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INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS ET PRÉSENCE FRANÇAISE

1 POSITION DU CAMEROUN DANS LES IDE MONDIAUX :

Malgré sa politique d'ouverture, le pays reste en marge des grands flux d'IDE mondiaux

L'IDE au Cameroun en 2003:
Flux entrant: 215 M USD
Flux sortant : 3 M USD
Stocks accueillis : 1,7 Md USD
Stocks détenus à l'étranger : 264 M USD
Le Cameroun ne compte en flux comme en stocks, que pour 1% de l'IDE mondial en Afrique
Source : Cnuced

Le Cameroun demeure une destination marginale de l'IDE :

Malgré son ouverture et ses efforts pour encourager l'investissement direct étranger, le Cameroun reste une destination marginale des IDE avec, selon la Cnuced, des flux de 215 M USD en 2003 (13,8% de la formation brute de capital fixe, et des stocks d'IDE mondiaux de 1,7 Md USD en 2003 (13,9% du PIB).

Globalement, ces évolutions correspondent à la mise en œuvre du processus de privatisations qui a donné lieu à des investissements lourds de la part de sociétés étrangères et aux effets de la croissance retrouvée depuis 1994, dans un contexte d'affaires qui reste malgré tout très difficile.

S'agissant de la répartition sectorielle des IDE, on estime que la part du secteur privé pétrolier et parapétrolier est importante.

La construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun a alimenté les IDE en 2001 et 2002 dans ce secteur.

Le Cameroun est pour sa part un investisseur insignifiant :

Le Cameroun est un investisseur insignifiant sur le plan mondial avec des flux compris entre 1 million et 7 millions USD depuis 1997 et 3 millions USD annuels en 2001, 2002 et 2003.

Le montant des stocks d'IDE du Cameroun à l'étranger connaît une progression régulière, passant de 150 millions USD en 1990 à 255 M USD en 2000 et 264 millions USD en 2003.

 

2 PLACE DE LA FRANCE :

Premier investisseur au Cameroun

Le Cameroun recule au 52ème rang mondial (39ème en 2000) des stocks d'IDE français détenus à l'étranger en 2002 et se situe au 28ème rang des pays d'accueil de flux d'IDE sortant de France en 2003
Source : Banque de France


La France est le premier investisseur étranger au Cameroun avec plus de 160 filiales françaises employant quelque 30 000 personnes et plus de 200 entreprises appartenant à des ressortissants français dans tous les secteurs d'activité.

Flux : depuis 1994, année de la dévaluation, les flux d'investissements français (y compris bénéfices réinvestis) vers le Cameroun témoignent d'une très forte volatilité.

Ils s'établissent à 165 M EUR en 2003, hissant le Cameroun du 42ème au 28ème rang des pays bénéficiaires des flux d'investissement français.

Stocks : les stocks d'investissement français au Cameroun, en progression régulière, 284 millions EUR en 1999, 367 millions EUR en 2001 et 417 M EUR en 2002, équivaudraient à 1/3 des stocks d'IDE dans le pays.

Ce montant ne représente toutefois que 0,1% des stocks d'IDE français à l'étranger.

Ils concernent pour l'essentiel les secteurs suivants : services aux entreprises 33%, industries manufacturières (métallurgie, bois, chimie, agroalimentaire) 21%, commerce et réparations 18%, intermédiation financière 17%, extraction pétrole et gaz 5%.

Ces évolutions s'expliquent pour l'essentiel par les investissements réalisés dans le cadre des privatisations.

 

3 PERSPECTIVES :

Liées aux privatisation et subordonnées à l'amélioration de la situation d'ensemble

La poursuite du programme de privatisations sera déterminante de l'IDE au Cameroun dans les prochaines années.

Les privatisations qui pourraient déboucher sur de nouveaux investissements d'une certaine ampleur, concernent cependant des dossiers dont l'évolution est incertaine : transport aérien, coton, plantations, eau.

Il convient également de signaler que l'environnement général des affaires demeure très difficile (corruption, dysfonctionnement juridique et judiciaire, harcèlement fiscal, poids de l'informel, contrebande et fraude, coût des facteurs...) et impropre à encourager l'investissement, des PME en particulier.

Par ailleurs, en raison de l'échec de la 5ème revue FMI/Banque mondiale du programme FRPC et du recul consécutif du point d'achèvement de l'initiative PPTE, il faudra compter une année de plus sans les bénéfices du programme d'allègement de la dette camerounaise, ni les effets induits attendus sur l'investissement.