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L'actualité de la Guinée Equatoriale
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée Equatoriale: Des élections législatives, sénatoriales et municipales seront organisées le 26 mai en Guinée Equatoriale

MALABO, 22 jan 2013 - Des élections législatives, sénatoriales et municipales seront organisées le 26 mai en Guinée Equatoriale, a annoncé mardi le Premier ministre. "Les élections seront organisées le 26 mai prochain et se dérouleront sur une seule journée", a déclaré le chef du gouvernement, Clemente Engonga Nguema Onguene, lors d'un entretien avec des responsables de partis politiques diffusé par la télévision nationale. Ces élections permettront la mise en place des institutions créées par la réforme constitutionnelle approuvée par 97% des Equato-guinéens lors du référendum du 13 novembre 2011. Le texte, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, prévoit aussi la création d'un poste de vice-président et de cinq organes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple. L'opposition avait qualifié ce scrutin de "mascarade" destinée "à assurer la dictature d'Obiang et sa famille de pouvoir imposer une succession familiale", selon Placido Mico, l'unique député de l'opposition à l'Assemblée (sur 100 membres). Six mois après le scrutin, le président Teodoro Obiang Nguema a nommé son fils Teodorin Obiang, deuxième vice-président chargé de la Défense et de sécurité publique. Le président Teodoro Obiang Nguema, arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d'Etat, puis élu à quatre reprises, tente depuis quelques années de modifier l'image de son petit pays pétrolier, souvent qualifié de "dictature" par les défenseurs des droits de l'Homme.



Guinée équatoriale: D'un montant de 900 millions de dollars et d'une puissance de 120 Megawatts, le président équato-guinéen Teodoro Obiang a inauguré jeudi à Djibloho un barrage et un complexe hydroélectriques

MALABO, 11 oct 2012 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a inauguré jeudi à Djibloho (est, partie continentale) un barrage et un complexe hydroélectriques de 900 millions de dollars et de 120 Megawatts, financés sous forme de prêt et construits par la Chine, a-t-on appris de sources concordantes. "Il s'agit d'une date qui devrait figurer dans le livre d'or de la Guinée équatoriale au même titre que le 12 octobre 1968 date de notre indépendance", a affirmé M. Obiang qui doit présider les cérémonies de la fête nationale vendredi à Mongomo, son village natal situé à une trentaine de km du site. Le complexe se situe près de la frontière gabonaise et doit alimenter toute la partie continentale de la Guinée équatoriale, dont la capitale économique Bata mais aussi la ville-nouvelle, probable future capitale, Oyala, qui est en train d'être construite ex-nihilo et qui jouxte le barrage. "Notre rêve s'est transformé en réalité. L'électricité pour tous, l'énergie pour tous. Certains disaient que c'était irréalisable, mais aujourd'hui tous les citoyens bénéficient de l'électricité", a affirmé le président. "L'importance de ce projet est de garantir une vie meilleure pour tous les citoyens (...) L'énergie était distribuée par des groupes électrogènes qui ne pouvaient garantir un service 24/24 à la population", a-t-il ajouté. Le président a remercié la Chine qui a fourni un prêt de 2 milliards de dollars à la Guinée pour plusieurs projets dont celui de la centrale, parlant de "véritable amitié" Longtemps un des pays les plus pauvres du continent, la Guinée équatoriale a vu ses revenus augmenter de manière exponentielle ces dernières années avec l'exploitation du pétrole dont elle est devenue le 3e producteur sub-saharien. Teodoro Obiang, qui dirige l'ancienne colonie espagnole d'une main de fer depuis son coup d'Etat de 1979, a lancé le pays dans une ambitieuse politique de grands travaux et promet le développement du pays pour "l'horizon 2020" mais la majorité des 700.000 habitants vit toujours dans la pauvreté. Les coupures électriques restent fréquentes dans le pays, malgré les déclarations du président.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema a nommé mercredi un nouveau gouvernement, après la nomination lundi de Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre

MALABO, 24 mai 2012 - Le président équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema a nommé mercredi un nouveau gouvernement, après la nomination lundi de Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre et à l'issue d'une réforme constitutionnelle, a annoncé jeudi la télévision nationale. Sur 55 nomminations au gouvernement, 12 reviennent à des proches parents du président Obiang Nguema. C'est le cas au ministère de la Défense conservé par son frère Antonio Mba Nguema et au ministère des Mines, de l'Industrie et de l'Énergie, confié à un de ses fils, Gabriel Mbega Obiang Lima, qui remplace Marcelino Owono Edu. Le ministère des Affaires étrangères est confié à Agapito Mba Mokuy en remplacement de Pastor Micha Ondo Bile et le Secrétariat général de la présidence à Tomás Esono Ava en remplacement de Vincenté Ehaté Tomi nommé Premier ministre. Lundi, le président équato-guinéen avait déjà nommé les nouveaux vice-présidents et vice-Premier ministre, parmi lesquels son fils Teodorin Obiang en qualité de 2e vice-président, chargé de la Défense et de la Sécurité. "La nomination de Teodorin met en évidence qu'il se prépare à succéder à son père. Le fait d'être chargé de la Défense et de la sécurité démontre qu'il s'appuie sur les forces armées", avait alors déclaré le président de l'Union populaire (UP), deuxième parti d'opposition. Le renouvellement du gouvernement intervient après l'adoption par la Guinée en novembre à 97,7%, selon les chiffres officiels contestés par l'opposition, d'une réforme constitutionnelle qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ainsi que la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a nommé lundi l'ancien Premier ministre Ignacio Milam Tang à la vice-présidence et l'ancien secrétaire général de la présidence Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre

LIBREVILLE, 21 mai 2012 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a nommé lundi l'ancien Premier ministre Ignacio Milam Tang à la vice-présidence. Il a également nommé l'ancien secrétaire général de la présidence Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre, et son fils Teodorin Obiang 2e vice-président. Ces nominations lues à la télévision nationale, interviennent, conformément à la loi équato-guinéenne, suite à une réforme constitutionnelle adoptée en novembre. Teodorin Obiang, nommé au poste de 2ème vice-président après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture depuis 2008, fait l'objet en France d'une enquête dans l'affaire dite des biens mal acquis de chefs d'Etat africains. Le gouvernement français doit désormais donner son feu vert, après celui du parquet de Paris début avril, pour le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui. L'ancien ministre de l'intérieur Clementé Engonga a été nommé vice-Premier ministre, et l'ex-ministre de l'information Alfonso Nsue Mokuy comme second vice-Premier ministre. La formation d'un nouveau gouvernement, désigné par le président équato-guinéen, devrait intervenir dans le courant de la semaine. La Guinée a adopté en novembre à 97,7%, selon les chiffres officiels contestés par l'opposition, une réforme constitutionnelle qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ainsi que la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple. L'opposition, quant à elle, a qualifié ce scrutin de "mascarade" destinée "à assurer la dictature d'Obiang et sa famille de pouvoir imposer une succession familiale", selon Placido Mico, l'unique député de l'opposition à l'Assemblée (sur 100 membres). "La majorité des sources indiquent que c'est son fils Téodorin qui est pressenti pour lui succéder", avait estimé en novembre M. Mico, affirmant qu'Obiang "veut laisser le pouvoir à quelqu'un de sa famille avec le poste de vice-président". Au pouvoir depuis 1979, Teodoro Obiang tente depuis quelques années de modifier l'image de son régime, sous le feu des crtiques des défenseurs des droits de l'Homme.



Guinée Equatoriale: Les Equato-Guinéens ont approuvé dimanche par référendum une réforme de la Constitution prévoyant notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels

MALABO - Les Equato-Guinéens ont approuvé dimanche par référendum une réforme de la Constitution prévoyant notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, un scrutin qualifié de "mascarade" par l'opposition. "C'est une victoire du oui. On a dépouillé 60% des votes. Sur le territoire national, le +oui+ obtient 99,04% et le +non+ 0,96%", a affirmé à l'AFP le ministre de l'Information, Jeronimo Osa Osa Ecoro, qui ne disposait pas des chiffres sur la participation mais qu'il a estimé "importante". Les résultats complets seront dévoilés mercredi par la commission électorale, a précisé le ministre, joint depuis Libreville. La victoire du oui "est une bonne chose pour la Guinée équatoriale. C'est un projet d'avenir politique, économique, social et culturel. La population est ravie et a appuyé ce projet comme un seul homme", a commenté M. Osa Osa Ecoro, également porte-parole du gouvernement. L'issue du scrutin ne faisait guère de doute dans ce petit pays pétrolier dirigé d'une main de fer par le président Teodoro Obiang Nguema, arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d'Etat, élu en 1989, réélu en 1996, 2002 et 2009. Ce score fleuve n'a rien d'étonnant pour la Guinée: en 2009, M. Obiang avait réélu avec 95,37% des suffrages et en 2002, il avait obtenu avec 97,1 % des voix. Le texte ne précise pas si Obiang, 69 ans, devra quitter son poste en 2016, au terme de son mandat actuel ou si la limitation des mandats n'interviendra qu'à partir de l'adoption de la réforme. Environ 300.000 Equato-Guinéens étaient appelés à se rendre dans les 1.500 bureaux de vote qui ont fermé leurs portes vers 18H00 (17H00 GMT). Président en exercice de l'Union africaine, M. Obiang tente depuis quelques années de modifier l'image de son pays, souvent qualifiée de "dictature" par les défenseurs des droits de l'Homme. "Tout s'est passé dans un climat de calme, de paix et de tranquillité", a poursuivi M. Osa Osa Ecoro. Le principal parti d'opposition, la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), qui avait déjà qualifié la réforme de "mascarade", a retiré ses représentants des bureaux de vote pour protester contre des "menaces" et "pressions". "Le gouvernement a dépassé toutes les limites de l'arbitraire", a déclaré le secrétaire général du parti, Placido Mico. "il y a des pressions" "Un jeune de notre parti a été menacé d'être torturé par un colonel au bureau de vote de la cathédrale (Malabo) (...) Il y a des pressions. On laisse voter des gens qui ne sont pas inscrits", a poursuivi M. Mico, unique député de l'opposition à l'Assemblée nationale. M. Mico estime que la participation est faible et "ne dépasse pas les 25%". M. Osa Osa Ecoro a balayé ces accusations: M. Mico "a compris que le peuple allait voter +oui+ , que tout le monde était favorable et qu'il allait être battu, il a préféré se retirer pour se justifier". "C'est de la politique infantile, mais le peuple équato-guinéen est mûr et sait ce qu'il veut", a-t-il ajouté. La réforme constitutionnelle prévoit aussi la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple. Un résidant étranger de Malabo n'a pas constaté de problèmes. "L'ambiance était bon enfant. Il y avait une présence policière mais sans plus", a-t-il commenté. A Evinayong (centre partie continentale), beaucoup d'électeurs ont voté en mettant directement le +oui+ dans l'enveloppe sans passer par l'isoloir, a constaté un journaliste de l'AFP. "C'est pour montrer qu'on vote +oui+ et éviter les représailles", a confié un homme sous couvert de l'anonymat. Une femme a expliqué qu'elle "n'attendait rien du vote. Le peuple va continuer à vivre dans la misère". Antonio Bibang Nzé, militant du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, parti du président) a voté +oui+ en soulignant que la réforme allait permettre "la continuité dans le pays".



Guinée Equatoriale: Lancement de la campagne du référendum du 13 novembre sur la réforme constitutionnelle en Guinée équatoriale qui prévoit notamment une limitation du nombre de mandats présidentiels et la création d'un sénat

MALABO, 28 oct 2011 - Plusieurs centaines de militants ont assisté vendredi à Malabo au lancement de la campagne sur la réforme constitutionnelle en Guinée équatoriale qui prévoit notamment une limitation du nombre de mandats présidentiels et la création d'un sénat, a constaté un journaliste de l'AFP Des livrets de vulgarisation de la réforme ont été distribués aux militants du Parti démocratique de Guinée équatoriale (au pouvoir) et à ceux de onze autres partis de la plate-forme de partis politiques favorables au projet. Le référendum doit avoir lieu le 13 novembre. Cette réforme explique le livret, constitue "un changement de système de politique" passant d'un "système hybride" avec "un président gouvernant avec un Premier ministre" à un "système présidentiel pur". Un poste de vice-président sera créé et "le poste de Premier ministre est appelé à disparaître" a expliqué à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement M. Jeronimo Osa Osa Ecoro. L'un des éléments les plus importants limite à deux le nombre de mandats de sept ans auxquels peut postuler le président de la République. Le texte n'éclaircit pas si M. Obiang, 69 ans, au pouvoir depuis son coup d'etat de 1979, réélu en 2002 et 2009, devra quitter son poste en 2016, au terme de son actuel mandat. La réforme prévoit en outre la création d'un Sénat ainsi qu'une Cour des Comptes qui "veillera sur la transparence de la gestion fiscale de l'Adminstration" et sera "un nouvel allié contre la corruption". un Conseil de la République, chargé de "conseiller le président, un Conseil pour le développement économique et social et un Défenseur du peuple sera aussi mis en place. La réforme doit aussi assurer "l'égalité entre l'homme et la femme" sans plus de précision. "Ces réformes vont conduire vers un meilleur avenir pour notre pays", a affirmé Marcos Edjang Abaga, étudiant en droit, à la sortie de la cérémonie soulignant: "La création de tous ces organismes sont à l'évidence des amélioration de notre démocratie voulues par le président". A Malabo, des affiches appelant au vote "Oui" ont fait leur apparition. Certaines expliquent que voter "oui", c'est "voter pour un système présidentialiste pur fondé sur l'alternance périodique et démocratiquement responsable à la tête suprême de l'Etat". Placido Miko, seul député de l'opposition au Parlement, estime quant à lui que la réforme ne vise qu'à "assurer la dictature d'Obiang et de sa famille", tout en soulignant que personne n'a encore vu le projet de loi de la réforme mais simplement des résumés ou des textes de vulgarisation. "Personne n'a vu le texte. Ni le conseil des ministres ni aucun organisme officiel. Il n'a pas été étudié au Parlement. On soumet à un référendum un texte que personne n'a vu. C'est un texte invisible. Dans quel pays d'Afrique, a-t-on fait un référendum sans texte?". "Dans tous les pays du monde pour éviter la polémique sur les éléments qui sont débattus, il y a un groupe de +constituants+ mais maintenant tout va être public et nous entrons dans la campagne", a affirmé à l'AFP Tomas Mecheba Fernandez Galilea, le secrétaire général du Parti socialiste de Guinée qui fait partie de la plate-forme favorable à la réforme. "C'est une réforme très positive avec la limitation du nombre de mandats et la création d'organismes comme le sénat".



Guinée équatoriale: Un référendum sur la réforme constitutionnelle en Guinée équatoriale qui prévoit une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et la création d'un sénat et d'un poste de vice-président aura lieu le 13 novembre

LIBREVILLE, 18 oct 2011 - Un référendum sur la réforme constitutionnelle en Guinée équatoriale qui prévoit une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et la création d'un sénat et d'un poste de vice-président aura lieu le 13 novembre, ont annoncé mardi les autorités. "La réforme de la loi fondamentale de la république de Guinée équatoriale sera soumise au suffrage universel le 13 novembre 2011", selon un communiqué parvenu à l'AFP. La campagne électorale aura lieu du 28 octobre au 11 novembre, selon le communiqué. Parmi les éléments les plus importants de la réforme figure la limitation à deux mandats de sept ans pour le président de la République. Selon le communiqué, le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, et réélu en 2002 et 2009 avec plus de 90% des voix, a effectué une tournée dans le pays pour expliquer le projet. Le communiqué ne dit pas à partir de quand la loi entre en vigueur et si M. Obiang, 69 ans, devra quitter son poste en 2016, au terme de son actuel mandat. Parmi les autres réformes, il est prévu de créer un sénat ainsi qu'un poste de vice-président. La réforme prévoit aussi "le principe de la création de plus d'organismes de contrôle pour améliorer l'efficacité de l'économie et de la justice, comme une Cour des comptes et un Défenseur du peuple", selon le communiqué. En juillet, il était aussi prévu la création d'un Conseil économique et social et d'un Conseil de la République, chargé de "conseiller le président sur des sujets d'intérêt national". Lors d'une rencontre avec l'opposition en mars, M. Obiang, au pouvoir depuis 1979, avait reconnu la "nécessité" de limiter le nombre de mandats présidentiels, de créer un sénat et des mécanismes de contrôle anti-corruption. Le 10 mai, il avait proposé un calendrier de réformes politiques devant aboutir à un référendum avec notamment la création d'une commission chargée de proposer les réformes. Le 15 juillet, l'Assemblée nationale avait voté pour. L'opposition a boycotté cette réforme, le principal opposant et seul député de l'opposition Placido Mico la qualifiant de "mensonge". En mai, il avait affirmé à l'AFP:"Il n'y a pas de liberté d'expression ou d'association, pas de syndicat mais on crée un Sénat pour alimenter le clientélisme, pour donner des postes. En 1990, il y avait une trentaine de membres au gouvernement, aujourd'hui il y en 69". Quant à la cour des comptes, M. Mico estimait: "il y a déjà le code pénal et il n'y a jamais de poursuites". Le porte-parole du gouvernement Jeronimo Osa Osa Ecoro, également ministre de la communication, avait répondu: "Nous sommes en démocratie. La preuve, c'est que M. Mico peut dire ce qu'il vous a dit! En bons démocrates, nous respectons son opinion mais ce qu'il dit est faux".



Guinée équatoriale: Le ministère équato-guinéen des Mines, de l'Industrie et de l'Energie a signé un "accord de partenariat" avec l'entreprise américaine Energy Allied international pour développer le secteur pétrochimique

LIBREVILLE, 29 août 2011 - Le ministère équato-guinéen des Mines, de l'Industrie et de l'Energie a signé un "accord de partenariat" avec l'entreprise américaine Energy Allied international pour développer le secteur pétrochimique, selon un communiqué lundi du ministère. Energy Allied a été "choisi par le ministère pour une mission d'évaluation et de développement de l'industrie pétrochimique en Guinée équatoriale", ainsi que pour "réunir les ressources financières, technologiques, opérationnelles et de gestion nécessaires à la création, à la conception et à l'exécution de projets financièrement viables", d'après le communiqué qui ne révèle pas les modalités financières de l'accord. "Energy Allied aura la responsabilité d'identifier et de recommander une sélection d'investisseurs et d'associés stratégiques. (...) L'effort de développement du secteur pétrochimique sera dirigé depuis le siège de Energy Allied à Houston, Texas, en collaboration avec le ministère de Malabo", annonce le communiqué. Au cours de la signature, le ministre délégué Gabriel Mbega Obiang Lima a déclaré selon le communiqué que "le développement rapide du secteur pétrochimique de Guinée équatoriale est une priorité du gouvernement et est d'une grande importance nationale pour l'usage efficient et la valeur ajoutée des ressources naturelles du pays, et, plus important, pour la création d'opportunités de travail à grande échelle". "La Guinée équatoriale (...) possède sans aucun doute tous les attributs nécessaires pour devenir un important leader de l'industrie pétrochimique mondiale", a déclaré Mike Nassar, président directeur de l'entreprise américaine. Energy Allied est une entreprise américaine spécialisée dans les industries pétrolières et gazières en Amérique du nord, en Afrique et au Moyen Orient. Les gisements pétroliers de la Guinée équatoriale sont principalement exploités par des entreprises américaines et rapportent 95% des recettes du pays. La Guinée équatoriale, qui était il y a un plus d'une décennie parmi les pays les plus démunis de la planète, est actuellement le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, après le Nigeria et l'Angola, avec près de 400.000 barils par jour.



Guinée équatoriale: Le parlement équato-guinéen s'est déclaré favorable à l'organisation d'un référendum sur la réforme constitutionnelle lancée en mars et qui prévoit la limitation du nombre de mandats présidentiels mais aussi la création d'un poste de vice-président

MALABO, 17 juil 2011 - Le parlement équato-guinéen s'est déclaré favorable à l'organisation d'un référendum sur la réforme constitutionnelle lancée en mars et qui prévoit la limitation du nombre de mandats présidentiels mais aussi la création d'un poste de vice-président. Réunie en session extraordinaire le 14 et 15 juillet à Malabo, "L'Assemblée des représentants du peuple soutient résolument le projet de réforme et encourage le Gouvernement à engager les actions qui conduiront à l'approbation définitive de cette réforme constitutionnelle par un référendum populaire", selon la déclaration diffusée dimanche à la télévision d'Etat par Angel Serafin Seriche Dougan Malabo, président de l'Assemblée nationale. Le président de l'Assemblée a "félicité le président (Teodoro) Obiang Nguema pour sa clairvoyance (...) d'entreprendre un profonde reforme constitutionnelle élargissant ainsi la participation du peuple à la direction et gestion de la chose publique" Parmi les réformes figurent la réduction du nombre maximum de mandats présidentiels à 2 ainsi que la durée de celui-ce de 7 à 5 ans, la création d'un Sénat, d'une Cour des Comptes, d'un Conseil national pour le développement économique et social "qui supervisera et inspectera les travaux et projets que l'on réalise dans le pays" et d'un Conseil de la République de 15 membres, chargé de "conseiller le président sur des sujets d'intérêt national", selon la télévision nationale. Autre nouveauté, qui n'avait pas été annoncée précédemment, la réforme prévoit la création d'un poste de vice-président de la République, qui n'existait pas jusqu'ici. Lors d'une rencontre avec l'opposition en mars, M. Obiang, au pouvoir depuis 1979, a reconnu la "nécessité" de limiter le nombre de mandats présidentiels, de créer un sénat et des mécanismes de contrôle anti-corruption. Le 10 mai, il avait proposé un calendrier de réformes politiques devant aboutir à un référendum en fin d'année avec notamment la création d'une commission chargée de proposer les réformes. L'opposition a boycotté cette réforme, le principal opposant et seul député de l'opposition Placido Mico la qualifiant de "mensonge".



Guinée Equatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, président en exercice de l'Union africaine a annoncé mercredi la création par l'UA d'un "Prix Jacques Diouf" de la sécurité alimentaire

MALABO, 13 juil 2011 (AFP) - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, président en exercice de l'Union africaine (UA) a annoncé mercredi à la télévision d'Etat équato-guinéenne la création par l'UA d'un "Prix Jacques Diouf" de la sécurité alimentaire. "Tous les présidents de l'Union africaine (...) ont décidé de créer un prix appelé prix Jacques Diouf", en honneur du président sortant de la FAO (Food and Agriculture Organization), a déclaré M. Obiang Nguema à l'issue d'une audience avec Jacques Diouf à Malabo mardi. Le prix Jacques Diouf que l'UA va créer est une "reconnaissance de tout ce qu'il a fait pour l'agriculture et l'alimentation du continent durant ces 18 dernières années", selon la radio d'Etat. Il récompensera tous les deux ans, une personne ayant le mieux oeuvré pour la sécurité alimentaire dans le monde. Le directeur sortant de FAO a également été nommé Chevalier de l'ordre de l'independance. Jacques Diouf va être remplacé à la tête de la FAO en janvier 2012 par le Brésilien José Graziano Da Silva.



Guinée équatoriale: La commission chargée de la réforme de la Constitution équato-guinéenne va proposer de limiter le nombre de mandats présidentiels et la création d'un Sénat ou d'un Conseil économique et social

MALABO, 26 mai 2011 - La commission chargée de la réforme de la Constitution équato-guinéenne va proposer de limiter le nombre de mandats présidentiels et la création d'un Sénat ou d'un Conseil économique et social, a annoncé jeudi la radio nationale citant le président de la commission. "Les innovations apportées sont la création du Sénat, du conseil de la République, du Conseil du défenseur du peuple, du Conseil économique et social, de la Cour des comptes, et la limitation du nombre de mandats présidentiels à 2 pour une durée de 5 ans", selon la radio nationale qui a cité Martin Ndong Nsue, le président de la Commission, également président de la Cour suprême. La radio n'a pas précisé en quoi consistait précisément "le Conseil du défenseur du peuple ou le Conseil de la République". Ces propositions vont être remises au président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige son pays d'une main de fer depuis 1979. Après des concertations avec l'opposition en mars, M. Obiang a lancé début mai un calendrier de réformes politiques devant aboutir à un référendum en fin d'année. Une partie de l'opposition a boycotté ces réformes estimant qu'il s'agissait d'une "tromperie", selon le principal opposant Placido Miko. L'unique opposant présent aux travaux de la commission Carmelo Mba Bacalé du parti Action populaire (AP) a précisé que son parti ne votera pas cette réforme tant que ses exigences ne seraient pas acceptées. "Si le président donne une réponse favorable à nos exigences (notamment amnistie générale pour les exilés, la libération des prisonniers de conscience), AP prendra part au référendum et s'il ne fait rien face à nos exigences, AP ne votera pas même si nous sommes signataires du rapport de la reforme" a-t-il déclaré. "Ce qui se passe en Guinée équatoriale, c'est que le gouvernement ne respecte la loi, il n'y a pas de volonté pour respecter la loi", a-t-il ajouté précisant quant à la "limitation du nombre de mandats présidentiels à 2 fois 5 ans": "Il (le président) a encore un mandat de 7 ans. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire" Le 11 mai, les trois principaux partis d'opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), Union populaire (UP) et AP avaient demandé "une amnistie générale permettant le retour au pays de tous les exilés politiques et la libération de tous les prisonniers de conscience (...) la légalisation de tous les partis politiques, syndicats et autres associations (...), adoption urgente des mesures pour garantir la jouissance réelle et immédiate des libertés fondamentales (...) séparation réelle des pouvoirs de l'Etat et limitation du mandat présidentiel à 2 mandats de cinq ans chacun"



Guinée équatoriale: L'opposition équato-guinéenne boycotte la réforme de la Constitution lancée par le président Teodoro Obiang qui doit être ponctué par un referendum en fin d'année après le travail d'une commission ouvert à l'opposition

MALABO, 13 mai 2011 - L'opposition équato-guinéenne boycotte la réforme de la Constitution lancée par le président Teodoro Obiang qui doit être ponctué par un referendum en fin d'année après le travail d'une commission ouvert çà l'opposition, a appris l'AFP vendredi auprès de l'opposition. Le principal parti d'opposition en Guinée équatoriale, "la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) ne va pas participer à la reforme de la Constitution car c'est une tromperie au peuple par le président Obiang" a déclaré vendredi à l'AFP Placido Mico Abogo, le principal opposant du pays, secrétaire général de la CPDS. "Il n'y a rien de serieux dans cette reforme! C'est une tromperie. Obiang est incapable de respecter et faire respecter les lois. Nous ne croyons pas à cette reforme. On arrête nos militants sans motif; il n'y a aucune volonté chez Obiang que le peuple jouisse des libertés", a ajouté l'opposant rappelant que deux cadres de son parti ont été en avril alors même que le président Obiang, qui diiriege son pays d'une main de fer depuis sa prise de pouvoir par un coup d'Etat en 1979, avait commencé la concertation avec l'opposition. Le 26 mars la CPDS et l'Union populaire avaient dans un communiqué conjoint présenté leur propositions de réforme parmi lesquelles: "une amnistie générale permettant le retour au pays de tous les exilés politiques et la libération de tous les prisonniers de conscience (...) la légalisation de tous les partis politiques, syndicats et autres associations qui la sollicitent, adoption urgente des mesures pour garantir la jouissance réelle et immédiate des libertés fondamentales (...) séparation réelle des pouvoirs de l'Etat et limitation du mandat présidentiel à 2 mandats de cinq ans chacun" M. Mico ainsi que Daniel Dario Martinez Ayecaba de l'UP, Bonaventura Monsuy Asumu du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD) et Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE) sont les quatre opposants, nommés par le président pour participer à la commission de 31 membres chargée de préparer la réforme de la Constitution visant une "plus large participation du peuple".



Guinée Equatoriale: Quatre leaders de l'opposition font partie de la commission de 31 membres chargée de préparer une réforme de la Constitution visant une "plus large participation du peuple" et qui doit conduire à un référendum

MALABO, 11 mai 2011 - Quatre leaders de l'opposition font partie de la commission de 31 membres chargée de préparer une réforme de la Constitution visant une "plus large participation du peuple" et qui doit conduire à un référendum, selon un décret présidentiel lu mercredi à la radio nationale. Les opposants sont Placido Mico de la Convergence pour la démocratie sociale (CPDS, principale formation d'opposition), Daniel Dario Martinez Ayecaba de l'Union populaire (UP), Bonaventura Monsuy Asumu du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD) et Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE). Ils ont été nommés au sein de la "commission nationale pour la réforme de la loi fondamentale de Guinée équatoriale" comptant 31 membres, selon le décret daté du 9 mai et signé du président Teodoro Obiang Nguema qui dirige son pays d'une main de fer depuis 1979. La commission, dirigée par le président de la Cour suprême Martin Ndong Nsue, "a 10 jours" de travail du 18 au 29 mai sur "la réforme de la loi fondamentale et fixera son siège à San Antonio de Palé, province de Annobon", une petite île isolée du golfe de Guinée. "Le rapport final (...) sera signé par la direction de la commission qui va le remettre au président de la République", indique le décret. La réforme proposée qui doit ensuite passer par le Conseil des ministres et le Parlement en juin et conduire à un référendum fin 2011 doit permettre "d'élargir le cadre juridique de l'exercice de toutes les libertés, donnant les plus larges opportunités de participation politique à tous les Equato-Guinéens", selon le texte. La précédente reforme constitutionnelle remonte à 1991.



Guinée équatoriale: Le ministre équato-guinéen des Travaux publics et des Infrastructures Marcelino Oyono Ntutumu a été démis de ses fonctions et est remplacé par Demetrio Eloy Ndong Nsefumu, 2e vice-Premier ministre

MALABO, 20 fév 2011 - Le ministre équato-guinéen des Travaux publics et des Infrastructures Marcelino Oyono Ntutumu a été démis de ses fonctions et est remplacé par Demetrio Eloy Ndong Nsefumu, 2e vice-Premier ministre, selon deux décrets lus à la radio d'Etat dimanche. "Je mets fin aux fonctions de Marcelino Oyono Ntutumu, ministre des Travaux publics et infrastructures", précise le décret signé par le président Teodoro Obiang Nguema. Un autre décret fait état de la "nomination de Demetrio Eloy Ndong Nsefumu", un proche du président. Aucune explication n'a été fournie quant au limogeage de M. Oyono Ntutumu. Les Travaux public et infrastructures sont un poste clé en Guinée équatoriale, petit pays de moins de 700.000 habitants, devenu le troisième producteur sub-saharien de pétrole et qui s'est lancé, grâce à ses pétro-dollars, dans une ambitieuse politique de grands travaux avec notamment l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations 2012 ou l'accueil en juin du sommet de l'Union africaine. M. Obiang, qui a été nommé fin janvier président en exercice de l'Union africaine, dirige son pays d'une main de fer depuis un coup d'Etat en 1979.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a limogé le ministre des Finances et du Budget, Melchor Esono Edjo,  et l'a remplacé par Martin Crisantos Ebe Mba, qui était son ministre délégué

MALABO, 30 jan 2011 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a limogé le ministre des Finances et du Budget, son neveu et proche Melchor Esono Edjo, selon la radio nationale dimanche. Il est remplacé par Martin Crisantos Ebe Mba, qui était son ministre délégué. "Melchor Esono Edjo a cédé son fauteuil a Martin Crisantos Ebe Mba qui etait son ministre délégué dont la passation de service a eu lieu samedi" a annoncé la radio nationale. "Melchor Esono Edjo a exprimé sa satisfaction pour la confiance que lui a donné le president Obiang Nguema en lui permettant d'être responsable des finances du pays durant 18 années", a rapporté la radio. Aucune indication n'a été donnée pour expliquer ce limogeage. Il n'avait pas été annoncé lors du remaniement du 27 janvier qui a vu l'entrée d'un opposant au gouvernement. Economiste de formation, M. Esono Edjo avait occupé, avant son poste de ministre, les fonctions de trésorier payeur général de l'Etat et Secrétaire d'Etat au Trésor et Budget. Il avait été nommé ministre des Finances et du Budget en janvier 2010 dans un gouvernement comportant 11 membres issus de la famille du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 31 ans, après sa réélection avec 95,37% des voix fin novembre 2009.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a procédé jeudi un remaniement gouvernemental sans changement de Premier ministre mais avec l'entrée dans l'équipe gouvernemental d'un membre de l'opposition

MALABO, 27 jan 2011 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a procédé jeudi un remaniement gouvernemental sans changement de Premier ministre mais avec l'entrée dans l'équipe gouvernemental d'un membre de l'opposition, apprend on de source officielle. Le Premier ministre en place depuis juillet 2008, Ignacio Milam, reste à son poste. Ce remaniement est le premier depuis les élections présidentielles de novembre 2009, précise un communiqué de l'organe officiel de presse du pays. L'opposant Celestino Bonifacio Bacale Obiang, secrétaire général adjoint de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), le principal parti d'opposition, a été nommé ministre délégué de l'Economie, Commerce et Promotion des entreprises. Deux personnalités ayant soutenu le président Obiang à la dernière présidentielle alors qu'ils ne faisaient pas partie du PDGE (Parti démocratique de Guinée équatoriale) obtiennent aussi des ministères: Francisco Mba Olo Bahamonde leader du parti libéral démocrate (PLD) devient ministre délégué en charge des Postes et Transports alors que Alfonse Nsue Mokuy, leader de la Coalition libérale démocrate (CLD) devient ministre délégué de l'Information, Culture et Tourisme. Pour la première fois de l'histoire du pays, le portefeuille de l'Economie et du Commerce sera aux mains d'une femme Francisca Tatchoup, ancienne vice-ministre du même département. Parmi les ministres limogés figurent Filiberto Ntutumu Nema Nchama (Education et sciences), Francisco Pascual Obama Asue (Santé) et Salvador Ondo Nkumu (Justice et institutions pénitentiaires) qui cède son maroquin à Javier Ngomo Mbegono, ancien président de la Cour constitutionnelle.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a démis José Olo Obono de ses fonctions de président de la Cour suprême de Justice, reprochant à son équipe "plusieurs irrégularités"

MALABO, 22 jan 2011 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a démis José Olo Obono de ses fonctions de président de la Cour suprême de Justice, reprochant à son équipe "plusieurs irrégularités", a rapporté samedi soir la télévision d'Etat équato-guinéenne. M. Olo Obono, qui avait été nommé à ce poste en mars 2009, a été remplacé par Martin Ndong Nsue, précédemment vice-ministre de la Justice, selon deux décrets présidentiels rendus publics par la télévision. "Ce changement intervient pour plusieurs irrégularités provoquées par l'équipe sortante. (...) C'est dangereux, des agissements de la sorte font qu'on nous critique à l'étranger", a affirmé sur le même média le président Obiang. "La justice doit être impartiale et non caractérisée par la corruption", a-t-il ajouté, sans plus de détails. Avant sa nomination comme président de la Cour suprême de Justice, José Olo Obono était procureur général de la République. Il avait officié lors du procès du mercenaire britannique Simon Mann en 2008 et s'était illustré lors du procès du groupe de mercenaires sud-africains de Nick Dutoit en 2004. Ancien officier des troupes spéciales Britanniques SAS, Simon Mann avait été arrêté avec 61 autres mercenaires présumés, lorsque leur avion avait fait escale en mars 2004 à Harare pour prendre livraison d'armes. Il avait été extradé début 2008 du Zimbabwe vers la Guinée Equatoriale. Jugé à Malabo et condamné à 34 ans de prison à l'issue d'un procès médiatisé pour tentative de coup d'Etat contre le président Obiang, il a été gracié par M. Obiang et libéré en novembre 2004. Nick Du Toit, jugé en 2004 et également condamné à 34 ans de prison, a bénéficié de la même mesure.



Guinée équatoriale: Le gouvernement équato-guinéen et la compagnie américaine Noble Energy vont investir 1,65 milliard de dollars dans le champ de gaz Alen situé en mer près de l'île de Bioko devant produire 37.500 barils de gaz condensé en 2013

MALABO, 14 jan 2011 - La Guinée équatoriale et la compagnie américaine Noble Energy vont investir 1,65 milliard de dollars dans le champ de gaz Alen situé en mer près de l'île de Bioko devant produire 37.500 barils de gaz condensé en 2013, de sources concordantes. "La première production d'Alen devrait commencer fin 2012 avec 37.500 barils de gaz. Le coût total est de 1,6 milliard de dollars", affirment le gouvernement équato-guinéens et Noble Energy dans des communiqués. Le site prévoit notamment qu'environ 440 millions de pieds cubiques de gaz naturel soient réinjectés sous l'eau pour maintenir la pression pendant au moins trois ans, selon Malabo. Troisième producteur de pétrole subsaharien, la Guinée produit déjà notamment "un million de tonnes de méthanol par an", "8.000 barils de butane/jour et 14.000 barils de propane/jour". L'exploitation des hydrocarbures apporte au pays "90%" de ses recettes.



Guinée Equatoriale: L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose de créer un fonds pour les urgences de santé publique en Afrique, qui devrait être doté de 79 millions d'euros et financé par des dotations convenues et les contributions volontaires

MALABO, 1 sept 2010 - Le directeur régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS-Afro) a appelé à la création d'un "Fonds africain pour les urgences de santé publique", au cours d'une réunion continentale à Malabo, ont indiqué ses services dans un communiqué mercredi. Le docteur Luis Gomes Sambo "a proposé la création d'un Fonds africain pour les urgences de santé publique (Aphef)" lors de la 60e session du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique, regroupant jusqu'à vendredi les ministres de la Santé de 46 Etats africains et des représentants de plusieurs institutions, d'après ce communiqué de l'OMS-Afro. La rencontre s'est ouverte lundi. Selon la proposition du Dr Sambo, le Fonds devrait être "doté de 100 millions de dollars US (près de 79 millions d'euros)" et être "financé par des dotations convenues et les contributions volontaires" des Etats membres d'OMS-Afro. L'Aphef, qui "sera comme une initiative intergouvernementale régionale", sera utilisé notamment pour la gestion des conséquences des catastrophes naturelles, les crises humanitaires "et les autres urgences de santé publique de portée nationale et internationale dont le financement est insuffisant", explique le communiqué. "L'OMS estime à plus de 500 millions de dollars (plus de 394 millions d'euros) le coût annuel de la riposte pour au moins trois des plus grandes flambées épidémiques et autres urgences de santé publique dans la région", dit-il, sans plus de détails. Lundi, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait annoncé avoir offert 1,5 million de dollars (près de 1,2 million d'euros) à l'OMS en faveur de la recherche pour la santé ainsi qu'un terrain. "Le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme sont restés des problèmes de santé publique majeurs" en 2008 et 2009, selon le rapport biennal du Dr Sambo publié par l'OMS-Afro sur son site Internet. "L'Afrique subsaharienne (...) supporte plus de 60% de la charge mondiale de l'infection à VIH, de la tuberculose et du paludisme. En moyenne, 35% des personnes souffrant de tuberculose dans la région sont co-infectées par le VIH, et la tuberculose est la cause du décès d'environ 40% des personnes vivant avec le VIH", explique notamment le document.



Guinée équatoriale: La production pétrolière de la Guinée équatoriale devrait augmenter à l'avenir, grâce à l'exploitation de deux nouveaux puits, de 160 à 170.000 barils par jour

MALABO, 12 août 2010 - La production pétrolière de la Guinée équatoriale devrait augmenter à l'avenir, grâce à l'exploitation de deux nouveaux puits, de 160 à 170.000 barils par jour (bj), a annoncé jeudi le ministre de l'Industrie, des Mines et des Energies, sans pour autant préciser à quelle échéance. "Les prévisions d'exploitation du bloc 1 avancent un maximum de production de 100.000 bj, et est également prévue une exploitation possible du champ 0 d'environ 60.000 à 70.000 bj", a déclaré le ministre, Marcelino Owono Edu, au site internet officiel du ministère de l'Information. Par ailleurs, le ministre a assuré que la Guinée équatoriale produisait aujourd'hui "350.000 bj de brut", mais que "la somme de la production entre le brut et le condensat de gaz est de 400.000 bj". "Les études actuelles montrent que nous avons des réserves de pétrole prouvées jusqu'en 2035 et de gaz jusqu'en 2045", a-t-il par ailleurs déclaré, ajoutant que "d'autres entreprises réalisent des études et explorations, mais sans confirmations précises". Les gisements pétroliers de la Guinée équatoriale sont principalement exploités par des entreprises américaines. Le pétrole représente 95% des recettes du pays, selon M. Owono Edu.



Guinée Equatoriale: L'Union africaine et la Guinée équatoriale ont signé un accord fixant à Malabo l'Observatoire africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, qui devrait être inauguré en 2011

MALABO, 9 juil 2010 - L'Union africaine (UA) et la Guinée équatoriale ont signé un accord fixant à Malabo l'Observatoire africain de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, qui devrait être inauguré en 2011, ont déclaré vendredi des responsables. Cet observatoire, doté d"'un budget initial de 3,6 millions de dollars" (plus de 2,84 millions d'euros), "s'occupera essentiellement de la collecte du traitement et de la diffusion des données statistiques", a affirmé à l'AFP Agapito Mba Mokuy, conseiller à la présidence équato-guinéenne chargé des organisations internationales. Selon lui, son installation à Malabo a été décidée sur proposition du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema lors d'un sommet de l'UA en février 2009 à Addis Abeba. L'accord de siège a été signé le 6 juillet à Malabo par le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, et le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Pastor Micha Ondo Bilé. Dans son discours prononcé à cette occasion et dont l'AFP a obtenu copie vendredi, Jean-Ping a "encouragé" les experts des deux parties à oeuvrer pour "que l'Observatoire puisse être fonctionnel et être inauguré en juillet 2011" lors du sommet de l'UA à Malabo. Cette structure doit permettre notamment "de disposer, de mettre en commun et à disposition des données statistiques pertinentes, actualisées et fiables, une somme de connaissances techniques collectées dans les normes internationales les plus pointues afin d'assurer une visibilité sur toutes les activités scientifiques en cours sur le continent", a déclaré M. Ping. Le président Obiang Nguema a proposé à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) un prix "pour la recherche en sciences de la vie" portant son nom. Il lui a offert 3 millions de dollars pour cinq ans, à raison de 300.000 dollars par an pour le prix et le reste pour son administration. Cette récompense, non encore attribuée, est contestée par plusieurs ONG, intellectuels et scientifiques qui dénoncent les violations des droits de l'Homme en Guinée équatoriale. Le 15 juin, l'Unesco a suspendu la remise du prix et s'est donné jusqu'à octobre pour statuer sur son avenir.



Guinée Equatoriale: Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, veut des réformes et une certaine transparence pour attirer les investisseurs

LE CAP, 28 juin 2010 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a annoncé lundi que des réformes et une certaine transparence étaient nécessaires dans ce petit pays pétrolier d'Afrique australe pour attirer les investissements. "Nous avons un long chemin à faire pour réaliser ce programme ambitieux de réformes et de transparence. Nous voulons tourner la page et commencer de nouveaux programmes pour le pays", a déclaré le président au forum mondial CNN dans la ville sud-africaine du Cap (sud-ouest). "Alors que nous continuons le développement de notre société démocratique et l'Etat de droit, nous espérons également encourager les investissements", a-t-il poursuivi précisant que les réformes concerneraient la transparence dans le secteur pétrolier et des investissements dans l'éducation, le logement ainsi que les infrastructures. Le président Obiang Nguema, qui dirige le pays d'une main de fer depuis son coup d'Etat en 1979, a ajouté vouloir inviter la Croix-Rouge internationale pour travailler et enquêter sur la question des droits de l'Homme. Selon Transparency International, la Guinée équatoriale est 168e sur un total de 180 pays, en bas de son classement 2009 du degré de perception de corruption. Elle est le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de sa population vit dans la pauvreté et son régime est régulièrement dénoncé pour ses violations des droits de l'homme. Transparency International France avait déposé une plainte fin 2008 visant les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba (décédé en 2009), congolais Denis Sassou Nguesso et M. Obiang Nguema, soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné. En octobre, la justice française avait jugé la plainte irrecevable.



Guinée équatoriale: Malabo a exprimé lundi une "certaine déception" de pas avoir vu valider sa candidature comme membre de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Eiti)

MALABO, 26 avr 2010 - La Guinée équatoriale a exprimé lundi dans un communiqué reçu par l'AFP une "certaine déception" de pas avoir vu valider sa candidature comme membre de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Eiti). Le 16 avril à Berlin, le Conseil d'adminstration de l'Eiti avait accordé la prolongation de la date limite de validation l'Eiti à 17 pays mais refusé celle de la Guinée équatoriale, selon le site internet de l'Eiti. Malabo avait demandé à intégrer l'Eiti en février et demandé prolongation de cette date limite pour appliquer le programme. Malabo exprime "une certaine déception" et "sa préoccupation" devant cette "décision qui n'a pas, à notre avis, pris en compte les progrès réalisés par le gouvernement et son engagement à terminer le processus", selon le communiqué signé par le ministre des Missions à la présidence de la République, Alejandro Evuna Asangono. La présidence équato-guinéenne "accepte la décision de l'Eiti avec la ferme intention de poursuivre (son action) afin d'atteindre les obligations de l'Eiti (...) et prendre les mesures nécessaires pour obtenir la validation lors de la prochaine réunion" du Conseil d'admininistration de l'Eiti. "Nous voulons préciser que malgré les difficultés l'engagement et l'intérêt du gouvernement pour consolider le processus de l'Eiti ne vont pas diminuer en Guinée équatoriale", selon le communiqué qui rappelle que le processus Eiti "ne peut que profiter à la société équato-guinéenne". Le pays est le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de sa population continue à vivre dans la pauvreté. L'opposition estime que les revenus pétroliers sont illégalement utilisés par des responsables de son régime. Dans son rapport 2009, l'ONG Transparency International fait figurer la Guinée équatoriale à la 168e place sur 180 pays en matière de corruption.



Cémac: Les présidents des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale ont installé jeudi à Malabo leur parlement régional lors d'un sommet extraordinaire

MALABO, 15 avr 2010 - Les présidents des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont installé jeudi à Malabo leur parlement régional lors d'un sommet extraordinaire, a constaté un journaliste de l'AFP. "Le parlement communautaire doit promouvoir la démocratie participative en Afrique centrale afin de permettre de vaincre les pesanteurs et obstacles qui jalonnent notre parcours commun", a déclaré le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Cémac. Il s'exprimait en présence de ses homologues Paul Biya (Cameroun), François Bozizé (Centrafrique), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), Idriss Deby Itno (Tchad), ainsi que du Santoméen Fradique de Menezes, invité en observateur. Le parlement régional "doit contribuer à asseoir une liberté, je dis bien liberté de mouvements des personnes et biens en toute sécurité", a ajouté M. Sassou Nguesso. Cette institution, présidée par le Congolais Pierre Ngolo, a pour mission de contrôler l'action de la Commission de la Cémac, instance exécutive de l'organisation, et ainsi que le budget, selon ses membres. Il peut émettre "des avis obligatoires qui devront être suivis par nos Etats", a dit l'un deux. Le parlement remplace la Commission interparlementaire de la Cémac, (CIP-Cémac), composée de 30 membres (cinq par Etat) désignés par les parlements de chaque pays. La CIP-Cémac avait été créée en juin 2000. L'hôte du sommet Teodoro Obiang Nguema a rendu hommage au défunt président gabonais, Omar Bongo Ondimba, avec lequel a été prise la décision de créer cette institution devant, selon lui, jouer un "rôle crucial pour l'intégration effective" de la région. Omar Bongo est décédé en juin 2008, alors qu'il était au pouvoir depuis 41 ans. Les dirigeants de la Cémac ont par ailleurs observé une minute de silence en mémoire du président de l'Assemblée nationale santoméenne décédé mercredi à 52 ans, Francisco Silva.



Guinée équatoriale: Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles de Getesa, opérateur historiques des télécommunications en Guinée équatoriale et dont le groupe français Orange détient 40%, sont passés de six à neuf chiffres sans avis préalable

MALABO, 12 avr 2010 - Les numéros d'appel des téléphones fixes et mobiles de Getesa, opérateur historiques des télécommunications en Guinée équatoriale et dont le groupe français Orange détient 40%, sont passés de six à neuf chiffres sans avis préalable, a-t-on constaté. Aux terme de cette nouvelle numérotation, en vigueur depuis le 9 avril, les numéros de portable de Getesa (Guinée équatoriale de télécommunications SA) sont désormais précédés de 222 et les numéros de fixe de 333. Aucune explication n'a été fournie à ce changement, dont l'application a été suivie de perturbations pendant au moins 24 heures. Plusieurs responsables de Getesa contactés par l'AFP n'ont pas souhaité s'exprimer. Cette société, créée en mars 1987 avec France Télécom, est la principale compagnie de télécommunications en Guinée équatoriale. Elle est aujourd'hui détenue à 60% par l'Etat et à 40% par Orange. Début 2009, l'opérateur saoudien Hits Telecom, détenteur d'une licence GSM, a lancé ses activités, devenant le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays.



Guinée Equatoriale:  Le parlement de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) sera installé entre le 12 et 15 avril lors du sommet extraordinaire de l'organisation à Malabo

MALABO, 31 mars 2010 - Le parlement de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) sera installé entre le 12 et 15 avril lors du sommet extraordinaire de l'organisation à Malabo, a déclaré mercredi à l'AFP Jeronimo Osa Osa Ekoro, porte parole du gouvernement équato-guinéen. Le parlement, "instance communautaire chargée du contrôle démocratique des institutions et organes participant au processus décisionnel de la Communauté". prend le relais de la Commission Interparlementaire (CIP). Le parlement de la CEMAC aura 60 députés en raison de 10 par Etat, députés qui sont désignés par les Parlements nationaux de chacun des pays. Il disposera pour sa première année d'un budget de 4 milliards de Francs CFA (6 millions d'euro), a indiqué le président de la la CIP le Centrafricain Laurent Gomina Pampali. La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, la majorité tirant d'importants revenus du pétrole, du bois et des mines.



BEAC: Le nouveau gouverneur de la BEAC, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion"
  
   MALABO, 26 jan 2010 - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), récemment secouée par des scandales financiers, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à travailler "dans la transparence", a rapporté mardi la radio nationale.  Lucas Abaga Nchama s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion", a rapporté la radio nationale, citant des propos tenus lundi à la presse présidentielle par le gouverneur de la BEAC après un entretien à Malabo avec le président Teodoro Obiang Nguema.   Le nouveau gouverneur s'exprimait pour la première fois depuis sa nomination.   Selon une source proche de la présidence, M. Obiang Nguema a demandé au cours de leur entretien à M. Abaga Nchama de "défendre l'honneur" de son pays "en évitant de faire des bêtises".   M. Abaga Nchama a été nommé au poste de gouverneur de la BEAC au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC, six pays) qui s'est déroulé à Bangui les 16 et 17 janvier.   Il remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés de la Banque.
   La nomination de M. Abaga Nchama a mis fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, aux termes de l'accord de Fort-Lamy sur la répartition des postes au sein de la BEAC, institution d'émission monétaire de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Le poste de gouverneur de la BEAC, auparavant systématiquement dévolu au Gabon, est désormais rotatif. Un ressortissant de la Guinée équatoriale occupera pendant sept ans ce poste avant de passer le flambeau à un Tchadien.

CEMAC: La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale

MALABO, 25 jan 2010 - La Cour de Justice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) sera saisie du dossier des détournements à la BEAC, la banque régionale, a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema cité lundi par la télévision nationale. "Nous allons saisir la Cour de Justice de la Cémac, qui va juger les fonctionnaires impliqués dans les détournements à la BEAC", la Banque des Etats de l'Afrique centrale, a déclaré le président Obiang Nguema, qui s'exprimait dimanche selon la télévision équato-guinéenne. Il n'a pas fourni de calendrier. Teodoro Obiang Nguema faisait le point sur le sommet de la Cémac, tenu les 16 et 17 janvier à Bangui, à l'issue duquel il a été désigné superviseur des audits de l'ensemble des institutions de la Cémac. Ces audits ont été décidés à la suite des détournements à la BEAC révélés en septembre par l'hebdomadaire Jeune Afrique, puis confirmés par un rapport d'enquête interne de la banque. Selon le rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009. "Beaucoup de fonds ont été détournés à la BEAC par ses fonctionnaires", et tous ceux qui sont impliqués dans ces malversations "vont faire (de) la prison et leurs biens seront confisqués" pour récupérer l'argent détourné, a déclaré le président Obiang. La Cour de Justice de la Cémac, basée à N'Djamena, a les missions à la fois d'une Cour de justice et d'une Cour des comptes, selon la convention qui la régit. Elle "est chargée du contrôle juridictionnel des activités et de l'exécution budgétaire des institutions" de cette organisation regroupant six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Ses décisions sont exécutoires.



Guinée équatoriale: Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang

MALABO, 20 jan 2010 - Le gouvernement équato-guinéen a été complété avec la nomination de vice-ministres et secrétaires d'Etat, portant à 68 au total le nombre de membres de l'équipe en comptant le Premier ministre Ignacio Milam Tang, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP. M. Milam Tang, reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changements par rapport au précédent gouvernement. A ses 3 vice-Premiers ministres, 7 ministres d'Etat et 19 ministres désignés la semaine dernière, s'ajoutent 17 vice-ministres et 21 secrétaires d'Etat, selon des décrets datés de lundi et mardi. Le nouveau gouvernement compte toutefois moins de membres que le précédent, qui était composé au total de 71 personnalités (y compris le Premier ministre). Dans une déclaration diffusée par la télévision d'Etat, le président Teodoro Obiang Nguema a expliqué avoir privilégié "la continuité", en indiquant cependant que la nouvelle équipe disposait d'une année pour faire ses preuves. Au terme de ce délai, il sera procédé à une évaluation et aux changements qui s'imposeraient, a-t-il dit. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). Le président Obiang Nguema avait estimé à l'époque que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans son pays. La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.



Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat

LIBREVILLE, 15 jan 2010 - Le Premier ministre (PM) équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a nommé les vice-Premier ministres et ministres de son nouveau gouvernement, mais n'avait pas désigné vendredi ses vice-ministres et secrétaires d'Etat, selon des textes officiels reçus par l'AFP à Libreville. M. Milam Tang, qui a été reconduit le 12 janvier à son poste quelques heures après avoir présenté la démission de son équipe, n'a pas effectué de grands changement par rapport au précédent gouvernement dans ces premières nominations, selon des décrets présidentiels datés de mercredi. Il a maintenu ses trois vice-PM, avec un changement cependant dans l'ordre protocolaire. Aniceto Ebiaca Moete passe de 2e à 1er vice-PM chargé des Affaires économique et des Finances, Demetrio Elo Ndong Nsefumu passe de 3e à 2e vice-PM (Politique sectorielle et Démocratie) et Salomon Nguema Owono est rétrogradé de 1er à 3e vice-PM (Affaires sociales et Droits de l'Homme). Les anciens ministres conservent en majorité leur portefeuille. C'est le cas du général Antonio Mba Nguema (Défense nationale), Clemente Engonga Enguema Onguene (Intérieur et Collectivités locales), Micha Ondo Bilé (Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie) et Jeronimo Osa Osa Ecoro (Information, Tourisme, Culture et porte-parole du gouvernement). La nouvelle équipe est marquée par quelques permutations et promotions. On note aussi la nomination comme ministre d'Etat à l'Education de Filiberto Ntutumu Nguema, précédemment secrétaire général du parti au pouvoir. Les décrets de nomination consultés par l'AFP concernent pour l'heure au total 29 membres du gouvernement, sans compter le Premier ministre. Des vice-ministres et secrétaires d'Etat doivent être désignés prochainement. La précédente équipe était composée en tout de 71 membres. Ignacio Milam Tang a été nommé Premier ministre pour la première fois en juillet 2008, en remplacement de Ricardo Mangue Obama Nfubea (août 2006-juillet 2008). La Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole dans le golfe de Guinée et 3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, compte moins d'un million d'habitants.



Guinée équatoriale: Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste

LIBREVILLE, 13 jan 2010 - Le Premier ministre équato-guinéen Ignacio Milam Tang, 69 ans, a présenté mardi la démission de son gouvernement au président Teodoro Obiang Nguema qui l'a reconduit à son poste, selon des textes officiels obtenus mercredi par l'AFP à Libreville. Dans la lettre de démission de son équipe, M. Tang, nommé pour la première fois en juillet 2008, a expliqué que cette décision était conforme à la Constitution après la réélection du président Obiang Nguema qui a prêté serment en décembre pour un nouveau mandat de 7 ans. M. Obiang Nguema l'a reconduit dans ses fonctions quatre heures après l'officialisation de cette démission et l'a chargé de former un nouveau gouvernement, selon un décret présidentiel publié par le ministère équato-guinéen de l'Information sur son site Internet. Cette nouvelle équipe devrait être annoncée dans les prochaines 72 heures, d'après le ministère. Né le 20 juin 1940, Ignacio Milam Tang a été formé en gestion dans son pays et en Espagne, ancienne puissance coloniale de la Guinée équatoriale. Considéré comme un proche du président Obiang Nguema -ils sont tous les deux de l'ethnie Fang, majoritaire dans le pays-, il a notamment été député du parti au pouvoir, plusieurs fois ministre et était ambassadeur à Madrid jusqu'à sa nomination comme Premier ministre le 8 juillet 2008. Ignacio Milam Tang a remplacé Ricardo Mangue Obama Nfubea, nommé en août 2006 et qui avait démissionné quatre jours auparavant, le 4 juillet 2008. Le président Obiang Nguema avait alors estimé que le gouvernement de M. Mangue Obama avait "été l'un des pires jamais formés" dans ce pays producteur de pétrole dans le golfe de Guinée.



Guinée équatoriale: Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce

MALABO, 1 jan 2010 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a demandé la diversification des sources de revenus pour son pays, qui tire plus de 90% de ses recettes de l'exploitation d'hydrocarbures, dans un discours à l'occasion du Nouvel An diffusé vendredi par les médias d'Etat. "Nous ne pouvons pas focaliser le développement de notre pays seulement sur la permanente exploitation des ressources naturelles", a déclaré M. Obiang Nguema dans ce discours prononcé jeudi soir. "Nous devons diversifier notre économie, en faisant la promotion de l'agriculture, de l'élevage, du tourisme, de la pisciculture, du commerce", a-t-il ajouté, sans évoquer de plan ou annoncer de financements. Avec plus de 400.000 barils par jour, la Guinée équatoriale est le 3e producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne (après le Nigeria et l'Angola) et dispose de réserves gazières estimées à 40 milliards de m3. La production d'hydrocarbures fournit à l'Etat plus de 90% de ses recettes mais l'essentiel de sa population (moins d'un million d'habitants) continue à vivre dans la pauvreté. Dans son discours, le président équato-guinéen a par ailleurs évoqué la lutte contre la corruption et des poursuites contre les auteurs de malversations. "La corruption administrative et sociale est un cancer que nous devons éradiquer si nous voulons une économie rentable et durable. (Ceux qui) détournent les fonds publics pour les intérêts particuliers doivent être poursuivis et châtiés conformément à la loi", a affirmé Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979. L'opposition estime que les revenus pétroliers sont illégalement utilisés par des responsables de son régime. Dans son rapport 2009, l'ONG Transparency International (TI) fait figurer la Guinée équatoriale à la 168e place sur 180 pays en matière de corruption. M. Obiang Nguema avait été visé, avec les présidents gabonais Omar Bongo Ondimba du Gabon (décédé en 2009) et congolais Denis Sassou Nguesso, par une plainte déposée fin 2008 notamment par TI à Paris sur les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier en France. Fin octobre, la justice française a jugé la plainte irrecevable.








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