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L'actualité du Niger
(d'après l'Agence France Presse)

Niger: Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 7,7 milliards FCFA supplémentaires qui permettront au Programme alimentaire mondial "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" dans ce pays

NIAMEY, 20 août 2010 - Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 15 millions de dollars (7,7 milliards FCFA) supplémentaires pour combattre la famine dans ce pays sahélien en proie à une grave crise alimentaire. Ces fonds permettront au Programme alimentaire mondial (PAM) "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" du Niger, indique un communiqué de l'ONU transmis à l'AFP. Le Niger connaît actuellement une grave crise alimentaire, en raison d'un important déficit de vivres à l'issue d'une campagne 2009 marquée par la sécheresse. Selon l'ONU, plus de 7 millions de Nigériens - près de la moitié de la population - sont en état d'insécurité alimentaire sur les quelque 10 millions de personnes touchés dans le Sahel. Entre 2009 et 2010, la prévalence de la malnutrition des enfants est passée de 12,3% à 16,7% et en moyenne 6.000 enfants sont admis chaque semaine dans les centres de traitement de la malnutrition, précise l'organisation. Début août, le PAM a lancé une opération d'urgence, menée conjointement avec le gouvernement du Niger et les partenaires humanitaires, visant à assister plus de 7.8 millions de personnes jusqu'à la fin de l'année 2010. D'après l'ONU, en 2010, le Niger a reçu un total de 35 millions de dollars (plus de 17,9 milliards FCFA) pour assister les populations affectées par la crise alimentaire, nutritionnelle et pastorale.



Niger: Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit

NIAMEY, 12 août 2010 - Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit, a annoncé jeudi son président Marou Amadou. "Le Conseil a achevé l'examen d'un avant-projet de Constitution, d'une Charte des partis politiques et de l'opposition que lui avait transmis la junte aux fins de recueillir ses avis" a déclaré M. Amadou, à la radio du Parlement. L'avant-projet, destiné à remplacer la loi fondamentale suspendue après le renversement du président Mamadou Tandja en février, insiste que "nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ou les proroger pour quelque motif que ce soit", a souligné le rapporteur du Conseil, Ibrahim Yacouba, dans une synthèse. Après dix ans de présidence, Mamadou Tandja âgé de plus de 70 ans, avait plongé son pays dans la crise en changeant en août 2009 la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir au terme de son second et dernier mandat. Le texte examiné stipule que tout candidat à la présidence doit avoir entre 35 à 70 ans et être titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures. La Cour constitutionnelle a le pouvoir de "constater l'empêchement absolu" du président de la république à diriger le pays et de "prononcer la vacance" de son poste, notamment en "cas de maladie grave dûment constatée". Au cas où l'opposition est majoritaire au Parlement, le président doit nommer un Premier ministre sur une liste de trois personnes proposées par les députés, souligne le même texte. Un article en vue d'une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février", en précisant qu'il n'est pas susceptible d'être "révisé", est également mentionné. Cette disposition vise à protéger les putschistes contre d'éventuelles poursuites judiciaires après leur retrait du pouvoir. Le texte dans sa version amendée par le Conseil doit être ensuite transmis au gouvernement et à la junte militaire, qui soumettra sa version finale à un référendum le 31 octobre prochain. Une présidentielle est prévue le 3 janvier 2011.



Niger: L'ex-Premier ministre, Seïni Oumarou, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir)

NIAMEY, 9 août 2010 - Seïni Oumarou, ex-Premier ministre du président nigérien déchu Mamadou Tandja, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir), a annoncé lundi le MNSD. "Le congrès décide de présenter la candidature du camarade Seïni Oumarou aux prochaines élections présidentielles au titre du Mouvement national pour la société de développement (MNSD)", le parti de l'ex-président Tandja, renversé en février, indique un communiqué transmis à l'AFP. Ce congrès s'est tenu samedi et dimanche à Tillabéri dans l'ouest du Niger, précise le MNSD dont M. Oumarou est le président. Agé de 60 ans, Seïni Oumarou a été ministre du Commerce entre 1999 et 2004 et celui de l'Equipement de 2004 à mai 2007 jusqu'à sa nomination comme Premier ministre puis président du Parlement en 2009. Le 2 août, Oumarou et trois autres personnes, ont été inculpées et placées en liberté sous caution par un juge d'instruction pour détournement présumé de fonds publics. On ignore si cette mise en examen sera un obstacle à la candidature de M. Oumarou au scrutin présidentiel. La junte au pouvoir du général Salou Djibo a promis un "assainissement" en lançant audits et enquêtes sur des malversations qui auraient été commises sous le régime de Mamadou Tandja (1999-2010). Le général Djibo a promis de rendre le pouvoir après l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.


Niger: La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010

NIAMEY, 4 août 2010 - La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010, a annoncé mercredi son ambassade à Niamey. La France vient de verser une nouvelle tranche d'un montant de 1,2 million d'euros au bureau local du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'achat, le transport et la distribution de plus de 1.500 tonnes de céréales dans les zones vulnérables du pays, précise l'ambassade dans un communiqué. Au total, la France a mobilisé en 2010 près de 5,1 millions d'euros d'aide alimentaire pour la population nigérienne, selon la même source. A la suite d'une forte sécheresse, le Niger est de nouveau confronté cette année à une grave crise alimentaire qui, selon l'ONU, affecte plus de 7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population. En raison de cette crise, le Niger, ex-colonie française, a célébré mardi sans faste le cinquantenaire de son indépendance.


Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate"

NIAMEY, 31 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba, détenus depuis le coup d'Etat du 18 février, ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate". Le général Salou Djibo a par ailleurs promis de faire "payer" les auteurs de détournements de fonds publics sous le régime Tandja (1999-2010). "Ceux qui demandent qu'on relâche (MM. Tandja et Abouba), eh bien on ne les relâchera pas!", a lancé le général Djibo lors d'une rencontre à Niamey avec quelque 200 représentants de partis politiques et de la société civile du Niger. L'ex-président et son ministre "sont bien traités et on ne les relâchera pas", a-t-il insisté. Le parti de l'ancien chef de l'Etat, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), a exigé vendredi "la libération immédiate et sans conditions" des deux hommes. Il a aussi réclamé la remise en liberté de son chef et ex-Premier ministre Seïni Oumarou, détenu depuis jeudi à la gendarmerie pour de présumés détournements de fonds publics. Dans un courrier adressé le 22 juillet au général Djibo et rendu public par la junte, Mamadou Tandja, né en 1938, a demandé au nouveau régime la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine par sa famille. Il a dit souhaiter son maintien dans son lieu actuel de détention, une villa dans l'enceinte de la présidence. Le chef de la junte avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de Mamadou Tandja. Le général Djibo s'est engagé à "terminer" l'"assainissement" promis des affaires publiques: "On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs. Si ça nécessite qu'on casse, on va casser". La junte a installé en mai une Commission de lutte contre la délinquance économique et financière qui s'active pour récupérer les deniers publics détournés par des proches ou des partisans de Mamadou Tandja. Cette commission est décriée par le camp Tandja, qui dénonce une "chasse aux sorcières". "Celui qui sait qu'il a quelque chose à payer n'a qu'à aller payer, sinon il va en prison", a répliqué le général Djibo. "Ils vont payer". A ce jour, la commission a réussi à récupérer "plus de deux milliards FCFA" (3 millions EUR), contre 600 millions FCFA annoncés en début de mois, a-t-il indiqué. La junte a promis de rendre le pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.


Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine

NIAMEY, 26 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine, selon un courrier révélé lundi par Radio France Internationale (RFI). Dans ce courrier du 22 juillet que l'AFP a également obtenu auprès du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), il demande au chef de la junte, le général Salou Djibo, sa "clémence" et son "indulgence par rapport au dossier de plainte déposée à (son) nom" devant la cour de justice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). "Je n'ai été associé ni de près ni de loin et en aucune manière à cette démarche", assure M. Tandja. "Compte tenu de mon état de santé qui nécessite un suivi régulier en milieu spécialisé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice", écrit-il. Mamadou Tandja, né en 1938, est retenu dans une villa dans l'enceinte de la présidence à Niamey depuis le putsch du 18 février. Il réclame son "maintien" dans son lieu actuel de détention, où il se dit "bien traité". Dans un autre courrier adressé à la cour de la Cédéao, l'ancien chef de l'Etat appelle la juridiction sous-régionale à "ne tenir compte d'aucune plainte déposée à (son) nom". Il affirme faire cette requête "en âme et conscience et libre de toutes contraintes". Felicien Hounkanrin, porte-parole de la cour qui siège à Abuja, a confirmé à l'AFP le dépôt d'une plainte le "14 juillet". En poursuivant "le chef de la junte Salou Djibo et le gouvernement de Niamey", M. Tandja souhaitait que la cour déclare sa détention "arbitraire" et ordonne "sa remise en liberté immédiate", a expliqué le porte-parole, disant ne pas être informé d'une démarche de l'intéressé pour arrêter la procédure. Un proche de l'ex-président (1999-2010) a confirmé le dépôt d'une plainte par "la famille de Mamadou Tandja". Le général Djibo avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de M. Tandja.


Niger: La Commission européenne a proposé lundi la reprise progressive de l'aide au développement accordée par l'Union européenne au Niger, conditionnée au rétablissement prévu de la démocratie dans ce pays

BRUXELLES, 26 juil 2010 - La Commission européenne a proposé lundi la reprise progressive de l'aide au développement accordée par l'Union européenne au Niger, conditionnée au rétablissement prévu de la démocratie dans ce pays. Début juillet, la Commission électorale nigérienne avait annoncé la tenue le 3 janvier 2011 du premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février. L'aide que l'UE avait interrompue fin 2009 lorsqu'une crise institutionelle avait éclaté au Niger pourra reprendre dès que les pays européens auront donné leur aval formel, a indiqué le commissaire européen au Développpement, Andris Piebalgs, dans un communiqué. Le montant total de l'aide allouée au Niger par le Fonds de développement européen pour la période 2008-2013 est de 458 millions d'euros. Quelque 90 millions d'euros ont pour l'instant été déboursés. Une fois approuvé par les 27 pays de l'UE, le versement de ces subsides "reprendra progressivement à la condition que soient respectés les engagements pris par le gouvernement du Niger", a insisté la Commission. Les autorités de Niamey ont adopté un programme prévoyant un référendum sur une nouvelle constitution à l'automne ainsi que des élections locales et présidentielles. Le tout doit être parachevé en mars 2011. En dépit de son désaccord avec l'évolution politiques au Niger, l'UE n'avait cependant jamais arrêté son aide humanitaire à ce pays du Sahel. En juin, 15 millions d'euros ont été débloqués par la Commission pour permettre au Niger de faire face à la sécheresse et à la grave crise alimentaire qui frappent depuis le début de l'année quelque huit millions de Nigériens.


Niger: Dix-sept partis politiques nigériens qui étaient opposés au président Mamadou Tandja, renversé par un putsch en février, ont signé samedi un accord pour une "alliance" en vue de l'élection présidentielle du 3 janvier 2011

NIAMEY, 17 juil 2010 - Dix-sept partis politiques nigériens qui étaient opposés au président Mamadou Tandja, renversé par un putsch en février, ont signé samedi un accord pour une "alliance" en vue de l'élection présidentielle du 3 janvier 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. Un "protocole d'accord" a été signé par les présidents des 17 formations au cours d'une cérémonie à Niamey, en présence de plus de 3.000 personnes. "Nous avons tous convenu de nous mettre dans un cadre d'alliance stratégique de lutte pour gagner le pouvoir", a déclaré à la presse Hama Amadou, qui fut Premier ministre du président Tandja entre 2000 et 2007. M. Amadou préside désormais le Mouvement démocratique nigérien (Moden), créé par d'anciens militants du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti au pouvoir sous M. Tandja). Les 17 partis sont membres de la Coordination des forces démocratiques pour la République (CFDR) ayant combattu Mamadou Tandja lorsqu'il avait tenté en 2009 de se maintenir au pouvoir malgré la fin de son mandat légal, plongeant son pays dans la crise. Selon l'accord, chaque parti doit présenter un candidat au premier tour de la présidentielle et tous les partis devront soutenir celui d'entre eux qui aura atteint le second tour, a précisé M. Amadou. Un "programme commun de gouvernement" est également prévu. Outre Hama Amadou pour le compte du Moden, les principaux signataires sont l'ancien président de la République (1993-1996) et ex-président du Parlement (2000-2009) Mahamane Ousmane (Convention démocratique et sociale, CDS), et Mahamadou Issoufou (Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, PNDS). Pays très pauvre et enclavé, le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement le 18 février, après 10 ans de pouvoir, du président Tandja, qui est depuis lors détenu à Niamey.


Niger: Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février, se tiendra le 3 janvier 2011

NIAMEY, 3 juil 2010 - Le premier tour de l'élection présidentielle au Niger, destinée à rétablir un régime civil après le coup d'Etat militaire du 18 février, se tiendra le 3 janvier 2011, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Le premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives sera organisé le 3 janvier 2011", a déclaré le président de la Céni Abdourahmane Ghousmane sur la télévision publique. Un éventuel deuxième tour de la présidentielle est prévu le 14 janvier, a-t-il précisé. Les résultats définitifs de ce second tour seront proclamés le 4 mars, et le nouveau président élu sera investi le 11 mars 2011. Un référendum pour l'adoption d'une nouvelle Constitution interviendra le 31 octobre 2010. Des élections locales - municipales, départementales et régionales - se tiendront en même temps le 27 novembre, a indiqué le président de la Céni. Une "révision exceptionnelle" du fichier électoral sera opérée jusqu'au 30 août, et un recensement des électeurs nigériens vivant à l'étranger se déroulera jusqu'au 1er novembre, a ajouté M. Ghousmane. Il a estimé à environ 30 milliards de FCFA (45 M EUR) le budget nécessaire à l'organisation de ces scrutins. L'investiture du nouveau président conclura la transition d'un peu plus d'une année conduite par le chef de la junte, le général Salou Djibo, qui a promis de rendre le pouvoir aux civils. Pays très pauvre et enclavé, le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement le 18 février, après 10 ans de pouvoir, du président Mamadou Tandja. Il avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir malgré la fin de son mandat légal. En sommet au Cap-Vert, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé samedi le retour du Niger à ses réunions, en tant qu'observateur. Le pays avait été suspendu de l'institution le 20 octobre 2009 après des législatives controversées organisées par le régime Tandja. La Cédéao a expliqué notamment "prendre acte de la date du 26 décembre 2010 fixée pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle", et exhorté au "respect scrupuleux" de ce calendrier. Le 26 décembre était la date proposée par le Conseil consultatif, une des instances mises en place pour la transition. Le président de la Céni n'a pas évoqué spécifiquement ce décalage du 26 décembre au 3 janvier 2011. Mais il a indiqué que l'investiture du nouveau chef de l'Etat était reportée du 1er au 11 mars en raison du retard d'environ une semaine dans la mise en place de la Céni, finalement intervenue mi-juin. Un nouveau code électoral a été adopté en mai par la junte. Un avant-projet de Constitution doit être examiné prochainement par le Conseil consultatif.



Niger: Les Nations unies ont annoncé mercredi à Niamey avoir débloqué pour le Niger plus de 11 millions d'euros supplémentaires contre la crise alimentaire qui frappe près de la moitié de la population

NIAMEY, 16 juin 2010 - Les Nations unies ont annoncé mercredi à Niamey avoir débloqué pour le Niger quelque 14 millions de dollars supplémentaires (plus de 11 millions d'euros) contre la crise alimentaire qui frappe près de la moitié de la population. Cet argent servira à combattre la crise qui touche habitants et bétail à la suite de la grave sécheresse qui a affecté les récoltes, indique le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies (Ocha) à Niamey dans un communiqué. Les fonds permettront notamment aux agences onusiennes "d'accroître leurs actions au cours de la période de soudure pendant laquelle les populations sont les plus vulnérables". La "période de soudure" a débuté en juin avec la campagne agricole et la saison des pluies pour s'achever en septembre avec les récoltes. A ce jour, le Plan d'action humanitaire en faveur du Niger a été financé à hauteur de 57% et plus de 80 millions de dollars (65 M EUR) restent à mobiliser, souligne OCHA. Selon l'ONU, plus de 7 millions de Nigériens, soit près de la moitié de la population, sont frappés par la crise, sur un total de 10 millions de personnes affectées au Sahel.


Niger: Le Premier ministre nigérien de transition, Mahamadou Danda, a installé lundi la nouvelle commission électorale, chargée par la junte au pouvoir depuis février d'organiser des élections générales avant mars 2011

NIAMEY, 14 juin 2010 - Le Premier ministre nigérien de transition, Mahamadou Danda, a installé lundi la nouvelle commission électorale, chargée par la junte au pouvoir depuis février d'organiser des élections générales avant mars 2011, a constaté un journaliste de l'AFP. "Les prochaines compétitions électorales seront ouvertes, libres et équitables (...). En aucun cas nous ne tolérerons que ces scrutins soient entachés" de fraudes, a lancé M. Danda lors de la cérémonie d'installation à Niamey. Le Premier ministre a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de "faire preuve d'impartialité, de neutralité et d'indépendance" et a insisté sur "la stricte neutralité" des institutions de transition dans le processus électoral. Forte d'une cinquantaine de membres, la Céni est présidée par un magistrat, Abdourahmane Ghousmane, et a comme vice-présidente l'avocate Aïssatou Zada. "Parmi nos priorités il y a la révision du fichier électoral, l'établissement du chronogramme (calendrier) des élections et le budget de la Céni", a expliqué M. Ghousmane aux journalistes. La commission doit s'atteler à l'organisation d'un référendum constitutionnel et d'élections municipales, législatives et présidentielle. Selon Mahamadou Danda, le nouveau président élu doit prêter serment le 1er mars 2011. Le Niger est dirigé par une junte militaire depuis le renversement, après 10 ans de pouvoir, du président Mamadou Tandja le 18 février. Ce dernier avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition de douze mois. Un nouveau code électoral a été adopté par la junte, tandis qu'un avant-projet de Constitution doit être examiné début juillet par le Conseil consultatif.



Niger: Le Conseil des ministres présidé par le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), le général Salou Djibo, a adopté l'avant-projet de texte sur la dépénalisation des délits de presse

NIAMEY, 4 juin 2010 - La junte militaire au pouvoir au Niger a adopté vendredi un texte qui dépénalise les délits de presse, a annoncé la radio publique. "Le Conseil des ministres présidé par le président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), le général Salou Djibo, a adopté l'avant-projet de texte sur la dépénalisation des délits de presse", a indiqué la Voix du Sahel. Le texte avait été proposé début avril par quelque 150 participants à des "Etats généraux" de la presse convoqués par la junte. "C'est une bonne chose, nous avions commencé à nous inquiéter de la sincérité du gouvernement à adopter le texte", a réagi auprès de l'AFP Boubacar Diallo, président de l'Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (Anepi). Le journaliste condamné pour délit de presse ne sera plus envoyé en prison mais écopera d'une amende, a précisé M. Diallo, soulignant que "la dépénalisation ne signifie cependant pas une carte blanche aux journalistes pour en faire à leur tête". Parmi les délits visés figurent la diffamation, l'injure ou la propagation de fausses nouvelles. Sous le régime de l'ex-président Mamadou Tandja (1999-2010), renversé en février par un coup d'Etat, les journalistes avaient dénoncé des tentatives de "musellement" par les autorités. Responsables de publications et journalistes avaient été souvent écroués à la suite de plaintes de personnalités proches du pouvoir.



Niger : La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février a promulgué un nouveau code électoral, qui réduit de cinq à quatre ans la durée du mandat présidentiel

NIAMEY, 27 mai 2010 - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février a promulgué un nouveau code électoral, qui réduit de cinq à quatre ans la durée du mandat présidentiel, a annoncé jeudi soir la radio publique. Le chef de la junte, le général Salou Djibo, a promulgué le code électoral en apportant quelques modifications au projet qui lui avait été transmis par le Conseil consultatif. La durée du mandat présidentiel est portée de cinq à quatre ans, renouvelable une fois, afin de "susciter une culture de l'alternance". Le montant de la caution que doivent verser les candidats à la présidentielle est fixé à 20 millions de francs CFA (30.000 euros), contre 10 millions FCFA proposés. Le code interdit aussi aux "chefs traditionnels de participer sous quelque forme que ce soit à la campagne électorale", alors que ces responsables coutumiers sont très influents et courtisés. Les prétendants à la magistrature suprême devront avoir entre 40 et 70 ans, et un niveau d'instruction équivalent à bac+3. La junte supprime aussi l'obligation faite aux membres de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de prêter serment sur le livre saint de leur confession. Ce serment avait poussé le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) à boycotter cette structure au moment des scrutins organisés depuis 1999. Il est remplacé par un "serment d'engagement non confessionnel". Par ailleurs, le général Djibo a nommé par décret à la présidence de la Ceni le magistrat Ghousmane Abdourahamane. Né en 1961 et originaire de la région de Maradi (centre-sud), il est peu connu du grand public. La commission, qui rassemblera des représentants des principales couches socio-professionnelles du pays, doit être installée début juin. La junte a annoncé l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Ce dernier avait plongé son pays dans la crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal.


Niger: Le Conseil consultatif au Niger a adopté samedi soir un nouveau projet de code électoral qu'il soumettra au gouvernement et à la junte militaire

NIAMEY, 22 mai 2010 - Le Conseil consultatif au Niger a adopté samedi soir un nouveau projet de code électoral qu'il soumettra au gouvernement et à la junte militaire, a annoncé son président Marou Amadou. "Je déclare l'avant-projet de code électoral examiné et adopté", a indiqué M. Amadou sur la radio du Parlement. L'examen du code était l'unique point à l'ordre du jour d'une session extraordinaire du Conseil consultatif convoquée mercredi par le chef de la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février, le général Salou Djibo. Le texte adopté par le Conseil a été élaboré par un Comité des textes fondamentaux qui s'est basé sur le code de 2004 et auquel "25 innovations majeures" ont été apportées. Parmi les principaux nouveaux articles, figure pour la première fois l'obligation faite aux candidats à l'élection présidentielle d'avoir entre 35 et 70 ans, d'après la synthèse des travaux lue à la radio. Autre nouveauté: tout candidat à la présidentielle doit être titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures, et pouvoir s'acquitter d'une caution de 10 millions de FCFA (15.000 euros). Le mandat présidentiel est maintenu à cinq ans et renouvelable une seule fois. Contrairement aux autres législatures, le prochain Parlement devrait être composé de seulement "un quart d'analphabètes", le reste des élus devant être titulaires du Brevet d'étude du premier cycle (BEPC). Le nouveau code proposé fait obligation à tous les membres de la future Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de prêter serment sur le livre saint de leur confession, une question hautement sensible. Cette exigence avait poussé le Syndicat autonome des magistrats du Niger (Saman) à boycotter cette structure lors des scrutins organisés depuis 1999. Il estimait que ses membres étaient déjà assermentés. Le texte proposé mentionne clairement l'interdiction faite aux membres de la junte, à ceux du gouvernement et aux agents des Forces de défense et de sécurité de se présenter aux futurs scrutins. Cette mesure avait été prise par ordonnance par le général Djibo. Le Conseil consultatif installé par la junte est formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays. Il devra aussi donner un avis sur le projet de Constitution en cours d'élaboration. La junte a annoncé l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat du 18 février, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Ce dernier avait plongé son pays dans une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal.


Niger: La Banque mondiale a annoncé la reprise de ses décaissements en faveur du Niger, suspendus en 2009, et une aide budgétaire de 40 millions de dollars dans une lettre à la junte nigérienne lue jeudi à la télévision publique

NIAMEY, 20 mai 2010 - La Banque mondiale a annoncé la reprise de ses décaissements en faveur du Niger, suspendus en 2009, et une aide budgétaire de 40 millions de dollars dans une lettre à la junte nigérienne lue jeudi à la télévision publique. "La Banque mondiale a décidé de reprendre ses décaissements qui étaient jusque là suspendus, y compris un appui budgétaire de 40 millions de dollars sous forme de don, en faveur du Niger", indique Madani Tall, directeur des opérations de la BM pour le Niger. Dans sa lettre adressée le 17 mai au chef de la junte, le général Salou Djibo, M. Tall souligne que "l'avènement" des militaires au pouvoir dans ce pays "était survenu dans un contexte marqué à la fois par une situation socio-politique tendue et une crise alimentaire aiguë". Selon le ministère nigérien des Finances, la banque avait suspendu ses décaissements après l'organisation contestée d'élections législatives en octobre 2009 par le président Mamadou Tandja, qui cherchait à se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat légal. Ces législatives, boycottées par l'opposition, ont également entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao, 15 pays). L'Union européenne a suspendu son aide au développement et les Etats-Unis ont également pris des sanctions. "La reprise des décaissements de la Banque mondiale est le résultat de signaux positifs émis par les autorités de la transition", a indiqué à l'AFP Ibrahim Garba, secrétaire général du ministère des Finances. La junte a annoncé récemment l'organisation d'élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat du 18 février, qui a mis fin à dix ans de pouvoir de Mamadou Tandja.


Niger: Le gouvernement de transition au Niger a annoncé samedi le lancement d'une opération de distribution gratuite de vivres à quelque 1,5 million de personnes très durement frappées par la crise alimentaire

NIAMEY, 16 mai 2010 - Le gouvernement de transition au Niger a lancé samedi une opération de distribution gratuite de vivres destinée à quelque 1,5 million de personnes très durement frappées par la crise alimentaire. "Cette distribution de vivres complète les autres opérations qui sont déjà en cours et consiste à venir en aide à une population estimée à un peu moins d'1,5 million de personnes", a affirmé le porte-parole du gouvernement Mahamadou Dan Dah à la radio publique. Au total, 21.000 tonnes de vivres vont être distribuées dans 211 zones "vulnérables" du pays, a précisé M. Dan Dah, également ministre des Enseignements. L'opération a été inaugurée samedi dans la zone d'Illéla dans la région de Tahoua (ouest), en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Niger est actuellement en proie à une grave crise alimentaire, en raison d'un important déficit vivrier à l'issue d'une campagne agricole 2009 marquée par la sécheresse. Selon la Cellule de crise alimentaire (CCA, gouvernementale), la distribution gratuite de vivres doit permettre aux plus exposés de franchir la cruciale période de soudure, qui débute en juin avec la campagne agricole pour se clore en septembre avec les récoltes. Niamey a déjà lancé des opérations de vente promotionnelle de céréales. Selon l'ONU, quelque 7,8 millions de Nigériens - plus de la moitié de la population - sont en "état d'insécurité alimentaire", sur quelque 10 millions de personnes "touchées" par la crise au Sahel.




Niger: Le chef de la junte au pouvoir au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a été élevé mercredi au grade de "général de corps d'armée" pour avoir mené le coup d'Etat contre le président Mamadou Tandja en février

NIAMEY, 12 mai 2010 - Le chef de la junte au pouvoir au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a été élevé mercredi au grade de "général de corps d'armée" pour avoir mené le coup d'Etat contre le président Mamadou Tandja en février, a-t-on appris de source officielle. "Les Forces de défense et de sécurité, sous la conduite patriotique du chef d'escadron Salou Djibo, ont décidé par les événements du 18 février 2010 d'assumer leur responsabilité en mettant fin au risque imminent d'une dérive certaine, voire (de) la désagrégation de notre pays", selon un communiqué du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) lu à la radio publique. "Cet acte méritoire, qui témoigne de l'attachement sacré qu'il a pour sa patrie, vaut de grandes conquêtes. C'est pourquoi le CSRD (...) a décidé d'élever le chef d'escadron Salou Djibo au rang le plus élevé de la hiérarchie militaire actuelle, celui de général de corps d'armée", précise la junte. Le grade de chef d'escadron équivaut à celui de commandant. Originaire de l'ouest du Niger, Salou Djibo, 44 ans, dirigeait avant le coup d'Etat la compagnie d'appui, l'unité blindée qui a mené le 18 février l'assaut contre le palais présidentiel où Mamadou Tandja présidait un conseil des ministres. L'ex-chef de l'Etat, au pouvoir pendant dix ans, est détenu par la junte depuis le putsch. Sa volonté de rester au pouvoir après la fin de son mandat avait plongé le Niger dans une grave crise politique. La junte a promis d'organiser des élections, notamment présidentielle, avant le premier anniversaire du coup d'Etat, et de rendre le pouvoir aux civils.



Niger: La junte militaire au pouvoir au Niger a décidé que la transition aurait une durée d'un an, à compter du coup d'Etat du 18 février 2010

NIAMEY, 5 mai 2010 - La junte militaire au pouvoir au Niger a décidé que la transition aurait une durée d'un an, à compter du coup d'Etat du 18 février 2010, a annoncé mercredi soir son porte-parole à la télévision publique. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) (...) décide d'accepter la proposition faite par le Conseil consultatif de fixer la durée de la transition à 12 mois à compter du 18 février 2010", a déclaré en fin de soirée le colonel Abdoul-Karim Goukoye sur les antennes de Télé Sahel. Le colonel Goukoye a précisé que le CSRD a pris cette décision après avoir "pris en en compte les enrichissements et les suggestions du gouvernement" et "après une profonde analyse de la situation actuelle du Niger". Le Conseil consultatif, une instance mise en place par la junte dirigée par le chef d'escadron Salou Djibo, avait proposé que la transition ait une durée d'un an, jusqu'au 1er mars 2011. Après le putsch du 18 février qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja, la junte a promis de céder le pouvoir aux civils à l'issue de la transition marquée par des élections, notamment présidentielle. La junte a décidé de "reformuler l'agencement" proposé par le Conseil pour les différentes consultations à venir, a précisé son porte-parole. Elles doivent être organisées pendant la transition selon l'ordre suivant: référendum constitutionnel, élections locales, législatives et enfin scrutin présidentiel. Les dates de ces échéances n'ont pas été indiquées. Formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays, le Conseil consultatif avait proposé la date du 24 octobre pour l'organisation du référendum sur la nouvelle Constitution et le 26 décembre pour le premier tour de la présidentielle couplée aux législatives.


Niger: Le Conseil consultatif au Niger propose à la junte militaire la date du 26 décembre 2010 pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives

NIAMEY, 23 avr 2010 - Le Conseil consultatif au Niger propose à la junte militaire la date du 26 décembre 2010 pour l'organisation du premier tour de l'élection présidentielle couplée aux législatives, selon un communiqué du Conseil lu vendredi à la radio publique. Pour ces scrutins, les résultats seraient proclamés le 12 janvier 2011, selon le texte. Un second tour de l'élection présidentielle serait fixé au 26 janvier 2011, en même temps que des municipales. Les résultats du second tour seraient publiés le 12 février et ceux des municipales le 27 février 2011. Ce calendrier propose le 24 octobre pour l'organisation du référendum sur la nouvelle Constitution, dont les résultats seraient validés le 8 novembre. La promulgation de la nouvelle Loi fondamentale pourrait intervenir le 11 novembre. Enfin, le calendrier prévoit que l'installation du nouveau Parlement ait lieu le 14 février et l'investiture du nouveau président élu le 1er mars 2011. Cette investiture concluerait la transition ouverte par le coup d'Etat du 18 février 2010, qui a mis fin à dix ans de pouvoir du président Mamadou Tandja. Plus tôt vendredi, le président du Conseil consultatif Marou Amadou avait indiqué sur la radio publique que sa structure proposait à la junte que la transition ait une durée d'un an, du 18 février 2010 au 1er mars 2011. La junte dirigée par le chef d'escadron Salou Djibo a promis de rendre le pouvoir aux civils au terme de la transition. Le Conseil consultatif installé par la junte est formé de 131 représentants des principales composantes socio-professionnelles du pays. Il devra aussi donner un avis sur le futur projet de Constitution. Salou Djibo a mis en place mercredi un Comité des textes fondamentaux qui devra rédiger notamment un nouveau projet de Loi fondamentale, dans un délai de 45 jours.


Niger: Un comité chargé de rédiger un avant-projet de Constitution dans les 45 prochains jours a été installé mercredi par le dirigeant de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo

NIAMEY, 21 avr 2010 - Un comité chargé de rédiger un avant-projet de Constitution dans les 45 prochains jours a été installé mercredi par le dirigeant de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a indiqué la radio d'Etat. Placée sous l'autorité du chef de la junte, cette instance de 16 membres doit également proposer un nouveau code électoral et une charte des partis politiques. Ce "comité des textes fondamentaux" est présidé par Mamoudou Gazibo, juriste et enseignant au Canada. "Notre mission consiste à doter notre pays de textes qui vont assurer sa stabilité politique et institutionnelle", a déclaré la presse M. Gazibo, qui a assuré que sa structure allait "tout faire pour respecter le délai des 45 jours". Le Niger est dirigé par une junte depuis le coup d'Etat du 18 février, qui a renversé le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis dix ans. La junte a promis de céder le pouvoir aux civils après une période de transition. Un Conseil consultatif de 131 membres travaille depuis début avril afin de proposer la durée de cette transition et les dates des prochaines élections.


Niger: La junte nigérienne a nommé mardi Marou Amadou à la tête du Conseil consultatif et Fatoumata Bazèye, présidente du Conseil constitutionnel

NIAMEY, 6 avr 2010 - La junte nigérienne a nommé mardi une figure de la société civile, Marou Amadou, connu pour son hostilité au président renversé Mamadou Tandja, à la tête du Conseil consultatif chargé de donner son avis sur le futur projet de Constitution, a indiqué la radio publique. Agé de 38 ans et juriste de formation, Marou Amadou est le président du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques (Fusad) et appartient notamment à la Coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR), qui regroupe des partis politiques, des syndicats et des ONG. Il s'était farouchement opposé au maintien au pouvoir de M. Tandja, qui avait voulu prolonger son mandat en faisant modifier la Constitution. M. Amadou a été plusieurs fois interpellé et avait été envoyé un mois dans une prison de haute sécurité pour "administration d'une organisation non déclarée", le Fusad. Par ailleurs Fatoumata Bazèye a été nommée présidente du Conseil constitutionnel. Elle présidait la Cour constitutionnelle dissoute par le président Tandja pour s'être opposée à son projet de changer la Loi fondamentale. Le Conseil consultatif (131 membres) doit tenir sa première session mercredi, a précisé la radio. Il a pour mission de donner des "avis" sur les nouveaux textes majeurs qui seront rédigés, tels que le projet de Constitution, et de faire des "suggestions", notamment sur les dates des prochaines élections. Le Conseil constitutionnel (11 membres) est quant à lui chargé du "contrôle de la régularité, de la transparence et de la sincérité" du référendum et des élections présidentielle et locale à venir. Il en proclamera les résultats définitifs. La junte aux commandes depuis le putsch du 18 février, qui a mis fin à 10 ans de pouvoir Tandja, a promis de céder la place aux civils après une période de transition, dont la durée n'a pas été fixée.



Niger: Le chef de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé des ordonnances créant plusieurs institutions de transition dont un Conseil consultatif et un Conseil constitutionnel

NIAMEY, 2 avr 2010 - Le chef de la junte militaire au Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé des ordonnances créant plusieurs institutions de transition dont un Conseil consultatif et un Conseil constitutionnel, a indiqué vendredi soir la radio nationale. Le Niger est dirigé par une junte depuis le coup d'Etat du 18 février, qui a renversé le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis dix ans. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition dont la durée n'a pas été fixée. Le Conseil consultatif de 131 membres aura pour mission de donner des "avis" sur des textes fondamentaux, dont un avant-projet de nouvelle Constitution et de code électoral, précise la radio. Il fera également des "suggestions", notamment sur les dates des prochaines élections ou la mise sur pied d'une commission électorale. Les membres de ce Conseil seront issus des différentes couches socio-professionnelles du pays. Les partis politiques y auront droit à 20 sièges, et les centrales syndicales à 10. Les chefs traditionnels y seront également présents (8 sièges), de même que les Forces de défense et de sécurité (6), les ONG de défense des droits de l'Homme (5), les associations religieuses (4) et les journalistes (4). Une session du Conseil consultatif sera bientôt convoquée, selon une source ministérielle. Par une autre ordonnance, le chef de la junte a créé un Conseil constitutionnel de 11 membres, chargé du "contrôle de la régularité, de la transparence et de la sincérité" du référendum et des élections présidentielles et locales à venir. Il tranchera les contentieux électoraux et référendaires et proclamera les résultats définitifs de ces consultations. Un Comité des textes fondamentaux (19 membres) a aussi été instauré, chargé de rédiger notamment une Constitution et un code électoral. Il est placé sous l'autorité du chef de la junte.
 
Niger: La junte au pouvoir au Niger va organiser du 29 au 31 mars des "Etats généraux" de la presse et prévoit de remplacer les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse par des amendes
NIAMEY, 27 mars 2010 - La junte au pouvoir au Niger va organiser du 29 au 31 mars des "Etats généraux" de la presse et prévoit de remplacer les peines de prison pour les journalistes accusés de délits de presse par des amendes, a a rapporté samedi la radio publique. Les participants à la rencontre, journalistes, juristes, représentants du gouvernement et défenseurs des droit de l'Homme, se pencheront également sur la réglementation de la publicité et sur une l'élaboration d'une convention collective pour les journalistes, précise la Voix du Sahel. Lors d'une récente rencontre avec le chef de la junte militaire qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février, les journalistes ont souhaité que les peines de prison soient remplacées par des sanctions pécuniaires en cas de délits tels que la diffamation, l'injure ou la propagation de fausses nouvelles. Depuis une décennie, les journalistes nigériens dénoncent les tentatives de "muselage" par les autorités du pays alors que responsables de parutions et journalistes sont régulièrement écroués à la suite de plaintes de personnalités proches du pouvoir. Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSRD) a mené un coup d'Etat le 18 février, mettant fin au régime de M. Tandja, au pouvoir depuis dix ans. Les putschistes ont promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition dont la durée n'a pas été fixée.

Niger: Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections
NIAMEY, 12 mars 2010 - Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections, indique la radio d'Etat. "L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", précise l'ordonnance lue sur les ondes de la Voix du Sahel. La radio précise que la mesure s'applique également "au Premier ministre et aux ministres du gouvernement de transition". Les gendarmes, les policiers, les agents des Forces nationales d'intervention et de sécurité (FNIS, ex-garde républicaine), ceux des Eaux et Forêts et les douaniers ne seront pas non plus candidats aux futures élections. "Aucune dérogation" ne saurait être accordée aux personnes visées, a insisté la radio. La junte nigérienne n'a pas encore fixé la durée de la transition ouverte depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février. Les dates des élections à l'issue desquelles elle a promis de rendre le pouvoir aux civils ne sont pas non plus connues. Par une autre ordonnance, le chef d'escadron Salou Djibo a interdit aux responsables des gouvernorats, des préfectures ainsi qu'aux chefs traditionnels de mener "des activités politiques partisanes" durant la transition. Très influents auprès des populations, les chefs traditionnels avaient joué un rôle important dans le référendum constitutionnel très controversé d'août qui avait permis à Mamadou Tandja de prolonger de trois ans son dernier quinquennat qui expirait le 22 décembre 2009. Mercredi, la junte a nommé des militaires à la tête de sept des huit gouvernorats du pays dirigés par des civils avant le coup d'Etat. Dans un autre pays d'Afrique de l'Ouest, la Guinée, où un coup d'Etat militaire avait eu lieu en décembre 2008, le chef de la junte d'alors, le capitaine Moussa Dadis Camara, avait provoqué une levée de boucliers dans la population et l'opposition en laissant entendre qu'il pourrait être candidat à la présidentielle contrairement à ses promesses. La crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

Niger: La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle

DAKAR, 3 mars 2010 - La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février au Niger a annoncé mercredi à Dakar la création prochaine d'un "conseil consultatif", notamment chargé de fixer la date de la prochaine présidentielle. "Il y aura très bientôt un conseil consultatif, où il y aura tous les partis politiques, la société civile, les associations de tout le pays", a déclaré un membre de la junte, le chef d'état-major de l'armée de l'air, le colonel Hassan Mossi, lors d'une conférence de presse à Dakar. "Je sais que tous les journalistes veulent une date (pour l'élection présidentielle, ndlr). Pourquoi, au Niger, faut-il toujours revenir en arrière? Que faut-il pour que l'armée ne revienne plus? Combien de temps cela va-t-il nous prendre pour régler tout ce problème? Le conseil consultatif va statuer sur tout cela", a expliqué le colonel Mossi. Ce responsable dirigeait mercredi une "mission d'explication" au Sénégal sur "les raisons pour lesquelles les militaires ont pris le pouvoir". La junte nigérienne a eu le soutien du Sénégal. "Nous avons compris le sens de leur action. Nous allons expliquer à tous le sens de leur action", a indiqué le ministre sénégalais des Affaires et étrangères, Madické Niang. Selon M. Niang, le président Abdoulaye Wade "s'entretiendra avec ses pairs" et la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), afin de suspendre les sanctions qui pèsent sur le Niger. "Il ne sert à rien de maintenir les sanctions" sur ce pays, a-t-il souligné.


Niger : La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes

NIAMEY, 1 mars 2010 - La junte nigérienne a formé lundi un gouvernement de transition de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires et cinq femmes, selon un communiqué du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte) lu à la radio d'Etat. Les ministères de la Défense, celui des Sports et celui de l'Environnement sont confiés respectivement à trois généraux de l'armée : Mamadou Ouseïni, Maï Manga Oumara et Abdou Kaza. Si la plupart des ministres civils sont peu connus du public, les trois généraux ont été tous des proches de l'ancien président déchu Mamadou Tandja. Les deux autres militaires qui entrent au gouvernement sont : le colonel Ahmed Mohamed aux Transports et le colonel Diallo Amadou à l'Equipement. Le poste des Affaires étrangères est confié à Mme Touré Aminatou Maïga. L'intérieur à Cissé Ousmane, les Finances à Badamassi Anou et la Justice revient à Abdoulaye Djibo. La Communication et l'Information est occupée par une femme, Mme Takoubakoye Aminata Boureima.

Liste complète du nouveau gouvernement du Niger du 1er mars 2010:

- PCSRD, Chef de l'Etat, Président du Conseil des ministres: Chef d'escadron SALOU DJIBO
- Premier ministre: Mahamadou Danda
- Ministre de la Défense Nationale: Général de Brigade Mamadou Ousseini
- Ministre de la Jeunesse et des Sports: Général de Brigade Mai Manga Oumara
- Ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification: Général de Brigade Abdou Kaza
- Ministre des Transports, du Tourisme et de l'Artisanat: Colonel Ahmed Mohamed
- Ministre de l'Equipement: Colonel Diallo Amadou
- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses: Monsieur Cissé Ousmane
- Ministre de l'Economie et des Finances: Monsieur Badamassi Annou
- Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique: Monsieur Mahaman Laouali Dan Dah
- Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Etranger: Madame Touré Aminatou Maiga
- Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux: Monsieur Abdoulaye Djibo
- Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs: Monsieur Hamid Hamed
- Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant: Madame Tchimadem Hadattan Sanady
- Ministre des Mines et de l'Energie: Maître Souleymane Mamadou Abba
- Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage: Monsieur Malick Sadelher
- Ministre de la Santé Publique: Professeur Nounou Hassan
- Ministre de l'Education Nationale: Madame Sidibé Maman Dioula Fadjimata
- Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi: Monsieur Yahaya Chaibou
- Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Culture: Madame Takoubakoye Aminata Boureima
- Ministre de la Formation Professionnelle et de l'Alphabétisation: Monsieur Tidjani Harouna Dembo
- Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire: Madame Djibo Salamatou Gourouza Magagi





Niger : la junte nomme de nouveaux responsables de l'armée

NIAMEY, 1 mars 2010 - Le chef de la junte nigérienne, le chef d'escadron Salou Djibo, a nommé lundi le général Salou Souleymane au poste de chef d'état-major des armées pour remplacer le général Moumouni Boureima, selon un communiqué lu à la radio d'Etat. Avant le coup d'Etat du 18 février, le général Boureima, qui occupait ce poste depuis une dizaine d'années, était présenté comme un fidèle du président déchu Mamadou Tandja. Il était membre de la junte auteur du coup d'Etat qui avait coûté la vie au général-président Ibrahim Baré Maïnassara en avril 1999. Le général Salou Souleymane a comme adjoint le colonel Didili Amadou, indique la radio. Par ailleurs, le chef d'escadron Salou Djibo a désigné le colonel Salifou Modi comme nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre. Le colonel Hassane Mossi, qui a récemment mené une tournée d'explication du coup d'état dans plusieurs pays ouest-africains, est nommé chef d'état-major de l'armée de l'air, selon la radio.


Niger: La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février s'engage à ne pas participer à la prochaine présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée

NIAMEY, 28 fév 2010 - Aucun membre de la junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du coup d'Etat du 18 février ne se présentera à la prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé dimanche soir son chef, Salou Djibo. "Pour assurer une conduite sereine et impartiale de la transition, nous prenons l'engagement qu'aucun membre du Conseil suprême (junte) ou du gouvernement de transition ne sera candidat aux prochaines élections présidentielles", a annoncé le chef d'escadron à la radio d'Etat. "Notre seule ambition est d'accompagner le retour à la démocratie dans notre chère patrie", a poursuivi sur les ondes de la Voix du Sahel Salou Djibo, qui a renversé avec des militaires putschistes le président Mamadou Tandja, qui était au pouvoir depuis dix ans. Aucune date pour une élection présidentielle n'a encore été annoncée.


Niger : La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre

NIAMEY, 23 fév 2010 - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d'Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre, selon un communiqué officiel lu à la radio d'Etat mardi soir. "Le président du CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte), chef de l'Etat, le chef d'escadron Salou Djibo, a signé ce jour un décret portant nomination du Premier ministre", selon un communiqué du secrétariat général du gouvernement. "Ainsi, Mahamadou Danda est nommé Premier ministre", poursuit ce texte lu à l'antenne de la Voix du Sahel. Des militaires pustchistes se sont emparés du pouvoir jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel. Ils ont suspendu la Constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et promis la tenue d'élections à l'issue d'une période de transition. Selon le président du réseau des journalistes pour les droits de l'Homme, Abdoulrahamane Ousmane, M. Danda a été ministre de la Communication en 1999 et est actuellement conseiller à l'ambassade du Canada au Niger.


Niger : La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant, le chef d'escadron Salou Djibo, devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions
NIAMEY, 22 fév 2010 - La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d'un coup d'Etat la semaine dernière a annoncé lundi que son dirigeant devenait chef de l'Etat le temps d'une "période de transition" et de la création de nouvelles institutions. "Le CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte) est l'instance suprême de conception et d'orientation de la politique de la nation, il est dirigé par un président qui exerce les fonctions de chef de l'Etat, chef du gouvernement", selon une ordonnance lue sur la radio publique. Le président du CSDR est le chef d'escadron Salou Djibo. La radio précise que cette ordonnance est relative à "l'organisation des pouvoirs pendant la période de transition". La durée de la transition n'est toutefois pas indiquée. Des militaires putschistes ont déposé le président Mamadou Tandja jeudi à l'issue de combats autour du palais présidentiel qui ont fait au moins trois morts. La junte a suspendu la constitution très controversée d'août 2009, dissous le gouvernement et annoncé des élections sans en annoncer la date. L'ordonnance précise que le nouveau chef d'Etat "nomme par décret un Premier ministre et les membres du gouvernement et met fin à leur fonction", mais n'indique pas qui occupera ces fonctions. Un "organe" sera crée sous l'autorité du président du CSRD et sera chargé de rédiger un code pénal et une nouvelle constitution, qui sera soumise au référendum en vue de son adoption, selon l'ordonnance. Un Comité constitutionnel et une Cour d'Etat seront crées pour remplacer la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, dissoutes après le coup d'Etat. Et un "Observatoire national de la Communication (ONC)" sera aussi créé en lieu et place du Conseil supérieur de la Communication (CSC), également dissout.


Niger : La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée
NIAMEY, 21 fév 2010 - La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée, a déclaré dimanche à l'AFP Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la Cédéao. "Avec les membres de la junte nous avons discuté de comment faire pour que le pays retrouve dans les plus brefs délais une vie constitutionnelle normalisée", a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). "Ils nous ont donné les garanties nécessaires et tout ceci va se faire avec la participation de la société civile et des partis politiques (...) Il y a un dialogue qui va s'installer avec toutes les forces vives de la nation qui va aboutir à l'élaboration d'une nouvelle constitution et une période de transition", a poursuivi M. Chambas. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre à Niamey avec les pustchistes qui ont pris le pouvoir jeudi. M. Chambas est arrivé dans la capitale nigérienne dans la matinée avec Saïd Djinnit, représentant du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest, basé à Dakar, et Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine. Durant l'entretien avec les militaires putschistes, cette délégation internationale a aussi "reçu des garanties sur le fait que les membres de l'ancien régime ainsi que l'ancien président sont bien traités et dans de bonnes conditions de vie", a indiqué M. Chambas. MM. Chambas, Djinnit et Lamamra, qui avaient rencontré dans l'après-midi des représentants de la société civile, de partis politiques et des diplomates, devaient quitter le Niger en fin de journée.


Niger : Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey contre le Président Mamadou TANDJA

NIAMEY, 18 fév 2010 - Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim (bien Abdoulkarim). Il lisait un communiqué à la radio Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés. Le Conseil demande à "la population de garder son calme et de rester unie autour des idéaux qui animent le CSRD et qui pourront faire du Niger un exemple de démocratie et de bonne gouvernance à l'instar des autres Etats épris de paix et de stabilité", a poursuivi le porte-parole à la radio. La Constitution que le CSDR affirme suspendre est celle adoptée en août dernier à l'issue d'un référendum très contesté qui a accordé une prolongation d'au moins trois ans du mandat du président Tandja, après deux quinquennats à la tête du pays sahélien. La précédente Constitution, qui limitait à deux le nombre des mandats présidentiels consécutifs, prévoyait qu'il quitte le pouvoir le 22 décembre dernier. Pour arriver à ses fins, M. Tandja avait dissous le parlement et la Cour constitutionnelle qui s'étaient opposés à son projet de référendum sur une nouvelle Constitution. "C'est une situation difficile. Le président Tandja a essayé de rallonger son mandat", a réagi jeudi le porte-parole du département d'Etat américain Philip Crowley, en affirmant que les Etats-Unis avaient exprimé des "inquiétudes" à ce propos. "Et il est évident que cela a très bien pu précipiter ce qui s'est passé aujourd'hui", a estimé le porte-parole. M. Crowley a toutefois précisé que les Etats-Unis ne défendaient "en aucune façon" la violence qui s'est exercée contre le pouvoir. "Mais cela souligne le fait que le Niger doit organiser des élections et former un nouveau gouvernement", a indiqué le porte-parole qui a précisé que Washington disposait encore de peu d'informations sur la situation sur place.
 


Niger: Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président

NIAMEY, 19 fév 2010 - Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), qui a mené jeudi un coup d'Etat au Niger, s'est doté d'un président et a annoncé dans la nuit à vendredi que le gouvernement avait été "dissous", dans une déclaration sur les médias d'Etat. "Le gouvernement étant dissous, le CSRD informe la population que les affaires publiques courantes seront expédiées par les secrétaires généraux des ministères et des gouvernorats", selon un communiqué de la junte. Ce texte, lu sur la chaîne de télévion d'Etat Télé Sahel par un soldat qui n'a pas été identifié par l'AFP, était signé "chef d'escadron Salou Djibo, président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie". Peu connu du grand public, Salou Djibo est le commandant de la compagnie d'appui de Niamey, qui dispose d'armements lourds, tels les blindés. Les observateurs estiment que les éléments de cette compagnie ont joué un rôle capital dans les opérations jeudi. Des témoins ont fait été de tirs nourris, notamment autour du palais présidentiel, dans la journée de jeudi. Des ministres, joints au téléphone, ont affirmé à l'AFP avoir été séquestrés lors d'une réunion du cabinet, tandis quele président Mamadou Tandja a été "emmené" vers un lieu non spécifié. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé dans la soirée le colonel Goukoye Abdoulkarim sur les ondes de la Voix du Sahel, radio d'Etat.


Niger : Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel

NIAMEY, 18 fév 2010 - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel. Le "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place d'"un couvre-feu de 18H00 à 06H00", selon ce communiqué. Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix du Sahel. Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.


Niger : Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution
NIAMEY, 19 jan 2010 - Niamey a posé comme condition à la médiation ouest-africaine dans la crise politique au Niger le strict respect de la nouvelle Constitution très controversée, qui a permis le maintien en fonction du président Mamadou Tandja. "Rien ne se fera en dehors du cadre de la sixième république (...) aucun dialogue ne remettra en cause la volonté du peuple du Niger" exprimée le 4 août dernier par référendum, a déclaré lundi soir Kassoum Moctar, ministre de la Communication. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) propose le maintien en fonction du président Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale". L'opposition nigérienne a demandé pour sa part la semaine dernière que le dialogue entamé en décembre avec le pouvoir sous l'égide de la Cédéao débouche sur une période de transition et l'élection de nouvelles institutions démocratiques. Pendant cette transition "une nouvelle Constitution sera élaborée", avait déclaré Amadou Boubacar Cissé, chef de la délégation de l'opposition au dialogue inter-nigérien. Pour M. Moctar, "ramener le peuple du Niger à faire une marche en arrière sur sa volonté exprimée, c'est injuste". Toutefois, a assuré le ministre, le gouvernement va "analyser" les propositions du médiateur et "y répondra de manière responsable". Dans une déclaration, la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR, opposition) a dénoncé "l'autisme" du président Tandja et le rend "unique responsable" en cas "d'échec du dialogue". La CFDR a "demandé à ses militants et tous les démocrates de se préparer pour une lutte résolue afin de faire échec au projet de M. Tandja d'exposer les Nigériens à la détresse et aux souffrances". La Coordination est constituée de partis politiques, des centrales syndicales et d'organisations on gouvernementales. Le Niger est plongé dans une grave crise depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous le parlement et obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel. Son deuxième quinquennat, qui expirait initialement le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.


Niger: Selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques, le Niger compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001,
NIAMEY, 8 jan 2010 - Le Niger, pays sahélien très pauvre, compte plus de 15,2 millions d'habitants en 2010 contre environ 10 millions en 2001, selon un récent rapport de l'Institut national de statistiques (INS, officiel). En 2010, la population du Niger est estimée à 15.203.822 habitants dont près de 80% vivent en milieu rural, a affirmé vendredi à la télévision, Abdoulaye Beidou, directeur de l'INS en présentant le rapport publié la semaine dernière par son institut. Ce rapport relève un taux de croissance démographique de 3,3% par an, avec un fort taux de fécondité de 7,1 à 8 enfants par femme, a-t-il indiqué. Selon la même source, les personnes âgées de moins de 15 ans représentent 52% de la population et les plus de 60 ans 2,5%. Le rapport établit que 94% des Nigériens sont concentrés sur le tiers du territoire notamment dans le sud et l'ouest. Ainsi, la région de Maradi (centre-sud), frontalière du Nigeria accueille 20% de la population sur environ 3,3% du territoire. Les très désertiques régions d'Agadez (nord) et Diffa (est) qui couvrent 65% du territoire n'abritent que 6,3% de la population. D'après les projections officielles, la population du Niger atteindrait 21 millions d'habitants en 2025 et 56 millions en 2050. Cette poussée est d'autant plus préoccupante que le taux de croissance annuel du PIB n'est que 3,1% en moyenne, selon le ministère de la Population. Pour inverser la tendance et ramener sa courbe démographique à 2,5% d'ici 2015, le Niger a adopté en février 2008 une politique volontariste visant à faire grimper le taux de contraception de 5% à 11% et obtenir une réduction de l'indice de fécondité à 5 enfants par femme. Une des "urgences" est également de lutter contre les mariages et les grossesses précoces très en vogue dans les zones rurales où l'écrasance majorité est analphabète.

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