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L'actualité de la Guinée Bissau
(d'après l'Agence France Presse)

Guinée Bissau: L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique

BISSAU, 4 août 2010 - L'armée de Guinée-Bissau accepte le principe de l'arrivée d'une force étrangère pour oeuvrer à la stabilisation de ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique, a appris mercredi l'AFP de source militaire. "Nous ne nous opposons pas à l'arrivée d'une force d'interposition, seulement il faudra que tout soit fait dans les règles de l'art, je veux dire que les documents soient soumis à l'Assemblée nationale et promulgués par la président de la République", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat. "Nous souhaiterions également connaître le mandat et la structure de la dite force pour mieux l'apprécier et (mieux) nous positionner", a-t-elle indiqué, ajoutant: "nous ne sommes que des exécutants soumis au pouvoir politique". Le gouvernement de Bissau a accepté la présence d'une force étrangère pour stabiliser un pays coutumier des violences politiques et militaires, avait annoncé lundi Soares Sambu, porte-parole du Conseil national de la Défense, rattaché au cabinet du président de la République, Malam Bacaï Sanha. "Il s'agit d'une mission de stabilisation et non d'une force proprement dite", avait tenu à préciser M. Sambu. Il restait à obtenir l'aval de la hiérarchie militaire qui s'est réunie mercredi à Bissau pour en discuter et émettre son avis, sous l'autorité du nouveau chef des armées, le général Antonio Indjai. Le chef de l'Etat recherche "un consensus" et l'arrivée de la force sera également soumise à l'avis des parlementaires, selon M. Sambu. Cette force sera composée d'éléments de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de l'Union africaine (UA), avait-il précisé. Elle sera avant tout "dissuasive", aura pour objectif de "garantir la sécurité des autorités (civiles), d'enrayer les soubresauts politico-militaires, de décourager les coups d'Etat et d'appuyer les réformes au sein de l'armée et des forces de sécurité", selon une source proche de la représentation de la CPLP à Bissau. Elle aura également pour mission "de lutter contre le narco-trafic" qui gangrène la Guinée-Bissau, devenue ces dernières années une des principales plaques tournantes du trafic de drogue en Afrique de l'ouest, selon cette source. Le nombre d'éléments de cette force et le lieu où elle sera établie en Guinée-Bissau restent encore inconnus. La décision d'accepter son arrivée avait été prise dimanche lors d'une réunion à la présidence, en présence de Malam Bacaï Sanha et du Premier ministre Carlos Gomes Junior. M. Bacaï Sanha avait déclaré aux officiers supérieurs également présents que "ce dont le peuple a besoin, ce sont des écoles, l'accès aux soins et non des soubresauts. Vous avez le devoir de garantir la tranquillité et non d'être des fauteurs de troubles". Des termes que la source militaire interrogée par l'AFP réfute. "Je n'apprécie pas cette manière d'accuser gratuitement les militaires d'être des fauteurs de troubles ou bien d'être des gens qui empêchent les autres citoyens de dormir". Ex-colonie portugaise indépendante depuis 1974, la Guinée-Bissau est régulièrement frappée par des violences politique et militaire dans lesquelles l'armée joue un rôle important. Le prédécesseur de M. Sanha, élu en juillet 2009, Joao Bernardo Vieira, a été assassiné par des militaires en avril 2009. Et le 1er avril 2010, le général Antonio Indjai avait renversé le chef des armées, José Zamora Induta, et séquestré le Premier ministre qui avait été menacé de mort.



Guinée-Bissau: Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires

BISSAU, 31 juil 2010 - Un premier groupe de vétérans de la guerre d'indépendance, au nombre de 5.883, ont été recensés officiellement en Guinée-Bissau, dans le cadre de réformes pour réduire le cycle des coups d'Etats militaires. Les anciens combattants de la guerre contre le Portugal (1962-73) ont reçu une carte d'identification biométrique vendredi devant le Président Malam Bacai Sanha, le Premier ministre Carlos Gomes Junior et plusieurs membres du gouvernement, a constaté l'AFP. "Ce recensement va nous doter d'une banque de données fiable pour une meilleure gestion des conditions de vie des combattants de la patrie (...) et un meilleur paiement des pensions", a déclaré le ministre de la Défense et des anciens combattants, Aristides Ocante Da Silva. Les effectifs de l'armée sont chiffrés à 4.458 hommes, selon un décompte de 2008 réalisé avec des experts de l'Union Européenne. En réalité, ce nombre dépasse les 5.000 soldats: "Dans un contexte de salaire misérable et d'arriérés qui s'accumulent, beaucoup d'anciens combattants vivent d'autres activités et ne remettent l'uniforme qu'à l'occasion des recensements", a expliqué Malam Djassi, chef de la commission. "L'objectif est de ramener les forces armées à 3.440 hommes, en conformité avec le nombre fixé par les bailleurs dans le cadre des réformes dans les Forces armées", a encore indiqué M.Djassi. Beaucoup de "vétérans et militaires en âge de la retraite refusent de partir de l'armées car l'Etat n'a pas les moyens de leur payer une pension", note le chroniqueur politique Rui Landim. Selon un membre de la commission la deuxième étape sera la démobilisation et la réinsertion sociale des vétérans et des militaires retraités. La Guinée-bissau a demandé l'appui de ses partenaires dont l'UE depuis 2007. Depuis l'indépendance de cette ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée a toujours dominé la vie de la Guinée-Bissau, l'un des pays les plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amértique du Sud. Le président Bacai Sanha a réclamé début juillet que "quiconque s'adonnant au narcotrafic soit exclu de nos forces armées", en soulignant ne "pas accepter d'être des otages éternels entre les mains des militaires". Son prédécesseur Joao Bernardo Vieira avait été assassiné par des militaires en avril 2009. Le 1er avril 2010, le général Indjai avait renversé le chef des armées et séquestré le Premier ministre. L'UE a ensuite suspendu son aide.


Guinée Bissau: L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées

BRUXELLES, 6 juil 2010 - L'Union européenne a annoncé mardi son intention de "réexaminer" son aide au développement à la Guinée-Bissau en raison de l'investiture d'un nouveau chef d'état-major, le général Antonio Indjai, qui avait renversé le précédent chef des armées. La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, "considère que la situation présente pourrait constituer une violation des engagements de la Guinée-Bissau en termes de respect des droits de l'Homme, de démocratie et d'Etat de droit" pris dans le cadre de l'accord de Cotonou, a indiqué la porte-parole de Mme Ashton dans un communiqué. En conséquence, "elle appelle à un réexamen de l'implication globale de l'Union européenne en Guinée Bissau", a-t-elle ajouté. L'accord de Cotonou entre l'Union européenne et de nombreux Etats d'Afrique, des Caraïbes et de la zone Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000 après l'expiration de la convention de Lomé. Il prévoit des aides économiques et au développement, conditionnées toutefois au respect de divers critères, y compris politiques. L'UE a programmé une aide totale de 102,8 millions d'euros à la Guinée-Bissau pour la période 2008-2013. Si elle suspendait son aide, cela concernerait les fonds destinés au gouvernement, mais pas ceux destinés à la population et aux ONG. L'UE a mis en place en 2008 une mission visant à soutenir la réforme du secteur de la sécurité (police, justice, armée) dans le pays. Son mandat, prolongé de six mois, arrive à son terme le 30 novembre, mais il n'était pas exclu jusqu'à la récente mutinerie qu'il soit prolongé. Mme Ashton est "consternée par la récente nomination du général Antonio Indjai au poste de chef d'état-major, compte tenu du fait qu'il était le principal responsable de la mutinerie du mois d'avril" et appelle à la libération du précédent chef des armées, a souligné sa porte-parole. Le général Indjai, adjoint au chef d'état-major, le général José Zamora Induta, avait fait arrêter son supérieur, le 1er avril. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été arrêté, séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Ce dernier "putsch" au sein de l'armée est intervenu un peu plus d'un an après le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira.



Guinée Bissau: Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau

SANTA MARIA, 3 juil 2010 - Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) sont "fortement préoccupés" par la nomination du général Antonio Indjai à la tête de l'armée en Guinée-Bissau, selon leur communiqué publié samedi à l'issue d'un sommet au Cap-Vert. Dans ce texte, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao déplorent le "peu de progrès enregistré dans la lutte contre l'impunité" dans ce pays, secoué il y a trois mois par un nouveau putsch au sein de l'armée. Le 1er avril, le général Indjai avait renversé le précédent chef d'état-major général José Zamora Induta. Le même jour, le chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, avait été séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches du général Indjai. Mardi à Bissau, cet officier avait été solennellement investi dans ses fonctions de nouveau chef d'état-major par le président Malam Bacai Sanha. "La conférence est fortement préoccupée par la nomination du général de division Antonio Indjai, précédemment vice-chef d'état-major et initiateur des évènements du 1er avril 2010, comme chef d'état-major général des forces armées", est-il souligné dans le communiqué. Elle "exhorte" le président Bacai Sanha à créer les conditions propices "pour la mobilisation de la communauté internationale en faveur de l'indispensable programme de réforme du secteur de la sécurité". La Cédéao demande aussi à sa propre commission "de procéder à la mise en place diligente d'un mécanisme de sécurisation des institutions républicaines" en Guinée-Bissau. Evoquant l'enquête sur le double assassinat, en mars 2009, du chef d'état-major général Batista Tagmé Na Wai et du président Joao Bernardo Vieira, elle insiste sur la nécessité de protéger les témoins, pour "permettre à la Commission nationale d'enquête de finaliser ses activités". L'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie de la Guinée-Bissau, l'un des plus pauvres au monde, devenu une plaque tournante du trafic de cocaïne. Dans un communiqué diffusé mardi, l'ambassade des Etats-Unis avait "regretté" la nomination du général Indjai, le jugeant "indigne" de diriger les forces armées". Auparavant, les Etats-Unis s'étaient inquiétés des "indications selon lesquelles de hauts membres des forces armées et du gouvernement civil sont impliqués dans le trafic de stupéfiants" en Guinée-Bissau.

Guinée Bissau: L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril

BISSAU, 26 mai 2010 - L'Union européenne a suspendu une mission qui devrait débuter le 1er juin en Guinée-Bissau pour l'application du processus de réformes dans les secteurs de la défense et la sécurité, suite au renversement du dirigeant de l'armée le 1er avril, selon un communiqué publié mercredi. "La mission de l'UE pour les réformes dans les secteurs de la défense et de la sécurité en Guinée-Bissau a l'honneur d'informer de la fin de son mandat le 31 mai 2010. A cette date se termine également le mandat de son chef, le général (espagnol) Juan Esteban Verastegui", peut-on lire dans ce communiqué. Une nouvelle mission "destinée à l'application du processus de réforme qui devait initialement commencer le 1er juin est suspendue, sur décision de l'Union Européenne, suite aux événement survenus le 1er avril", selon ce texte. Le chef d'état-major des armées, José Zamora Induta, a été renversé par son adjoint, le général Antonio Indjai, le 1er avril. Ce jour-là, des militaires avaient brièvement détenu, et même menacé de mort, le Premier ministre, Carlos Gomes Junior, proche du général Induta. Cet officier reste actuellement détenu dans une caserne à Mansoa (60 km de Bissau) et l'armée n'a toujours pas, officiellement, de nouveau chef. La semaine dernière, l'UE avait déjà menacé de suspendre son aide "si les autorités bissau-guinéennes ne forçaient pas l'armée à respecter l'ordre établi dans la hiérarchie militaire et à se soumettre au pouvoir politique". Selon un officier proche de la mission, joint par l'AFP, l'UE et les autorités bissau-guinéennes se sont données plusieurs mois pour "suivre l'evolution de la situation politico-militaire dans le pays". "L'UE analysera pendant cette période les possibilités de sa future implication dans l'appui à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité", selon le communiqué. Depuis l'indépendance de l'ex-colonie portugaise, en 1974, l'armée ne cesse de dominer et d'agiter la vie du pays, l'un des plus pauvres au monde. En mars 2009, un attentat à la bombe avait tué le chef d'état-major. Sa mort avait été aussitôt suivie de l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira, tué par des militaires.



Guinée Bissau: La Banque mondiale et la Guinée-Bissau ont signé le 8 avril à Dakar un accord de financement pour soutenir les petits exploitants agricoles et les cantines scolaires de 232 écoles

Dakar, 13 avril, 2009 - “Les partenaires au développement de la Guinée-Bissau doivent prendre le risque des faire des investissements massifs et à long terme dans ce pays pour l’aider à sortir du cercle vicieux des crises». Cet appel a été lancé, jeudi dernier à Dakar, par Habib Fétini, le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Guinée-Bissau qui a signé, avec l’Ambassadeur Fali Embaló, deux conventions pour soutenir ce pays à faire face à la crise alimentaire. M. Fétini a rappelé que, pour sa part, la Banque mondiale prépare actuellement d’importantes opérations pour appuyer Bissau, notamment dans le secteur de l’éducation, des finances publiques et de l’énergie. Pour sa part, l’ambassadeur de la Guinée-Bissau au Sénégal, M. Fali Embaló a magnifié la coopération entre son pays et ses partenaires, en insistant particulièrement sur les interventions de la Banque mondiale et de l’Union européenne. En effet, c’est l’Union européenne, à travers son fonds fiduciaire administrée par la Banque mondiale, qui a accordé une subvention de deux millions 870 mille Euros pour aider Bissau à atténuer les effets de la crise alimentaire chez les groupes vulnérables et à augmenter sa production en riz. La Banque mondiale, sur ce fonds de l’UE, va ainsi allouer 2 millions 50 mille Euros (1.342.750.000 FCFA environ) au Programme alimentaire mondial (PAM) pour exécuter un programme de cantines scolaires et de « Travail contre nourriture ». « Ainsi, 28.000 élèves dans 232 écoles vont bénéficier d’un repas quotidien pendant une année scolaire alors que prés de 20 mille personnes pourront bénéficier de rations alimentaires contre le travail fourni pour la réhabilitation de 300 kilomètres de routes dans tout le pays », a indique M. Fétini. Quant à la seconde convention, elle va aider la Guinée-Bissau à mettre en œuvre un programme pour produire mille tonnes supplémentaires de riz grâce à un financement de 820 mille euros (537.100.000 FCFA environ). « Nous espérons ainsi, dans les 18 prochains mois, apporter notre soutien à votre pays pour renforcer l’accès à la nourriture aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, et à appuyer deux milles petits exploitants à augmenter leur production en riz », a ajouté le Directeur des opérations de la BM pour la Guinée-Bissau, basé à Dakar. Globalement, il s’agit d’appuyer la Guinée-Bissau à financer des activités pour atténuer l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires, a ajouté le Directeur des opérations de la Banque mondiale. Il a rappelé que cette opération vient en complément des activités initiées dans le cadre du projet d’urgence de soutien à la sécurité alimentaire, approuvé par la Banque mondiale en Septembre 2008 avec une subvention de 5 millions de dollars. Il faut noter qu’avec ce nouveau financement, la Guinée-Bissau aura donc reçu de l’Union et de la Banque mondiale, des subventions d’un montant total appui total de 9,3 millions de dollars pour faire face à la crise alimentaire.

Guinée Bissau: Le Fonds monétaire international s'est dit "très satisfait" de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté

BISSAU, 21 jan 2010 - Le dirigeant de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Guinée-Bissau, le brésilien Paulo Drummond, s'est dit "très satisfait" jeudi à Bissau de l'exercice fiscal 2009 dans ce pays ouest-africain où les recettes de l'Etat ont largement augmenté. "Nous avons été très satisfaits du recouvrement des recettes fiscales et de la gestion adéquate des dépenses internes. Nous encourageons le gouvernement (de Carlos Gomes Junior, ndlr) à poursuivre sur cette lancée", a déclaré le chef de la mission, "Vu les efforts qui ont été fait, les prévisions de 3,5% pour 2010 et 4% pour 2011 sont tout de même logiques", a ajouté M. Drummond. "Il faut maintenant unir nos efforts pour étudier une façon d'aider la Guinée-Bissau à mieux conduire les réformes structurelles qu'elle a engagées", a-t-il poursuivi. Arrivée à Bissau depuis décembre, cette mission du FMI sollicitée par les autorités a pour objectif d'évaluer le programme fiscal de l'exercice en cours et d'élaborer la mise en oeuvre du projet d'aide post-conflit 2010. L'Etat avait payé début janvier l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelques 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne.


Guinée Bissau: L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne
BISSAU, 13 jan 2010 - L'Etat bissau-guinéen a payé cette semaine l'intégralité des arriérés de salaires des fonctionnaires et la dette due aux banques locales, pour un montant de quelque 25 millions d'euros, grâce à un appui budgétaire de l'Union européenne, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Nous venons de solder nos comptes avec les banques après avoir mis à jour le paiement des salaires des agents de l'administration" publique, a déclaré à la presse le ministre bissau-guinéen des Finances, José Mario Vaz. Le montant total de ce paiement, entamé la semaine dernière et effectif depuis lundi, est de 17 milliards de FCFA (environ 25 millions d'euros). "Nous allons solder tous les comptes. Les ressources existent. Nous comptons faire cela avant la fin du trimestre", a assuré le ministre. L'Etat bissau-guinéen doit encore de l'argent aux entreprises pour un montant non précisé. L'Union européenne avait accordé fin décembre un appui budgétaire de 26 millions d'euros pour payer la dette interne et des arriérés de salaires des fonctionnaires, arriérés dus au titre des années 2003 et 2008. "C'est un véritable ballon d'oxygène. Si l'Etat s'acquitte de ses dettes, nous allons payer les nôtres vis-à-vis des banques et verser les impôts", a déclaré le président de l'association des opérateurs économiques locaux, Malam Nanco. "Le prochain objectif du gouvernement est d'atteindre un taux de croissance de 10,3%", a souligné M. Mario Vaz. Le dernier taux n'a pas été précisé. La Guinée-Bissau est classée parmi les pays les plus pauvres du monde.






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