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Dette et ratios financiers

LA DETTE PUBLIQUE GABONAISE
Dette extérieure :
L'encours de la dette extérieure (3.227 millions d'euros au 31/12/01) représente 61% du PIB.

Il se compose pour :  2.715 millions d'euros (84%) de dette bilatérale, dont 68% au titre de rééchelonnements successifs en Club de Paris, 
 470 millions d'euros de dette multilatérale, portée pour 71% par la BAD, 13% par la BIRD, 10% par la Banque Islamique de Développement et 4% par la BEI.  Les créances françaises (1.439 millions d'euros) représentent 44% de la dette extérieure du Gabon et 53% de sa dette bilatérale.
Dette intérieure :
La comptabilité publique chiffre la dette intérieure à 294 millions d'euros à fin 2001, la sous-estimant sans doute largement faute de prise en compte les instances au Trésor et les dettes des entreprises publiques qui reviennent pour certaines de facto à la charge de l'Etat.
Service de la dette - progression des arriérés : 
Le Gabon avait accordé en 2001 une très forte priorité au désendettement extérieur, y consacrant 46% de ses recettes budgétaires. 

Le nouveau gouvernement mis en place en janvier 2002 a affiché une priorité plus forte au désendettement intérieur.

La réduction des recettes budgétaires a entraîné la reconstitution des arriérés extérieurs qui atteignaient 271 millions d'euros en juillet 2002 ; les échéances des crédits dont les retards de règlement peuvent entraîner le blocage du financement de projets en cours de réalisation (prêts AFD non rééchelonnés et BAD) font l'objet d'un traitement privilégié. 

La dette intérieure fait effectivement l'objet d'un traitement plus favorable, puisque les créanciers intérieurs ont bénéficié au cours des sept premiers mois 2002 de 66% des règlements au titre de la dette publique.
Relations avec les bailleurs de fonds : 
Le FED (subventions), la BAD et l'AfD (prêts) sont les bailleurs de fond les plus actifs au Gabon pour le financement de projets de développement. 

La Banque Mondiale, compte tenu du niveau de revenu du pays, n'y a qu'un volume d'affaires réduit. 

Le dernier programme FMI était resté inachevé longtemps après sa date de clôture.
 
Sources : Administration gabonaise et Mission Économique de l'Ambassade de France de Libreville, Octobre 2002.