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CPI: première comparution de l'ex-chef de milice centrafricain Yekatom vendredi

Terça, 20 Novembro, 2018 - 17:04
© 2018 AFP
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Le député centrafricain et ex-chef de milice Alfred Yekatom (au centre) est arrêté le 29 octobre 2018 après avoir tiré dans l'hémicycle, au parlement de Bangui | AFP/Archives | Gael GRILHOT

L'ex-chef de milice centrafricain Alfred Yekatom, parfois dit "Rambo", comparaîtra vendredi pour la première fois devant la Cour pénale internationale après avoir été remis ce weekend à la CPI pour sa responsabilité présumée dans des atrocités commises en Centrafrique.

M. Yekatom, député centrafricain et ex-chef de milices antibalaka, autoproclamées d'autodéfense, a été remis à la cour samedi en exécution d'un mandat d’arrêt délivré le 11 novembre pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité qui auraient été commis dans l'ouest de la Centrafrique entre décembre 2013 et décembre 2014.

C'est le premier transfèrement vers la CPI depuis l'ouverture de l'enquête sur la Centrafrique en septembre 2014 sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui y auraient été commis à partir de 2012.

"La première comparution d’Alfred Yekatom devant la Chambre préliminaire II de la CPI aura lieu le vendredi 23 novembre 2018 à 11h00", a indiqué la Cour dans un communiqué.

Au cours de l'audience de première comparution, la Chambre vérifiera l'identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre, a-t-elle ajouté.

Le transfèrement de M. Yekatom, arrivé dimanche au centre de détention de la Cour à La Haye, renforce "la cause de la justice" en Centrafrique, pays ravagé par des violences meurtrières depuis 2012, a déclaré ce weekend le procureur de la Cour Fatou Bensouda.

Depuis 2012 et le début de l'offensive qui a abouti à la prise de Bangui par l'ex-coalition de la Séléka, la Centrafrique est le théâtre de violences quasi quotidiennes qui ont forcé un quart des 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

Une mission onusienne de maintien de la paix, la Minusca, est déployée depuis 2014 et, prenant la suite d'une intervention militaire française, tente de préserver les civils.