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IDE : contexte national

 

Investissements étrangers et présence française

> 1. Les investissements étrangers au Togo sur les trois dernières années demeurent d'un niveau acceptable compte tenu d'un contexte économique et politique difficile : Sur l'exercice 1999, deux investissements étrangers majeurs ont été identifiés. Une usine de médicaments, inaugurée en septembre 1999 et financée par la société Tong Mei Pharmaceuticals de République Populaire de Chine, et une usine d'égrenage de coton (SOPIC) créée par le PDG du groupe américain Continental Eagle, leader mondial de la machine d'égrenage.

En 2000, une nouvelle usine d'égrenage a vu le jour dans le nord du pays à l'initiative des promoteurs de la société SOPIC.

En 2001, la société espagnole PII (Participaciones Internacionales Ibericas) crée la SE2M (Société d'Exploitation de la Manutention Maritime) en association avec Bolloré qui dispose de 15% du capital. Cette société bénéficie d'un agrément pour effectuer les opérations de manutention de conteneurs au Port Autonome de Lomé et a investi 6 M €.

En outre, le processus de privatisation se poursuit, une société à capitaux tunisiens (MEDEX PETROLEUM de la Holding BRH basée à Chypre) ayant signé une convention de concession avec l'Etat pour l'Office Togolais des Phosphates. L'investissement prévu en 2002 s'élève à 46 M €.

En 2002, le cimentier scandinave SCANCEM s'allie à son homologue indien WACEM pour créer une usine de clinker à Tabligbo (FORTIUS). Le consortium, dont chacune des parties dispose déjà d'une cimenterie à Lomé (CIMTOGO et WACEM Togo), compte investir 34 M € dans ce projet sur l'exercice en cours. La nouvelle unité, baptisée Fortius, permettra d'approvisioner en matières premières les deux cimentiers et d'exporter le surplus vers les pays voisins, pauvres en calcaire.

Le Port Autonome de Lomé devrait par ailleurs octroyer un agrément à la société nigériane Ecomarine, associée à l'américain Sea Point, pour la réalisation d'une plateforme de transbordement à vocation régionale. L'investissement annoncé est de 114 M €. Toutefois, les modalités de financement n'ont pas été définies à ce jour.

 

 

> 2. La France demeure de loin le premier investisseur au Togo :

La plupart des secteurs sont représentés au sein des filiales françaises : les assurances (UAT-Axa, SICAR-Gras Savoye), l'industrie pétrolière (Total-Elf-Fina), le déménagement (AGS), l'industrie du gaz (Air Liquide au travers de Togogaz), l'automobile (CFAO pour CICA Togo), le transport et l'hôtellerie (Air France, ACCOR). Les entreprises françaises sont également présentes dans l'agro-industrie (NIOTO, filiale de la CFDT, et les Brasseries BB du groupe Castel), et les télécommunications, Alcatel étant présent depuis Octobre 2000.

En 1999, les mouvements de libéralisation ont attiré des opérateurs économiques français au Togo. Ainsi, le Groupe Accor s'est porté acquéreur de l'hôtel Sarakawa (7,62 M € d'investissements). La société Servair (Air France) a profité de la privatisation de la branche restauration de l'Hôtel de la Paix pour créer Lomé Catering (1 M € d'investissement).

A l'automne2000, la Lyonnaise des eaux, alliée au canadien Hydroquébec par le biais de sa filiale ELYO, a remporté l'appel d'offre concernant la privatisation de la Compagnie d'Eau et d'Electricité et créé la société Togo Electricité, distributeur national d'énergie électrique.

La société Gyma cultures (filiale de Gyma Aromates du Groupe Ducros), installée au Togo depuis 1994 et bénéficiant d'un agrément zone franche, a été rachetée le 1er juillet 2001 par la société Daregal, du Groupe Darôme, leader mondial des herbes aromatiques. L'entreprise, rebaptisée Daregal Equatorial, conditionne des herbes aromatiques qu'elle place dans des containers frigorifiques qui sont réexpédiés vers l'Europe. En 2001, le chiffre d'affaires a atteint 2,74 M € pour des exportations de 2600 tonnes de basilic et 500 tonnes d'herbes aromatiques diverses.

En 2002, ACCOR devrait conforter sa position dans le pays en reprenant la concession de l'Hôtel Le Bénin. Le Groupe souhaite en faire une enseigne IBIS et compte investir 2,5 M € pour la rénovation dès que les négociations sur les conditions de la reprise auront abouti.

Dans le secteur bancaire, la BNP Paribas dispose de 53% des actions de la Banque Togolaise pour le Commerce International (BTCI) depuis le dernier trimestre 2001. La BNP revient donc au Togo en parvenant à acquérir la majorité du capital de cette banque d'Etat, dont elle avait abandonné l'assistance technique en 1999 faute d'avancées notables dans la procédure de privatisation.

En marge des filiales d'entreprises françaises, de nombreuses sociétés appartenant à des ressortissants français sont présentes dans la plupart des secteurs d'activité. Nous pouvons citer en particulier SICOME (électricité), DIMEX (électricité, représentant ALSTOM), SOTEC (étanchéité) et bon nombre de restaurants et d'hôtels de catégorie moyenne (Equateur, l'Hibiscus, le Joker, Domino, le Galion, ...).

Au plan des investissements, la poursuite du programme de privatisation devrait représenter des opportunités pour nos entreprises dans les secteurs de l'eau (Régie Nationale des eaux du Togo) et des télécommunications (Togo télécom). Ces privatisations sont prévues sur les années 2002 et 2003.

Depuis 1994, et la dévaluation du Franc CFA, la croissance des ventes françaises sur le marché togolais a été régulière contribuant au renforcement de la position de la France de premier fournisseur du Togo avec près de 20% de part de marché.


Sources : Services Commerciaux de l'Ambassade de France à Lomé