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L'actualité du Bénin
(d'après l'Agence France Presse)


Bénin: Selon le Ministre des finances béninois, le Bénin atteindra fin 2008 un taux de croissance économique de l'ordre de 7% contre 5,3% en 2007

COTONOU, 16 août 2008 - Le Bénin atteindra fin 2008 un taux de croissance économique de l'ordre de 7% contre 5,3% en 2007, a annoncé samedi à l'AFP le ministre des finances Soulé Lawani. "Les différentes mesures tendant à un assainissement des finances publiques nous ont permis d'arriver à 5,5% de croissance à la date du 30 juin et nous serons à 7% à la fin de l'année. L'an prochain nous irons encore plus loin, grâce à notre politique de maîtrise de nos dépenses", a déclaré M. Lawani. "L'économie béninoise (...) connaît depuis ces trois dernières années une performance caractérisée par une augmentation des recettes. Au titre de l'année 2007, la douane a mobilisé plus de 252 milliards de FCFA (384,14 millions d'euros) pour une prévision de 240 milliards de FCFA (365,85 millions d'euros) et cela malgré les exonérations accordées par le gouvernement sur les produits de grande consommation, conformément à sa politique de lutte contre l'inflation", a-t-il ajouté. Elu président en mars 2006, Boni Yayi, un ancien banquier, avait fait campagne sur le changement, le retour de la croissance économique et la lutte contre la corruption. Il avait alors hérité d'un pays en proie à une crise économique profonde, précisément aggravée par la corruption endémique et la mauvaise gestion des finances publiques. De 6,2% en 2001, le taux de croissance a baissé régulièrement depuis lors pour se situer à 3,4% en 2004 puis à 2,9 en 2005.



Bénin: La Banque Mondiale vient d'allouer une aide de 4,3 millions de dollars au Bénin pour contribuer au projet de gestion communautaire de la biodiversité côtière et marine
COTONOU, 16 juil 2008 - La Banque Mondiale (BM) vient d'allouer une aide de 4,3 millions de dollars au Bénin pour contribuer au projet de gestion communautaire de la biodiversité côtière et marine, a-t-on appris jeudi de source proche de l'institution à Cotonou. Ce don "vise à appuyer les efforts du Bénin dans la réalisation d'un projet qui contribuera à créer des aires de conservation communautaires dans les sites à forte concentration de biodiversité", a déclaré Madani Tall, directeur des opérations à la représentation de la BM à Cotonou.



Bénin: Confronté à une grogne syndicale croissante, le Président béninois Boni Yayi en a appelé au patriotisme économique pour affronter la crise économique provoquée par la flambée des prix pétroliers et alimentaires

COTONOU, 15 juil 2008 - Confronté à une grogne syndicale croissante, le président béninois Boni Yayi en a appelé lundi soir au patriotisme économique pour affronter la crise économique provoquée par la flambée des prix pétroliers et alimentaires. "Nous devons réveiller en nous le sens du patriotisme en voyant tous les efforts du gouvernement pour aider nos populations. Plutôt que de conduire le pays dans l'impasse à travers des marches, nous devons participer au débat pour trouver les voies et moyens de sortir de la crise", a déclaré M. Boni au cours d'un "Forum des forces vives de la nation". Le week-end dernier, trois centrales syndicales ont appelé leurs adhérents à organiser des marches réclamant une hausse substantielle du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG, 27.500 FCFA, 41,9 euros) et ont menacé de paralyser l'administration si des mesures n'étaient pas immédiatement prises. "Cette grave situation m'oblige à convier les forces vives de la nation, les partenaires au développement et les opérateurs économiques afin qu'ensemble, dans la concertation et la réflexion, nous puissions unir nos efforts pour préserver la stabilité macroéconomique indispensable à une dynamique de développement", a plaidé M. Boni. Le président a rappelé les mesures prises par son administration depuis six mois, notamment concernant les importations de produits alimentaires et la promotion des produits locaux. "Nous avons dépensé près de 86 milliards de FCFA (131,09 millions d'euros) en subventions en renonçant dans le même temps à la perception des recettes fiscales auxquelles sont assujettis les produits importés concernés afin de maintenir les prix", a-t-il détaillé. "Cet effort financier exceptionnel représente environ 15% des recettes fiscales en 2008, évaluées à 480 milliards de FCFA (731,7 millions d'euros). (...) ces mesures d'urgence au plan budgétaire méritent d'être appréciées quant à leur efficacité et à leur impact sur notre stabilité", a-t-il poursuivi. Boni Yayi a mis en garde contre une aggravation de la situation: "si ces mesures d'urgence doivent être reconduites dans la durée, elles pourraient porter les germes d'une détérioration inquiétante de l'équilibre macroéconomique de notre pays".



Bénin: La France a accordé au Bénin une aide alimentaire de 300.000 euros pour soutenir les efforts du gouvernement face à la crise des prix des denrées agricoles

COTONOU, 12 juil 2008 (AFP) - La France a accordé au Bénin une aide alimentaire de 300.000 euros pour soutenir les efforts du gouvernement face à la crise des prix des denrées agricoles. Cette aide répond à "une demande du gouvernement et à la situation de hausse des prix des produits alimentaires de grande consommation affectant la population", a déclaré vendredi l'ambassadeur de France, Hervé Besancenot, en signant cette convention d'aide en présence du ministre des finances Soulé Lawani. "Cantines scolaires, hôpitaux, associations oeuvrant en faveur des malades du VIH-sida, orphelinats et communes exposées, vont pouvoir bénéficier d'une aide alimentaire de qualité d'environ 600 tonnes, voire davantage en fonction des conditions d'achat sur le marché local", a-t-il ajouté. Selon la FAO, L'Afrique souffre d'un déficit alimentaire estimé à 36 millions de tonnes de céréales. La crise provoquée par la flambée des prix y touche quelque 135 millions de personnes.



Bénin: La Libye a décidé d'allouer trois milliards de dollars à la banque de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) pour financer des infrastructures telles que routes et ponts dans l'espace de la Cen-Sad

COTONOU, 18 juin 2008 - La Libye a décidé d'allouer trois milliards de dollars à la banque de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), a-t-on appris de source proche de l'organisation à Cotonou où se tient depuis mardi le 10ème sommet de la Cen-Sad. Selon cette source, cet argent sera versé à la Banque sahelo-saharienne d'investissement de commerce (BSIC) et servira à financer des infrastructures telles que routes et ponts dans l'espace de la Cen-Sad. La Cen-Sad est "la plus grande communauté économique en Afrique, avec environ 411 millions d'habitants, soit 48,2% de la population du continent", et un produit intérieur brut (PIB) d'environ 287 milliards de dollars, soit 44% de celui de l'Afrique, selon l'organisation. La Cen-Sad a accueilli mardi trois nouveaux membres, le Kenya, la Mauritanie et Sao Tomé et Principe. Ils viennent rejoindre les 25 pays suivants: Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana et Sierra Leone.



Benin: Le président béninois Boni Yayi a succédé mardi à Cotonou au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la présidence de la Communauté des Etats sahélo-sahariens qui a accueilli trois nouveaux membres

COTONOU, 17 juin 2008 - Le président béninois Boni Yayi a succédé mardi à Cotonou au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la présidence de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad, 25 Etats) qui a accueilli trois nouveaux membres: la Mauritanie, le Kenya et Sao Tomé et Principe, a constaté l'AFP. Le 10e sommet de la Cen-Sad s'est ouvert mardi dans la capitale économique béninoise, en présence de 13 chefs d'Etat. Dans un discours, le colonel Kadhafi a estimé que la Cen-Sad avait vocation à être "la base de l'union" africaine. "Il faut en finir avec les unions régionales (qui) ne nous servent à rien. Il nous faut une force commune, une politique commune, tout mettre en commun. Les communautés régionales sont des échecs à l'exception de la Cen-Sad", a-t-il lancé devant les représentants des 25 pays de la Cen-Sad, dont 14 sont membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao). Les onze autres font partie du Marché Commun de l'Afrique orientale (Comesa), de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de la Ligue des Etats arabes (LEA). M. Kadhafi a parlé concrètement de politique agricole commune et de la création d'une banque propre à l'organisation. "Celui qui veut bénéficier de nos milliards, il n'a qu'a nous rejoindre à la Cen-Sad", a-t-il ajouté. Créée le 4 février 1998 à Tripoli sous l'impulsion du colonel Kadhafi, la Cen-Sad vise à "établir une union économique" et la libre circulation de leurs ressortissants et des capitaux dans les Etats membres. Outre les trois nouveaux membres, la Cen-Sad, dont le siège est à Tripoli, regroupe les pays suivants: Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana et Sierra Leone.



Bénin: Les dirigeants des 25 pays de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) se retrouvent du 12 au 15 juin à Cotonou pour le 10e sommet de l'organisation qui sera dominé par l'intégration africaine et la crise alimentaire mondiale qui menace directement certains des pays membres

COTONOU, 9 juin 2008 - Les dirigeants des 25 pays de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) se retrouvent du 12 au 15 juin à Cotonou pour le 10e sommet de l'organisation qui sera dominé par l'intégration africaine et la crise alimentaire mondiale qui menace directement certains des pays membres. "Ce sommet est celui des grands défis. Il doit nous permettre de prendre des décisions courageuses et de faire face à notre destin", a affirmé à l'AFP Victor Topanou, le secrétaire général du gouvernement béninois. "Il va s'agir de donner un sens réel à nos combats qui visent principalement au bien-être de nos populations, c'est à dire un bonheur équitablement partagé. Tout ceci requiert un contenu assez clair et des directives à notre organisation", a-t-il ajouté. La sécurité alimentaire et l'intégration revêtent d'autant plus d'importance selon lui qu'une grande partie des pays membres de la Cen-Sad sont classés parmi les plus pauvres de la planète. La flambée des cours des denrées alimentaires dans le monde (+ 53% au cours des 4 premiers mois de 2008 par rapport à la même période de 2007) touche de plein fouet les pays les plus pauvres et a provoqué des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie. "Un homme qui a faim n'est pas un homme libre et pour développer nos pays il nous faut des gens sains" qui n'aient pas cette angoisse, poursuit M. Topanou. Début juin à Rome, les Etats membres de l'organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) se sont engagés à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici 2015 malgré la crise alimentaire mondiale et la flambée des prix. Selon un récent document du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) faisant le point sur la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), plus de la moitié des habitants d'Afrique noire vit avec moins d'un dollar par jour. Créée le 4 février 1998 à Tripoli, sous l'impulsion de Mouammar Kadhafi, qui doit participer au sommet de Cotonou, la Cen-Sad vise à "établir une union économique" grâce à "la suppression des entraves" liées à la libre circulation de leurs ressortissants, des capitaux dans ses Etats membres. Lors de leur dernier sommet à Syrte, en Libye, les pays de la Cen-Sad avaient convenu de "passer à une étape avancée" dans la coopération et l'intégration économiques, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, l'agriculture, l'eau, la lutte contre la désertification, les transports et les communications. La Cen-Sad, dont le siège est à Tripoli, regroupe Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana et Sierra Leone. Le sommet de Cotonou devrait également évoquer le processus de paix en Côte d'Ivoire, la crise dans la région soudanaise du Darfour et dans le Delta pétrolier du Niger, dans le sud du Nigeria. En prélude au sommet, d'importants travaux d'assainissement ainsi que la construction de villas devant accueillir les hôtes ont été réalisés à Cotonou et la piste de l'aéroport a été agrandie.



Bénin: La Banque africaine de développement a annoncé mardi avoir accordé au Bénin un prêt de 28,2 millions de dollars pour un projet d'interconnexion électrique avec le Togo et le Ghana voisins

TUNIS, 3 juin 2008 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi avoir accordé au Bénin un prêt de 28,2 millions de dollars pour un projet d'interconnexion électrique avec le Togo et le Ghana voisins. Selon un communiqué publié à Tunis, siège provisoire de la BAD, ce projet consiste à construire via le Togo des lignes de transport d'électricité entre Sakete dans le sud-est du Bénin et Volta, près de Terna dans le sud du Ghana. Outre l'extension des stations de Sakete et de Volta, le projet prévoit la construction d'une nouvelle station dans le centre du Togo. Le projet, dont le coût global est estimé à 115,6 millions de dollars, devrait également augmenter les capacités de transport d'électricité entre le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana, selon la BAD.



Bénin: La proclamation des résultats des élections locales béninoises du 20 avril qui était prévue mardi dernier est reportée sine die

COTONOU, 4 mai 2008 - La proclamation des résultats des élections locales béninoises du 20 avril qui était prévue mardi dernier est reportée sine die, a annoncé à l'AFP le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Pascal Todjinou. "Ce report est principalement lié au non-achèvement du dépouillement des procès-verbaux du scrutin. La mission n'est pas facile il nous faut dépouiller un par un les 36.000 bureaux de vote avant de s'assurer de la fiabilité des données électorales", a-t-il expliqué. "Nous n'avons à ce jour dépouillé que les bulletins de quatre départements administratifs sur les 12 que compte le pays: Littoral, Donga, Plateau et Ouémé". Selon les grandes tendances publiées tout le long de semaine par les quotidiens béninois, les Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE, mouvance présidentielle) arriveraient largement en tête avec plus de 50 communes sur les 77 du pays. La ville de Cotonou resterait aux mains de la Renaissance du Bénin (RB, opposition) de l'ancien président Nicéphore Soglo (1991-1996). Le Parti du renouveau démocratique (PRD) de Adrien Houngbédji conserverait Porto-Novo, la capitale politique, tandis que Parakou, la principale ville du Nord, aurait été enlevée par Rachidi Gbadamassi, un député membre du G13, un groupe de 13 députés dissidents qui ont quitté la mouvance présidentielle. Quelque 4 millions de Béninois devaient élire 1.435 conseillers communaux et municipaux, ainsi que des conseillers de village et de quartier dans les 77 communes du Bénin, pays d'environ 8,5 millions d'habitants. En raison des cafouillages le jour du vote (bureaux ouverts très tard, fermés, impossibilité pour beaucoup d'électeurs de voter, bulletins non conformes), le gouvernement avait ordonné la reprise du scrutin le 1er mai dans plusieurs localités du sud du pays, notamment à Abomey-Calavi, Ouidah, Glazoué et Dogbo.



Bénin: Les résultats des élections locales béninoises du 20 avril seront proclamés mardi, a annoncé dimanche le Président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Pascal Todjinou

COTONOU, 4 mai 2008 (AFP) - Les résultats des élections locales béninoises du 20 avril seront proclamés mardi, a annoncé dimanche à l'AFP le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Pascal Todjinou. "La phase de centralisation ayant pris fin, nous pourrons donner les résultats mardi", a-t-il déclaré. Selon les grandes tendances publiées tout le long de semaine par les quotidiens béninois, les Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE, mouvance présidentielle) arriveraient largement en tête avec plus de 50 communes sur les 77 du pays. Cependant, la ville de Cotonou resterait aux mains de la Renaissance du Bénin (RB, opposition) de l'ancien président Nicéphore Soglo (1991-1996). Le Parti du renouveau démocratique (PRD) de Adrien Houngbédji conserverait Porto-Novo, la capitale politique, tandis que Parakou, la principale ville du nord, aurait été enlevée par Rachidi Gbadamassi, un député membre du "G13", un groupe de 13 députés dissidents qui ont quitté la mouvance présidentielle. Quelque 4 millions de Béninois devaient élire 1.435 conseillers communaux et municipaux, ainsi que des conseillers de village et de quartier dans les 77 communes du Bénin, pays d'environ 8,5 millions d'habitants. En raison des cafouillages le jour du vote (bureaux ouverts très tard quand pas fermés, impossibilité pour beaucoup d'électeurs de voter, bulletins non conformes), le gouvernement avait ordonné la reprise du scrutin jeudi dernier dans plusieurs localités du sud du pays, notamment à Abomey-Calavi, Ouidah, Glazoué et Dogbo.



Bénin: Le gouvernement béninois a ordonné samedi la reprise du scrutin municipal et locale de dimanche 20 avril dans plusieurs localités du sud du pays où les élections n'ont pas pu se tenir à cause d'une mauvaise organisation

COTONOU, 26 avr 2008 - Le gouvernement béninois a ordonné samedi la reprise du scrutin municipal et locale de dimanche 20 avril dans plusieurs localités du sud du pays où les élections n'ont pas pu se tenir à cause d'une mauvaise organisation, a appris l'AFP samedi. "Compte tenu du fait que l'élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de villages ou de quartiers de villes à Abomey-Calavi, Ouidah, Glazoué et Dogbo n'a pas pu se tenir, le gouvernement en ordonne la reprise le 1er mai prochain", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du gouvernement Victor Topanou. Cette mesure "vise à rétablir au plus tôt le jeu démocratique et à faire prévaloir l'égalité, la justice et l'équité en permettant à nos compatriotes concernés d'exercer leur droit de vote", indique un communiqué du gouvernement. Le gouvernement précise que cette reprise partielle "ne fait suite à aucun contentieux électoral". Quelque 4 millions de Béninois devaient élire dimanche dernier 1.435 conseillers communaux et municipaux, ainsi que des conseillers de village et de quartier dans les 77 communes du Bénin, pays d'environ 8,5 millions d'habitants. Mais certains bureaux de vote n'ont pas ouvert, en raison de l'absence de matériel électoral. La plupart ont ouvert avec de gros retards, notamment à Cotonou, Porto-Novo, Ouidah, Abomey et Parakou où les opérations de vote ont été prolongées jusqu'à la nuit. Selon beaucoup d'observateurs, un nombre important de Béninois n'a pas pu voter du fait de ces problèmes d'organisation. Deux jours après les élections, le président de la Commission électorale nationale (Céna), Pascal Todjinou, avait déclaré à l'AFP qu'il ne connaissait "ni le taux de participation, ni la date de proclamation des résultats". Le président Boni Yayi, prenant la mesure du chaos le jour même du scrutin, avait annoncé des "réformes politiques, institutionnelles pour éviter à l'avenir de tels désordres dans l'organisation des élections".



Bénin: La production cotonnière du Bénin était en hausse de 12% pour la campagne 2007-2008, soit 268.054 tonnes alors qu'elle tournait autour de 240.000 tonnes lors de la campagne précédente

COTONOU, 14 avr 2008 - Le ministre béninois de l'Agriculture Roger Dovonou a annoncé lundi que la production cotonnière était en hausse de 12% pour la campagne 2007-2008. La production 2007-2008 est de 268.054 tonnes alors qu'elle tournait autour de 240.000 tonnes lors de la campagne précédente, a-t-il indiqué à l'AFP. "Cet accroissement est principalement le fruit des différentes mesures incitatives prises par le gouvernement en faveur des cotonculteurs", a-t-il poursuivi. "Ces mesures concernent principalement la réduction du prix des intrants coton pour la campagne en cours et le maintien au même niveau que la campagne précédente du prix de cession du coton graine aux égreneurs", a-t-il expliqué. Au début de la campagne en juillet dernier, le gouvernement avait fixé le prix d'achat du coton graine de premier choix à 180 FCFA (0,27 euro) et celui de 2e choix à 130 FCFA (0,2 euro) pour la campagne. Entre autres mesures, l'engrais a été vendu à 235 FCFA/kg (0,35 euro) et l'insecticide à 4.100 FCFA/l (6,17 euros), contre 7.700 F (11,58 euros) l'an dernier. En avril 2006, peu après son élection à la tête du pays, Boni Yayi avait décidé de verser près de 10 milliards de CFA (23 millions d'euros) d'arriérés dus aux producteurs pour les trois dernières années. Les activités d'égrenage au cours d'une campagne d'environ six mois génèrent plus de 3.500 emplois. La mésentente entre les acteurs de la filière sur la répartition des intrants, la surcapacité d'égrenage (585.000 tonnes de capacité) et les aléas climatiques sont les problèmes principaux de ce secteur vital pour l'économie du pays. Longtemps second producteur d'Afrique, le Bénin est désormais derrière le Mali et le Burkina Faso et connaît des difficultés dues, selon les producteurs, au "désordre" de la filière, certains égreneurs privés refusant à la fin des campagnes de payer les producteurs. Cette situation est encore aggravée par les subventions accordées par les pays industrialisés - surtout les Etats Unis et l'Europe - à leurs propres producteurs.



Bénin: L'Angola et le Bénin vont conclure des accords de coopération dans les domaines des hydrocarbures et de la santé publique à l'occasion d'une visite de 24 heures lundi à Luanda du président béninois Boni Yayi

COTONOU, 6 avr 2008 - L'Angola et le Bénin vont conclure des accords de coopération dans les domaines des hydrocarbures et de la santé publique à l'occasion d'une visite de 24 heures lundi à Luanda du président béninois Boni Yayi, a-t-on appris dimanche de source officielle béninoise. Les deux pays signeront un "accord-cadre de coopération portant création d'une commission mixte bénino-angolaise ainsi que des accords de coopération sectoriels dans les domaines de la santé publique et des hydrocarbures", a précisé à l'AFP un conseiller du président béninois, Egard Guidibi.



Bénin: Le gouvernement béninois a décidé de reporter les élections locales du 17 février au 13 avril, en raison de l'installation tardive de la commission électorale

COTONOU, 10 fév 2008 - Le gouvernement béninois a décidé de reporter les élections locales du 17 février au 13 avril, en raison de l'installation tardive de la commission électorale, a-t-on appris dimanche de source officielle. "Ces élections ont été reportées compte tenu du non respect du délai légal de 60 jours pour l'installation de la Commission électorale nationale autonome (Céna) avant le scrutin", indique le communiqué parvenu à l'AFP. Selon la loi électorale, les membres de la Céna doivent être désignés 90 jours au moins avant la date d'un scrutin et entrer en fonction 60 jours au minimum avant l'élection. Or ils n'ont pris leurs fonctions que le 19 janvier. Les députés ont en effet eu du mal à désigner leurs treize représentants au sein de cette commission. Des scissions se sont opérées au sein des groupes parlementaires, chacun voulant avoir le plus grand nombre de représentants. Les membres de la Céna sont désignés par le président de la République (2), l'Assemblée nationale (13), la société civile (1), et un responsable de la Céna (1). Ces élections locales, les deuxièmes du genre depuis l'avènement de la démocratie en 1990, visent à élire 1.435 conseillers communaux et 26.000 conseillers de villages et de quartiers de ville.



Bénin: La France a accordé au Bénin un don de de plus 714,9 millions de francs CFA pour consolider l'Etat de droit par l'amélioration de la sécurité intérieure

COTONOU, 5 fév 2008 - La France a accordé au Bénin un don de 1,09 million d'euros pour consolider l'Etat de droit par l'amélioration de la sécurité intérieure, a annoncé mardi l'ambassade de France à Cotonou. L'accord a été signé lundi après-midi par l'ambassadeur de France au Bénin, Hervé Besancenot, et le ministre béninois des Affaires étrangères, Moussa Okanla. Il "vise à renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité dans la lutte contre la criminalité et les grands trafics", a indiqué l'ambassade dans un communiqué. "Le Projet d'Appui au Renforcement de la Sécurité Intérieure au Bénin (PARSIB) consistera à doter la police, la gendarmerie et les douanes d'une base de données informatisée, commune et évolutive - fichier d'infractions, fiches des véhicules volés, fichier des antécédents judiciaires - qui permettra à ces différents services de partager des renseignements opérationnels et de rendre leur action plus efficace", ajoute le communiqué.







 

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