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Ralentissement de la croissance : les pays africains protégés par leur diversification économique

Mardi, 24 décembre 2019

Alors que la récession mondiale s’accentue, la plupart des économies africaines sont relativement épargnées grâce à la diversification économique dans certaines régions. C’est ce qui ressort de la dernière édition de l’Economic Update : Africa Q4 2019 de l’Institute of Chartered Accountants in England and Wales (ICAEW).

L’organisation professionnelle fait des prévisions de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour différentes régions, incluant l’Afrique de l’Est. C’est la région ayant connu, avec un taux de 6,3 % en 2019, la croissance la plus rapide. Cela devrait se poursuivre au cours des deux prochaines années. Après l’Afrique de l’Est, c’est la zone franc qui montre la plus forte croissance sur le continent avec un taux prévu de 4,9 % pour 2020.

Le rapport de l’ICAEW, co-écrit avec Oxford Economics, indique que l’Afrique abritera, au cours des cinq prochaines années, la moitié des dix économies ayant les plus forts taux de croissance au monde.

En dépit du climat économique défavorable, créé par une faible croissance aux États-Unis, en Chine et en Europe, le rapport estime que l’Afrique reste un lieu relativement porteur avec de belles histoires économiques. Même si le Nigéria et l’Afrique du Sud, les deux principales économies du continent, continuent à éprouver des difficultés, l’étude conclut que l’Afrique abritera, au cours des cinq prochaines années, la moitié des dix économies ayant les plus forts taux de croissance au monde.

« La performance économique de l’Afrique est appréciable surtout que le continent continue à attirer des investisseurs dans un contexte où les retours sont décevants dans les pays développés. Cet intérêt dont elles font l’objet garde les économies africaines sur une trajectoire de croissance avec l’arrivée de nouveaux capitaux. Cela ne peut qu’être une bonne chose alors qu’une perspective globale montre un affaiblissement de la croissance mondiale », a déclaré M. Armstrong.

« Comme cela est le cas depuis un moment déjà, la croissance de l’Afrique de l’Est devrait rester robuste, connaissant une légère baisse, passant de 6,3 % cette année à 6,1 % en 2020. La plupart des économies de la région continuent à profiter de produits moins chers sur le marché mondial des commodités alors que la structure de la croissance qui prévaut, tirée par la consommation, protège les économies du ralentissement du commerce international », a-t-il ajouté.

La croissance de la zone franc devrait rester solide, passant de 4,7 % en 2019 à 4,9 % l’année prochaine. « En Côte d’Ivoire, l’exploitation des ressources minières et agricoles a été accompagnée par un ambitieux plan de développement du gouvernement, alors que l’économie relativement diversifiée du Sénégal a été soutenue par la stratégie de développement intitulée ‘Plan Sénégal Emergent’ », a soutenu M. Armstrong.

Entretemps, la performance économique de l’Afrique du Nord reste volatile à cause de l’instabilité en Libye. La croissance régionale remonte, passant de 2,8 % cette année à 4,5 % en 2020. L’Égypte, pays important de la région, améliore ses fondamentaux macro-économiques et ses perspectives de croissance grâce aux ajustements de politiques publiques.

Même s’il devrait s’améliorer l’année prochaine, le Produit Intérieur Brut des autres régions du continent restera modéré, largement à cause des performances morose du Nigéria, de l’Angola et de l’Afrique du Sud. La croissance en Afrique centrale et occidentale devrait augmenter, passant de 3,4 % en 2019 à 3,7 % l’année prochaine. Celle-ci est largement freinée par la performance décevante du Nigéria, en raison de prises de décisions incohérentes et inefficaces. En Afrique australe, la croissance devrait passer à 2,2 % en 2020, connaissant ainsi une hausse de 1,2 % par rapport à 2019. L’économie sud-africaine continuera à stagner cette année à cause des incertitudes qui existent en matière de politiques publiques, alors que les contraintes liées à la fourniture d’électricité ont eu un impact néfaste sur l’industrie et a découragé l’investissement en général.

Pour retrouver l’intégralité du rapport, suivez le lien suivant : https://www.icaew.com/technical/economy/economic-insight/economic-insigh...

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Source: ecodafrik