| L'actualité de la Centrafrique (d'après l'Agence France Presse) |
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Centrafrique: Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier BANGUI, 31 jan 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle. M. Bozizé s'exprimait samedi lors d'une rencontre avec les partis politiques et la société civile, en présence du corps diplomatique, a précisé l'Agence Centrafrique Presse (Acap). D'après l'agence, le président a "proposé la dissolution" des comités locaux et dans les consulats à l'étranger de la Commission électorale, "ainsi que la réalisation d'un audit des finances de la CEI". "Selon le chef de l'Etat, ces dispositions permettraient d'éviter les +petites anomalies+ relevées par les partis d'opposition et de +crédibiliser la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections présidentielle et législatives prévues pour avril prochain" à une date non fixée, a ajouté l'Acap. "Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons respecter la Constitution", a dit M. Bozizé, cité par l'agence, sans fournir de calendrier. Le "Collectif des forces du changement", coalition regroupant l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes, réclame depuis quelques semaines la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés" ainsi que la démission du président de la CEI, pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial. Le Collectif a annoncé le 13 janvier a décidé de suspendre sa participation aux activités de la CEI jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Jusqu'à cette suspension, la Commission électorale comptait en tout 30 membres, dont la moitié était des représentants de l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes. Cinq des 15 représentants du Collectif ont refusé le boycott et continuent de siéger à la CEI. L'opposition a annoncé qu'ils étaient exclus de leur coalition pour "acte de rébellion".
CEMAC: Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif
BANGUI, 17 jan 2010 - Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé dimanche l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif. Le sommet, tenu samedi et dimanche à Bangui, "a décidé de nommer au poste de gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) Lucas Abaga Nchama", selon son communiqué final lu par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi. M. Abaga Nchama succède au Gabonais Philibert Andzembé, qui était en poste depuis juillet 2007 et que le sommet a décidé de "relever de (ses) fonctions" en même temps que le vice-gouverneur, Rigobert Roger Andely et une autre responsable de l'institution. L'Equato-Guinéen était directeur général chargé de l'Exploitation à la BEAC depuis juin 2008, selon un responsable régional. D'après les statuts de la BDEAC adoptés en 2007, le gouverneur est nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable. La gestion de Philibert Andzembé a été marquée par plusieurs scandales et la perte, pour la Banque, d'importantes sommes d'argent. En octobre, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement", après la révélation de détournements d'ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné. Le sommet de Bangui a aussi décidé de rendre rotatif le poste de gouverneur de la BEAC, mettant fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon. Il a adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté", d'après le communiqué final, soulignant que cette décision met "fin au contentieux de Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena), du nom de l'accord signé en 1973 sur la répartition des postes au sein de la BEAC. Au terme de cet accord, le poste de gouverneur était détenu par le Gabon. Le même mécanisme accordait le poste de vice-gouverneur au Congo, celui de secrétaire général au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun. Lors d'un bref point de presse, le chef de l'Etat centrafricain et ex-président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a précisé que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale". "Le principe de la rotation par ordre alphabétique (...) a été retenu. Mais on va commencer par la Guinée équatoriale. A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso pour la présidence en exercice de la Cémac. La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.
Centrafrique: Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US
BANGUI, 4 jan 2010 - Le budget du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) de quelque 8.000 anciens rebelles de Centrafrique est estimé à environ 27 millions de dollars US, indique un rapport du secrétaire général de l'ONU obtenu lundi par l'AFP. En septembre, le comité technique chargé du DDR "a apporté des modifications au calendrier et au budget du programme, qui est maintenant estimé à environ 27 millions de dollars des Etats-Unis (18,86 millions d'euros)", affirme ce rapport de Ban Ki-moon sur la situation en Centrafrique publié le 8 décembre. Le document ne précise pas le montant initial et le calendrier arrêté, mais il évoque "un objectif à long terme". En août, après le lancement officiel de la campagne de sensibilisation du DDR, Bangui avait affirmé que le programme "devrait normalement durer 36 mois". Au mois d'avril 2009, "tous les anciens groupes rebelles avaient remis la liste de leurs combattants, à l'exception du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui ne l'a toujours pas remise. Quelque 8.000 ex-combattants devraient néanmoins être démobilisés", poursuit le rapport du secrétaire général de l'ONU. M. Ban exhorte à "accélérer l'élaboration et l'application des volets désarmement et démobilisation du programme, afin de créer les conditions de sécurité minimales requises pour la tenue d'élections pacifiques et transparentes en avril 2010". Le programme DDR a été adopté au forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions de Centrafrique en décembre 2008 pour tenter de sortir ce pays de plusieurs années de crise et d'attaques. Le comité de pilotage, mis en place en janvier 2009, est présidé par l'ONU et comprend des représentants du gouvernement et des principales ex-rébellions.
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