
| L'actualité du Togo (d'après l'Agence France Presse) |
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Togo: Le gouvernement togolais a suspendu les activités d'une société de placement d'argent soupçonnée "d'escroquerie", le Réseau de développement de la masse sans ressources (ReDeMaRe)
LOME, 25 juil 2010 - Le gouvernement togolais a suspendu les activités d'une société de placement d'argent soupçonnée "d'escroquerie", le Réseau de développement de la masse sans ressources (ReDeMaRe), a-t-on appris dimanche de source officielle. Autorisée pour la distribution des produits de consommation et des prestations de services sociaux, cette société s'est attribuée la prérogative de mener des activités de microfinance, offrant de fort taux d'intérêt, a expliqué à l'AFP, un responsable du ministère des Finances. "ReDeMaRe a déjà enregistré environ 50.000 adhérents. Et pour un placement de 470.000 F.CFA (716,51 euros), l'adhérent encaisse 75.000 F.CFA (114,34 euros) par mois", a-t-il expliqué. Selon lui, les adhérents courent des "risques très importants d'escroquerie, parce qu'en réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servent à payer les échéances des premiers". D'autres petites sociétés exerçant la même activité auraient été également fermées, selon des sources proches du ministère du Commerce. La décision de l'Etat togolais fait suite à un vaste scandale de détournement d'épargne organisé au Bénin voisin par ICC Services (Investment consultancy and computering services), une autre société de placement d'argent.
Togo: La Banque mondiale a octroyé au Togo une subvention non remboursable de 6,55 millions d'euros pour des projets de développement communautaire en zones rurales
LOME, 22 juil 2010 - La Banque mondiale a octroyé au Togo une subvention non remboursable de 6,55 millions d'euros pour des projets de développement communautaire en zones rurales, a indiqué jeudi le ministère togolais des Finances. Ce don doit financer notamment les repas en milieu scolaire de 36.000 élèves issus de communautés vulnérables, pendant les deux prochaines années, selon un communiqué. La subvention servira également à la réalisation de micro-projets, générateurs de revenus en faveur de communautés pauvres. Ce don porte à environ 48,6 millions de dollars (37,8 millions d'euros) le montant des fonds alloués par la Banque mondiale au Togo pour des projets de développement communautaires ces trois dernières années.
Togo: Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a promis vendredi, un "véritable décollage" de l'économie togolaise toujours précaire malgré des réformes entreprises ces trois dernières années
LOME, 4 juin 2010 - Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a promis vendredi, un "véritable décollage" de l'économie togolaise toujours précaire malgré des réformes entreprises ces trois dernières années. "Le mandat 2010-2015 est donc un mandat ambitieux pour un véritable décollage économique, couplé d'une stratégie d'attraction des investissements directs et de recherche de financements innovants", a déclaré M.Houngbo lors de la présentation de son "programme d'action" devant les députés. Vingt députés sur vingt-sept de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition de Gilchrist Olympio) dont son secrétaire général Jean Pierre Fabre ont boycotté la séance. Les sept autres ainsi que ceux du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir, 50 députés) ont approuvé le document. Les quatre représentants du Comité d'action pour le renouveau (CAR, opposition) de Yawovi Agboyibo se sont abstenus. "Pour sortir notre pays de la paupérisation et l'orienter vers l'émergence, nous devons atteindre une croissance économique forte et soutenue d'au moins 7% l'an", a indiqué M.Houngbo. Pour 2010, le pays table sur une croissance de 3%, après 2,5% en 2009. Entre 2001 et 2003, l'activité économique avait enregistré un taux négatif. Le secteur du phosphate - premier produit d'exportation du pays (environ 40% des recettes d'exportation) - qui a été confronté à la corruption et à la mauvaise gestion, connaît des difficultés, en dépit de récentes réformes. Après des licenciements, l'Etat y a investi près de 23 millions d'euros depuis deux ans. La production annuelle est toujours bloquée entre 800 et 850.000 tonnes ces trois dernières années, contre 2,3 millions de tonnes en 1998, selon le ministère des Mines. "Toutes ces actions permettront, à terme, de porter la production de 1,6 million de tonnes en 2011 à 2,5 millions de tonnes en 2012 et 3 millions en 2013", a précisé M.Houngbo. Sur le plan politique, le Premie ministre a déclaré: "C'est la première fois que nous assistons l'entrée de l'UFC au gouvernement. Cette situation inédite et historique doit nous réconforter et nous encourager à nous mettre résolument au travail" L'UFC participe depuis le 28 mai et pour la première fois depuis sa création en 1992 au gouvernement, suite à "accord de partage de pouvoir" intervenu entre son président, M.Olympio, et des responsables du RPT. Le parti de M.Olympio, opposant à l'actuel président Faure Gnassingbé et avant cela à son père, le défunt général Gnassingbé Eyadéma, était arrivé en seconde position à la présidentielle du 4 mars, qui avait vu la réélection contestée de M. Gnassingbé.
Togo: La liste complète du nouveau gouvernement du Togo formé le 28 mai 2010, suite à la réélection du Président Faure Essozimna GNASSINGBE, composé de 31 ministres dont des membres du principal parti de l'opposition, l'UFC
LE PRESIDENT DE REPUBLIQUE
Vu la Constitution du 14 octobre 1992, notamment en son article 66 ;
Vu le décret n°2010-035/PR du 07 mai 2010 portant nomination du Premier Ministre,
Sur proposition du Premier Ministre,
DECRETE :
Article 1er : Le Gouvernement de la République Togolaise est composé ainsi qu’il suit :
- Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Monsieur Gilbert Fossoun HOUNGBO
1. Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative :
M. Solitoki Magnim ESSO
2. Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération /
M. Elliot OHIN
3. Ministre de la Santé :
M. Komlan MALLY
4. Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise :
Général Zakari NANDJA
5. Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des collectivités locales, Porte-parole du Gouvernement :
M. Pascal Akousoulélou BODJONA
6. Ministre de l’Economie et des Finances :
M. Adji Otéth AYASSOR
7. Ministre du Tourisme :
M. Batienne KPABRE-SYLLI
8. Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République :
M. Biossey Kokou TOZOUN
9. Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile :
Colonel Atcha Mohamed TITIKPINA
10. Ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes :
Mme Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE
11. Ministre des Travaux Publics
M. Tchamdja ANDJO
12. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche :
M. François Agbéviadé GALLEY
13. Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
Mme Memounatou IBRAHIMA
14. Ministre des Mines et de l’Energie :
M. Damipi NOUPOKOU
15. Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
M. Kossi Messan EWOVOR
16. Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
M. Hamadou Brim BOURAIMA-DIABACTE
17. Ministre auprès du Président de la République, chargée de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire :
Mme Dédé Ahoéfa EKOUE
18. Ministre des Transports :
M. Ninsao GNOFAM
19. Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières :
M. Kossivi AYIKOE
20. Ministre de la Promotion de la Femme :
Mme Henriette Olivia AMEDJOGBE-KOUEVI
21. Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale :
M. Octave Nicoué BROOHM
22. Ministre des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique :
Mme Léonardina Rita Dois WILSON de SOUZA
23. Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé :
M. Kokou GOZAN
24. Ministre de l’Industrie, de la Zone Franche et des Innovations Technologiques :
M. Bakalawa FOFANA
25. Ministre des Sports et des Loisirs
M. Padumhèkou TCHAO
26. Ministre des Postes et Télécommunications :
Mme Cina LAWSON
27. Ministre des Arts et de la Culture :
M. Yacoubou Koumadjo HAMADOU
28. Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat :
M. Komlan NUNYABU
29. Ministre des Enseignements Primaire , Secondaire et de l’Alphabétisation :
Madame Bernadette Essozimna LEGUEZIM-BALOUKI
30. Ministre de la Communication
M. Djimon ORE
31. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des Infrastructures Rurales :
M. Gourdigou KOLANI
Article 2 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la République Togolaise.
Togo: L'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition au Togo, va faire son entrée au gouvernement avec sept postes ministèriels, a annoncé jeudi à Lomé son dirigeant, Gilchrist Olympio, évoquant un "engagement historique"
LOMÉ, 27 mai 2010 - L'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition au Togo, va faire son entrée au gouvernement avec sept postes ministèriels, a annoncé jeudi à Lomé son dirigeant, Gilchrist Olympio, évoquant un "engagement historique". "J'ai signé le 26 mai, au nom de l'UFC, un accord politique pour une participation à un gouvernement de redressement national, dans un esprit de partage du pouvoir avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir)", a déclaré M. Olympio lors d'une conférence de presse à son domicile. "Au terme de l'accord, l'UFC entrera au gouvernement, participera à la formation des cabinets ministériels, désignera des responsables pour les administrations centrales, les sociétés d'Etat, les préfectures, les mairies, les ambassades, etc.", a-t-il poursuivi. Au total sept portefeuilles seront accordés à l'UFC a-t-il précisé sans révéler le nom des personnalités désignées par l'UFC pour prendre part au gouvernement qui devrait être annoncé jeudi soir. M. Olympio n'a pas non plus indiqué s'il participerait personnellement à la nouvelle équipe gouvernementale. Gilchrist Olympio est le fils de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo assassiné en 1963 lors d'un coup d'Etat ourdi par Gnassingbé Eyadema. Le Général Eyadéma, père de l'actuel président Faure Gnassingbé, dirigea le pays d'une main de fer pendant 38 ans, jusqu'à seon décès en 2005. C'est la première fois que l'UFC, créé en 1992, participera à un gouvernement au Togo, où un processus démocratique a été entamé en 1990. En 2008, un responsable de l'UFC, Amah Gnassingbé, a pris part à un gouvernement, mais à "titre personnel". M. Olympio a affirmé avoir pris un "engagement historique devant le peuple après avoir longuement réfléchi sur les causes réelles de la crise profonde qui mine notre pays depuis des décennies". Lors de la conférence de presse, il était assisté de son conseiller principal, Me Gally Djovi. Les autres responsables de l'UFC, dont Jean-Pierre Fabre, son candidat à la présidentielle du 4 mars, n'étaient pas présents. Selon des sources proches de la formation, plusieurs responsables bouderaient la décision de leur président. M. Fabre notamment n'a cessé de dénoncer la réélection de Faure Gnassingbé le 4 mars, estimant avoir lui-même remporté le scrutin à un tour. La nouvelle équipe gouvernementale sera présentée jeudi soir, ont indiqué à l'AFP, des sources proches de la présidence togolaise. Le président togolais Faure Gnassingbé avait demandé le 5 mai au Premier ministre, Gilbert Fossoun Houngbo, d'engager des discussions avec l'ensemble de la classe politique pour la formation d'un nouveau gouvernement de "large ouverture politique".
Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé a reconduit vendredi, Gilbert Fossoun Houngbo au poste de Premier ministre qu'il occupait auparavant, selon un décret présidentiel publié vendredi
LOME, 7 mai 2010 - Le président togolais Faure Gnassingbé a reconduit vendredi, Gilbert Fossoun Houngbo au poste de Premier ministre qu'il occupait auparavant, selon un décret présidentiel publié vendredi. "Le Président de la république a renouvelé sa confiance à Gilbert Fossoun Houngbo en décidant de le conduire au poste de Premier ministre, chef du gouvernement", selon le décret lu à la télévision nationale. M. Houngbo procèdera à des "consultations et à des discussions avec l'ensemble de la classe politique en vue de la formation d'un nouveau gouvernement", souligne le communiqué. Le 5 mai, M. Houngbo avait présenté sa démission à M. Gnassingbé, qui a souhaité un nouveau gouvernement "de large ouverture politique". Ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) pour l'Afrique, M. Houngbo avait été nommé en septembre 2008. Il avait succédé à Komlan Mally, membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) nommé au lendemain des législatives d'octobre 2007.
Togo: Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a remis mercredi sa démission au président Faure Gnassingbé au lendemain de la prestation de serment de ce dernier, réélu pour un nouveau mandat de 5 ans lors du scrutin présidentiel du 4 mars
LOME, 5 mai 2010 - Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a remis mercredi sa démission au président Faure Gnassingbé qui souhaite un nouveau gouvernement "de large ouverture politique", selon la présidence togolaise. "Des discussions politiques seront engagées avec l'ensemble de la classe politique pour la formation d'un nouveau gouvernement de large ouverture politique", précise la présidence togolaise. La démission de M. Houngbo intervient au lendemain de la prestation de serment de M.Gnassingbé, réélu pour un nouveau mandat de 5 ans lors du scrutin présidentiel du 4 mars. "Le président de la République lui a demandé d'assurer l'expédition des affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Premier ministre", souligne le communiqué. M. Gnassingbé l'a "félicité pour l'immense tâche qu'il a accomplie à la tête du gouvernement" et la "manière exemplaire" dont il a conduit l'organisation de l'élection présidentielle, indique le communiqué diffusé par la radio nationale. Le président sortant avait recueilli 60,88% des voix contre 33,93% pour son principal adversaire Jean Pierre Fabre de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition), selon les chiffres officiels. Ce dernier conteste depuis des semaines, ces résultats. Ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) pour l'Afrique, M. Houngbo avait été nommé en septembre 2008. Il avait succédé à Komlan Mally, membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) nommé au lendemain des législatives d'octobre 2007.
Togo: Le président togolais Faure Gnassingbé, réélu lors de la présidentielle du 4 mars, prêtera serment ce lundi
LOME, 1 mai 2010 - Le président togolais Faure Gnassingbé, réélu lors de la présidentielle du 4 mars, prêtera serment ce lundi, a-t-on appris samedi de source officielle togolaise. Des chefs d'Etat de la sous-région, dont John Atta-Mills du Ghana, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Boni Yayi du Bénin et Amadou Toumani Touré du Mali sont attendus à cette cérémonie, a indiqué la présidence. Selon la Constitution togolaise, le président de la République prête serment devant la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle avant sa prise de fonctions. M. Gnassingbé a été réélu avec 60,88% des voix contre 33,93% pour son principal adversaire Jean-Pierre Fabre de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition), selon le décompte officiel. Le Front républicain pour l'alternance et le changement (Frac), coalition de quatre partis dont l'UFC, qui a soutenu M. Fabre proteste depuis des semaines contre les résultats du scrutin et affirme que son candidat a remporté cette élection. Une nouvelle manifestation était prévue samedi à Lomé et dimanche à Sokodé (environ 375 km au nord de Lomé), selon les responsables du Frac.
Togo: La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars
LOME, 18 mars 2010 - La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars, dont les résultats ont été contestés par l'opposition, a constaté l'AFP. "Faure Gnassingbé, ayant obtenu le plus grand nombre de voix, doit être déclaré président de la République", a annoncé le président de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma. "Cette proclamation est définitive, et clôt toutes les opérations électorales", a-t-il poursuivi lors d'une cérémonie officielle. M. Gnassingbé, 43 ans, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père le général Gnassinbé Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans, a recueilli 60,88% des suffrages lors du scrutin à un tour du 4 mars, selon la Cour constitutionnelle.
Togo: La Commission électorale nationale indépendante (Céni) annoncé la réélection de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 04 mars 2010 avec 60,92% des voix
LOME, 6 mars 2010 - Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.O44 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la Céni. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. "Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou. Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat. Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, 58 ans, candidat du parti historique d'opposition Union des forces de changement (UFC), se présentait pour la première fois à une présidentielle. Vendredi soir, M. Fabre, qui s'est présenté comme le candidat du changement, avait crié victoire, assurant avoir battu M. Faure. Le Rassemblement du peuple togolais (RPT), au pouvoir, avait ensuite également revendiqué la victoire pour Faure Gnassingbé. L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.
Togo: Les bureaux de vote ont ouvert jeudi peu après 07H00 GMT pour l'élection présidentielle au Togo, où le président sortant Faure Gnassingbé brigue un second mandat de cinq ans
LOME, 4 mars 2010 - Les bureaux de vote ont ouvert jeudi peu après 07H00 GMT pour l'élection présidentielle au Togo, où le président sortant Faure Gnassingbé, fils du dirigeant décédé Gnassingbé Eyadéma, brigue un second mandat de cinq ans, ont constaté des journalistes de l'AFP. Quelque 3,281 millions d'électeurs sont convoqués pour ce scrutin à un tour où sept candidats sont en lice. Les deux principaux sont M. Gnassingbé, 43 ans, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir depuis 43 ans), et son principal opposant Jean-Pierre Fabre, 58 ans, du parti Union des forces de changement (UFC). A l'école Poudrière, dans un quartier populaire de Lomé, fief de l'opposition, des électeurs étaient arrivés une heure avant l'ouverture du bureau de vote. Une file d'attente de quelques centaines de personnes s'étirait dans la cour de l'école au moment de l'ouverture du scrutin. Les électeurs votent en apposant leur empreinte digitale sur un bulletin unique, sous l'oeil d'observateurs des différents partis participant au scrutin. La campagne s'est déroulée paisiblement, mais l'opposition a à plusieurs reprises prévenu qu'elle n'accepterait pas de "fraudes". En février 2005, après le décès de son père qui régna d'une main de fer pendant 38 ans, Faure Gnassingbé avait été installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée. Puis, en avril 2005, il avait été élu président lors d'une élection contestée et suivie de violences qui avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. L'UFC a choisi pour slogan "43 ans, ça suffit, ça doit changer", en additionnant les années de règne dictatorial de Gnassingbé Eyadéma (1967-2005) et celles de son fils Faure crédité, lui, d'avoir décrispé la vie politique. La Commission électorale indépendante (Céni) a choisi pour slogan "Togolais, allons voter dans la paix". L'enjeu est d'organiser une élection juste et transparente, sans violence, avait-elle rappelé mercredi, afin "que le pays retrouve sa place au sein des démocraties modernes". Les bailleurs de fond ont progressivement renoué avec le Togo en 2007, après 15 ans de sanctions pour "déficit démocratique", suite à un scrutin législatif jugé réussi.
Togo: Deux candidats d'opposition ont "suspendu provisoirement" leur participation à l'élection présidentielle au Togo le 4 mars, dénonçant des anomalies au niveau des listes électorales
LOMÉ, 15 fév 2010 - Deux candidats d'opposition ont "suspendu provisoirement" leur participation à l'élection présidentielle au Togo le 4 mars, dénonçant des anomalies au niveau des listes électorales, a-t-on appris lundi auprès de leurs partis. Il s'agit de l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo, du Comité d'action pour le renouveau (CAR, un poids lourd de l'opposition), et de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). Cette décision vise à dénoncer notamment des "anomalies" dans l'opération de révision des listes électorales, selon l'état major des deux partis. "Nous constatons que les questions essentielles n'ont pas été résolues, notamment la correction des anomalies notées dans la révision des listes électorales, l'adoption des mesures garantissant la traçabilité des bulletins de vote et l'authentification des bulletins des électeurs", a indiqué à l'AFP Mme Adjamagbo-Johnson. "La CDPA a décidé de suspendre provisoirement la participation de sa candidate au processus, en attendant que des solutions adéquates soient trouvées à nos revendications", a-t-elle souligné. Par ailleurs, le CAR a aussi décidé de suspendre la participation de ses deux représentants à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), composée de 17 membres, a précisé à l'AFP le secrétaire général du parti, Jean Kissi. Vendredi, l'Union des forces de changement (UFC), principal parti d'opposition de Gilchrist Olympio avait déjà retiré "provisoirement" ses trois délégués de la Céni pour les mêmes motifs. Initialement prévue le 28 février, la présidentielle a été reportée au 4 mars afin de corriger certaines insuffisances liées à la révision des listes électorales, avait annoncé un décret présidentiel jeudi soir. Au total sept candidats dont l'actuel président Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma - décédé en février 2005, après 38 ans de règne -, sont en lice pour ce scrutin
Togo : L'élection présidentielle au Togo, initialement prévue pour le 28 février, a été reportée au 4 mars à la demande de l'opposition
LOME, 11 fév 2010 - L'élection présidentielle au Togo, initialement prévue pour le 28 février, a été reportée au 4 mars à la demande de l'opposition, selon un décret présidentiel lu jeudi soir à la télévision nationale. "La date de l'élection présidentielle est fixée au jeudi 4 mars. Les bureaux de vote sont ouverts de 7H à 17H sur toute l'étendue du territoire national", est-il écrit dans le décret. Ce report s'est fait à la demande de l'opposition dans une discussion mardi à Ouagadougou (Burkina Faso) avec le président Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue intertogolais, précise le décret. "Dans le souci de la recherche permanente du consensus et du maintien d'un climat apaisé durant le processus électoral, le chef de l'Etat (Faure Gnassingbé), après concertation avec le M. Compaoré, a décidé en conseil des ministres le report de la date de la prochaine élection", précise le texte. L'ouverture de la campagne électorale, fixée au 13 février, est également repoussée au mardi 16 février. La campagne prendra fin le 2 mars à minuit. Des émissaires de l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de l'ancien Premier ministre Me Yawovi Agboyigbo - les deux poids lourds de l'opposition togolaise - et ceux du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ont été reçus par M. Gnassingbé. L'UFC et le CAR avaient demandé le report de scrutin au 7 mars, afin de reprendre l'opération de révision des listes électorales. Ces partis politiques dénoncent depuis plusieurs jours une "mauvaise" révision des listes électorales. L'opposition réclame également l'authentification des bulletins de vote, la suppression du vote par anticipation et un "meilleur encadrement" des votes par procuration. Au total, sept candidats, dont l'actuel président Faure Gnassingbé - fils du général Gnassingbé Eyadéma, mort en 2005 après 38 ans de règne - et deux anciens Premiers ministres, Yawovi Agboyibo et Agbéyomé Kodjo, sont en lice pour ce scrutin. Pour la première fois, une femme est candidate : Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi.
Togo: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars US pour la réhabilitation d'un axe routier au Togo
TUNIS, 11 fév 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars US pour la réhabilitation d'un axe routier au Togo. Ce projet devrait contribuer aux efforts déployés par le Togo pour "jouer pleinement son rôle central de corridor d'échanges inter-Etats pour les pays enclavés et le pays voisins", indique la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Cofinancé par la Banque mondiale (BM), ce projet routier Abidjan-Lagos est classé parmi les axes routiers stratégiques dans la zone drainant une part importante du trafic routier entre les villes côtières de la sous-région, ajoute la BAD. La BAD appuie le Togo dans le cadre de son initiative en faveur des "pays pauvres très endettés" et estime les besoins de financement externe du pays pour la période 2008-2010 à quelque 2 milliards de dollars US, soit 75% du Produit Intérieur Brut.
Togo: Le président togolais sortant Faure Gnassingbé a été investi mardi sans surprise à Lomé pour représenter le parti au pouvoir, le RPT, à la prochaine élection présidentielle du 28 février
LOME, 12 jan 2010 - Le président togolais sortant Faure Gnassingbé a été investi mardi sans surprise à Lomé pour représenter le parti au pouvoir, le RPT, à la prochaine élection présidentielle du 28 février, a constaté l'AFP. Fils du général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays pendant 38 ans, Faure Gnassingbé n'était pas présent lors de cette convention nationale mais a accepté cette investiture par un représentant interposé. Il avait accédé au pouvoir en 2005 dans des conditions chaotiques après le décès de son père en février. "La convention nationale du RPT (Rassemblement du peuple togolais) décide d'investir le militant membre du bureau politique Faure Gnassingbè, porteur des valeurs de paix et de prospérité pour le Togo, comme candidat du RPT", a déclaré le parti dans une motion lue par l'un de ses dirigeants, René Kapou. A l'ouverture de la convention au palais des congrès de Lomé, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des deux personnes tuées vendredi dernier lors de l'attaque contre le convoi de l'équipe nationale de football dans la région angolaise du Cabinda. Trois jours de deuil ont été décrétés au Togo à la suite du drame.
Togo: Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé mercredi à manifester le 9 janvier pour exiger un scrutin à deux tours lors de la présidentielle du 28 février
LOMÉ, 6 jan 2010 - Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé mercredi à manifester le 9 janvier pour exiger un scrutin à deux tours lors de la présidentielle du 28 février. "Nous ne sommes pas d'accord avec un scrutin à un tour et c'est la raison pour laquelle nous manifesterons samedi prochain", a déclaré Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC, lors d'une conférence de presse. "Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour obtenir satisfaction", a-t-il ajouté. L'UFC entend également protester contre le montant de la caution à verser par les candidats qu'elle juge "prohibitif". La caution est fixée à 20 millions de F.CFA (30.489 euros) contre 10 millions de F.CFA (15.245 euros) pour les législatives d'octobre 2007. La classe politique est divisée depuis plusieurs mois sur le mode de scrutin à cette présidentielle. Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés. Les deux poids lourds de l'opposition: l'UFC et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, soutenus par d'autres partis d'opposition, réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que rejette le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) du président Faure Gnassingbé. Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré a, lors d'une discussion avec les acteurs politiques togolais le 27 décembre à Ouagadougou, préconisé que cette présidentielle se déroule en un seul tour.
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