'extension et de réaménagement de l'aéroport international de Ouagadougou, d'un montant de 2,4 milliards de francs CFA et prévus sur un an et demi. Ces travaux sont financés par le Burkina Faso et l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), a déclaré dans un discours le ministre des Transports Gilbert Noël Ouédraogo aux côtés du Premier ministre Tertius Zongo lors d'une cérémonie. "Modernité, convivialité et fonctionnalité seront les traits distinctifs (du) nouveau cadre aéroportuaire" avec pour objectif de porter le nombre de passagers de 300.000 actuellement au triple d'ici à la fin 2009, a indiqué M. Ouédraogo. Les travaux doivent permettre d'augmenter le nombre de guichets d'enregistrement des passagers, qui passeront de cinq à onze. Il est également prévu notamment l'ouverture de salons réservés aux hautes personnalités, une "aérogare spéciale" pour les pèlerins, un parking, un restaurant. Le ministre des Transports a par ailleurs annoncé la construction, d'ici à 2010, d'un nouvel aéroport international à Donsin (35 km au nord de Ouagadougou). Les travaux de la première phase de cet aéroport coûteront 115 milliards de FCFA (175,25 millions d'euros) et seront financés par la Banque mondiale (BM), la Société financière internationale (SFI, membre du groupe de la BM) et d'autres partenaires.


Burkina: L'ivoirien Philippe-Henri Dacoury-Tabley et le béninois Abdoulaye Bio-Tchané ont été respectivement nommé Gouverneur de la BCEAO et Président de la BOAD à l'issu de la Conférence des Chef s d'Etat et de Gouvernement de l'UEMOA

OUAGADOUGOU, 17 jan 2008 - Les chefs d'Etat et de gouvernement ouest-africains ont annoncé jeudi à Ouagadougou la nomination de l'Ivoirien Philippe-Henri Dacoury-Tabley au poste de gouverneur de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO). "La conférence (des chefs d'Etat) a décidé de nommer Philippe-Henri Dacoury-Tabley gouverneur de la BCEAO", l'institut d'émission de l'Union économique et monétaire (Uémoa, 8 pays), a indiqué jeudi soir dans un communiqué l'institution, à l'issue d'un sommet dans la capitale burkinabè. Les chefs d'Etat ont également nommé le Béninois Abdoulaye Bio-Tchané au poste de président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), selon la même source. M. Bio-Tchané est l'actuel directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI) alors que M. Dacoury-Tabley, né en 1948, représente la Côte d'Ivoire au sein de la Banque africaine de développement (BAD). "Il n'y a pas eu de problème particulier, les chefs d'Etat de l'Uémoa ont toujours trouvé des compromis", a déclaré le président burkinabè Blaise Compaoré, également président en exercice de l'Uémoa et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). "Il n'y a pas de doute que la rotation (au poste de gouverneur entre les pays de la zone) se fera (tous les six ans) comme prévu dans les textes", a-t-il assuré. M. Dacoury-Tabley remplacera son compatriote Charles Konan Banny (Côte d'Ivoire), parti en décembre 2005 et qui fut par la suite Premier ministre de Côte d'Ivoire. L'institution, dont le siège est à Dakar, était dirigée depuis par un gouverneur intérimaire, Damo Justin Barro (Burkina Faso), dont la succession donne lieu, en coulisses, à d'intenses tractations. Le candidat ivoirien au poste de gouverneur de la BCEAO était initialement Paul Bohoun Bouabré, ministre du Plan, un proche du chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Mais il ne faisait pas l'unanimité, notamment auprès de la France, qui garantit le franc CFA auprès de l'euro. M. Gbagbo insistait pour que le poste de gouverneur revienne à la Côte d'Ivoire, répondant aux velléités d'autres pays qui proposaient que ce poste stratégique puisse revenir à d'autres. Affaiblie par cinq ans de crise, la Côte d'Ivoire a perdu son rôle de "locomotive" de l'Uémoa, mais elle demeure, et de loin, le poids lourd économique de l'Afrique de l'ouest francophone.


Burkina: Les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA et de la CEDEAO se réuniront en sommet respectivement les 17 et 18 janvier à Ouagadougou

DAKAR, 5 jan 2008 - Les dirigeants de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se réuniront en sommet les 17 et 18 janvier à Ouagadougou, a-t-on appris samedi soir à Dakar de sources officielles. Le sommet de l'Uémoa (8 pays membre) avait initialement été annoncé pour le 13 janvier, et celui de la Cédéao (15 pays) pour le lendemain, 14 janvier. En visite à Dakar, le président de la Commission de l'Uémoa, Soumaïla Cissé, a annoncé que les chefs d'Etat et de gouvernement de son organisation se retrouveront le 17 janvier dans la capitale burkinabè. Il a expliqué être venu à Dakar pour discuter avec M. Wade "de la préparation" de ce sommet, "prévu le 17 janvier", dans une déclaration à la télévision publique sénégalaise à sa sortie d'audience. La nouvelle date a été confirmée par membre du comité d'organisation des deux sommets à Ouagadougou. Les dirigeants de la Cédéao se rencontreront le 18 janvier, a-t-elle précisé. Soumaïla Cissé a par ailleurs indiqué avoir évoqué avec Abdoulaye Wade les accords de partenariat économique (APE), en précisant "partager la vision du chef de l'Etat sénégalais". Le président Wade s'est posé ces dernières semaines en fervent critique des APE, proposés par l'Union européenne (UE) aux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Dans une tribune publiée le 16 novembre dans le quotidien français Le Monde, il estimait que ces accords n'étaient "pas acceptables" et parce qu'ils revenaient à "livrer totalement les marchés africains aux produits européens subventionnés". Les APE devaient remplacer un régime préférentiel commercial accordé par certains Etats européens à des pays ACP et qui a expiré le 31 décembre. Ce délai avait été fixé par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui jugeait le régime préférentiel incompatible avec les règles internationales. La Cédéao a rejeté les APE, réclamé un nouveau délai pour négocier et s'est fixé jusqu'à mi-2009 pour parvenir à des accords bénéficiant aux deux parties. La Côte d'Ivoire et le Ghana, estimant être plus exposés économiquement que les "pays les moins avancés" de la région, ont annoncé la signature d'accords intérimaires avec l'UE. Ce "dossier sensible" sera, avec la question de l'énergie et la bonne gouvernance, parmi les thèmes des discussions du sommet de Ouagadougou, a indiqué le responsable de l'Uémoa. L'Uémoa regroupe : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, ayant tous le franc CFA comme monnaie. La Cédéao est composée des huit pays de l'Uémoa auxquels s'ajoutent : Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone. Le Burkina Faso assure la présidence en exercice des deux organisations ouest-africaines depuis décembre 2006.


 

Vous souhaitez investir en zone franc au Burkina ? Découvrez les opportunités d'affaires dans le commerce international en Afrique.