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INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS ET PRÉSENCE FRANÇAISE

1 POSITION DE LA CENTRAFRIQUE DANS LES IDE MONDIAUX :

Une destination insignifiante

Les avoirs extérieurs de la Centrafrique en 2003 seraient de 44 M USD (stocks) stables sur les cinq dernières années. 
Les flux globaux vers l'extérieur ne sont pas quantifiés (inférieurs à 1 million USD)
Source : Cnuced

Après une série de coups d'Etat de mai 2001 jusqu'au mois de mars 2003, la Centrafrique continue de souffrir de maux récurrents (sécurité précaire, économie atone, manque de visibilité…), peu propices à l'investissement. 

Dans ces conditions, elle est une destination insignifiante des IDE mondiaux, avec des flux annuels sur les cinq dernières années oscillant dans une fourchette de 1 à 6 millions USD, et 4 millions USD en 2003 (2,8% de la formation brute de capital fixe), selon la Cnuced. 

Les stocks, en très légère progression sur les quinze dernières années, atteignent 119 millions USD en 2003, soit 9,8% du PIB.A l'échelle du continent et dans un contexte de reprise de l'IDE vers l'Afrique, la Centrafrique ne reçoit que 0,03% des flux mondiaux d'IDE réalisés vers cette zone (15 milliards USD en 2003) et 0,07% des stocks (167 milliards USD) d'IDE en Afrique. 

Concernant la répartition sectorielle de l'IDE, l'exploitation et la transformation forestière, le transport fluvial et la privatisation de la société sucrière sous-tendent vraisemblablement les quelques flux de capitaux entrants en 2003

 

2 LES IDE D'ORIGINE FRANÇAISE EN CENTRAFRIQUE :

Pas de reprise de l'investissement en 2003 après le léger désengagement de 2002

La Centrafrique se situe au 177ème rang des pays destinataires des flux d'IDE français en 2003) et au 119ème rang des stocks d'IDE français à l'étranger
Source : Banque de France

La France, de par ses liens historiques, compte traditionnellement parmi les premiers investisseurs en Centrafrique. 

La plupart des entreprises françaises établies en Centrafrique sont des entreprises à forte tradition africaine, qui se sont maintenues en dépit des crises successives et des dégâts matériels subis lors des derniers événements, grâce au soutien de leurs maisons mères.

On citera Total (distribution et dépôts pétroliers), Bolloré (transport fluvial, tabac), CFAO (distribution), Castel (boissons, sucre), Axa, AGF (assurances), Air France, AGS (déménagements internationaux), Bivac (inspection), ainsi que des participations minoritaires au capital d'entreprises locales.

On note par ailleurs la présence d'entreprises créées et dirigées par des ressortissants français (commerce, services, restauration, construction/génie civil...), d'implantation souvent ancienne. 

Celles-ci souffrent en premier lieu de la dégradation continue de l'environnement des affaires et de l'affaiblissement de la demande. 

Elles ont été éprouvées par les événements récents (dégâts matériels, pillage) et sont à présent en nombre très limité.

Flux : très réduits au cours des dernières années, 4 millions EUR en 1999 et 2000, 6 millions EUR en 2001 et en 2002, ils sont négligeables en 2003 (inférieurs à 1 M EUR).

Stocks : répartis pour l'essentiel entre les services aux entreprises (40%), les industries manufacturières (20%), le commerce (10%), les finances (10%) et les autres services (10%), les stocks d'investissement français en Centrafrique sont stables à 10 millions EUR fin 2002.

 

3 LES IDE D'ORIGINE CENTRAFRICAINE EN FRANCE :

Négligeables et limités à quelques investissements immobiliers

La Centrafrique est le 106ème pays investisseur en France, en terme de flux (non quantifiés, inférieurs à 1 million EUR) et 92ème en terme de stocks, estimés à 7millions EUR en 2002 (investis à 90% dans l'immobilier).

 

4 PERSPECTIVES :

L'échéance électorale parait déterminante pour le retour de l'investissement privé

En 2004, l'IDE est resté très marginal et reflète l'attentisme des investisseurs avant l'élection présidentielle prévue pour février 2005.

Le programme de privatisation en cours est très ralenti et prévoit la privatisation ou mise en concession des grands services marchands, eau, électricité, télécommunications, ainsi que de sociétés dans le domaine des oléagineux et les abattoirs.