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Les institutions en bref au Burkina faso

LE BURKINA FASO
 
Les institutions en bref

La Constitution de 1991 qui proclame la 4ème République du Burkina Faso en fait un État démocratique, unitaire et laïque.

Le Président est élu au suffrage universel pour un mandat de 7 ans renouvelable une fois. Il est le chef de l'exécutif. Il nomme le Premier ministre qui dirige l'action gouvernementale.

Le Parlement est constitué de deux chambres : l'Assemblée des députés du peuple et la Chambre des représentants.

Leurs députés sont élus au suffrage universel pour un mandat de 5 ans et exercent le pouvoir législatif.

Les représentants sont élus pour 3 ans au suffrage indirect et ont un rôle consultatif comme le Conseil économique et social.

Le pouvoir judiciaire est indépendant et la Cour suprême en est la juridiction supérieure.

Le Conseil supérieur de la magistrature est présidé par le Président de la République.

Chef de l'État : Blaise Compaoré
(au pouvoir depuis 1987, réélu le 1er décembre 1991 puis le 15 novembre 1998).
Premier ministre : M. Ernest Yonly
(nommé le 12 novembre 2000)

Le cadre géographique et humain

Le Burkina Faso occupe une surface de 274.000 km².

Ses frontières naturelles sont délimitées par trois rivières (Volta Noire ou Mouhoun, Volta Rouge ou Nazinon et Volta Blanche ou Naambé); le pays ne dispose d'aucun débouché sur l'océan Atlantique, distant de 500 km.

C'est aussi l'un des Etats les plus peuplés d'Afrique de l'Ouest (11 millions d'habitants). La densité y est donc sensiblement plus élevée qu'ailleurs. La capitale - Ouagadougou - rassemble près de 10 % de la population totale du pays et la deuxième ville du pays - Bobo Dioulasso, située à 350 Km au sud-ouest de la capitale, compte 350 000 habitants.

Une soixantaine d'hetnies cohabitent amicalement au Burkina Faso; les principaux groupes sont les suivants:

Les Mossi forment l'essentiel de la population burkinabé et occupent la plaine centrale autour de Ouagadougou. Ils parlent le Mooré.

Les Peulh composent environ 10 % de la population; c'est un peuple nomade principalement présent au nord du pays.

Les Lobi-Dagari représentent 7 % de la population et sont installés au sud-ouest du Burkina.

Les Bobo représentent également 7% de la population et sont installés à l'ouest du pays.

Les Mandé peuplent le nord et l'ouest du pays et parlent le Dioula.

Les Senoufo sont installés dans la région de Banfora au sud ouest.

On peut également citer les Gourounsi (sud-ouest de Ouagadougou), les Gourmanché (sud-est), les Touareg (au nord) et les Bissa (au sud de Ouagadougou).

Le français est la langue officielle, parlé par 20 % des burkinabé.

Aperçu économique

Le Burkina Faso figure parmi les pays pauvres du continent africain: le revenu brut annuel par habitant ne dépasse guère les 300 dollars.

Le pays ne dispose que de faibles ressources et sa croissance dépend encore fortement de l'agriculture et de l'élevage, des revenus des travailleurs émigrés et de l'aide extérieure (elle représente plus de 80 % du PIB en investissements publics).

Trois facteurs majeurs déterminent le développement économique du pays:
  • le poids des importations qui constituent la principale source des revenus de l'Etat (fiscalité) mais provoquent un déséquilibre de la balance des paiements
  • les aléas climatiques qui affectent autant la stabilité des productions que celle des prix et des recettes d'exportation
  • les contraintes des plans d'ajustement structurels.

Un secteur primaire prédominant

Le secteur agricole au Burkina Faso contribue pour près de 40% au produit intérieur brut (PIB), assure 80% des exportations totales et emploie environ 86% de la population active.

Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 45,5% des 11 millions de burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté, estimé à 72.690 FCFA (110,82 Euros) par adulte et par an.

Le Burkina Faso souffre de contraintes géo-climatiques importantes:
  • aléas pluviométriques et fortes variations saisonnières
  • pauvreté des sols
  • rareté des ressources naturelles.
On considère généralement que 30 % des terres sont cultivables (10 millions d'hectares), mais que seulement un tiers sont exploitées. Quelques 20.000 ha sont irrigables et une faible partie (10 %) est effectivement aménagée pour la riziculture.

L'agriculture - quasi exclusivement extensive - se pratique essentiellement dans les 600.000 exploitations familiales du pays.

Les cultures vivrières (mil et sorgho, maïs, riz) utilisent 90 % des surfaces cultivées, voire plus.

Productions vivrières du Burkina (en milliers de tonnes)
 
 
  94-95 95-96 96-97 97-98 98-99
Mil et sorgho 2070,2 1861 2076,2 1887,3 2227
Maïs 350,3 365,9 293,7 269,3 317,8
Riz Paddy 61 81,1 111,8 98,6 125,2
 

Il existe une production non négligeable de cultures commerciales: coton, haricots verts, arachide, sésame auquel il faut ajouter le karité, produit typiquement burkinabé.

Au total, l'agriculture et l'élevage occupent 90 % de la population burkinabé et contribuent pour près d'un tiers à la formation du produit intérieur brut.

Le 31 décembre 2001, le président burkinabè Blaise Compaoré a annoncé un financement spécial en 2002 au bénéfice du monde rural qui prévoit la création de "guichets de développement rural" dans les villages, les départements et les provinces du pays.

Ces guichets, gérés par les communautés de bases, ont pour but d'injecter en cinq ans 34 milliards de FCFA (51,83 millions d'euros) pour bouleverser les conditions de production et les méthodes d'intervention en campagne.

L'objectif est de transformer une économie rurale de subsistance en une économie davantage connectée au marché.

Les cultures maraîchères

Faute de documents statistiques disponibles, il est difficile de mesurer avec précision l'évolution des cultures de fruits et légumes au Burkina depuis le début des années 80, début de leur réel développement.

Il est toutefois indéniable que l'exploitation de certains produits est en forte augmentation: haricots verts tout d'abord, mais aussi tomates, oignons, fraises, épinards, mangues...

La tomate demeure la première production maraîchère mais son développement se heurte à des contraintes de conditionnement, de stockage et de transport.

Seuls le haricot vert et la mangue sont exportés vers l'Union européenne.

Le maraîchage est pratiqué dans de grands périmètres mais aussi dans de petits potagers individuels.

Leur exploitation génère des revenus additionnels aux agriculteurs et ont des effets positifs sur la balance commerciale.

C'est pour ces deux raisons que la filière fruits et légumes bénéficie de l'attention et du concours des bailleurs de fonds.

La patrie des hommes intègres

Au milieu de l'année 1984, la Haute-Volta a pris le nom de République démocratique et populaire du Burkina Faso.

En langue "moré", Burkina signifie "honneur, dignité, respect, honnêteté". Faso signifie "Terre de nos ancêtres". Burkina Faso veut donc dire "patrie des hommes intègres".

La devise du pays est "La patrie ou la mort, nous vaincrons".

Les transports

Comme dans tout les pays enclavés, les transports jouent un rôle essentiel dans le développement économique du Burkina.

En février 1992, les autorités ont initié un programme d'ajustement sectoriel (PASEC-Transport) d'une durée de 5 ans dont les effets se ressentent aujourd'hui.

Ce programme portait sur
  • l'entretien et la réhabilitation des infrastructures existantes
  • la recherche d'investissements rentables dans le secteur
  • l'assainissement des entreprises du secteur
  • la modernisation des structures de gestion
  • la promotion du secteur privé en lui donnant accès à des travaux jusqu'alors réservés à l'administration.
Pendant toute cette période (et le mouvement se poursuit encore), le réseau routier s'est considérablement étendu (13 000 km dont 1 833km bitumés) et s'est très sensiblement amélioré.

Le Burkina Faso et l'Union Européenne ont signé le 31 janvier 2000 une convention de financement d'un montant de 41 millions d'euros (26,9 milliards de F CFA) permettant l'entretien et l'aménagement d'environ 1.000 km de routes.

Le réseau ferroviaire se résume à la voie Kaya / Ouagadougou / Bobo-Dioulasso / Abidjan.

Longue de 1156 km, elle traverse le Burkina sur 518 km. Un prolongement vers Tambao est prévu.

Cette ligne est vitale pour l'économie Burkinabé.

Les gouvernements ivoirien et burkinabé en ont confié la gestion à la société privée SITARAIL (SAGA, SCAC, DELMAS-VIELJEUX, SOFRERAIL et TRANSURB).

Le Burkina et la Côte d'Ivoire ont mis en place en novembre 2001 un fonds d'investissement ferroviaire afin de restructurer les infrastructures et d'accélérer la vitesse du train. Ce fonds alimenté chaque année à hauteur de près de deux milliards de FCFA (3,05 millions d'euros) sera géré par un comité de sept membres dont deux par pays et le reste à la Sitarail.

Aujourd'hui le train voyageur met 32 heures en moyenne d'Abidjan à Ouagadougou. Le volume de marchandises transporté est passé en cinq ans de 250.000 tonnes à un million de tonnes tandis que le trafic voyageur diminuait de moitié.

En matière de transports aériens, le Burkina Faso et les Etats-Unis ont signé un accord "Ciel ouvert" (février 2000) établissant de nouvelles relations dans le domaine des transports aériens entre les deux pays.

Cet accord important autorisera les navigations aériennes des deux pays à desservir immédiatement n'importe quelle destination entre le Burkina et les Etats-Unis, soit en leur propre nom ou en coopération avec une autre compagnie.

Cet accord, le premier de ce type signé entre les Etats Unis et un pays ouest-africain, supprimera également les restrictions sur le transport aérien civil international des passagers et des marchandises.

Seuls deux aéroports en Afrique de l'Ouest, ceux de Dakar et d'Accra, avaient jusqu'ici été homologués par l'administration fédérale américaine de l'aéronautique (FAA) pour effectuer des vols directs à destination ou en provenance de New-York.
 

 
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