| L'actualité de la Centrafrique (d'après l'Agence France Presse) |
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Centrafrique: Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars
BANGUI, 11 août 2010 - Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars, a appris l'AFP de source officielle et auprès des différentes parties. "Les parties prenantes au Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008), notamment l'opposition démocratique, les pouvoirs publics, la majorité présidentielle, (...) la société civile et les mouvements politico-militaires, ont convenu de ce que la date du second tour des élections soit fixée au 20 mars. La date du premier tour reste inchangée", a déclaré Rigobert Vondo, rapporteur et porte-parole la Commission électorale indépendante (CEI). Fin juillet, le président François Bozizé avait fixé la date du scrutin au 23 janvier, ignorant l'avis de la CEI qui préconisait le 24 octobre. Cette décision sans concertation avait alors agacé l'opposition sur la forme. L'opposition avait menacé de boycotter ces élections, si cette date n'était pas arrêtée de manière consensuelle. "Cet accord qui vient d'être signé (dans la nuit) doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions", a affirmé à l'AFP Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN). "C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a-t-il poursuivi soulignant: "Le consensus a prévalu depuis le DPI et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine". L'accord, en six points, stipule que "toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur rapport de la CEI", selon M. Vondo. Par ailleurs, "les co-signataires conviennent d'adopter dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", a-t-il ajouté. L'accord "exhorte la Communauté internationale à mettre à la disposition de la CEI l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral", a précisé M. Vondo.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a lancé samedi à Bangui en collaboration avec l'Inde les travaux d'une cimenterie et d'une compagnie de transports de bus, deux domaines où les besoins sont criants dans son pays
BANGUI, 7 août 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a lancé samedi à Bangui en collaboration avec l'Inde les travaux d'une cimenterie et d'une compagnie de transports de bus, deux domaines où les besoins sont criants dans son pays, a constaté un journaliste de l'AFP. Il s'est tout d'abord rendu en banlieue de Bangui à Zila à la cimenterie Socicam dont les travaux de construction devraient durer 18 mois pour un coût total de près de 10 milliards de F CFA (15 millions d'euros), sous forme de prêt. Ce prêt est financé par la société indo-centrafricaine Jaguar mais les clauses du contrat n'ont pas été dévoilées. A terme, la cimenterie produira 400 tonnes de ciment par jour, selon les estimations le ministère des Mines. Le ciment est un produit "dont la rareté et les coûts exorbitants provoquent la ruine de nombreuses entreprises et rendent titanesques les travaux immobiliers. D'ici 18 mois, le 1er sac de ciment centrafricain sera produit ici, a déclaré le président Bozizé. Le ciment, importé essentiellement du Cameroun, est actuellement vendu à 12.000 FCFA (18 euros) en Centrafrique contre 3.500 F CFA (5,3 euros) au Cameroun. La Socicam sera la toute première usine de production du ciment en Centrafrique depuis l'indépendance du pays en 1960. Après Zila, le chef de l'Etat s'est rendu au stade Barthélémy Boganda de Bangui pour la mise en circulation de 100 bus de la Compagnie nationale de transport baptisée Sonatu, également en collaboration avec Jaguar. C'est la troisième compagnie nationale de transport urbain, après la Société de transport en Centrafrique (Sotreca) créée au lendemain des indépendances et la compagnie nationale des transport routiers (CNTR) qui a fait faillite sous le régime Bokassa. "Trente années se sont écoulées durant lesquelles le pays a connu un vide. C'est pourquoi nous avons décidé de créer la Sonatu pour permettre de soulager les Centrafricains de la pénibilité des transports", a affirmé M. Bozizé. "La Sonatu, est une société d'Etat au capital social de 480 millions FCFA (730.000 Euros)", a-t-il précisé. Outre Bangui, la compagnie desservira les villes de M'baïki (sud), Boali, Bossembélé et Yaloké (ouest) et Damara et Sibut (est).
Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont la date restait à fixer après deux reports, se tiendront finalement le 23 janvier 2011
BANGUI, 30 juil 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont la date restait à fixer après deux reports, se tiendront finalement le 23 janvier 2011, selon un décret du président François Bozizé, lu à la radio nationale vendredi. "Le président de la République (...) décrète: le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 23 janvier 2011 en vue des élections présidentielle et législatives", selon le texte. Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. Mi-juin, la Commission électorale indépendante (CEI) avait proposé de les fixer au 24 octobre mais le président a choisi de ne pas suivre cet avis. Les reports était réclamés notamment par l'opposition et recommandés par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis). A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés a été promulguée.
Centrafrique: L'Union européenne s'est dite prête mercredi à donner entre 6,5 et 9,5 millions d'euros à la Centrafrique pour les élections présidentielle et législatives mais demande à la commission électorale d'agir "rapidement" pour la tenue des scrutins
BANGUI, 28 juil 2010 - L'Union européenne s'est dite prête mercredi à donner entre 6,5 et 9,5 millions d'euros à la Centrafrique pour les élections présidentielle et législatives mais demande à la commission électorale d'agir "rapidement" pour la tenue des scrutins. "L'Union Européenne s'est engagée à financer les élections de 2010 à hauteur de 6,5 millions d'euros soit près de 4,3 milliards FCFA. Les fonds sont prêts à être décaissés", selon un communiqué. "Comme tous les Centrafricains et Centrafricaines, nous attendons dès lors qu'un accord politique global et consensuel intervienne entre toutes les parties prenantes sur un chronogramme et ses modalités techniques de mise en oeuvre, et que celui-ci trouve sa légalité et sa légitimité dans un décret présidentiel convoquant le corps électoral", poursuit le communiqué. La Centrafrique doit organiser des élections présidentielle et législatives qui ont été repoussées deux fois cette année. Mi-juin, la CEI a proposé de les fixer au 24 octobre. Cette nouvelle date n'a pas encore été validée par décret présidentiel. "Ce décret et le chronogramme y afférent constituent l'engagement ferme et irrévocable de toutes les parties de mener à bien des élections libres, transparentes et crédibles. C'est ce que nous souhaitons toutes et tous", ajoute le communiqué. "Il est dès lors de la responsabilité première de la Commission électorale indépendante (CEI) de finaliser le plus rapidement possible ce chronogramme et d'aboutir à un consensus politique global, que sanctionnera la décision présidentielle de convoquer le corps électoral", souligne le communiqué. L'UE propose d'augmenter à 9,5 millions d'euros sa contribution "si le gouvernement en faisait la demande" et s'il y a un consensus national. L'UE fait remarquer que ce communiqué fait suite "aux messages et critiques rapportés dans les médias à l'encontre de la Communauté internationale et en particulier de l'Union Européenne" quant au financement de ces élections.
Centrafrique: La Commission électorale indépendante de Centrafrique a proposé mercredi d'organiser le 24 octobre les élections présidentielle et législatives, qui ont été reportées deux fois cette année
BANGUI, 17 juin 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a proposé mercredi d'organiser le 24 octobre les élections présidentielle et législatives, qui ont été reportées deux fois cette année, a annoncé à l'AFP son porte-parole, Rigobert Vondo. La date du 24 octobre a été proposée "à l'unanimité" de la trentaine de membres de la Commission réunis en plénière et, conformément au Code électoral, elle doit être "entérinée par décret présidentiel", a précisé M. Vondo. Aucune date n'a été mentionnée pour un éventuel second tour. Le chef de l'Etat, François Bozizé, peut accepter ou rejeter cette proposition. La période de la campagne électorale est fixée par décret présidentiel. "Les commissaires (membres de la CEI) sont convaincus que jusqu'à la date du 24 octobre, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde", a affirmé Rigobert Vondo. Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. En avril - avant l'annonce du deuxième report - la commission électorale avait affirmé qu'il lui était "techniquement impossible de tenir les délais fixés" pour les scrutins, arguant également de problèmes financiers. Le report était réclamé notamment par l'opposition et recommandé par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, Etats-Unis). A la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé - qui a expiré le 11 juin - et celui des députés a été promulguée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, puis élu en 2005, François Bozizé est candidat pour un nouveau mandat. Dans une déclaration à la Nation le 11 juin, il a estimé que la nouvelle date des élections devrait "tenir compte de l'évolution des conditions sécuritaires" et des avancées du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens rebelles (DDR), actuellement en cours. Lancé en 2009 pour trois ans selon les autorités, le DDR doit permettre de démobiliser plus de 8.100 combattants recensés dans cinq mouvements signataires d'accords de paix avec Bangui, d'après des acteurs du processus. Outre M. Bozizé, plusieurs de ses opposants ont dit qu'ils se mettront en lice pour la présidentielle. Parmi eux, figurent l'ex-président Ange-Félix Patassé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé et le chef de la plus importante ex-rébellion centrafricaine (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, APRD), Jean-Jacques Demafouth, par ailleurs ex-ministre de la Défense.
Centrafrique: La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée
BANGUI, 26 mai 2010 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée, a annoncé mercredi la radio nationale. "La Cour, constatant le risque d'expiration du mandat du président de la République et de l'Assemblée nationale (...) autorise le président de la République à conserver ses prérogatives afin d'organiser les élections. L'Assemblée nationale reste en fonction jusqu'à la fin du processus électoral", a déclaré Marcel Malonga président de la Cour Constitutionnelle. Cette décision proroge donc aussi le mandat des députés de l'Assemblée nationale qui s'achevait le 3 Juin. Le président centrafricain avait promulgué le 13 mai une loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée. Le projet de loi avait été adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents). Au sein de la Cour constitutionnelle, on a toutefois précisé que le président Bozizé allait devoir saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés. Les élections, initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, qui militait pour un report des élections estimant que les conditions de transparence et d'impartialité n'étaient pas garanties, s'est engagé à ne pas contester la légitimité du président jusqu'aux élections.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée
BANGUI, 13 mai 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé jeudi la radio nationale. "Le président de la République promulgue la loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004", indique le décret présidentiel daté de mercredi lu par la radio. Le projet de loi permettant la prolongation des mandats présidentiel et législatif avait été examiné et adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents). Cette promulgation rend la loi "exécutoire", et consacre l'entrée en vigueur de la prorogation des mandats, a souligné à l'AFP le président de la Cour constitutionnelle centrafricaine, Marcel Malonga. Une source dans cette institution a toutefois précisé que le président Bozizé devait saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés "pour que cette prorogation soit constatée par elle". Le mandat du président Bozizé devait expirer le 11 juin, celui des 105 députés devait s'achever fin mai. Les élections, qui étaient initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, s'est engagé à ne pas contester sa légitimité jusqu'aux élections.
Centrafrique: L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi un projet de loi constitutionnelle permettant de prolonger le mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives reportées à une date ultérieure
BANGUI, 10 mai 2010 - L'Assemblée nationale centrafricaine a adopté lundi un projet de loi constitutionnelle permettant de prolonger le mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives reportées à une date ultérieure, a constaté un journaliste de l'AFP. La loi a été votée par 95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents. "Lorsque le processus électoral déclenché dans les délais prévus par la Constitution n'aboutit pas pour cause d'évènements imprévisibles (...) avant la fin du mandat du président (...), le président de la République saisit la Cour constitutionnelle afin d'une part de constater le risque d'expiration du mandat présidentiel (...) et d'autre part d'autoriser le président à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les élections", selon le texte voté par l'Assemblée. "Le processus électoral reprend à partir de la décision de la Cour constitutionnelle et les nouveaux délais sont obligatoirement fixés en observation stricte des délais prescrits dans le code électoral", dit-il. Cette modification de la Constitution devrait permettre au président François Bozizé de rester à son poste après l'expiration de son mandat le 11 juin et jusqu'à l'organisation des élections. Les scrutins, initialement prévus le 25 avril, ont été repoussés une première fois au 16 mai, puis une deuxième fois à une date ultérieure restant à déterminer. Le report était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que la Centrafrique ne rassemblait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation. Avant les débats, la commission mixte parlementaire a affirmé avoir consulté à la fois les représentants du pouvoir, de l'opposition, des mouvements rebelles ayant intégré les accord de paix, ainsi que ceux de la société civile et de la communauté internationale. Dans son rapport, la commission parlementaire recommande à la commission électorale indépendante (CEI) "l'élaboration dans les meilleurs délais d'un chronogramme précis et réaliste, et d'un budget conséquent (...) et la proposition d'une période butoir pour l'organisation" des élections. Elle suggère "la mise en place d'un cadre de dialogue entre le gouvernement et toutes les entités (...) afin de garantir un climat politique apaisé propice à l'organisation et à la réussite des élections". Elle "recommande" aussi "la poursuite du lobbying auprès de tous les pays amis de la Centrafrique en vue de boucler le budget électoral". Après l'annonce du report, le 29 avril, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et d'ex mouvements rebelles, s'était engagé à ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'aux élections.
Centrafrique: Les députés centrafricains doivent tenir une session extraordinaire pour "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat du président François Bozizé au-delà de juin, conséquence du report des élections
BANGUI, 30 avr 2010 - Les députés centrafricains doivent tenir une session extraordinaire pour "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat du président François Bozizé au-delà de juin, conséquence du report des élections, a indiqué la présidence dans un communiqué publié vendredi. "Pour éviter de revenir aux vieux démons des accords politiques qui ne sont pas respectés, l'Assemblée nationale devrait convoquer une session extraordinaire pour fixer un cadre juridique à la prolongation" du mandat présidentiel, pour permettre l'organisation des élections présidentielle et législatives, a annoncé le conseiller à la présidence Henri-Pascal Bolanga. "L'opposition a accepté le principe d'une prolongation du mandat du président pour permettre l'organisation d'un scrutin transparent, inclusif, apaisé", a-t-il précisé. Après l'annonce jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI) d'un nouveau report des élections, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et les ex rébellions, a pris "l'engagement ferme de ne pas contester la légitimité du chef de l'Etat", selon un porte-parole l'opposition Me Nicolas Tiangaye. L'opposition souhaite que le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo convoque les deux parties en vue de la signature d'un accord politique garantissant la prolongation du mandat du chef de l'Etat jusqu'aux élections. Toutefois le pouvoir souhaite que l'Assemblée nationale définisse un cadre juridique à cette prolongation de mandat. "Le président de la République vient de prendre une initiative historique. Car, en dehors de la préservation de la paix, rien n'obligeait le président François Bozizé, à sortir des délais constitutionnels, dont le respect est un impératif catégorique pour lui", a affirmé Henri-Pascal Bolanga ajoutant qu'à travers le report des élections, le président confirmait sa "politique de main tendue" avec l'opposition. Initialement fixées au 25 avril, puis reportées au 16 mai contre l'avis de nombreux acteurs politiques mais aussi de bailleurs de fonds des élections, estimant ce délai trop court, les élections ont été reportées à une date restant à déterminer.
Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le report était réclamé par la classe politique et les ex-rébellions, "ne vont pas se tenir le 16 mai", a annoncé jeudi le président centrafricain François Bozizé
BANGUI, 29 avr 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le report était réclamé par la classe politique et les ex-rébellions, "ne vont pas se tenir le 16 mai", a annoncé jeudi le président centrafricain François Bozizé, sans fixer de nouvelle date. Il a toutefois laissé entendre que le nouveau délai pourrait dépasser le 11 juin, date officielle de fin de son premier mandat. Il est candidat à sa propre succession. "Les élections ne vont pas se tenir le 16 mai. Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections", a-t-il déclaré lors d'une réunion à laquelle participaient notamment la commission électorale, la classe politique et des ex-rébellions. "Il ne nous reste plus qu'à confier la suite à l'Assemblée nationale, car il se pourrait que le 11 juin soit dépassé", a ajouté François Bozizé, porté au pouvoir par un coup d'Etat en mars 2003, puis élu président à l'issue d'un scrutin organisé en mai 2005. "Donc, notre Assemblée doit nous proposer des textes. Sans cela, nous rentrerons dans la +Somalisation+", a-t-il ajouté, en référence à la Somalie, en guerre civile depuis 1991. Dans son intervention, le président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a assuré: "Le parlement va se mettre au travail pour sortir un texte, qui ne touchera ni au second mandat, ni à la durée du mandat". Auparavant, le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo, avait assuré que cette structure "ne (pourrait) plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections".
Centrafrique: La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a besoin de 3,5 milliards de FCFA, soit la moitié du budget global pour l'organisation des élections générales fixées au 16 mai
BANGUI, 28 avr 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a besoin de 3,5 milliards de FCFA (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget global pour l'organisation des élections générales fixées au 16 mai, selon son président interrogé jeudi par l'AFP. "Il faut à la Commission électorale un peu plus de 3,5 milliards de FCFA pour parachever le travail contenu dans son chronogramme (calendrier)", a déclaré le pasteur Joseph Binguimalé. Sur ce montant, "il nous faut au moins 700 millions de FCFA (près de 1,07 million d'euros) pour l'édition des cartes d'électeurs, somme dont nous ne disposons pas", a précisé le président de la CEI. Selon lui, le budget global pour les opérations pré-électorales et électorales était estimé à 7 milliards de FCFA (près de 10,7 millions d'euros) et incluait une contribution initiale de 2,5 milliards de FCFA (3,8 millions d'euros) pour l'Etat centrafricain, le reste devant être assuré par la communauté internationale. "A ce jour, seul l'Etat centrafricain a pu débloquer 3,5 milliards de FCFA soit un peu plus que ce qui était prévu comme étant sa contribution. Cela a permis à la CEI de faire ce qu'elle pu concrétiser jusque-là", a expliqué M. Binguimalé, citant "certaines formations en vue du recensement électoral, les déplacements des commissaires à l'intérieur du pays, etc.". "En plus de l'Etat centrafricain, la France et le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) nous ont accordé respectivement 130 millions FCFA et 80 millions FCFA (198.000 et 122.000 euros), qui sont entrés dans la réalisation de ces activités", a-t-il ajouté, indiquant ne pas "comprendre que la communauté internationale ne puisse pas appuyer ces efforts" de Bangui. Interrogé sur l'éventualité d'un report, réclamé par l'opposition, les ex-rébellions mais aussi par la majorité et la communauté internationale, le président de la CEI n'a pas souhaité se prononcer. "Pour l'instant, la CEI suit l'exécution de son calendrier de travail. Et on ne peut parler de report technique. S'il doit y avoir un report, ce sera politique", a-t-il indiqué.
Centrafrique: Le gouvernement chinois a décidé de faire un don de plus de 1,4 milliard de FCFA et un prêt sans intérêt de plus de 8,4 milliards de FCFA BANGUI, 20 avr 2010 - Le vice-ministre chinois du Commerce, en visite en Centrafrique, a annoncé des dons et un prêt de son gouvernement de plus de 15 millions d'euros pour ce pays, principalement pour un projet de centrale électrique, dans une déclaration diffusée mardi par la radio nationale. "Le gouvernement chinois a décidé de faire un don de 20 millions de yuans (plus de 1,4 milliard de FCFA/près de 2,2 millions d'euros) et un prêt sans intérêt de 120 millions de yuans (plus de 8,4 milliards de FCFA/13 millions d'euros)", a notamment affirmé le vice-ministre Fu Ziying, qui s'exprimait lundi soir après avoir été reçu par le président centrafricain François Bozizé. Ces sommes sont "destinés principalement à réaliser le projet de centrale de Boali 3 (environ 80 km au nord-ouest de Bangui)" pour l'approvisionnement en électricité de la Centrafrique, a expliqué M. Fu, qui a signé plusieurs accords de coopération avec le ministre centrafricain de la Coopération internationale, Sylvain Maliko. Début avril, les deux pays avaient paraphé un contrat d'assistance chinoise relatif au projet de centrale hydraulique de Boali 3, d'un coût global de 15 millions de FCFA (près de 23 millions d'euros). "La Chine va aider la Centrafrique à réaliser un projet d'énergie solaire, un projet de forage pour l'alimentation en eau", ainsi qu'"à construire une école d'amitié sino-africaine et fournir un lot d'équipements médicaux et de matériel" de lutte contre le paludisme, a encore déclaré le vice-ministre chinois du Commerce. Selon lui, la Centrafrique recevra également de la Chine "un lot de biens d'un montant de 5 millions de yuans (plus de 350 millions de FCFA/près de 544.000 euros) pour contribuer à des actions de célébration" du cinquantenaire de son indépendance. Fu Ziying, qui était arrivé dimanche à Bangui, a quitté la Centrafrique lundi soir. Son pays a financé en Centrafrique plusieurs infrastructures, dont un hôpital en cours de construction au sud de la capitale pour 3 milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros), des logements sociaux ainsi qu'un stade de 20.000 places livré en 2007.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a confié provisoirement mercredi à deux membres de son gouvernement les fonctions de ministres occupées par deux de ses proches, Cyriaque Gonda et Elié Ouéfio, limogés la veille
BANGUI, 21 avr 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a confié provisoirement mercredi à deux membres de son gouvernement les fonctions de ministres occupées par deux de ses proches, Cyriaque Gonda et Elié Ouéfio, limogés la veille, selon des décrets lus à la radio nationale. Le ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, est nommé ministre intérimaire de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du suivi du Dialogue en remplacement de Cyriaque Gonda. Il avait déjà été désigné mardi porte-parole du gouvernement, autre fonction précédemment dévolue à M. Gonda. Le ministre de la Sécurité publique, le général Jules-Bernard Ouandé est chargé provisoirement de l'Administration du Territoire en remplacement d'Elie Ouéfio, qui a été, lui, nommé mercredi ministre secrétaire général de la présidence. Aucune information n'était disponible sur la nouvelle affectation de Cyriaque Gonda, chef d'un parti de la majorité présidentielle qui fut notamment porte-parole de M. Bozizé avant son entrée au gouvernement en 2008. Joint mercredi par l'AFP, le nouveau porte-parole du gouvernement a affirmé qu'Elie Ouéfio avait été déchargé de ses fonctions de ministre de l'Administration du territoire parce qu'il "ne pouvait plus être à la fois juge et partie" à quelques semaines des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai. "Depuis novembre (2009), le 1er congrès ordinaire du parti Kwa na Kwa (KNK, formation du président Bozizé, NDLR) l'a désigné secrétaire général. (...) Elie Ouéfio n'avait plus sa place au gouvernement", a expliqué Fidèle Gouandjika, qui n'a pas souhaité commenter le départ de M. Gonda. Elie Ouéfio devait préparer les élections en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI). L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions. Par ailleurs, l'ex-ministre de l'Intérieur (2008-2009) le général Paul-Raymond Ndougou a été nommé ministre délégué à la Présidence chargé du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Démarré sur le terrain en janvier 2009, ce programme - dont Cyriaque Gonda était un des vice-président du comité de pilotage - est paralysé depuis début février 2010 à cause de problèmes de paiement de prime alimentaire aux anciens insurgés. L'opération doit permettre de démobiliser quelque 8.000 ex-combattants, d'après l'ONU.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a limogé mardi les ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio, jusqu'alors considérés comme deux de ses proches, ainsi que son conseiller et porte-parole de la présidence
BANGUI, 20 avr 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a limogé mardi les ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio, jusqu'alors considérés comme deux de ses proches, ainsi que son conseiller et porte-parole de la présidence, selon des décrets lus mardi à la radio nationale. Cyriaque Gonda, qui est président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité présidentielle), a fait son entrée au gouvernement en 2008, après avoir été ministre conseiller et porte-parole du président. Jusqu'à mardi, il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Ses fonctions de porte-parole du gouvernement ont été confiées au ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, selon un autre décret. Son remplaçant au ministère de la Communication n'a pas été désigné. Juriste politologue et ancien fonctionnaire international, Cyriaque Gonda avait conduit pour le camp du pouvoir les négociations avec les rébellions centrafricaines ayant abouti à la signature en 2008 et 2009 d'accords de paix entre Bangui et plusieurs mouvements insurgés. Il a aussi été un des principaux organisateurs du Dialogue politique inclusif, forum de paix et de réconciliation intercentrafricain tenu à Bangui en décembre 2008. Il avait été récemment critiqué par M. Bozizé, qui l'a accusé de détournements de fonds alloués pour la campagne de sensibilisation sur le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de quelques 6.000 ex-combattants. Ces accusations visaient aussi le chef de l'ex-rébellion l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth, qui a rejeté les allégations du président. Autre personnalité limogée du gouvernement: Elie Ouéfio, qui était ministre de l'Administration du Territoire, selon un des décrets diffusés par Radio-Bangui. Ancien préfet dans l'ouest du pays et au gouvernement depuis 2009, M. Ouéfio avait en charge la préparation des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai, en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI). L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions et réclamant notamment un recensement électoral. François Bozizé a par ailleurs démis Côme Zoumara de ses fonctions de ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine. M. Zoumara fut conseiller de M. Bozizé en matière de Défense globale et ministre des Affaires étrangères. Les remplaçants de MM. Ouéfio et Zoumara n'ont pas été désignés.
Centrafrique: L'actuel président centrafricain François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, sont les deux seuls candidats à la présidentielle du 16 mai boycottée par l'opposition
BANGUI, 10 avr 2010 - L'actuel président centrafricain François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, sont les deux seuls candidats à la présidentielle du 16 mai boycottée par l'opposition, a appris l'AFP de source officielle samedi. "Le président sortant François Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé ont déposé leurs dossiers de candidature auprès de la Commission des candidatures de la Commission électorale indépendante", a déclaré à l'AFP Rigobert Vondo, Rapporteur général auprès de la Commission électorale indépendante (CEI), précisant qu'aucun autre candidat n'avait déposé de candidature La date limite de dépôt des candidatures était vendredi à minuit. Le Collectif des forces du changement, qui regroupe la plus grande partie de l'oppostion et les rebelles ayant intégré le processus de paix ont annoncé vendredi soir n'avoir déposé aucune candidature ni à la présidentielle ni aux législatives. L'ex-président centrafricain, Ange-Félix Patassé a affirmé samedi à la radio être parvenu à "un consensus" avec le président sortant François Bozizé, "consensus", qui pourrait être un report du scrutin. "Je suis très heureux de dire tout simplement que nous sommes parvenus à un consensus que je ne vais pas livrer maintenant. Mais ces discussions ont permis de rapprocher nos positions et je pense que ce sera bénéfique pour le peuple centrafricain", a affirmé à la radio M. Patassé, après une entrevue vendredi soir avec le président François Bozizé. Selon des sources proches du pouvoir interrogées par l'AFP sous couvert de l'anonymat, il pourrait s'agir d'un nouveau report du scrutin. M. Patassé n'aurait pas évoqué directement le sujet pour laisser la primeur de l'annonce au président Bozizé. Interrogé sur le contenu de leur entretien, M. Patassé a déclaré que "nos discussions ont été longues mais très utiles. Nous avons eu à aborder les problèmes de l'heure qui touchent notre pays". "Je tiens à remercier le président Bozizé mon frère qui a compris nos préoccupations, et je pense que nous quittons cette audience avec espoir de trouver une issue à ce que nous pouvons appeler +semi crise+", a poursuivi M. Patassé. "Tous les Centrafricains à travers leurs organisations respectives vont se recontrer pour trouver une issue à la crise. Et je suis convaincu que les perspectives sont bonnes pourvu qu'il y'ait de part et d'autre la volonté et le sentiment patriotique", a-t-il conclu. Les élections, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel début mars. L'opposition, le comité de pilotage et les bailleurs de fonds de l'élection étaient favorables à une date plus éloignée dans le temps. Comme le veut la loi, c'est la CEI, que l'opposition accuse d'être partiale, qui avait proposé au président la date du 16 mai. Candidat à réélection, le président François Bozizé, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, avait indiqué qu'on ne pouvait dépasser le délai constitutionnel du 11 juin.
Centrafrique: La date de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 16 mai en Centrafrique, a été reportée du 3 au 9 avril
BANGUI, 3 avr 2010 - La date de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 16 mai en Centrafrique, a été reportée du 3 au 9 avril, selon communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) lu samedi à la radio nationale. La CEI "informe les candidats aux élections présidentielle et légisatives, que la date de clôture des candidatures initialement prévue pour le 3 avril 2010 est reportée au vendredi 9 avril 2010 à minuit, délai de rigueur", selon le communiqué. Les raisons du report n'ont pas été indiquées. Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé. L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés. Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu le 3 mars à la radio nationale. L'opposition demande un report à une date plus éloignée: "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition).
Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai
BANGUI, 30 mars 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale. "Le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 16 mai 2010, en vue des élections législatives et présidentielle", selon le texte qui précise que le décret a été pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)". "La campagne électorale est ouverte le 3 mai, elle est close le vendredi 14 mai à minuit", selon le décret. "Le scrutin se déroulera sans interruption de 6 à 16h sur l'étendue du territoire national" pour la présidentielle et les législatives, ainsi que dans les consulats et représentations diplomatiques pour la présidentielle, selon le texte. En raison du retard pris dans la préparation des élections, le report du scrutin était donné pour acquis depuis plusieurs jours, l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France -- principaux bailleurs de fonds des élections -- y étant favorables. Il restait à en fixer la date. Des sources officielles avaient évoqué le 11 juin, qui marquera la fin du mandat du président François Bozizé selon le délai constitutionnel. Le comité de pilotage proposait de repousser l'échéance au-delà de cette date, mais François Bozizé avait annoncé qu'on ne pouvait la dépasser. La CEI a finalement décidé de proposer une date plus rapprochée. Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé. L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) complètent la liste des candidats. Secouée par des années d'instabilité politico-militaire marquées par des exactions de rebelles, de coupeurs de route et de l'armée, la Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix. Des élections transparentes et justes sont jugées comme un élément déterminant du processus, par de nombreux observateurs.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat
BANGUI, 27 mars 2010 - Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale. "S'agissant de la date des élections, le président de la République a précisé de manière claire qu'il revenait à la Commission électorale indépendante (CEI) de proposer, si elle juge nécessaire, une nouvelle date. Une nouvelle date qui ne devra pas dépasser le 11 juin 2010", affirme le texte. Ce communiqué résumait l'entrevue du chef de l'Etat avec les membres du Comité de pilotage des élections qui regroupe des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale. Selon les membres du comité, "il existerait encore des problèmes d'ordre technique au niveau de la CEI (...). C'est pourquoi ils souhaiteraient que par consensus politique, le mandat du président de la République soit prolongé au delà des délais constitutionnels", a poursuivi le communiqué. Mais M. Bozizé "leur a réaffirmé son attachement au respect et à la défense de la Constitution". Jeudi, le Comité de pilotage des élections avait estimé qu'il serait "difficile" de tenir les élections le 25 avril alors qu'une source officielle avait indiqué sous couvert de l'anonymat à l'AFP que le premier tour serait reporté au 11 juin. Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report. La CEI avait souligné jeudi être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections", rappelant que "jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées".
Centrafrique: Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées"
BANGUI, 25 mars 2010 - Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées". La Commission électorale indépendante (CEI), qui regroupe des représentants du gouvernement, de l'opposition et des rébellions, a souligné dans un communiqué être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections en République centrafricaine". "Jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées", a ajouté ce communiqué. Dans le même temps, le Comité de pilotage --composé de représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale-- a indiqué être "parvenu à la conclusion que pour des raisons techniques, il serait difficile que les élections puissent se tenir dans le calendrier initialement annoncé". Ce Comité de pilotage, qui n'a qu'un pouvoir consultatif, a assuré s'appuyer sur un rapport de la CEI pour suggérer un report des scrutins prévus le 25 avril. Mercredi, une source officielle, qui a requis l'anonymat, avait indiqué à l'AFP que le premier tour des consultations serait reporté au 11 juin. Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report, en raison du retard pris dans l'organisation du scrutin. Selon le Comité de pilotage, un "rapport d'activités de la CEI (...) a permis de mieux appréhender les difficultés et les étapes intermédiaires inévitables et incompressibles pour la crédibilité des opérations dans le cadre du processus électoral". Le Comité précise qu'il "a été informé que des experts nationaux appuyés par leurs partenaires internationaux sontà pied d'oeuvre pour proposer un nouveau chronogramme à la Coordination nationale de la CEI pour examen et discussion en plénière". Le premier tour de la présidentielle et des législatives avait été fixé au 25 avril par décret présidentiel le 25 février. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour. "On a pris du retard (...) De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour", avait indiqué une source officielle à l'AFP, précisant qu'aucun "décret" n'avait été "encore promulgué" par la présidence.
Centrafrique: Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, sans s'opposer clairement à un report réclamé par plusieurs partis politiques et des ex-rébellions
BANGUI, 15 mars 2010 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, sans s'opposer clairement à un report réclamé par plusieurs partis politiques et des ex-rébellions. M. Bozizé, 63 ans, s'exprimait devant des milliers de militants de son parti, le Kwa na Kwa (KNK - "le travail, rien que le travail" en langue nationale sango, NDLR) rassemblés au stade Barthélemy Boganda, où un match de championnat national a été écourté pour l'occasion, a constaté un journaliste de l'AFP. "Aujourd'hui, les ouvrières et les ouvriers KNK me pressent de nouveau (...) de les accompagner dans les élections prochaines car ils sont déjà en ordre de bataille", a affirmé le président, arborant un ensemble taillé dans un pagne à son effigie. "Ouvrières, ouvriers KNK, je vous ai compris. J'accepte encore une fois d'être votre porte-flambeau, j'accepte encore une fois de porter vos aspirations, les aspirations du peuple centrafricain", a-t-il lancé. François Bozizé, un général, est arrivé au pouvoir par un coup d'Etat ayant renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. Il a été élu en mai 2005 au second tour de la présidentielle face à l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé. Selon un décret qu'il a lui-même signé, la présidentielle de cette année aura lieu le 25 avril en même temps que des législatives. La campagne électorale se déroulera du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. Dans son discours, il a relevé les multiples demandes de report des scrutins. Et sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) pouvait en décider en concertation avec les représentants des tendances en son sein. "Nous allons, comme le prévoit la Constitution, aux élections générales. Il nous faut respecter en effet la Loi fondamentale de notre pays. Or, des voix se sont élevées pour exiger un report qui conduirait à un vide constitutionnel, à une vacance de pouvoir et à la mise en place d'un gouvernement de transition", a estimé M. Bozizé. "Il nous faut (...) prendre la mesure des propositions qui sont avancées dans le sens du report des élections prévues dans les délais constitutionnels car un report de ces échéances signifierait des lendemains incertains pour le peuple", a-t-il affirmé. "Je suis persuadé que la grande majorité des partis de l'opposition saura trouver avec nous les moyens de surmonter ces obstacles afin que le processus électoral se poursuive dans la sérénité. La (CEI) constitue le seul maître d'oeuvre des opérations électorales et pourra, avec les représentants de toutes les tendances qu'elle renferme, adopter un calendrier en toute indépendance", a-t-il dit. Dans un communiqué, la CEI, chargée d'organiser et superviser les scrutins, a annoncé lundi le report de l'ouverture du dépôt des dossiers de candidature pour les élections. Il était censé commencer le 12 mars. L'opposition, des partis centristes et des ex-rébellions ont réclamé "le retrait du décret présidentiel" sur les scrutins, estimant que les conditions n'étaient pas réunies. La Centrafrique n'est pas complètement pacifiée et n'a pas procédé à un recensement électoral, avait-ils notamment expliqué début mars. Le pays tenter de mener à son terme un processus de paix après avoir été confronté pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".
Centrafrique: Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi sur la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat prévu la semaine prochaine
LIBREVILLE, 14 mars 2010 - Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi sur la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat prévu la semaine prochaine, les renseignements ayant mis en cause l'ex-président Ange Félix Patassé, qui rejette toute implication. L'annonce de l'échec du projet supposé a été faite par le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre public, Jules Bernard Ouandé, à l'antenne de Radio Centrafrique dans une déclaration dont l'AFP a obtenu l'enregistrement. Il a affirmé disposer "depuis hier (vendredi) soir" des informations relatives à ce projet, programmé du 15 au 20 mars, dans lequel seraient impliqués plusieurs militaires et personnalités politiques qu'il a refusé d'identifier. "C'est marqué: +Plan d'attaque+", a dit M. Ouandé, lisant le document à l'antenne de Radio Centrafrique. Selon ce texte, l'opération supposée devait débuter lundi par "la rencontre et la vérification des éléments, des commandos, des mercenaires, des kamikazes, ainsi que des miliciens". "Distribution des armes, munitions, tenues", "répartition des chefs des opérations", "remise des sous et reconnaissance du terrain", "coupure de toutes les lignes téléphoniques" devaient se dérouler du 16 au 19 mars. Ces séries d'actions devaient permettre aux auteurs du projet de coup présumé de laisser s'exprimer le "porte-parole de leur mouvement" le 20 mars à 10H00, soit cinq heures avant "l'ouverture des frontières et la déclaration du chef de l'Etat dont je ne veux pas citer le nom", a ajouté le ministre Ouandé. "Je ne vais pas dire de nom", a-t-il plusieurs fois répété. Il a mentionné un passage évoquant des "renforts des éléments dans le domicile de AFP", généralement utilisés dans le pays pour désigner l'ex-président (1993-2003) Ange-Félix Patassé d'après ces initiales. "Je peux vous dire que le gouvernement centrafricain au su de ces informations, a pris les dispositions qui s'imposent", a assuré le ministre Ouandé, sans fournir de détails. Joint depuis Libreville, M. Patassé a réfuté toute implication dans une tentative de prise du pouvoir par les armes, assurant avoir toujours "lutté pour aller aux urnes". Il a révélé avoir été mis en cause par les services de renseignements dans un rapport adressé à l'actuel président, François Bozizé. Son entourage a transmis à l'AFP une "fiche spéciale" datée du 8 mars, mentionnant comme objet: "Préparatif de coup de force allant de la période du 15 au 20 mars". "Un coup de force est en vue, +hourdi+ (ourdi, NDLR) par les éléments KAMIKAZE commando, mercenaires, expatriés et milices à la solde de l'ex-président +Ange-Flélix PATASSE+", peut-on y lire. "Hier (vendredi), j'ai reçu" ce document, "je n'ai même pas pris ça au sérieux", a déclaré M. Patassé, précisant s'être senti visé par ses initiales dans la déclaration du ministre Ouandé. "En Centrafrique, quand on dit AFP, on pense à Ange-Félix Patassé. J'ai téléphoné au ministre. Il m'a dit qu'il ne s'agissait nullement de moi", a dit M. Patassé, soupçonnant les autorités d'une manoeuvre pour tenter de "(l)'éliminer du circuit électoral". Il est candidat déclaré à l'élection présidentielle fixée officiellement au 25 avril, en même temps que des législatives. "J'ai été élu deux fois, cette fois, je vais aller (au scrutin) et je vais gagner!", a lancé M. Patassé, qui a été renversé le 15 mars 2003 par François Bozizé. Selon un décret présidentiel, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".
Centrafrique: Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril
BANGUI, 3 mars 2010 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral. Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye. Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage. Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées". "La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il. "Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il. D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu. Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications. Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable". Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.
Centrafrique: Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront le 25 avril, selon un décret du président François Bozizé lu jeudi par la radio d'Etat
BANGUI, 25 fév 2010 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront le 25 avril, selon un décret du président François Bozizé lu jeudi par la radio d'Etat. "Le corps électoral est convoqué le dimanche 25 avril 2010 en vue des élections législatives et présidentielle. La campagne est ouverte le 12 avril à minuit et elle est close le 23 avril à minuit", déclare ce texte. Le jour du scrutin, les bureaux de vote seront ouverts "de 06H00 à 16H00 (locales, bien jusqu'à 16H00 locales, de 05H00 à 15H00 GMT) de façon ininterrompue", indique-t-il encore en conclusion. Aucune indication supplémentaire n'a été fournie, notamment sur la date d'un éventuel second tour. La Commission électorale indépendante (CEI) chargée d'organiser et de superviser les scrutins dans le pays avait annoncé mercredi à l'AFP avoir proposé le 18 avril pour le premier tour de ces élections et le 23 mai pour le second tour, en précisant que ce calendrier n'était pas définitif. Quatre personnalités ont déjà annoncé vouloir être candidats, parmi lesquels l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé qui se présente en indépendant et son ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) se sont aussi déclarés en lice. Le président Bozizé, au pouvoir depuis qu'il a renversé M. Patassé en 2003, ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera. Dans un rapport sur la situation en Centrafrique publié en décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déjà indiqué que les élections générales centrafricaines devaient "se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles". Lors d'une visite la semaine dernière en Centrafrique, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, avait invité les autorités centrafricaines à organiser "des élections libres et transparentes", permettant au pays de "faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique", selon un communiqué diffusé par l'ONU. Mme Pillay les avait aussi exhortées à garantir "la liberté d'expression et de réunion". Elle a appelé "toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante à mettre de côté leurs divergences et à travailler" pour la tenue de scrutins dont les résultats ne souffriront pas de contestations. acp-cs/bmk
Centrafrique: La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif
BANGUI, 24 fév 2010 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi à l'AFP que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif. "Conformément aux dispositions constitutionnelles, la CEI a arrêté un chronogramme (calendrier, ndlr) d'activités (...). Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 18 avril et le second tour le 23 mai", a affirmé Rigobert Vondo, le rapporteur général et porte-parole de la CEI. "Il s'agit d'un chronogramme que la CEI souhaite tenir, mais il faudra prendre en compte certaines réalités, dont le financement et l'exécution dans les délais de toutes ces activités, dont la révision de la liste électorale, qui prendra un peu de temps", a-t-il précisé. Conformément au code électoral centrafricain, la Commission électorale propose la date des élections et le président entérine alors par décret et convoque le corps électoral en conséquence. La CEI n'a pas encore transmis de date de manière officielle. Quatre personnalités ont déjà affirmé publiquement vouloir être candidats: l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) qui se présente en indépendant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain, l'ancien ministre Eloi Anguimaté pour la Convention Nationale, l'actuelle ministre déléguée à la décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante). Le président François Bozizé ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera.
Centrafrique: L'ONU a décidé l'octroi de 20 millions de dollars pour "la consolidation de la paix" en Centrafrique, en aidant notamment à la réforme des services de sécurité et à l'assistance aux réfugiés
LIBREVILLE, 9 fév 2010 - L'ONU a décidé l'octroi de 20 millions de dollars (14,6 millions d'euros) pour "la consolidation de la paix" en Centrafrique, en aidant notamment à la réforme des services de sécurité et à l'assistance aux réfugiés, selon un communiqué obtenu mardi par l'AFP. Ce financement émane du "Fonds pour la consolidation de la paix à la République centrafricaine", créé en 2006 "dans le cadre de la réforme de la Commission de consolidation de la paix de l'ONU", indique l'institution dans ce texte daté du 4 février. Le pays "a déjà reçu 10,8 millions de dollars (plus de 7,9 millions d'euros) du Fonds", précise-t-elle, en indiquant espérer "d'autres sources de financement (...) pour asseoir l'aide" à la Centrafrique. La nouvelle aide doit servir "à soutenir la réforme du secteur de la sécurité, la revitalisation de l'économie et l'Etat de droit dans le pays", engagé dans un processus de pacification après plusieurs années de conflits impliquant notamment mouvements rebelles et forces armées. "Dans le domaine de la sécurité, ces fonds permettront de lancer la construction de deux casernes de police et de deux nouvelles prisons. (...) Ils seront également alloués à un projet conjoint de retour pour les déplacés", en coopération avec plusieurs agences onusiennes, explique l'ONU. "Enfin, une commission des droits de l'Homme sera mise en place", ajoute-t-elle. En décembre 2008, l'institut d'analyse International Crisis Group (ICG) avait révélé un projet du gouvernement centrafricain pour la période 2009-2013, envisageant une augmentation des effectifs de forces de sécurité du pays "de 6.518 agents à 10.419" pour un "effort financier global" estimé à 112 milliards de FCFA" (près de 171 millions d'euros)" sur cinq ans. Aucune nouvelle information n'est disponible sur ce projet, qui avait été soumis à l'époque à l'Assemblée nationale. Dans le cadre de la sortie de crise, un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de quelque 8.000 ex-rebelles est en cours depuis mi-août 2009 en Centrafrique. Le pays doit par ailleurs organiser cette année, à une date non encore fixée, des élections présidentielle et législatives.
Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier BANGUI, 31 jan 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle. M. Bozizé s'exprimait samedi lors d'une rencontre avec les partis politiques et la société civile, en présence du corps diplomatique, a précisé l'Agence Centrafrique Presse (Acap). D'après l'agence, le président a "proposé la dissolution" des comités locaux et dans les consulats à l'étranger de la Commission électorale, "ainsi que la réalisation d'un audit des finances de la CEI". "Selon le chef de l'Etat, ces dispositions permettraient d'éviter les +petites anomalies+ relevées par les partis d'opposition et de +crédibiliser la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections présidentielle et législatives prévues pour avril prochain" à une date non fixée, a ajouté l'Acap. "Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons respecter la Constitution", a dit M. Bozizé, cité par l'agence, sans fournir de calendrier. Le "Collectif des forces du changement", coalition regroupant l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes, réclame depuis quelques semaines la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés" ainsi que la démission du président de la CEI, pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial. Le Collectif a annoncé le 13 janvier a décidé de suspendre sa participation aux activités de la CEI jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Jusqu'à cette suspension, la Commission électorale comptait en tout 30 membres, dont la moitié était des représentants de l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes. Cinq des 15 représentants du Collectif ont refusé le boycott et continuent de siéger à la CEI. L'opposition a annoncé qu'ils étaient exclus de leur coalition pour "acte de rébellion".
CEMAC: Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif
BANGUI, 17 jan 2010 - Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé dimanche l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif. Le sommet, tenu samedi et dimanche à Bangui, "a décidé de nommer au poste de gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) Lucas Abaga Nchama", selon son communiqué final lu par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi. M. Abaga Nchama succède au Gabonais Philibert Andzembé, qui était en poste depuis juillet 2007 et que le sommet a décidé de "relever de (ses) fonctions" en même temps que le vice-gouverneur, Rigobert Roger Andely et une autre responsable de l'institution. L'Equato-Guinéen était directeur général chargé de l'Exploitation à la BEAC depuis juin 2008, selon un responsable régional. D'après les statuts de la BDEAC adoptés en 2007, le gouverneur est nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable. La gestion de Philibert Andzembé a été marquée par plusieurs scandales et la perte, pour la Banque, d'importantes sommes d'argent. En octobre, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement", après la révélation de détournements d'ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné. Le sommet de Bangui a aussi décidé de rendre rotatif le poste de gouverneur de la BEAC, mettant fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon. Il a adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté", d'après le communiqué final, soulignant que cette décision met "fin au contentieux de Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena), du nom de l'accord signé en 1973 sur la répartition des postes au sein de la BEAC. Au terme de cet accord, le poste de gouverneur était détenu par le Gabon. Le même mécanisme accordait le poste de vice-gouverneur au Congo, celui de secrétaire général au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun. Lors d'un bref point de presse, le chef de l'Etat centrafricain et ex-président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a précisé que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale". "Le principe de la rotation par ordre alphabétique (...) a été retenu. Mais on va commencer par la Guinée équatoriale. A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso pour la présidence en exercice de la Cémac. La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.
Centrafrique: Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US
BANGUI, 4 jan 2010 - Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US, indique un rapport du secrétaire général de l'ONU obtenu lundi par l'AFP. En septembre, le comité technique chargé du DDR "a apporté des modifications au calendrier et au budget du programme, qui est maintenant estimé à environ 27 millions de dollars des Etats-Unis (18,86 millions d'euros)", affirme ce rapport de Ban Ki-moon sur la situation en Centrafrique publié le 8 décembre. Le document ne précise pas le montant initial et le calendrier arrêté, mais il évoque "un objectif à long terme". En août, après le lancement officiel de la campagne de sensibilisation du DDR, Bangui avait affirmé que le programme "devrait normalement durer 36 mois". Au mois d'avril 2009, "tous les anciens groupes rebelles avaient remis la liste de leurs combattants, à l'exception du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui ne l'a toujours pas remise. Quelque 8.000 ex-combattants devraient néanmoins être démobilisés", poursuit le rapport du secrétaire général de l'ONU. M. Ban exhorte à "accélérer l'élaboration et l'application des volets désarmement et démobilisation du programme, afin de créer les conditions de sécurité minimales requises pour la tenue d'élections pacifiques et transparentes en avril 2010". Le programme DDR a été adopté au forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions de Centrafrique en décembre 2008 pour tenter de sortir ce pays de plusieurs années de crise et d'attaques. Le comité de pilotage, mis en place en janvier 2009, est présidé par l'ONU et comprend des représentants du gouvernement et des principales ex-rébellions.
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