| L'actualité de la Guinée Equatoriale (d'après l'Agence France Presse) |
|
Guinée Equatoriale: L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose de créer un fonds pour les urgences de santé publique en Afrique, qui devrait être doté de 79 millions d'euros et financé par des dotations convenues et les contributions volontaires
MALABO, 1 sept 2010 - Le directeur régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS-Afro) a appelé à la création d'un "Fonds africain pour les urgences de santé publique", au cours d'une réunion continentale à Malabo, ont indiqué ses services dans un communiqué mercredi. Le docteur Luis Gomes Sambo "a proposé la création d'un Fonds africain pour les urgences de santé publique (Aphef)" lors de la 60e session du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique, regroupant jusqu'à vendredi les ministres de la Santé de 46 Etats africains et des représentants de plusieurs institutions, d'après ce communiqué de l'OMS-Afro. La rencontre s'est ouverte lundi. Selon la proposition du Dr Sambo, le Fonds devrait être "doté de 100 millions de dollars US (près de 79 millions d'euros)" et être "financé par des dotations convenues et les contributions volontaires" des Etats membres d'OMS-Afro. L'Aphef, qui "sera comme une initiative intergouvernementale régionale", sera utilisé notamment pour la gestion des conséquences des catastrophes naturelles, les crises humanitaires "et les autres urgences de santé publique de portée nationale et internationale dont le financement est insuffisant", explique le communiqué. "L'OMS estime à plus de 500 millions de dollars (plus de 394 millions d'euros) le coût annuel de la riposte pour au moins trois des plus grandes flambées épidémiques et autres urgences de santé publique dans la région", dit-il, sans plus de détails. Lundi, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait annoncé avoir offert 1,5 million de dollars (près de 1,2 million d'euros) à l'OMS en faveur de la recherche pour la santé ainsi qu'un terrain. "Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme sont restés des problèmes de santé publique majeurs" en 2008 et 2009, selon le rapport biennal du Dr Sambo publié par l'OMS-Afro sur son site Internet. "L'Afrique subsaharienne (...) supporte plus de 60% de la charge mondiale de l'infection à VIH, de la tuberculose et du paludisme. En moyenne, 35% des personnes souffrant de tuberculose dans la région sont co-infectées par le VIH, et la tuberculose est la cause du décès d'environ 40% des personnes vivant avec le VIH", explique notamment le document.
Guinée équatoriale: La production pétrolière de la Guinée équatoriale devrait augmenter à l'avenir, grâce à l'exploitation de deux nouveaux puits, de 160 à 170.000 barils par jour
MALABO, 12 août 2010 - La production pétrolière de la Guinée équatoriale devrait augmenter à l'avenir, grâce à l'exploitation de deux nouveaux puits, de 160 à 170.000 barils par jour (bj), a annoncé jeudi le ministre de l'Industrie, des Mines et des Energies, sans pour autant préciser à quelle échéance. "Les prévisions d'exploitation du bloc 1 avancent un maximum de production de 100.000 bj, et est également prévue une exploitation possible du champ 0 d'environ 60.000 à 70.000 bj", a déclaré le ministre, Marcelino Owono Edu, au site internet officiel du ministère de l'Information. Par ailleurs, le ministre a assuré que la Guinée équatoriale produisait aujourd'hui "350.000 bj de brut", mais que "la somme de la production entre le brut et le condensat de gaz est de 400.000 bj". "Les études actuelles montrent que nous avons des réserves de pétrole prouvées jusqu'en 2035 et de gaz jusqu'en 2045", a-t-il par ailleurs déclaré, ajoutant que "d'autres entreprises réalisent des études et explorations, mais sans confirmations précises". Les gisements pétroliers de la Guinée équatoriale sont principalement exploités par des entreprises américaines. Le pétrole représente 95% des recettes du pays, selon M. Owono Edu.
Guinée Equatoriale: L'Union africaine et la Guinée équatoriale ont signé un accord fixant à Malabo l'Observatoire africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, qui devrait être inauguré en 2011
MALABO, 9 juil 2010 - L'Union africaine (UA) et la Guinée équatoriale ont signé un accord fixant à Malabo l'Observatoire africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, qui devrait être inauguré en 2011, ont déclaré vendredi des responsables. Cet observatoire, doté d"'un budget initial de 3,6 millions de dollars" (plus de 2,84 millions d'euros), "s'occupera essentiellement de la collecte du traitement et de la diffusion des données statistiques", a affirmé à l'AFP Agapito Mba Mokuy, conseiller à la présidence équato-guinéenne chargé des organisations internationales. Selon lui, son installation à Malabo a été décidée sur proposition du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema lors d'un sommet de l'UA en février 2009 à Addis Abeba. L'accord de siège a été signé le 6 juillet à Malabo par le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, et le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Pastor Micha Ondo Bilé. Dans son discours prononcé à cette occasion et dont l'AFP a obtenu copie vendredi, Jean-Ping a "encouragé" les experts des deux parties à oeuvrer pour "que l'Observatoire puisse être fonctionnel et être inauguré en juillet 2011" lors du sommet de l'UA à Malabo. Cette structure doit permettre notamment "de disposer, de mettre en commun et à disposition des données statistiques pertinentes, actualisées et fiables, une somme de connaissances techniques collectées dans les normes internationales les plus pointues afin d'assurer une visibilité sur toutes les activités scientifiques en cours sur le continent", a déclaré M. Ping. Le président Obiang Nguema a proposé à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) un prix "pour la recherche en sciences de la vie" portant son nom. Il lui a offert 3 millions de dollars pour cinq ans, à raison de 300.000 dollars par an pour le prix et le reste pour son administration. Cette récompense, non encore attribuée, est contestée par plusieurs ONG, intellectuels et scientifiques qui dénoncent les violations des droits de l'Homme en Guinée équatoriale. Le 15 juin, l'Unesco a suspendu la remise du prix et s'est donné jusqu'à octobre pour statuer sur son avenir.
Guinée Equatoriale: Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, veut des réformes et une certaine transparence pour attirer les investisseurs
LE CAP, 28 juin 2010 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a annoncé lundi que des réformes et une certaine transparence étaient nécessaires dans ce petit pays pétrolier d'Afrique australe pour attirer les investissements. "Nous avons un long chemin à faire pour réaliser ce programme ambitieux de réformes et de transparence. Nous voulons tourner la page et commencer de nouveaux programmes pour le pays", a déclaré le président au forum mondial CNN dans la ville sud-africaine du Cap (sud-ouest). "Alors que nous continuons le développement de notre société démocratique et l'Etat de droit, nous espérons également encourager les investissements", a-t-il poursuivi précisant que les réformes concerneraient la transparence dans le secteur pétrolier et des investissements dans l'éducation, le logement ainsi que les infrastructures. Le président Obiang Nguema, qui dirige le pays d'une main de fer depuis son coup d'Etat en 1979, a ajouté vouloir inviter la Croix-Rouge internationale pour travailler et enquêter sur la question des droits de l'Homme. Selon Transparency International, la Guinée équatoriale est 168e sur un total de 180 pays, en bas de son classement 2009 du degré de perception de corruption. Elle est le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de sa population vit dans la pauvreté et son régime est régulièrement dénoncé pour ses violations des droits de l'homme. Transparency International France avait déposé une plainte fin 2008 visant les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba (décédé en 2009), congolais Denis Sassou Nguesso et M. Obiang Nguema, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné. En octobre, la justice française avait jugé la plainte irrecevable.
Guinée équatoriale: Malabo a exprimé lundi une "certaine déception" de pas avoir vu valider sa candidature comme membre de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Eiti)
MALABO, 26 avr 2010 - La Guinée équatoriale a exprimé lundi dans un communiqué reçu par l'AFP une "certaine déception" de pas avoir vu valider sa candidature comme membre de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Eiti). Le 16 avril à Berlin, le Conseil d'adminstration de l'Eiti avait accordé la prolongation de la date limite de validation l'Eiti à 17 pays mais refusé celle de la Guinée équatoriale, selon le site internet de l'Eiti. Malabo avait demandé à intégrer l'Eiti en février et demandé prolongation de cette date limite pour appliquer le programme. Malabo exprime "une certaine déception" et "sa préoccupation" devant cette "décision qui n'a pas, à notre avis, pris en compte les progrès réalisés par le gouvernement et son engagement à terminer le processus", selon le communiqué signé par le ministre des Missions à la présidence de la République, Alejandro Evuna Asangono. La présidence équato-guinéenne "accepte la décision de l'Eiti avec la ferme intention de poursuivre (son action) afin d'atteindre les obligations de l'Eiti (...) et prendre les mesures nécessaires pour obtenir la validation lors de la prochaine réunion" du Conseil d'admininistration de l'Eiti. "Nous voulons préciser que malgré les difficultés l'engagement et l'intérêt du gouvernement pour consolider le processus de l'Eiti ne vont pas diminuer en Guinée équatoriale", selon le communiqué qui rappelle que le processus Eiti "ne peut que profiter à la société équato-guinéenne". Le pays est le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de sa population continue à vivre dans la pauvreté. L'opposition estime que les revenus pétroliers sont illégalement utilisés par des responsables de son régime. Dans son rapport 2009, l'ONG Transparency International fait figurer la Guinée équatoriale à la 168e place sur 180 pays en matière de corruption.
Cémac: Les présidents des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale ont installé jeudi à Malabo leur parlement régional lors d'un sommet extraordinaire
MALABO, 15 avr 2010 - Les présidents des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont installé jeudi à Malabo leur parlement régional lors d'un sommet extraordinaire, a constaté un journaliste de l'AFP. "Le parlement communautaire doit promouvoir la démocratie participative en Afrique centrale afin de permettre de vaincre les pesanteurs et obstacles qui jalonnent notre parcours commun", a déclaré le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Cémac. Il s'exprimait en présence de ses homologues Paul Biya (Cameroun), François Bozizé (Centrafrique), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Idriss Deby Itno (Tchad), ainsi que du Santoméen Fradique de Menezes, invité en observateur. Le parlement régional "doit contribuer à asseoir une liberté, je dis bien liberté de mouvements des personnes et biens en toute sécurité", a ajouté M. Sassou Nguesso. Cette institution, présidée par le Congolais Pierre Ngolo, a pour mission de contrôler l'action de la Commission de la Cémac, instance exécutive de l'organisation, et ainsi que le budget, selon ses membres. Il peut émettre "des avis obligatoires qui devront être suivis par nos Etats", a dit l'un deux. Le parlement remplace la Commission interparlementaire de la Cémac, (CIP-Cémac), composée de 30 membres (cinq par Etat) désignés par les parlements de chaque pays. La CIP-Cémac avait été créée en juin 2000. L'hôte du sommet Teodoro Obiang Nguema a rendu hommage au défunt président gabonais, Omar Bongo Ondimba, avec lequel a été prise la décision de créer cette institution devant, selon lui, jouer un "rôle crucial pour l'intégration effective" de la région. Omar Bongo est décédé en juin 2008, alors qu'il était au pouvoir depuis 41 ans. Les dirigeants de la Cémac ont par ailleurs observé une minute de silence en mémoire du président de l'Assemblée nationale santoméenne décédé mercredi à 52 ans, Francisco Silva.
Guinée équatoriale: Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles de Getesa, opérateur historiques des télécommunications en Guinée équatoriale et dont le groupe français Orange détient 40%, sont passés de six à neuf chiffres sans avis préalable
MALABO, 12 avr 2010 - Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles de Getesa, opérateur historiques des télécommunications en Guinée équatoriale et dont le groupe français Orange détient 40%, sont passés de six à neuf chiffres sans avis préalable, a-t-on constaté. Aux terme de cette nouvelle numérotation, en vigueur depuis le 9 avril, les numéros de portable de Getesa (Guinée équatoriale de télécommunications SA) sont désormais précédés de 222 et les numéros de fixe de 333. Aucune explication n'a été fournie à ce changement, dont l'application a été suivie de perturbations pendant au moins 24 heures. Plusieurs responsables de Getesa contactés par l'AFP n'ont pas souhaité s'exprimer. Cette société, créée en mars 1987 avec France Télécom, est la principale compagnie de télécommunications en Guinée équatoriale. Elle est aujourd'hui détenue à 60% par l'Etat et à 40% par Orange. Début 2009, l'opérateur saoudien Hits Telecom, détenteur d'une licence GSM, a lancé ses activités, devenant le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays.
Guinée Equatoriale: Le parlement de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) sera installé entre le 12 et 15 avril lors du sommet extraordinaire de l'organisation à Malabo
MALABO, 31 mars 2010 - Le parlement de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) sera installé entre le 12 et 15 avril lors du sommet extraordinaire de l'organisation à Malabo, a déclaré mercredi à l'AFP Jeronimo Osa Osa Ekoro, porte parole du gouvernement équato-guinéen. Le parlement, "instance communautaire chargée du contrôle démocratique des institutions et organes participant au processus décisionnel de la Communauté". prend le relais de la Commission Interparlementaire (CIP). Le parlement de la CEMAC aura 60 députés en raison de 10 par Etat, députés qui sont désignés par les Parlements nationaux de chacun des pays. Il disposera pour sa première année d'un budget de 4 milliards de Francs CFA (6 millions d'euro), a indiqué le président de la la CIP le Centrafricain Laurent Gomina Pampali. La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, la majorité tirant d'importants revenus du pétrole, du bois et des mines.
BEAC: Le nouveau gouverneur de la BEAC, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion" MALABO, 26 jan 2010 - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), récemment secouée par des scandales financiers, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à travailler "dans la transparence", a rapporté mardi la radio nationale. Lucas Abaga Nchama s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion", a rapporté la radio nationale, citant des propos tenus lundi à la presse présidentielle par le gouverneur de la BEAC après un entretien à Malabo avec le président Teodoro Obiang Nguema. Le nouveau gouverneur s'exprimait pour la première fois depuis sa nomination. Selon une source proche de la présidence, M. Obiang Nguema a demandé au cours de leur entretien à M. Abaga Nchama de "défendre l'honneur" de son pays "en évitant de faire des bêtises". M. Abaga Nchama a été nommé au poste de gouverneur de la BEAC au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC, six pays) qui s'est déroulé à Bangui les 16 et 17 janvier. Il remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés de la Banque. La nomination de M. Abaga Nchama a mis fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, aux termes de l'accord de Fort-Lamy sur la répartition des postes au sein de la BEAC, institution d'émission monétaire de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Le poste de gouverneur de la BEAC, auparavant systématiquement dévolu au Gabon, est désormais rotatif. Un ressortissant de la Guinée équatoriale occupera pendant sept ans ce poste avant de passer le flambeau à un Tchadien.
CEMAC: La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale
MALABO, 25 jan 2010 - La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale, a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema cité lundi par la télévision nationale. "Nous allons saisir la Cour de Justice de la Cémac, qui va juger les fonctionnaires impliqués dans les détournements à la BEAC", la Banque des Etats de l'Afrique centrale, a déclaré le président Obiang Nguema, qui s'exprimait dimanche selon la télévision équato-guinéenne. Il n'a pas fourni de calendrier. Teodoro Obiang Nguema faisait le point sur le sommet de la Cémac, tenu les 16 et 17 janvier à Bangui, à l'issue duquel il a été désigné superviseur des audits de l'ensemble des institutions de la Cémac. Ces audits ont été décidés à la suite des détournements à la BEAC révélés en septembre par l'hebdomadaire Jeune Afrique, puis confirmés par un rapport d'enquête interne de la banque. Selon le rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009. "Beaucoup de fonds ont été détournés à la BEAC par ses fonctionnaires", et tous ceux qui sont impliqués dans ces malversations "vont faire (de) la prison et leurs biens seront confisqués" pour récupérer l'argent détourné, a déclaré le président Obiang. La Cour de Justice de la Cémac, basée à N'Djamena, a les missions à la fois d'une Cour de justice et d'une Cour des comptes, selon la convention qui la régit. Elle "est chargée du contrôle juridictionnel des activités et de l'exécution budgétaire des institutions" de cette organisation regroupant six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Ses décisions sont exécutoires.
Guinée équatoriale: Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang
MALABO, 20 jan 2010 - Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP. M. Milam Tang, reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changements par rapport au précédent gouvernement. A ses 3 vice-Premiers ministres, 7 ministres d'Etat et 19 ministres désignés la semaine dernière, s'ajoutent 17 vice-ministres et 21 secrétaires d'Etat, selon des décrets datés de lundi et mardi. Le nouveau gouvernement compte toutefois moins de membres que le précédent, qui était composé au total de 71 personnalités (y compris le Premier ministre). Dans une déclaration diffusée par la télévision d'Etat, le président Teodoro Obiang Nguema a expliqué avoir privilégié "la continuité", en indiquant cependant que la nouvelle équipe disposait d'une année pour faire ses preuves. Au terme de ce délai, il sera procédé à une évaluation et aux changements qui s'imposeraient, a-t-il dit. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). Le président Obiang Nguema avait estimé à l'époque que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans son pays. La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.
Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat
LIBREVILLE, 15 jan 2010 - Le Premier ministre (PM) équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat, selon des textes officiels reçus par l'AFP à Libreville. M. Milam Tang, qui a été reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changement par rapport au précédent gouvernement dans ces premières nominations, selon des décrets présidentiels datés de mercredi. Il a maintenu ses trois vice-PM, avec un changement cependant dans l'ordre protocolaire. Aniceto Ebiaca Moete passe de 2e à 1er vice-PM chargé des Affaires économique et des Finances, Demetrio Elo Ndong Nsefumu passe de 3e à 2e vice-PM (Politique sectorielle et Démocratie) et Salomon Nguema Owono est rétrogradé de 1er à 3e vice-PM (Affaires sociales et Droits de l'Homme). Les anciens ministres conservent en majorité leur portefeuille. C'est le cas du général Antonio Mba Nguema (Défense nationale), Clemente Engonga Enguema Onguene (Intérieur et Collectivités locales), Micha Ondo Bilé (Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie) et Jeronimo Osa Osa Ecoro (Information, Tourisme, Culture et porte-parole du gouvernement). La nouvelle équipe est marquée par quelques permutations et promotions. On note aussi la nomination comme ministre d'Etat à l'Education de Filiberto Ntutumu Nguema, précédemment secrétaire général du parti au pouvoir. Les décrets de nomination consultés par l'AFP concernent pour l'heure au total 29 membres du gouvernement, sans compter le Premier ministre. Des vice-ministres et secrétaires d'Etat doivent être désignés prochainement. La précédente équipe était composée en tout de 71 membres. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.
Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste
LIBREVILLE, 13 jan 2010 - Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP à Libreville. Dans la lettre de démission de son équipe, M. Tang, nommé pour la première fois en juillet 2008, a expliqué que cette décision était conforme à la Constitution après la réélection du président Obiang Nguema qui a prêté serment en décembre pour un nouveau mandat de 7 ans. M. Obiang Nguema l'a reconduit dans ses fonctions quatre heures après l'officialisation de cette démission et l'a chargé de former un nouveau gouvernement, selon un décret présidentiel publié par le ministère équato-guinéen de l'Information sur son site Internet. Cette nouvelle équipe devrait être annoncée dans les prochaines 72 heures, d'après le ministère. Né le 20 juin 1940, Ignacio Milam Tang a été formé en gestion dans son pays et en Espagne, ancienne puissance coloniale de la Guinée équatoriale. Considéré comme un proche du président Obiang Nguema -ils sont tous les deux de l'ethnie Fang, majoritaire dans le pays-, il a notamment été député du parti au pouvoir, plusieurs fois ministre et était ambassadeur à Madrid jusqu'à sa nomination comme Premier ministre le 8 juillet 2008. Ignacio Milam Tang a remplacé Ricardo Mangue Obama Nfubea, nommé en août 2006 et qui avait démissionné quatre jours auparavant, le 4 juillet 2008. Le président Obiang Nguema avait alors estimé que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans ce pays producteur de pétrole dans le golfe de Guinée.
Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce
MALABO, 1 jan 2010 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays, qui tire plus de 90% de ses recettes de l'exploitation d'hydrocarbures, dans un discours à l'occasion du Nouvel An diffusé vendredi par les médias d'Etat. "Nous ne pouvons pas focaliser le développement de notre pays seulement sur la permanente exploitation des ressources naturelles", a déclaré M. Obiang Nguema dans ce discours prononcé jeudi soir. "Nous devons diversifier notre économie, en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce", a-t-il ajouté, sans évoquer de plan ou annoncer de financements. Avec plus de 400.000 barils par jour, la Guinée équatoriale est le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne (après le Nigeria et l'Angola) et dispose de réserves gazières estimées à 40 milliards de m3. La production d'hydrocarbures fournit à l'Etat plus de 90% de ses recettes mais l'essentiel de sa population (moins d'un million d'habitants) continue à vivre dans la pauvreté. Dans son discours, le président équato-guinéen a par ailleurs évoqué la lutte contre la corruption et des poursuites contre les auteurs de malversations. "La corruption administrative et sociale est un cancer que nous devons éradiquer si nous voulons une économie rentable et durable. (Ceux qui) détournent les fonds publics pour les intérêts particuliers doivent être poursuivis et châtiés conformément à la loi", a affirmé Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. L'opposition estime que les revenus pétroliers sont illégalement utilisés par des responsables de son régime. Dans son rapport 2009, l'ONG Transparency International (TI) fait figurer la Guinée équatoriale à la 168e place sur 180 pays en matière de corruption. M. Obiang Nguema avait été visé, avec les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba du Gabon (décédé en 2009) et congolais Denis Sassou Nguesso, par une plainte déposée fin 2008 notamment par TI à Paris sur les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier en France. Fin octobre, la justice française a jugé la plainte irrecevable.
|
|
|