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L'actualité de la Guinée Equatoriale
(d'après l'Agence France Presse)

BEAC: Le nouveau gouverneur de la BEAC, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion"
  
   MALABO, 26 jan 2010 (AFP) - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), récemment secouée par des scandales financiers, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à travailler "dans la transparence", a rapporté mardi la radio nationale.  Lucas Abaga Nchama s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion", a rapporté la radio nationale, citant des propos tenus lundi à la presse présidentielle par le gouverneur de la BEAC après un entretien à Malabo avec le président Teodoro Obiang Nguema.   Le nouveau gouverneur s'exprimait pour la première fois depuis sa nomination.   Selon une source proche de la présidence, M. Obiang Nguema a demandé au cours de leur entretien à M. Abaga Nchama de "défendre l'honneur" de son pays "en évitant de faire des bêtises".   M. Abaga Nchama a été nommé au poste de gouverneur de la BEAC au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC, six pays) qui s'est déroulé à Bangui les 16 et 17 janvier.   Il remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés de la Banque.
   La nomination de M. Abaga Nchama a mis fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, aux termes de l'accord de Fort-Lamy sur la répartition des postes au sein de la BEAC, institution d'émission monétaire de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Le poste de gouverneur de la BEAC, auparavant systématiquement dévolu au Gabon, est désormais rotatif. Un ressortissant de la Guinée équatoriale occupera pendant sept ans ce poste avant de passer le flambeau à un Tchadien.

CEMAC: La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale

MALABO, 25 jan 2010 - La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale, a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema cité lundi par la télévision nationale. "Nous allons saisir la Cour de Justice de la Cémac, qui va juger les fonctionnaires impliqués dans les détournements à la BEAC", la Banque des Etats de l'Afrique centrale, a déclaré le président Obiang Nguema, qui s'exprimait dimanche selon la télévision équato-guinéenne. Il n'a pas fourni de calendrier. Teodoro Obiang Nguema faisait le point sur le sommet de la Cémac, tenu les 16 et 17 janvier à Bangui, à l'issue duquel il a été désigné superviseur des audits de l'ensemble des institutions de la Cémac. Ces audits ont été décidés à la suite des détournements à la BEAC révélés en septembre par l'hebdomadaire Jeune Afrique, puis confirmés par un rapport d'enquête interne de la banque. Selon le rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009. "Beaucoup de fonds ont été détournés à la BEAC par ses fonctionnaires", et tous ceux qui sont impliqués dans ces malversations "vont faire (de) la prison et leurs biens seront confisqués" pour récupérer l'argent détourné, a déclaré le président Obiang. La Cour de Justice de la Cémac, basée à N'Djamena, a les missions à la fois d'une Cour de justice et d'une Cour des comptes, selon la convention qui la régit. Elle "est chargée du contrôle juridictionnel des activités et de l'exécution budgétaire des institutions" de cette organisation regroupant six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Ses décisions sont exécutoires.



Guinée équatoriale: Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang

MALABO, 20 jan 2010 - Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP. M. Milam Tang, reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changements par rapport au précédent gouvernement. A ses 3 vice-Premiers ministres, 7 ministres d'Etat et 19 ministres désignés la semaine dernière, s'ajoutent 17 vice-ministres et 21 secrétaires d'Etat, selon des décrets datés de lundi et mardi. Le nouveau gouvernement compte toutefois moins de membres que le précédent, qui était composé au total de 71 personnalités (y compris le Premier ministre). Dans une déclaration diffusée par la télévision d'Etat, le président Teodoro Obiang Nguema a expliqué avoir privilégié "la continuité", en indiquant cependant que la nouvelle équipe disposait d'une année pour faire ses preuves. Au terme de ce délai, il sera procédé à une évaluation et aux changements qui s'imposeraient, a-t-il dit. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). Le président Obiang Nguema avait estimé à l'époque que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans son pays. La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.



Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat

LIBREVILLE, 15 jan 2010 - Le Premier ministre (PM) équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat, selon des textes officiels reçus par l'AFP à Libreville. M. Milam Tang, qui a été reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changement par rapport au précédent gouvernement dans ces premières nominations, selon des décrets présidentiels datés de mercredi. Il a maintenu ses trois vice-PM, avec un changement cependant dans l'ordre protocolaire. Aniceto Ebiaca Moete passe de 2e à 1er vice-PM chargé des Affaires économique et des Finances, Demetrio Elo Ndong Nsefumu passe de 3e à 2e vice-PM (Politique sectorielle et Démocratie) et Salomon Nguema Owono est rétrogradé de 1er à 3e vice-PM (Affaires sociales et Droits de l'Homme). Les anciens ministres conservent en majorité leur portefeuille. C'est le cas du général Antonio Mba Nguema (Défense nationale), Clemente Engonga Enguema Onguene (Intérieur et Collectivités locales), Micha Ondo Bilé (Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie) et Jeronimo Osa Osa Ecoro (Information, Tourisme, Culture et porte-parole du gouvernement). La nouvelle équipe est marquée par quelques permutations et promotions. On note aussi la nomination comme ministre d'Etat à l'Education de Filiberto Ntutumu Nguema, précédemment secrétaire général du parti au pouvoir. Les décrets de nomination consultés par l'AFP concernent pour l'heure au total 29 membres du gouvernement, sans compter le Premier ministre. Des vice-ministres et secrétaires d'Etat doivent être désignés prochainement. La précédente équipe était composée en tout de 71 membres. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.



Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste

LIBREVILLE, 13 jan 2010 - Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP à Libreville. Dans la lettre de démission de son équipe, M. Tang, nommé pour la première fois en juillet 2008, a expliqué que cette décision était conforme à la Constitution après la réélection du président Obiang Nguema qui a prêté serment en décembre pour un nouveau mandat de 7 ans. M. Obiang Nguema l'a reconduit dans ses fonctions quatre heures après l'officialisation de cette démission et l'a chargé de former un nouveau gouvernement, selon un décret présidentiel publié par le ministère équato-guinéen de l'Information sur son site Internet. Cette nouvelle équipe devrait être annoncée dans les prochaines 72 heures, d'après le ministère. Né le 20 juin 1940, Ignacio Milam Tang a été formé en gestion dans son pays et en Espagne, ancienne puissance coloniale de la Guinée équatoriale. Considéré comme un proche du président Obiang Nguema -ils sont tous les deux de l'ethnie Fang, majoritaire dans le pays-, il a notamment été député du parti au pouvoir, plusieurs fois ministre et était ambassadeur à Madrid jusqu'à sa nomination comme Premier ministre le 8 juillet 2008. Ignacio Milam Tang a remplacé Ricardo Mangue Obama Nfubea, nommé en août 2006 et qui avait démissionné quatre jours auparavant, le 4 juillet 2008. Le président Obiang Nguema avait alors estimé que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans ce pays producteur de pétrole dans le golfe de Guinée.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce

MALABO, 1 jan 2010 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays, qui tire plus de 90% de ses recettes de l'exploitation d'hydrocarbures, dans un discours à l'occasion du Nouvel An diffusé vendredi par les médias d'Etat. "Nous ne pouvons pas focaliser le développement de notre pays seulement sur la permanente exploitation des ressources naturelles", a déclaré M. Obiang Nguema dans ce discours prononcé jeudi soir. "Nous devons diversifier notre économie, en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce", a-t-il ajouté, sans évoquer de plan ou annoncer de financements. Avec plus de 400.000 barils par jour, la Guinée équatoriale est le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne (après le Nigeria et l'Angola) et dispose de réserves gazières estimées à 40 milliards de m3. La production d'hydrocarbures fournit à l'Etat plus de 90% de ses recettes mais l'essentiel de sa population (moins d'un million d'habitants) continue à vivre dans la pauvreté. Dans son discours, le président équato-guinéen a par ailleurs évoqué la lutte contre la corruption et des poursuites contre les auteurs de malversations. "La corruption administrative et sociale est un cancer que nous devons éradiquer si nous voulons une économie rentable et durable. (Ceux qui) détournent les fonds publics pour les intérêts particuliers doivent être poursuivis et châtiés conformément à la loi", a affirmé Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. L'opposition estime que les revenus pétroliers sont illégalement utilisés par des responsables de son régime. Dans son rapport 2009, l'ONG Transparency International (TI) fait figurer la Guinée équatoriale à la 168e place sur 180 pays en matière de corruption. M. Obiang Nguema avait été visé, avec les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba du Gabon (décédé en 2009) et congolais Denis Sassou Nguesso, par une plainte déposée fin 2008 notamment par TI à Paris sur les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier en France. Fin octobre, la justice française a jugé la plainte irrecevable.








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