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La Tunisie, "pays qui fait peur aux djihadistes" selon la presse

Vendredi, 20 Mars, 2015 - 07:37
© 2015 AFP
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Des roses déposées sur une tache de sang au lendemain de l'attaque du musée d Bardo, le 19 mars 2015 à Tunis | AFP | Fadel Senna

Après l'attentat mercredi du musée Bardo à Tunis qui a coûté la vie à vingt touristes dont deux Français, et un Tunisien, la presse rappelle vendredi que la Tunisie, jeune démocratie, est "le pays qui fait peur aux djihadistes".

"La Tunisie a tout pour déplaire aux djihadistes" rappelle le Monde dans son éditorial dont le titre est "le pays qui fait peur aux djihadistes".

"La Tunisie les menace par ce qu'elle représente. Elle est le contre-modèle à abattre: elle prouve que la démocratie est parfaitement compatible avec un pays de culture islamique. Inadmissible pour la nébuleuse islamique", analyse le quotidien du soir.

"Le pays, d’où est originaire l’un des plus gros contingents de jihadistes étrangers en Irak et en Syrie, est rattrapé par le terrorisme" note Libération. Elodie Auffray rapporte que "sonnés", les Tunisiens "s'affichent aussi combatifs".

De son côté, Le Figaro affirme que "l'Etat islamique a voulu punir des +croisés mécréants+". Son envoyé spécial, Thierry Porte, souligne que "la classe politique et la société civile tunisiennes faisaient bloc en défilant, jeudi en fin d’après-midi devant le Bardo, pour exprimer leur rejet de l’islamisme radical".

Dans L'Est Républicain, Alain Dusart évoque la dernière campagne publicitaire tunisienne destinée à relancer le tourisme : "la Tunisie, libre de tout vivre". "L’audace de cette affirmation terrorise les terroristes…", estime l'éditorialiste.

"Qu’importent ces noms, l’âge, l’origine, et même les lieux où leur destin a basculé, qu’importe s’ils caricaturaient, visitaient un musée (...), qu’importe si ceux-là priaient et quel Dieu, ou s’ils ne priaient pas : tous ont pour toujours un même visage : ils forment une poignante fraternité, celle des victimes", égrène Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi.

"Ce sont les mêmes victimes d’un même terrorisme, disons l’islamo-fascisme – puisqu’au moins cette expression a le mérite de nous dire l’évidence", ajoute-t-il.

"Je suis Tunisien", clame David Guévart, du Courrier Picard pour qui "l’angélisme a assez duré avec ces fous tueurs".