| L'actualité du Niger (d'après l'Agence France Presse) |
|
Niger : Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution
NIAMEY, 19 jan 2010 - Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution très controversée, qui a permis le maintien en fonction du président Mamadou Tandja. "Rien ne se fera en dehors du cadre de la sixième république (...) aucun dialogue ne remettra en cause la volonté du peuple du Niger" exprimée le 4 août dernier par référendum, a déclaré lundi soir Kassoum Moctar, ministre de la Communication. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose le maintien en fonction du président Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale". L'opposition nigérienne a demandé pour sa part la semaine dernière que le dialogue entamé en décembre avec le pouvoir sous l'égide de la Cédéao débouche sur une période de transition et l'élection de nouvelles institutions démocratiques. Pendant cette transition "une nouvelle Constitution sera élaborée", avait déclaré Amadou Boubacar Cissé, chef de la délégation de l'opposition au dialogue inter-nigérien. Pour M. Moctar, "ramener le peuple du Niger à faire une marche en arrière sur sa volonté exprimée, c'est injuste". Toutefois, a assuré le ministre, le gouvernement va "analyser" les propositions du médiateur et "y répondra de manière responsable". Dans une déclaration, la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR, opposition) a dénoncé "l'autisme" du président Tandja et le rend "unique responsable" en cas "d'échec du dialogue". La CFDR a "demandé à ses militants et tous les démocrates de se préparer pour une lutte résolue afin de faire échec au projet de M. Tandja d'exposer les Nigériens à la détresse et aux souffrances". La Coordination est constituée de partis politiques, des centrales syndicales et d'organisations on gouvernementales. Le Niger est plongé dans une grave crise depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous le parlement et obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel. Son deuxième quinquennat, qui expirait initialement le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.
Niger: Selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques, le Niger compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001,
NIAMEY, 8 jan 2010 - Le Niger, pays sahélien très pauvre, compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001, selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques (INS, officiel). En 2010, la population du Niger est estimée à 15.203.822 habitants dont près de 80% vivent en milieu rural, a affirmé vendredi à la télévision, Abdoulaye Beidou, directeur de l'INS en présentant le rapport publié la semaine dernière par son institut. Ce rapport relève un taux de croissance démographique de 3,3% par an, avec un fort taux de fécondité de 7,1 à 8 enfants par femme, a-t-il indiqué. Selon la même source, les personnes âgées de moins de 15 ans représentent 52% de la population et les plus de 60 ans 2,5%. Le rapport établit que 94% des Nigériens sont concentrés sur le tiers du territoire notamment dans le sud et l'ouest. Ainsi, la région de Maradi (centre-sud), frontalière du Nigeria accueille 20% de la population sur environ 3,3% du territoire. Les très désertiques régions d'Agadez (nord) et Diffa (est) qui couvrent 65% du territoire n'abritent que 6,3% de la population. D'après les projections officielles, la population du Niger atteindrait 21 millions d'habitants en 2025 et 56 millions en 2050. Cette poussée est d'autant plus préoccupante que le taux de croissance annuel du PIB n'est que 3,1% en moyenne, selon le ministère de la Population. Pour inverser la tendance et ramener sa courbe démographique à 2,5% d'ici 2015, le Niger a adopté en février 2008 une politique volontariste visant à faire grimper le taux de contraception de 5% à 11% et obtenir une réduction de l'indice de fécondité à 5 enfants par femme. Une des "urgences" est également de lutter contre les mariages et les grossesses précoces très en vogue dans les zones rurales où l'écrasance majorité est analphabète.
|
|