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CULTURE ET TOURISME AU NIGER

CULTURE ET TOURISME AU NIGER
 
La répartition spatiale de la population, étroitement liée à celle des zones agricoles et des pôles urbains, est particulièrement déséquilibrée : 75% de la population réside dans le Sud agricole (1/4 du territoire national).
La structure est très jeune : en 1994, 50% de la population avaient moins de 15 ans.
Parmi les grandes communautés du Niger, les Haoussa sont les plus nombreux ; ils vivent dans le Sud et à l'Est. Ils pratiquent l'agriculture vivrière et commerciale (coton et arachide), et le commerce à longue distance. Les Djerma et les Songhaï représentent le quart de la population, et vivent de plusieurs cultures (mil, sorgho, arachide et coton.) autour de la vallée du Niger. La population se répartit ensuite entre Peul, Touareg, Kanouri et Toubou arabe et Gourmantché.
Les Haoussa
Les Haoussas sont un peuple du Sahel établi au nord du Nigeria et dans le sud du Niger. D'importantes communautés se trouvent aussi au nord du Bénin, du Ghana et du Cameroun. Quelques petites communautés sont éparpillées à travers l'Afrique de l’Ouest  ainsi que sur la route du pèlerinage de Hajj qui part de l'Afrique de l'ouest en passant par le Tchad et le Soudan. Beaucoup d'Haoussas se sont déplacés vers les grandes villes côtières d'Afrique de l'ouest comme Lagos, Accra et Cotonou ou vers la Libye , partant à la recherche de travail. Cependant, la plupart des Haoussas vivent toujours dans des petits villages où ils pratiquent la culture vivrière et élèvent du bétail. Les fermiers haoussas règlent leur agriculture en fonction des changements saisonniers de pluie et de température. Ils parlent la langue haoussa qui appartient au groupe des langues tchadiques, un sous-groupe de la famille des langues afro-asiatiques.
Ils se montrèrent puissants et unis pour s'engager dans les conquêtes locales, le commerce et le trafic d'esclave.
Agriculteurs et artisans, les haoussas ont développé une civilisation urbaine fondée sur la commercialisation d'un artisanat du cuir, du fer, du tissage et des produits agricoles.
Kano est considéré comme le centre du commerce et de la culture haoussa. En termes de relations culturelles avec les autres peuples d'Afrique de l'ouest, les haoussas sont culturellement et historiquement proches des Peuls, des Songhaïs, des Mandes et des Touaregs ainsi que d'autres groupes afro-asiatiques et nilo sahariens, plus à l'est, au Tchad et au Soudan. Ils reconnaissent la loi de la Charia.
 Au XIIeme Siècle, les haoussas devenaient l'une des plus grandes puissances d'Afrique. L'architecture haoussa est peut-être une des moins connues, mais est l'une des plus belles architectures de l'époque médiévale. Beaucoup de leurs premières mosquées sont lumineuses et colorées et montrent souvent des gravures complexes ou des dessins symboliques élaborés sur les façades. A partir de1500, les haoussas utilisèrent une écriture arabe modifiée, l'ajami, pour écrire leur langue. Les haoussas ont écrit plusieurs histoires dont la plus célèbre est Les chronique de Kano..
En1810, les Peuls, une autre ethnie islamique africaine qui habitait l'ouest de l'Afrique, envahit les états Haoussas. Les similarités culturelles permirent cependant une intégration entre les deux groupes qui se sont harmonieusement mélangés et se démarquent de moins en moins. Les haoussas restent prééminents au Niger et au nord du Nigeria. Leur impact au Nigeria est primordial car l'ensemble Haoussas-Peuls a dirigé la politique du pays depuis son indépendance. Ils restent l'une des civilisations les plus largement et historiquement enracinées à l'Afrique occidentale.
Les Haoussas, comme toutes les ethnies islamisées, couvrent leur corps de vêtements amples. Les femmes portent de grandes robes ; les hommes, de tuniques et des pantalons sous de larges boubous colorés. Une calotte ou un turban complète l'ensemble. Sur certains boubous, richement brodés par les hommes, les motifs couvrent le flanc gauche et remontent autour de l'encolure. Ces motifs représentent : les « huit couteaux » qui, selon la tradition, protègent du mauvais œil ; la spirale « tambour du roi » et les entrelacs, un dessin omniprésent que l'on retrouve jusque sur les murs extérieurs des maisons. La broderie de ces motifs se perd dans l'ampleur des plis du somptueux vêtement.
Les haoussas ont une culture antique qui s'est étendue sur une grande aire géographique et qui a été longtemps liée aux arabes et à d'autres peuples islamisés d'Afrique de l'ouest comme les mandés, les peuls et même les wolofs de Sénégambie grâce au commerce, fait sur de longues distances. L'islam est présent chez les haoussas depuis le XIVe siècle mais il était grandement restreint par le pouvoir de l'époque. Les zones rurales ont généralement conservé leurs croyances animistes ; ainsi les chefs urbains se sont appuyés sur les deux types de croyances (islamiques et animistes) pour légitimer leur pouvoir. Les disciples musulmans du début du XIXe siècle désapprouvèrent la religion hybride pratiquée dans les cours royales et le désir de réforme a été le motif principal de la formation du califat de Sokoto. C'est suite à la création de cet état que l'islam s'est fermement ancré dans les zones rurales.
Maguzawa, la religion animiste, était pratiquée de manière importante avant l'arrivée de l'islam. Dans les régions les plus reculées, cette pratique est restée intacte, mais en se rapprochant des centres urbains, elle disparaît complètement. Cette pratique inclut des sacrifices animaux à des fins personnelles et ses pratiquants considèrent illégitime l'utilisation de la magie Mmaguzawa pour faire le mal. Ce qu'il en reste dans les zones les plus peuplées est un culte appelé Bori qui conserve les éléments animistes et magiques de l'ancienne religion. La classification Bori de la réalité contient une quantité innombrable d'esprits dont beaucoup ont un nom et possèdent des pouvoirs définis. Alors que les Malamais condamnent les rites, cérémonies et croyances Boris, la population haoussa musulmane vit en paix avec les boris. De nombreux Boris se qualifient eux-mêmes de musulmans, et beaucoup de musulmans rejettent l'orthodoxie totale et s'autorisent d'utiliser la magie Bori qu'ils pensent bonne pour éloigner le mauvais esprit de leurs maisons. L'islam et le bori sont en fait complémentaires dans les communautés haoussas, car la secte islamique Oadirriya comporte des éléments d'animisme comme les esprits appelés jinns et certains charmes (malamais) utilisés sont considérés comme des éléments magiques. Comme on peut le conjecturer, cet islam ne suit pas strictement les écritures coraniques, ce n'est donc pas une orthopraxie. Au lieu de la loi islamique, la loi haoussa s'inspire d'une pratique islamique appelée ijma, ce qui signifie consensus. Lorsqu'une communauté s'accorde sur un certain culte envers Dieu ou sur la nature de dieu, cela fait généralement loi. Certaines croyances vont même à l'encontre des dogmes coraniques, comme les miracles attribués à Mahomet ainsi que la croyances en des saints. Les pratiques coraniques qui ont persisté chez les haoussas sont le hajj et les cinq prières quotidiennes en direction dela Mecque. Il existe d'autres rituels non coraniques mais liés à l'islam, comme le port du turban et de la djelleba. Durant les fêtes musulmanes comme la nouvelle année ou le Mawlid , les gens s'offrent des présents.
Les Zarma (Djerma –Songhaï)
Ces deux peuples sont généralement considérés comme un seul et même peuple. Mais leur histoire n'a pas toujours suivi le même cheminement. Ils occupent la partie ouest du pays.
Les Zarma seraient venus du Macina et de l'Egypte. Leur terre d'accueil est le Zarmanganda. Ils adoptèrent la langue des Songhaï, puis redescendre plus au sud à la recherche de terres fertiles. C'est ainsi qu'ils constituent aujourd'hui la forte majorité des régions de Niamey,  et Dosso. Ils constituent de même des groupements importants dans les départements de Filingué de Tillabéry et de Gaya, d'où ils débordent même sur le nord du bénin.
 
Les Zarma (ou Djerma) regroupent une série de sociétés. Le vocable Zarma, utilisé par les gens de l'extérieur, est repris par ces sociétés qui se définissent en priorité par leur appartenance à une communauté locale (Kalle, Sabiri, Golle, Waazi, Gube, Mawri, etc.), leur identité Zarma se fondant sur l'usage d'une langue commune. Dans la classification des langues africaines, la langue Zarma, du groupe Songhaï, est classée dans la famille de langues Nilo Saharienne.
 
Le pays Zarma, situé sur la rive gauche du fleuve Niger, dans les vallées de ses affluents fossiles du Dallol Bosso et du Dallol Maori, s'inscrit entièrement dans un climat de type sahélien. Entourés d'éleveurs, les Zarma sont en majorité agriculteurs et consomment la plus grande partie de leurs productions de mil et de sorgho. Les grandes différenciations sociales sont traversées par une dichotomie radicale entre nobles et captifs, guerriers et paysans, chefs et sujets. Ces catégories s'opposent et se complètent dans tous les secteurs de l'existence (comportements, valeurs et attitudes, structures sociales).
Essentiellement pêcheur et piroguiers, les Songhaï vivent le long du fleuve Niger. Ils ont un passé prestigieux avec de nombreux empereurs qui ont contribués à écrire les plus belles pages de l'histoire africaine.
L'origine des Songhaï, comme le nom lui-même, suscite de nombreuses interrogations. Vivant au bord du fleuve, ils pratiquent la culture du riz d'origine locale par irrigation, en association avec l'élevage et la pêche. Islamisés de longue date, ils restent très imprégnés des croyances traditionnelles comme la divination et les cultes de possession. La filiation est patrilinéaire et le village est l'unité sociale et politique, sous la direction du patriarche (bankoïni). Les Songhaï parlent une langue Nilo Saharienne, le Songhaï, appartenant à la même famille que le Kanouri.
Si le nom des Songhaï apparaît pour la première fois à la fin du XVème siècle dans un texte d'Al-Magili, l'existence de proto-Songhaï, évoquée dans les traditions orales, remonterait au VIIème siècle avec la première dynastie des Dia. Les Songhaï se seraient constitués dans le Dendi (région de Dosso) en amalgamant des éléments Mandé, voltaïques (Kurumba et Gourmantché), des pêcheurs Do puis Sorko, des chasseurs Gaw, et, plus tard, des éléments sahariens (Touareg et Maures).


Grand guerriers à l'époque précoloniale, les Songhaï et les Zarma sont aujourd'hui essentiellement agriculteurs. Ils s'adaptent facilement aux nouvelles techniques agricoles et pratiquent un petit élevage, comme l'élevage de chevaux. . Leur civilisation est marquée par un islamisme tolérant qui a su respecter certaines pratiques animistes rattachées à un fond très ancien de spiritualité inspirée des cultes de la terre et des ancêtres.
Les Touaregs
L’origine de ce nom est inconnue. Certains pensent qu’il provient d’un mot arabe qui signifie « abandonnés », d’autres qu’il dérive du nom d’une région libyenne appelée encore à ce jour Targa (« rigole » ou « vallée »). C’est la région de Oubari, dans le Fezzan. La dénomination d’origine Aw-Targa (fils de Targa) en berbère atargi, à l’origine du nom pour certains, tandis que d’autres retiennent que depuis le milieu du XIXe siècle, les chroniqueurs médiévaux arabes les appelaient tawwareq. À l’époque coloniale, les Français ont utilisé et popularisé le mot Touareg comme le pluriel de Targui en français.
Les Touareg préfèrent d’ailleurs se désigner eux-mêmes par Imajaghan ou Imuhagh (noble et libre) ou par Kel Tamajaq (les gens de Tamajaq). Tamahaq, Tamajaq et Tamachaq sont toutes les trois des déformations de Tamazight dues à une altération par les accents du sud.
L’origine exacte des Touareg reste inconnue ; ils sont vraisemblablement descendants des tribus zénète et Lemta de la confédération berbère Sanhadja. Il est certain qu’ils sont de culture berbère, l’usage du même alphabet, le tifinagh, et de la même base linguistique le tamasheq sont là pour l’attester.
La société touareg était très hiérarchisée, on peut rapidement classer les individus dans les catégories suivantes :
  • Imajaghan : tribus nobles, essentiellement guerrières ;
  • Ineslemen : tribus maraboutiques (au singulier ineslem signifie « musulman »), nobles aussi;
  • Imrad : tribus vassales ;
  • Inaden : forgerons (en fait les artisans) noirs, nobles ;
  • Irawellan : anciens captifs touareg ;
  • Iklan : esclaves noirs (au singulier akli signifie « noir ») ;
  • Bellas : esclaves libérés de langue Songhaï ;
  • Bouzou : esclaves libérés de langue haoussa.
Les Touareg sont monogames, même si sous l’influence de l’Islam quelques individus prennent plusieurs femmes.
Les Touareg portent traditionnellement une sorte de long vêtement souvent nommé boubou (en étoffe de coton nommé « Bazin ») et un chèche, appelé aussi taguelmoust (tagelmust en berbère) ou encore « turban ». Le chèche est une sorte de turban d’environ quatre à cinq mètres de long qui s’enroule sur la tête pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, du sable, du froid.
Traditionnellement, l’homme ne quitte jamais son turban. Il peut être de différentes couleurs, telles que rouge, jaune, vert, mais deux couleurs ont une signification spéciale. Le blanc est porté pour montrer un signe de respect, un jour particulier. Le chèche indigo est fait à partir de lin, souvent avec un tissage complexe. Il est porté les jours de fête (et les jours de froid car il est plus chaud que le chèche en coton). Sa teinture tend à déteindre sur la peau, donnant au targui le surnom d’« homme bleu ».
 
Les Peuls
Le peuple Peul (ou Foulbé, Foulan, Foulani), population Africaine disséminée sur une aire immense, en groupements plus ou moins importants, de l'océan Atlantique au Tchad, du Cameroun à la République centrafricaine.
Les Peul sont soit des éleveurs nomades qui se livrent exclusivement à l'élevage, soient des semi-nomades et des sédentaires, le plus souvent agropastoraux.
Les groupes sont toujours dispersés et vivent au contact de populations qui leur sont étrangères par la langue, par les traditions, par l'histoire et par l'économie. Ils occupent un immense espace est-ouest, au sud du Sahara, s'aventurant depuis quelques années en zone tropicale humide (Côte d'Ivoire, République centrafricaine). Cette dispersion a favorisé l'éclosion de sous cultures, dépendantes des histoires locales et souvent isolées les unes des autres.
La langue (Fulfulde), la religion (l'islam), l'élevage du zébu, font partie de l'héritage des Peul, mais chacun de ces critères — ou même les trois réunis — ne permet pas de définir leur identité. Par contre, les Peul se reconnaissent par un code accepté par tous et qui constitue le lien qui les unit lorsqu'ils sont dispersés et qu'ils se trouvent aux côtés de sociétés différentes, paysans Bambara ou Haoussa, éleveurs Maures, Touareg ou Toubou.
Ce code, le Pulaaku, décrit le comportement attendu du Peul, et il lui est enseigné par sa famille dès son enfance. C'est une coutume qui exige, avant tout, la réserve, la retenue et la maîtrise de soi. Ce comportement codifié permet aux Peul de se distinguer de leurs voisins non Peul. Cette réserve s'accompagne de qualités de sobriété, de courage et d'intelligence. C'est tout à la fois un ensemble de qualités héritées et un rôle que le Peul joue devant les autres.
L'image attachée au Peul est celui d'un pasteur, incapable de s'adonner aux travaux des champs. On distingue souvent les WoDaaBe (Niger) et les Mbororo (Cameroun), pasteurs nomades dont l'élevage constitue l'activité essentielle, des Foulbé, également éleveurs, mais surtout agropastoraux, dont l'économie plus souple évolue au gré de phases sèches ou humides : ces Foulbé ont la capacité de s'investir dans l'élevage, dans l'agriculture ou dans le commerce et de favoriser l'une ou l'autre de ces activités en fonction des circonstances (crises climatiques, politiques ou économiques).
Fêtes Traditionnelles
De par sa diversité ethnique et culturelle, du fait d'un passé historique riche, le Niger propose de nombreuses fêtes traditionnelles liées aux coutumes et traditions de ses populations.
L’Ouest du Niger
Le Gossi : Fête des Sonianké (Région  de Tillabery)
Les Soniankés constituent un sous groupe songhaï que l'on retrouve dans les îles touristiques de Boubon, Doulsou, Tomaré, Firgoun et dans les localités de Karma et Wanzarbé et qui se distinguent par une danse de possession spécifique.
Héritiers en lignage matrilinéaire de la reine Kassaï, Mère de l'Empereur Songhaï Askia Mohamed Touré, ils réagissent à l'évocation de cette ancêtre – là au rythme singulier du tamtam (dondon) et font ressortir de leurs entrailles une chaîne dorée qui est le symbole de la force du lait et de la pureté de l'ascendance.
Le Centre-Est
Guidan Tchoukou (Département de Diffa)
Un festival de pêcheurs est organisé chaque année à Guidan Tchoukou situé à 20 km au Nord – Est de Diffa.
Massalata Département (de Tahoua)
C’est un village dans lequel se tient chaque année la fête animiste organisée par les Aznas.
 Les Holley du Pays Zarma-Songhaï (Département de Dosso)
Le pays Zarma – Songhaï est resté pétri de croyances mythiques mêlées aux récits historiques véhiculés de générations en générations qui en ont fait des épopées encore vivaces tout au long de la vallée du Niger de Gaya (frontière du Bénin) à la boucle du fleuve au Mali. On y retrouve les mythes des divinités maîtresses des eaux et des terres (Djins), celui des ancêtres divinisés et des divinités monitrices de la nature (Holleys).
Au nombre de cent cinquante (150), ils reçurent forme humaine mais restent invisibles et peuvent s'incarner dans les corps des danseurs de possession, individus ordinaires qui prêtent leurs corps aux génies lors de rituels spécifiques qui ont lieu à des moments précis et dans des buts déterminés. Ils sont accompagnés par des griots, maîtres de la parole qui adressent des poésies chantées aux génies au rythme des tambours.
 
Le Nord Niger
La cure salée (Département d’Agadez)
Tradition liée aux éleveurs touaregs, arabes et peulhs Bororos, cette fête saisonnière se déroule tous les ans à la mi – septembre et regroupe à In – Gall, à 50 Kms d'Agadez, animaux, hommes et campements entiers qui depuis le mois de juillet entament leur lente migration vers les terres patronnées et les nouveaux pâturages des prairies de l'Aïr riches en protéines et en apports minéraux.
C'est également l'occasion de rencontres entre campements nomades et de réjouissances diverses entre elles (tendé touareg, danses et chants bororos, courses d'animaux, veillées poétiques et galantes, etc.). Les services de santé, d'élevage et de l'état – civil mettent à profit ce regroupement annuel pour prémunir les hommes et leurs bétails, établir des actes d'état – civil et procéder à une série de sensibilisations diverses.
Festival de l’Aïr (Département d’Agadez)
C’est un rendez-vous très populaire des communautés touaregs, qui se rassemblent à Iferouāne du 27 au 29 décembre de chaque année.
Au programme : de nombreuses compétitions, des chants touaregs, des lectures de poésies, l’élection de Miss Aïr, des concours de danse et de costumes traditionnels.
Patrimoine historique et culturel
Carrefour des cultures de l’Afrique noire et du Nord, le Niger dispose des valeurs culturelles et naturelles très riches et variées telles que : les ensembles bâtis, les sites historiques et archéologiques, les sites naturels et les fêtes traditionnelles.
Le Centre Est
Cramoule (Région de Diffa)
Site ancien de la capitale de l’empire du Bornou.
Le Palais du Chef de Province de Dosso (Département de Dosso)
Découvrez le Palais du Chef de Province de Dosso qui dispose d’un arbre généalogique retraçant l’histoire des différents chefs qui se sont succédé à la tête de la province, les palais des chefs traditionnels cantonaux.
La tombe de l reine de Tahoua de Gobir (Région  de Maradi)
Elle se trouve à Kougon à l’ouest du village d’Akékoua à 5 km.
Tombes de Chamoine et de Voulet (Région de Maradi)
Leurs corps reposent au pied d’un grand Gao situé au sud du village de Maijirgui.
Fort Tanimoune (Région de Zinder)
Au centre le quartier administratif avec le fort Tanimoune qui porta longtemps le nom du capitaine Cazemajou, se dresse sur un chaos de roc énorme en forme de boucles.
Birni (Région de Zinder)
Au sud – ouest, le vieux quartier de Birni (ville fortifiée) qu’entourait l’enceinte élevée par le sultan Tanimoune dont subsiste une porte monumentale, a gardé le charme de ses ruelles tortueuses aux maisons en banco de style Haoussa à relief ou à décor peint.
Zongo (Département de Zinder)
Au nord, le quartier Zongo est un ancien campement de caravanes où les Touaregs transitaient pour aller vendre du sel des oasis vers le Nigeria.
La montagne des jeunes mariés (Département de Zinder)
Elle est située sur la route reliant la ville sainte d’Ilallo au marché de Gaï.
Elle supporte des statuettes rupestres d’une jeune mariée et de la délégation qui l’accompagne composée de jeunes filles, de griottes, de cavaliers et d’un chien.
Des réjouissances populaires y sont organisées chaque année après la récolte sous la direction du chef de canton de Wacha.
Le cimetière sans tombes de Zongon illoh(Département de Zinder)
Zongon Illoh ou Toudoum Hôla est situé à environ 6 km à l’ouest de Droum. C’est un campement Toureg où l’on trouve, à même le sol des ossements humains blanchis.
Ces os reviennent en surface quelques temps après avoir été enfouis à nouveau.
D’où le nom de cimetière sans tombes.
Les puits à chaîne sans fin (Département de Zinder)
Deux puits à chaîne ont été identifiés dans le département de Zinder dont l’un à Guéza et l’autre Dawambai.
Au niveau des puits se trouve une chaîne devant, mais le mystère vient du fait que personne n’arrive à voir le bout de cette chaîne.
Qu’on la tire seul ou en  groupe, la partie retirée du puits y retourne subitement une fois lâchée.
Le Nord Niger
Assode (Département d’Agadez)
L’ancienne capitale de l’Aïr, complètement dépeuplée en 1926 et aujourd’hui en ruine avait pu abriter jusqu’à un millier de maisons et quelques 250 habitants. Des relevés archéologiques ont pu estimer sa création au milieu du 14ème siècle.
Des légendes tentent d’expliquer les raisons de son anéantissement par une punition divine après un mariage païen fastueux ou par les ravages d’une épidémie et même d'une razzia.
Fachi (Département d’Agadez)
Cette palmeraie aux salines protégées par les remblais, s’étale sur plusieurs kilomètres et symbolise l’idée même que l’on se fait de l’oasis perdue dans les sables. Ses nombreuses sources ont permis de faire passer dans les multiples jardins qui bordent ses maisons, une grande variété des produits maraîchers. On peut se baigner dans son bassin naturel alimenté toute l’année d’une eau claire. Les ruines de la forteresse, vestiges des temps immémoriaux sont intéressantes.
Adrar Bou (Département d’Agadez)
Située à 123 Kms au Nord de la ville d’Iferouāne, c’est le dernier petit massif isolé dans le Ténéré à la pointe Nord – Est de l’Aïr où l’on découvre des traces de présence humaine préhistorique.
Zone d’horizon plat et sans relief, quelques repères tout aussi historiques que mythiques subsistent encore comme la pointe Berliet avec une plaque vestige de l’expédition des camions Berliet dans les années 50; puis l’arbre perdu, un chétif acacia.
Tiguidit-Tawachi (Département d’Agadez)
Situé à trois heures de route environ d’Agadez, la falaise de Tiguidit, au pied d’affleurements rocheux offre des ossements fossilisés de dinosaures tout comme à Tawachi,  site célèbre pour avoir livré de très beaux spécimens de dinosaures, de crocodiles géants, de crustacés et de poissons d’eau douce.
Dabous (Département d’Agadez)
C’est un site rupestre situé à quelques 140 Kms au Nord d’Agadez qui permet de découvrir quelques 300 gravures rupestres, exécutées différemment sur des parois verticales ou des dalles obliques sur un bac de grès faillé.
Sur les rochers sont représentés des animaux domestiques, des animaux sauvages, des figurations humaines.
Lwelen (Département d’Agadez)
Autre site lithique, Iwelen qui signifie « tessons de poteries » en Tamasheq, est une vallée qui présente de nombreuses sépultures dont les plus anciennes datent du néolithique.
Les tombes, en forme de tumulus, âgées de 1500 ans avant J-C sont disséminées dans les collines granitiques couvertes de gravures rupestres.
C’est le seul site découvert avec autant de représentations contemporaines aux sépultures elles mêmes.
Les Ksours de Djado, Djaba et Dabassa (Département d’Agadez)
A 10 Kms de Chirfa, poste militaire et porte d’entrée du massif du Djado, se dresse des ruines de banco en gradins de forteresses appelées Ksours. Le plateau du Djado avec ses falaises roses d’Orida et ses deux villes mortes de Djado et Djaba.
La première, encerclée de palmiers dattiers, lieu de prédilection de cinéastes, (Raymond Despardon pour la Captive du Désert et Bernard Bertolucci pour Un Thé au Sahara) ne voit ses abords s’animer qu’en Août - Septembre pour la récolte des dattes.
Dabassa et Djaba sa jumelle, un mont Saint Michel au ventre ouvert ; offrent des sites grandioses avec un relief alentour qui prend des formes scripturales gigantesques et majestueuses. Les causes de leurs abandons, encore méconnues viennent renforcer le mystère qui s’en dégage.
Musée National (Département de Niamey)
Bâti sur 25 Ha surplombant le Fleuve Niger, ce musée est l’un des mieux agencés d’Afrique.
Exposition permanente, il est doté de collections de préhistoire, d’ethnographie, d’ornithologie, de minéralogie et d’un jardin zoologique. Il fait voisiner instruments de musique, costumes nationaux et habitats traditionnels de l’espace nigérien dans une zone où l’on peut voir des artisans au travail (tisserands, maroquiniers, forgerons, etc.) .
Véritable représentation miniaturisée du Niger avec ses multiples pavillons, il présente également l’une des richesses du pays, l’uranium et des squelettes reconstitués de dinosaures dont le Jobaria Tiguidentessis qui date de plus de 150 Millions d’années ainsi que des relevés de fresques rupestres de l’Aïr et du pays Songhaï avec le célèbre Cavalier de la nécropole de Boura. Le fameux Arbre du Ténéré déraciné il y’a quelques décennies de cela par un camionneur malencontreux y trône aussi sous une paillote aménagée.
Les heures d’ouverture sont : de 9H 00 à 12H 00et de 16H 00 à 18H 30. Le musée National est un véritable Niger en miniature avec ses multiples pavillons et son zoo.
Réserves et parcs naturels
A présent, le système des espaces protégés du Niger comprend six réserves, qui couvrent plus de 6,6% du territoire national.
Le Parc National du W, originairement institué comme "parc de refuge" en 1937, fut classé "réserve faunistique intégrale" en 1953, et ensuite déclaré "parc national" par décret en 1954.
La Réserve Faunistique Intégrale et Forêt Domaniale de Gadabeji, créée en 1955 pour protéger les oryx algazelles (aujourd'hui disparues dans le pays) et les gazelles, est la seule réserve du Niger dans la zone du Sahel et du Sahara.
La Réserve Faunistique Intégrale de Tamou fut instituée en 1962 en tant que zone tampon pour la réserve de "W".
La Réserve de Dosso fut créée dans la même période.
La Réserve Naturelle Nationale Aïr et Ténéré et la Réserve Intégrale de Addax fut instituées en 1988 pour protéger une végétation aride et semi-aride.
Couvrant une superficie de 77.360 km carrés, la Réserve de Aïr et Ténéré est la plus grande en Afrique qui jouit d'une administration active, représentant ainsi la réserve la plus importante de la région du Sahel. La zone considérée comme sanctuaire protégé n'en représente que le sixième. Elle comprend le massif éruptif de l'Aïr, îlot sahélien isolé dans le désert saharien du Ténéré par son climat, sa flore et sa faune. Les réserves possèdent un ensemble exceptionnel de paysages, d'espèces végétales et d'animaux sauvages.
L’Ouest du Niger
Parc du W (Région de Tillabéry )
Il couvre une superficie de 335.000 ha et dispose de 400 km de pistes de vision avec Tapoa comme point de départ des circuits.
La partie nigérienne du Parc W est sans aucun doute la plus riche en animaux des trois pays qui forment ce parc fabuleux. Lions, éléphants, buffles, hippotragues, bubales, damalisques, cobes de Buffon, cobes Défassa, guibs harnaché, ne sont qu’une énumération partielle des animaux que l’on peut y observer. A cela il faut ajouter une avifaune riche et variée (plus de 450 espèces différentes) évoluant principalement le long du fleuve Niger qui offre également des possibilités de récréation sans pareil.
Sites archéologique et historiques
En sillonnant le Parc, on constate, çà et là de nombreux vestiges témoins du passage des communautés anciennes démontrant que le Parc, contrairement à ce qui a été toujours soutenu, fut un carrefour de civilisation aujourd’hui encore perceptible. Les nombreuses traces de sites métallurgiques, les bris de poteries anciennes, les peuplements purs de Baobabs sont autant de sites à intérêts touristiques certains.
Proximités de nombreuses capitales
Le Niger est le seul pays d’Afrique, qui possède un Parc National aussi riche en faune si prés de sa capitale (1H30). D’autre part, les capitales des pays voisins comme Ouagadougou, Cotonou ou Lomé sont suffisamment proches pour que les expatriés et/ou les non nationaux y habitant puissent venir y faire un petit séjour. Si  pour la grande majorité des européens, Afrique rime presque toujours avec faune sauvage vivant en liberté dans son milieu naturel, les nationaux ignorent souvent l’existence toute proche de cette richesse faisant partie de leur patrimoine devant contribuer au rayonnement culturel de toutes les générations.
Infrastructures
Un réseau de pistes important 500 kilomètres de pistes saisonnières, 28 kilomètres de pistes pérennes avec 40 bornes d’intersection et de signalisation.
Quatre miradors et un affût d’observation ainsi que trois sites pique nique.
2 campements touristiques villageois (Karey Kopto et Boumba), Hôtel de la Tapoa et gîte de Niger Car.
Possibilités d’extension de circuits dans le pays et la sous-région
  1. -         Nombreux circuits organisés dans l’Aïr et le Ténéré ;
  2. -         Partie du parc W des deux autres composantes (Bénin et Burkina Faso) ;
  3. -         Parc National de la Pendjabi au Bénin ;
  4. -         Réserve Nationale de Faune d’Arly au Burkina.
En conclusion le Parc W du Niger à tous les atouts nécessaires pour développer de manière considérable et durable l’écotourisme au bénéfice des populations riveraines
 
Les girafes de Kouré (Région de Tillabéry ; Département de Niamey) )
Cette réserve offre la possibilité d'observer les dernières espèces de girafes d'Afrique de l'ouest à Kouré, situé à 60 km à l'Est de Niamey, la capitale.
Des guides agréés vous facilitez la visite du site.
Réserve de Tamou (Département de Niamey)
Cette zone faisant partie des écosystèmes jouxtant le parc w et renferme plusieurs espèces de faune sauvage.
Le Nord Niger
Réserve Naturelle Nationale de l’Aïr et du Ténéré (Région d’Iferouāne ; Département d’Agadez)
Dans le désert du Ténéré et dans l’Aïr, la gazelle d’orcas, agile et de petite taille, est le mammifère le plus courant.
La grande gazelle damma est aujourd’hui protégée tout comme l’oryx (l’antilope la plus rare  du monde), le guépard et l’addax. A cet effet le cœur de la Réserve Nationale de l’Aïr et du Ténéré (RNNAT : 77.306 km²) a été désigné comme sanctuaire de l’Addax, surnommé roi du désert.
Cette Réserve, créée depuis 1988 est interdite aux visiteurs
Coupler le désert sec du Ténéré au désert humide de Tall en passant par le sud dinosaurien de l’Azawak ( Tahoua, Abala ), l’Aïr ( Ingall, Taouché et Gadafawa ) et le site aux nombreuses espèces fauniques rares du Termit ( Zinder ), pour combler votre curiosité.
Plusieurs possibilités vous sont offertes : méharée, raids safari du Termit au Lac Tchad. Bivouaquer en plein Ténéré pour vous donner des inspirations à la belle étoile.
 
Réserve de Gadabeji (Département d’Agadez)
Créée en 1955, cette réserve, d'une superficie de près de 76.000 hectares, forme une unité écologique avec la Réserve Totale de Faune de Tadress, située à quelques kilomètres plus au Nord; ensemble elles font partie d'un couloir à haut potentiel pour la conservation de la biodiversité au Niger, qui va du Parc du W au Sud-ouest du Niger à la Réserve Naturelle Nationale de la Faune de l'Aïr et du Ténéré (RNNAT) au Nord-est.
Située dans une zone de transition climatique entre le Sahel et le Sahara, la Réserve de Faune de Gadabédji représente, en partie, l'écosystème caractéristique et important de la région biogéographique sahélo saharienne.
Cette zone faisant partie des écosystèmes jouxtant le parc w et renferme plusieurs espèces de faune sauvage.
Faune et Flore
Le désert est totalement dépourvu de végétation dans les ergs et le Ténéré, mais des spécimens résiduels de flore méditerranéenne sont présents dans l’Aïr.
La flore sahélienne (petites graminées, acacia) assure difficilement la subsistance des bovins et des chèvres dans le Centre Sud, en particulier durant la saison sèche.
Dans les savanes méridionales, les hautes herbes alternent avec des bosquets de forêts sèches dominées çà et là par de grands arbres comme le baobab, le tamarinier, le fromager et une espèce d’acajou. L’antilope addax, la gazelle et l’autruche étaient autrefois nombreuses dans les régions arides.
Il y a des girafes au sud de Niamey ; dans les parcs protégés au sud de la rive droite du Niger, on trouve des buffles, diverses sortes d’antilopes, des éléphants et des lions. On peut voir des hippopotames dans le fleuve au nord de Niamey et jusqu’à la frontière du Mali. Le bœuf kanouri, doté de grosses cornes qui lui servent de flotteurs, peuple les rives et les îles du lac Tchad.
 
Désert
Le désert du Sahara occupe les 2/3 du territoire du Niger.
Il comprend trois ensembles régionaux :
- à l'ouest, les plaines semi désertiques de l'Azawagh, faiblement peuplées et utilisées à des activités nomades d'élevage; les Touaregs y côtoient les Peuls,
- au centre, sur 400 Kms du nord au sud et 100 à 200 Kms de large, le massif montagneux de l'Aïr au climat plus favorable; les Touaregs y vivent d'activités agricole, d'élevage et de commerce,
- à l'est, le désert du Ténéré et les plateaux du Djado constituent un milieu totalement désertique, la très faible population survit dans les oasis du Kawar et de Fachi de l'extraction du sel, de l'exploitation des palmeraies et des échanges caravaniers avec l'Aïr; c'est le pays des Kanouri et des Toubous.
La Réserve de l’Aïr et du Ténéré présente un ensemble naturel de qualité exceptionnelle sur le plan des paysages, de la végétation et de la faune. Il renferme en outre un nombre important de sites d’intérêt culturel appartenant au passé lointain (paléolithique et néolithique : sites lithiques et sites d’inscriptions rupestres) ou au passé proche (monuments funéraires préislamiques, mosquées anciennes, ruines de cités médiévales).
Sa partie centrale a été classée en réserve naturelle intégrale
Le Ténéré, régulièrement surnommé "Désert des déserts", est une immense étendue essentiellement recouverte de sable, l’une des plus arides du globe, d’environ 600 km d’Est en Ouest et 1500 km du Nord au Sud.
Schématiquement constitué de massifs dunaires sur la partie Sud et extrêmes plat sur la moitié Nord, cet océan siliceux est contenu entre le puissant massif du Hoggar algérien et ses Tassili aux confins Nord-ouest, les plateaux du Manguéni et du Djado au Nord-est, les falaises déchiquetées du Kaouar (ou Kawar) qui abritent un chapelet d’oasis au Levant, et enfin, l’autoritaire et très vieux massif de l'Aïr au Couchant, qui contient des vagues dunaires de 250 à 300 m environ poussées par les vents dominants. Sur l’extrémité Sud, les sables se perdent dans la zone sahélienne du Niger et du Lac Tchad.
Le désert du Tal se trouve à quelques kilomètres de Nguigmi.
Au sud-est du Niger se trouve le massif de Termit, près du désert du Ténéré. Il s’étend sur plusieurs dizaines de km du nord au sud. Les nomades transhument dans cette région qui renferme des vestiges préhistoriques.
Au sud-ouest, on peut admirer le dallol Bosso, large vallée d’une dizaine de kilomètres de large, creusée par une rivière qui descendait des montagnes de l’Aïr pour se jeter dans le fleuve Niger
Le Centre-Est
Désert de Tall (Département de Diffa)
C’est un petit erg, sans doute le plus méridional du Ténéré, fait de dunes blanches et situé à l’extrême Sud – Est du pays, à une vingtaine de Kms à l’Ouest de Nguigmi (1492 Kms de Niamey, la capitale et 600 Kms de Zinder), située aux bords de la partie nigérienne du Lac Tchad.
Cet erg qui offre une autre vision du désert est un îlot dénudé, entouré de steppe à chameaux.
Termit (Département de Zinder)
Compte tenu de la composition unique au monde de sa grande faune (addax, oryx, mouflon, gazelle, dam, drossas, guépard, Autruche, outade) Termit répond particulièrement aux critères d’établissement d’un site du patrimoine mondial (UNESCO / MAB) et mérite d’être classé comme tel.
Le Nord Niger
Le Ténéré (Région d’Iferouāne Département d’Agadez;)
Le désert du Ténéré constitue la force du produit touristique nigérien.
Vaste étendue de sable, avec au Nord de grands regs plats, au Sud une mer de dunes sur des centaines de kilomètres parsemées d’oasis enclavées dans le Sahara : Bilma, Fachi, Dirkou , Djado, etc.
Désert dans le désert comme l’ont surnommé les géographes et les explorateurs, il garde dans ses immenses étendues de sable de multiples vestiges préhistoriques de la période.
En le parcourant, on peut ainsi tomber sur une meule de pierre du quatrième millénaire témoignage du temps où régnait sur ces terres une intense activité agricole.
Au sud de la piste d’Agadez – Bilma subsiste un des plus importants cimetières de dinosaures découverts à ce jour.
Cependant le désert du Ténéré est écologiquement fragile  (paysage, sites, modes de vie des habitants).
Des mesures de protection devront être envisagées, notamment en ce qui concerne les détritus laissés sur les zones de bivouac, le pillage des zones de gisement de vestiges néoplasiques et paléontologiques.
 
Festivals
Festival International de la Mode Africaine (FIMA) (Région de Niamey)
Le fima est né en 1998 dans l'imagination du créateur de mode nigérien Alphadi dans le désert de tiguidit au Niger, il avait pour but de se faire rencontrer les cinq continents en terre africaine et favoriser la construction de passerelles pour permettre l'expression des talents.
Une construction qui se réalise à partir de la culture, de toutes les cultures.
SAFEM : Salon International de l’Artisanat pour la Femme. (
Département  Niamey)
Le Salon International de l'Artisanat pour la Femme (SAFEM) a été initié, afin de promouvoir la consommation interne des produits artisanaux par la femme et pour la femme et doter le Niger, très riche en artisanat, d'un cadre de promotion des produits artisanaux africains mettant l'accent sur la femme.
A ce titre, le SAFEM constitue un concept novateur en ce sens qu'il se focalise non seulement sur la production des femmes artisanes de l'Afrique mais aussi sur les femmes en tant que consommatrices, tout en ciblant spécifiquement les produits artisanaux qui leurs sont destinés.
Quatre éditions ont déjà eu lieu depuis son initiation en 2000. La quatrième édition a connu un succès éclatant tant du point de vue de la participation que du chiffre d'affaires enregistré. Ainsi, le SAFEM représente, de plus en plus, un véritable instrument de promotion des activités économiques des femmes nigériennes et africaines. Il acquiert ainsi une notoriété certaine, aux niveaux national et régional, car il se révèle davantage comme un cadre propice de partenariat et d'échanges entre producteurs et distributeurs de produits artisanaux africains.
C'est justement pour raffermir cette notoriété et consolider les acquis, que les autorités nigériennes ont institutionnalisé le SAFEM afin qu'il devienne une institution autonome pérenne et un instrument performant de promotion des potentialités artisanales, artistiques, culturelles et touristiques.
Promouvoir les produits artisanaux par et pour la femme pour contribuer au développement économique et social et à l'intégration régionale.
• Promouvoir et développer les activités économiques des femmes à travers l'artisanat
• Promouvoir et développer les activités touristiques et culturelles au Niger en général, celles de la " Région phare " en particulier, qui est cette année la Région de Maradi
• Promouvoir et renforcer la qualité des produits artisanaux
• Promouvoir la créativité des femmes
• Promouvoir et intensifier la consommation des produits artisanaux
• Promouvoir le leadership féminin
• Contribuer à la réduction de la pauvreté