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ANALYSE DE LA LOI DES FINANCES 2017

Loi des finances 2017 adoptée.
 
C’est avec 104 voix pour,, 24 contre et aucune  abstention que les députés ont voté hier la loi des finances pour l’exercice 2017. C’était lors d’une séance plénière dans la salle Aoua Kéïta, sous la présidence du chef de l’Institution parlementaire, Issiaka Sidibé. La loi des finances était défendue par le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé qui avait à ses côtés son collègue de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby a rappelé que les recettes prévisionnelles de ce budget sont estimées à 2.013,578 milliards de Fcfa contre 2.270,647 milliards de Fcfa pour les dépenses. Après la présentation du rapport par la Commission Finances de l’Assemblée nationale mercredi dernier, la journée d’hier a été consacrée à la séquence des débats.
Après avoir félicité la Commission des finances du Parlement et le ministère de l’Economie et des Finances, les députés ont adressé une kyrielle de questions à la partie gouvernementale avant le vote proprement dit  du projet de loi des finances. Nombre d’interrogations  des parlementaires ont porté sur le budget alloué aux forces de défense et de sécurité dans un contexte marqué par les attaques asymétriques et la lutte contre le terrorisme. D’aucuns ont jugé que le budget alloué aux FAMA n’est pas conséquent pour faire face aux nombreux défis sécuritaires. Les mêmes questions ont concerné les ressources affectées à des secteurs tout aussi sensibles et importants comme l’éducation, l’agriculture, les infrastructures, la santé, l’éducation, la justice, l’énergie et l’eau, le foncier etc.
Dans ses réponses, le patron de l’hôtel des Finances a apporté des éclaircissements à chaque question soulevée. Selon Dr Boubou Cissé, le budget de 2017 a été arrêté dans le respect des engagements que le Mali a pris au niveau communautaire (UEMOA -CEDEAO),  de même qu’auprès des institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI).  Toujours aux dires du ministre, ce budget est responsable parce qu’il respecte les grands principes macroéconomiques, avec une maîtrise du taux d’inflation au dessous de 1% alors que la norme est de 3% dans l’espace communautaire. Toujours selon le ministre Cissé, ce budget dégage également une situation saine en terme d’endettement et de déficit de l’ordre de 4% du PIB, qui est aussi un indicateur important. «C’est un budget responsable, juste et soutenable qui va stimuler la croissance. Il n’y a pas de risque de dérapage budgétaire, mais ce n’est pas un choix d’austérité. Nous arriverons à financer des projets structurants (énergie, infrastructures etc.) malgré une situation de fragilité sécuritaire et la conjoncture peu favorable », a-t-il affirmé.
En outre, Dr Boubou Cissé estime que ce budget soutient le développement avec l’amélioration des conditions de vie des populations, toutes choses qui cadrent avec les orientations du président de la République et la Déclaration de politique générale du Premier ministre.
Le budget, a précisé le ministre de l’Economie et des Finances, est marqué par la consolidation de la restructuration amorcée depuis le vote du collectif budgétaire et qui soutient les éléments importants pour la création d’emplois. Selon le ministre,  les prélèvements obligatoires n’ont pas augmenté afin de permettre à l’initiative privée de se développer et aller vers le développement.
 
Source: Essor du  16 Décembre 2016