| L'actualité du Niger (d'après l'Agence France Presse) |
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Niger: Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 7,7 milliards FCFA supplémentaires qui permettront au Programme alimentaire mondial "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" dans ce pays
NIAMEY, 20 août 2010 - Les Nations unies ont octroyé vendredi au Niger 15 millions de dollars (7,7 milliards FCFA) supplémentaires pour combattre la famine dans ce pays sahélien en proie à une grave crise alimentaire. Ces fonds permettront au Programme alimentaire mondial (PAM) "d'enrayer la détérioration de la situation alimentaire et nutritionnelle" du Niger, indique un communiqué de l'ONU transmis à l'AFP. Le Niger connaît actuellement une grave crise alimentaire, en raison d'un important déficit de vivres à l'issue d'une campagne 2009 marquée par la sécheresse. Selon l'ONU, plus de 7 millions de Nigériens - près de la moitié de la population - sont en état d'insécurité alimentaire sur les quelque 10 millions de personnes touchés dans le Sahel. Entre 2009 et 2010, la prévalence de la malnutrition des enfants est passée de 12,3% à 16,7% et en moyenne 6.000 enfants sont admis chaque semaine dans les centres de traitement de la malnutrition, précise l'organisation. Début août, le PAM a lancé une opération d'urgence, menée conjointement avec le gouvernement du Niger et les partenaires humanitaires, visant à assister plus de 7.8 millions de personnes jusqu'à la fin de l'année 2010. D'après l'ONU, en 2010, le Niger a reçu un total de 35 millions de dollars (plus de 17,9 milliards FCFA) pour assister les populations affectées par la crise alimentaire, nutritionnelle et pastorale.
Niger: Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit
NIAMEY, 12 août 2010 - Le Conseil consultatif du Niger a proposé à la junte au pouvoir une nouvelle version d'un avant-projet de Constitution qui prévoit un mandat présidentiel de "cinq ans renouvelable une fois" au lieu de quatre précédemment inscrit, a annoncé jeudi son président Marou Amadou. "Le Conseil a achevé l'examen d'un avant-projet de Constitution, d'une Charte des partis politiques et de l'opposition que lui avait transmis la junte aux fins de recueillir ses avis" a déclaré M. Amadou, à la radio du Parlement. L'avant-projet, destiné à remplacer la loi fondamentale suspendue après le renversement du président Mamadou Tandja en février, insiste que "nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ou les proroger pour quelque motif que ce soit", a souligné le rapporteur du Conseil, Ibrahim Yacouba, dans une synthèse. Après dix ans de présidence, Mamadou Tandja âgé de plus de 70 ans, avait plongé son pays dans la crise en changeant en août 2009 la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir au terme de son second et dernier mandat. Le texte examiné stipule que tout candidat à la présidence doit avoir entre 35 à 70 ans et être titulaire d'un baccalauréat plus trois années d'études supérieures. La Cour constitutionnelle a le pouvoir de "constater l'empêchement absolu" du président de la république à diriger le pays et de "prononcer la vacance" de son poste, notamment en "cas de maladie grave dûment constatée". Au cas où l'opposition est majoritaire au Parlement, le président doit nommer un Premier ministre sur une liste de trois personnes proposées par les députés, souligne le même texte. Un article en vue d'une "amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d'Etat du 18 février", en précisant qu'il n'est pas susceptible d'être "révisé", est également mentionné. Cette disposition vise à protéger les putschistes contre d'éventuelles poursuites judiciaires après leur retrait du pouvoir. Le texte dans sa version amendée par le Conseil doit être ensuite transmis au gouvernement et à la junte militaire, qui soumettra sa version finale à un référendum le 31 octobre prochain. Une présidentielle est prévue le 3 janvier 2011.
Niger: L'ex-Premier ministre, Seïni Oumarou, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir)
NIAMEY, 9 août 2010 - Seïni Oumarou, ex-Premier ministre du président nigérien déchu Mamadou Tandja, a été investi candidat au scrutin présidentiel du 3 janvier 2011, par un congrès du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, ex-parti au pouvoir), a annoncé lundi le MNSD. "Le congrès décide de présenter la candidature du camarade Seïni Oumarou aux prochaines élections présidentielles au titre du Mouvement national pour la société de développement (MNSD)", le parti de l'ex-président Tandja, renversé en février, indique un communiqué transmis à l'AFP. Ce congrès s'est tenu samedi et dimanche à Tillabéri dans l'ouest du Niger, précise le MNSD dont M. Oumarou est le président. Agé de 60 ans, Seïni Oumarou a été ministre du Commerce entre 1999 et 2004 et celui de l'Equipement de 2004 à mai 2007 jusqu'à sa nomination comme Premier ministre puis président du Parlement en 2009. Le 2 août, Oumarou et trois autres personnes, ont été inculpées et placées en liberté sous caution par un juge d'instruction pour détournement présumé de fonds publics. On ignore si cette mise en examen sera un obstacle à la candidature de M. Oumarou au scrutin présidentiel. La junte au pouvoir du général Salou Djibo a promis un "assainissement" en lançant audits et enquêtes sur des malversations qui auraient été commises sous le régime de Mamadou Tandja (1999-2010). Le général Djibo a promis de rendre le pouvoir après l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.
Niger: La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010
NIAMEY, 4 août 2010 - La France a débloqué 1,2 million d'euros supplémentaires pour aider le Niger face à la crise alimentaire qui touche la moitié de sa population, portant à quelque 5 millions d'euros son aide à ce pays en 2010, a annoncé mercredi son ambassade à Niamey. La France vient de verser une nouvelle tranche d'un montant de 1,2 million d'euros au bureau local du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'achat, le transport et la distribution de plus de 1.500 tonnes de céréales dans les zones vulnérables du pays, précise l'ambassade dans un communiqué. Au total, la France a mobilisé en 2010 près de 5,1 millions d'euros d'aide alimentaire pour la population nigérienne, selon la même source. A la suite d'une forte sécheresse, le Niger est de nouveau confronté cette année à une grave crise alimentaire qui, selon l'ONU, affecte plus de 7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population. En raison de cette crise, le Niger, ex-colonie française, a célébré mardi sans faste le cinquantenaire de son indépendance.
Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate"
NIAMEY, 31 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja et son ministre de l'Intérieur Albadé Abouba, détenus depuis le coup d'Etat du 18 février, ne seront pas "relâchés", a affirmé samedi le chef de la junte, en réponse à l'ancien parti au pouvoir qui a exigé leur "libération immédiate". Le général Salou Djibo a par ailleurs promis de faire "payer" les auteurs de détournements de fonds publics sous le régime Tandja (1999-2010). "Ceux qui demandent qu'on relâche (MM. Tandja et Abouba), eh bien on ne les relâchera pas!", a lancé le général Djibo lors d'une rencontre à Niamey avec quelque 200 représentants de partis politiques et de la société civile du Niger. L'ex-président et son ministre "sont bien traités et on ne les relâchera pas", a-t-il insisté. Le parti de l'ancien chef de l'Etat, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD), a exigé vendredi "la libération immédiate et sans conditions" des deux hommes. Il a aussi réclamé la remise en liberté de son chef et ex-Premier ministre Seïni Oumarou, détenu depuis jeudi à la gendarmerie pour de présumés détournements de fonds publics. Dans un courrier adressé le 22 juillet au général Djibo et rendu public par la junte, Mamadou Tandja, né en 1938, a demandé au nouveau régime la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine par sa famille. Il a dit souhaiter son maintien dans son lieu actuel de détention, une villa dans l'enceinte de la présidence. Le chef de la junte avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de Mamadou Tandja. Le général Djibo s'est engagé à "terminer" l'"assainissement" promis des affaires publiques: "On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs. Si ça nécessite qu'on casse, on va casser". La junte a installé en mai une Commission de lutte contre la délinquance économique et financière qui s'active pour récupérer les deniers publics détournés par des proches ou des partisans de Mamadou Tandja. Cette commission est décriée par le camp Tandja, qui dénonce une "chasse aux sorcières". "Celui qui sait qu'il a quelque chose à payer n'a qu'à aller payer, sinon il va en prison", a répliqué le général Djibo. "Ils vont payer". A ce jour, la commission a réussi à récupérer "plus de deux milliards FCFA" (3 millions EUR), contre 600 millions FCFA annoncés en début de mois, a-t-il indiqué. La junte a promis de rendre le pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle prévue le 3 janvier 2011.
Niger: L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine
NIAMEY, 26 juil 2010 - L'ex-président nigérien Mamadou Tandja, détenu depuis son renversement en février, a demandé à la junte la "clémence" et s'est démarqué d'une plainte déposée "à son nom" devant la justice ouest-africaine, selon un courrier révélé lundi par Radio France Internationale (RFI). Dans ce courrier du 22 juillet que l'AFP a également obtenu auprès du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), il demande au chef de la junte, le général Salou Djibo, sa "clémence" et son "indulgence par rapport au dossier de plainte déposée à (son) nom" devant la cour de justice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). "Je n'ai été associé ni de près ni de loin et en aucune manière à cette démarche", assure M. Tandja. "Compte tenu de mon état de santé qui nécessite un suivi régulier en milieu spécialisé, je vous prie de bien vouloir reconsidérer votre décision de me mettre à la disposition de la justice", écrit-il. Mamadou Tandja, né en 1938, est retenu dans une villa dans l'enceinte de la présidence à Niamey depuis le putsch du 18 février. Il réclame son "maintien" dans son lieu actuel de détention, où il se dit "bien traité". Dans un autre courrier adressé à la cour de la Cédéao, l'ancien chef de l'Etat appelle la juridiction sous-régionale à "ne tenir compte d'aucune plainte déposée à (son) nom". Il affirme faire cette requête "en âme et conscience et libre de toutes contraintes". Felicien Hounkanrin, porte-parole de la cour qui siège à Abuja, a confirmé à l'AFP le dépôt d'une plainte le "14 juillet". En poursuivant "le chef de la junte Salou Djibo et le gouvernement de Niamey", M. Tandja souhaitait que la cour déclare sa détention "arbitraire" et ordonne "sa remise en liberté immédiate", a expliqué le porte-parole, disant ne pas être informé d'une démarche de l'intéressé pour arrêter la procédure. Un proche de l'ex-président (1999-2010) a confirmé le dépôt d'une plainte par "la famille de Mamadou Tandja". Le général Djibo avait indiqué récemment, sans plus de précision, qu'"au moment opportun" les Nigériens et "la justice" décideraient du sort de M. Tandja.
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