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Togo: Le député Dama Dramani, de l'Union pour la République, a été élu lundi président de l'Assemblée Nationale du Togo

LOME, 02 sept 2013 - Le député Dama Dramani, de l'Union pour la République (Unir, au pouvoir), a été élu lundi président de l'Assemblée Nationale du Togo par les membres de son parti, les députés de l'opposition ayant boycotté le vote, a constaté un journaliste de l'AFP. L'Unir avait raflé 62 sièges sur les 91 qui composent l'Assemblée Nationale aux élections législatives du 25 juillet. Le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition "Arc-en-ciel", les deux principaux regroupements de l'opposition, avaient obtenu respectivement 19 et six sièges. Seuls les députés du parti au pouvoir ont pris part à l'élection du président de l'Assemblée. Les autres, présents dans l'hémicycle, se sont abstenus. Le CST et la Coalition "Arc-en-ciel" avaient conditionné leur participation au bureau de l'Assemblée par l'obtention des postes de 1er et 2e vice-présidents, proposition rejetée par le parti au pouvoir. M. Dramani dirige donc un bureau de 11 membres composé uniquement des députés de son parti. "Le parti au pouvoir veut nous donner la portion congrue de ce bureau du Parlement, proposition que nous avons rejetée. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas pris part au vote", a expliqué à l'AFP un député du CST, Patrick Lawson. "Nous serons toujours dans l'hémicycle pour débattre des sujets dans l'intérêt de nos populations", a-t-il cependant ajouté. M. Dramani, âgé de 69 ans, succède à Abass Bonfoh qui a dirigé l'Assemblée Nationale de 2002 à 2013. Diplômé de l'Institut International d'Administration Publique (IIAP) de Paris (option Diplomatie), M. Dramani est député depuis 2002. Sous le régime du général Gnassingbé Eyadéma, il a été directeur du Protocole d'Etat à la Présidence de la République pendant 13 ans et deux fois ministre. Organisées à deux ans de la prochaine présidentielle, les législatives ont constitué une nouvelle étape d'un lent cheminement du Togo vers davantage de démocratie, le pays ayant été gouverné d'une main de fer par le président Gnassingbé Eyadéma de 1967 jusqu'à sa mort en 2005. Porté au pouvoir par l'armée, son fils Faure lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis en 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l'opposition. ek/cdc/sd 

Mercredi, 18 Septembre, 2013 - 11:15