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L'actualité du Gabon
(d'après l'Agence France Presse)


Gabon: L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium

LIBREVILLE, 1 sept 2010 - L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium, selon un communiqué des deux parties. "L'Observatoire de la Santé de Mounana (OSM) a pour objet d'étudier l'impact sanitaire des activités minières de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale d'Areva au Gabon) sur la santé et l'hygiène de ses anciens collaborateurs et des populations locales", est-il expliqué dans ce communiqué transmis mercredi à l'AFP par l'ONG gabonaise de défense de l'environnement Brainforest. L'assemblée générale constitutive de l'Observatoire (OSM) se tiendra à Libreville le 19 octobre, et son premier conseil d'administration à Mounana le 21 octobre, annonce le texte daté de lundi, signé notamment par des représentants de l'Etat gabonais, d'Areva et du Collectif des anciens travailleurs et miniers de Comuf-Mounana (Catram). Il est aussi paraphé par la maire de Mounana, où la Comuf a exploité des gisements d'uranium pendant près de 40 ans. L'exploitation a été définitivement arrêtée en juin 1999 "faute de réserves économiquement exploitables", selon Areva, qui dit avoir obtenu des permis d'explorations pour trois nouveaux sites dans le sud-est du Gabon. D'après leur communiqué, les membres fondateurs de l'OSM sont l'Etat gabonais, Areva et le Catram, qui ont trouvé "un accord définitif sur la rédaction des statuts" de l'association lors d'une réunion lundi à Libreville. L'observatoire sera chargé "d'étudier et de surveiller la santé des salariés ou anciens salariés de la Comuf (...) susceptibles d'avoir été exposés aux rayonnements ionisants" et "d'observer les effets des activités minières sur la santé" des riverains de la mine. Il pourra aussi "suivre la prise en charge, par les organismes compétents ou à défaut par Areva, des personnes reconnues atteintes de maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants". En 2007, plusieurs ONG avaient épinglé la Comuf et Areva pour une mauvaise gestion du risque radioactif au Gabon. Areva avait alors annoncé la mise sur pied de cet observatoire, sans date précise. "Maintenant, ils (les fondateurs de l'observatoire) ont donné un calendrier, c'est un pas de fait, mais nous attendons de voir la suite", a commenté Marc Ona, secrétaire exécutif de Brainforest, qui avait alerté mi-août sur les impacts de l'exploitation minière d'Areva et d'un autre groupe français, Eramet, sur les populations du sud-est du Gabon.



Gabon: Disposant d'un important potentiel en terres avec 85% du pays couvert de forêts, le Gabon veut privilégier les cultures vivrières plutôt que de rentes

LIBREVILLE, 18 août 2010 - Le Gabon veut priviligier à l'avenir les cultures vivrières plutôt que de rente comme le café ou la cacao, a annoncé mercredi à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Raymond Ndong Sima, dont le pays, très peu agricole, importe 85% de sa consommation alimentaire. "Nous devons changer les choix agronomiques que nous avons faits. Dans le passé, on a dépensé beaucoup dans les cultures de rentes (café, cacao, palmier à huile, hévéa). Ces cultures ne sont pas pour nous jouables sur des grandes échelles car nous n'avons pas (...) la démographie qu'il faut pour cela", a estimé le ministre. Le Gabon compte environ 1,5 million d'habitants pour 267.000 km2. "Ce qu'il faut, c'est qu'on se reporte sur les cultures qui peuvent être mécanisées : du riz, du maïs, du soja, de l'arachide. Des cultures qui nécessitent des grandes surfaces et peuvent être mécanisées. (...) Et qui donc vont faire des économies sur la main d'oeuvre et peut-être plus se reporter sur le capital machine", a analysé M. Ndong Sima, alors que le pays dispose d'un important potentiel en terres (85% du pays est couvert de forêts) et en eau. "Si nous voulons essayer de produire de manière importante nous devons essayer de mécaniser", a déclaré M. Ndong Sima, qui a ajouté que le gouvernement souhaitait également "permettre à la population de bénéficier de semences améliorées". "Des progrès ont été réalisés chez nos voisins, a déclaré le ministre, en référence au Cameroun. "Nous sommes en train de faire des efforts pour essayer (...) d'introduire de nouvelles matières végétales (plants, semences)", notamment pour l'agriculture vivrière dans l'arrière pays, a-t-il indiqué. Le Gabon a engagé un "programme de sécurité alimentaire et de croissance" qui est assuré du soutien du président de la FAO, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, Jacques Diouf, avait annoncé le 4 juin la présidence gabonaise.


Gabon: Pour un montant de 4,5 milliards de dollars, le Gabon a signé samedi des contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale et 5.000 logements sociaux

LIBREVILLE, 14 août 2010 (AFP) - Le Gabon a signé samedi pour 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) de contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures, a annoncé la présidence gabonaise. "Sous la présidence du Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba (...) ont été signés ce jour, à la veille du cinquantenaire de l'indépendance du Gabon, des accords majeurs touchant des programmes clés du projet pour le Gabon Emergent, d'une valeur de 4,5 milliards de dollars US", selon un communiqué. Ces investissements concernent "les infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale à Nkok (près de Libreville) "dédiée à la transformation du bois", des cultures de palme à Mouila, dans la Ngounié (centre sud) et à Tchibanga dans la Nyanga (sud)" et 5.000 logements sociaux, ajoute le texte. "Prévus pour générer un total de plus de 50.000 emplois directs et indirects au cours des diverses phases de mise en oeuvre, ces projets proviennent d'investissements directs de partenaires étrangers stratégiques de pays asiatiques", selon le communiqué. La présidence n'a pas donné de précisions sur le montant des investissements privés ainsi que sur le calendrier. "Depuis maintenant moins d'un an, mon gouvernement mène une importante politique de réforme. Mais cela prend du temps, car comme pour la construction d'une maison, il faut d'abord bâtir les soubassements. C'est un travail qui n'est pas visible, mais qui est essentiel. Bientôt vous en verrez les résultats", affirme Ali Bongo Ondimba dans le communiqué. La multinationale singapourienne Olam sera le "principal partenaire du gouvernement gabonais pour le développement" de la Zone économique spéciale de Nkok, qui doit s'étendre sur de 1.146 hectares dont 40 % réservés à l'industrie du bois". "Les travaux ont commencé le 1er août 2010 pour une mise en oeuvre opérationnelle prévue pour fin mars 2011, avec un investissement total de 200 millions USD". "La Zone économique spéciale de Nkok sera la première zone économique d'Afrique centrale et de l'ouest, avec une capacité de traitement de 1 million de mètres cubes par an. Elle devrait attirer près d'un milliard USD d'investissement et créer près de 9.000 emplois directs", selon le communiqué. Le Gabon a interdit en novembre 2009 pour effet en 2010 l'exportation de grumes brutes à la surprise et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. La mesure visait à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Olam sera aussi le partenaire principal du Gabon pour le projet d'huile de palme dans un pays dont la dépendance alimentaire est proche de 85%.


Gabon: Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable

LIBREVILLE, 16 juil 2010 - Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable, a annoncé vendredi la présidence. "A partir de ce jour, le gouvernement est réaménagé comme suit: ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, du Logement, de l'Environnement et du Développement durable, M. (Ruffin) Pacôme Ondzounga. Le reste sans changement", a affirmé vendredi lors du journal télévisé le secrétaire général de la présidence gabonaise François Engongah Owono. L'Environnement et le Développement durable font partie des portefeuilles-clé du gouvernement dans le cadre du projet politique du président Ali Bongo Ondimba qui veut développer le Gabon autour de trois axes stratégiques dont le "Gabon vert" et qui se veut un précurseur en Afrique en la matière. Le secrétaire général n'a donné aucune explication sur les raisons de ce réaménagement et n'a pas cité le nom de M. Mabala, qui, selon la déclaration lue par le secrétaire général, reste donc à son poste de ministre des Eaux et forêts. La mesure d'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon avait été annoncée en novembre à la surprise générale et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. Mal accueillie par le secteur forestier, la mesure vise à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.


Gabon: La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008

LIBREVILLE, 1 juil 2010 - La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008, selon le président de cette juridiction cité mercredi par les médias publics. "Au terme de ses travaux sur le contrôle de l'exécution des lois de Finances de l'exercice 2008, la Cour observe, une fois de plus, que ses recommandations en la matière ne sont pas prises en compte par le gouvernement", a déclaré son président, Gilbert Ngoulakia, à la télévision publique RTG1. "La non-prise en compte des recommandations de la Cour des comptes par le gouvernement concerne, par exemple, le non-respect des dispositions légales en matière d'élaboration et d'exécution de lois des Finances", a dit M. Ngoulakia, qui s'exprimait mardi, lors de la cérémonie de remise au gouvernement du dernier rapport de son institution, chargée du contrôle des finances publiques. "L'inobservation" de ces recommandations "s'illustre également par la confusion entretenue entre les comptes budgétaires et de trésorerie, l'imputation à tort dans les charges de la dette publique des dépenses étrangères à celles-ci ainsi que par le paiement de dépenses d'investissements en un seul règlement en violation du Code des marchés publics", a-t-il ajouté. D'après lui, ce Code "prévoit une avance de démarrage et des acomptes payés sur la base des travaux réellement exécutés par les entreprises". Selon une autre partie de son intervention non diffusée par la RTG1 mais rapportée par le quotidien pro-gouvernemental L'Union, la Cour des comptes a décelé un écart entre le déficit annoncé et celui issu de ses vérifications. "Il ressort des vérifications de la Cour des comptes que les dépenses atténuées et les avances au budget non régularisées, qui s'élèvent respectivement à 27 milliards (de FCFA, plus de 41 millions d'euros) et 153,2 milliards (de FCFA, près de 233,4 millions d'euros), ne sont pas en compte dans le calcul du solde", a indiqué Gilbert Ngoulakia, cité mercredi par L'Union. Le journal affirme que "le gouvernement a indiqué un déficit budgétaire d'un peu plus de 75,4 milliards de FCFA, et précise: "De fait, le vrai déficit budgétaire en 2008 est de 255,6 milliards. Soit plus de trois fois le montant déclaré" par les autorités. Dans sa réponse rapportée par la RTG1, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba qui a reçu le rapport en présence de plusieurs ministres, a promis des efforts de la part du gouvernement. "Vos observations, vos avis, vos recommandations seront pris en compte, étudiés et autant que faire se peut, mis en exécution", a-t-il déclaré.


Gabon: Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir)

LIBREVILLE, 24 juin 2010 - Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a-t-on appris jeudi de source officielle. Julien Nkoghé Békalé conserve ainsi son poste de ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, et Régis Immongault, son maroquin de ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, selon le décret présidentiel daté de mercredi, qui ne fournit pas d'explication. Une source à la présidence a indiqué à l'AFP que cette confirmation faisait suite à leur victoire aux législatives partielles à l'issue desquelles M. Nkoghé Békalé a été élu député de Ntoum (40 km de Libreville) et M. Immongault, député de Lastourville (centre). "Comme ils ont été élus, ils devaient normalement siéger à l'Assemblée. A partir du moment où ils ont été confirmés ministres, ce sont leurs suppléants qui vont siéger", a ajouté cette source. Les législatives partielles ont été organisées un an avant la date prévue du choix des députés --2011--, après la perte de mandat d'anciens hiérarques du PDG passés en 2009 dans l'opposition. Sur cinq sièges de députés en jeu, le PDG du président Ali Bongo Ondimba en a enlevé trois, les deux autres sont allés aux opposants André Mba Obame (ex-ministre de l'Intérieur) et Jean Eyéghé Ndong (ex-Premier ministre). Ces élections ont été organisées en même temps que des sénatoriales partielles. La totalité des trois sièges en jeu est allée au PDG, détenant une large majorité dans les deux chambres du Parlement.


Gabon: Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi

LIBREVILLE, 9 juin 2010 - Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi. Les résultats officiels annoncés mercredi en soirée par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou au siège la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) sont similaires aux résultats officieux déjà commentés dimanche soir et lundi par le Parti démocratique gabonais (au pouvoir, PDG) comme l'Union nationale (UN, opposition). L'ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UN, André Mba Obame "AMO", officiellement 3e de la présidentielle de 2009 remporté par Ali Bongo, a été élu avec 66,89% des suffrages à Medouneu (Woleu-Ntem, nord). Dans le 2e arrondissement de Libreville, la circonscription "vedette" de ces partielles, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, candidat de l'UN a remporté 80,64% des suffrages face à Paul Mba Abessole, un ex-opposant revenu à la majorité présidentielle, ancien ministre. A Ntoum (40 km de Libreville), l'actuel ministre des Mines Julien Nkoghé Bekalé (PDG) a conquis, avec 71,14% des voix, le siège d'un autre ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba (UN) passé à l'UN . A Lastourville (centre), l'actuel ministre de l'Energie, Régis Immongault (PDG) a lui enlevé son siège à l'ex-baronne du PDG Paulette Missambo également passée à l'UN avec 81,28% des suffrages. Le candidat du PDG Charles Otando est quant à lui vainqueur à Bendje (sud-ouest) avec 53,87% des voix. Les partielles ont été marquées par un fort taux d'abstention atteignant jusqu'à 86% à Libreville. Les poids lourds avaient perdu leur mandat en quittant le PDG, la loi prévoyant qu'on ne conserve pas son siège si on quitte le parti sous la bannière duquel on a été élu. L'UN par la voix d'André Mba Obame avait déclaré lundi à l'AFP sa volonté "d'aller au contentieux électoral" arguant de fraudes à Lastourville et Ntoum. "C'est leur droit le plus absolu (...) Le juge en matière d'élection est compétent en la matière", a réagi le ministre.


Gabon: Le gouvernement du Gabon va se doter d'une station d'images satellite "pour assurer un meilleur suivi" du couvert forestier d'ici à décembre 2011

LIBREVILLE, 25 mai 2010 - Le Gabon va se doter d'une station d'images satellite "pour assurer un meilleur suivi" du couvert forestier d'ici à décembre 2011, a-t-on appris en marge du lancement mardi par le président gabonais Ali Bongo du premier Conseil Climat dans le pays. Réalisé en coopération avec la France et le Brésil, le centre d'un coût de 12 millions d'euros sera la "réplique" du centre de Belém (nord-est du Brésil), utilisé par les Brésiliens pour surveiller l'Amazonie, a affirmé Etienne Massard, conseiller de la présidence, spécialiste du climat. En plus de la station, qui sera installée à Owendo, le port de Libreville (sud de la capitale), il y aura un centre de compétences qui permettra une analyse suivie des données. "La station permettra un meilleur suivi du couvert forestier mais aussi de suivre d'autres données comme le développement urbain ou la ligne de côte", a précisé M. Massard, ajoutant: "Le Gabon veut se doter des outils qui lui permettront de devenir un modèle de développement durable". La station couvrira un cercle de 2.800 km de diamètre permettant de surveiller toute la forêt équatoriale du bassin du Congo, considérée comme le deuxième poumon de la planète derrière l'Amazonie, mais aussi le golfe de Guinée, entre autres. Le projet a été financé grâce à la conversion d'une dette du Gabon à la France en projet de développement durable des écosystèmes, a précisé M. Massard.


Gabon: Le gouvernement gabonais lancera mardi un "Conseil National sur les changements climatiques, dénommé Conseil Climat" qui aura pour mission "l'élaboration et l'orientation stratégique de la politique nationale en matière de changements climatiques"

LIBREVILLE, 21 mai 2010 - Le Gabon lancera mardi un "Conseil National sur les changements climatiques, dénommé Conseil Climat" qui aura pour mission "l'élaboration et l'orientation stratégique de la politique nationale en matière de changements climatiques", a annoncé la présidence lundi. Signe de l'importance attachée à ce projet, le président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui n'avait pas donné de conférence de presse au Gabon depuis le 4 mars et l'annnonce de mesures d'urgence, lancera officiellement les travaux avant de donner une conférence de presse à 17h00 locales (16h00 GMT). Le Gabon, qui a été un des pays africains les plus actifs lors de la Conférence des Nations Unies sur le réchauffement climatique à Copenhague en décembre 2009, se veut précurseur dans le domaine et ambitionne d'être un exemple sur le continent.


Gabon: Des négociations sur l'entrée de l'Etat gabonais dans le capital du groupe minier français Eramet auront lieu à la "mi-juin", a affirmé vendredi le porte-parole de la présidence gabonaise, Guy Bertrand Mapangou, lors d'un point de presse

LIBREVILLE, 21 mai 2010 - Des négociations sur l'entrée de l'Etat gabonais dans le capital du groupe minier français Eramet auront lieu à la "mi-juin", a affirmé vendredi le porte-parole de la présidence gabonaise, Guy Bertrand Mapangou, lors d'un point de presse. "Le président (gabonais) n'a rien à déclarer à ce sujet. On verra en juin. S'il y a des résultats, on les communiquera en temps opportun", a affirmé M. Mapangou sur le sujet précisant après le point presse qu'"il y aura des négociations mi-juin". "C'est quand même (bien) que le Gabon (...) participe à certaines activités qui concernent son développement notamment dans le domaine pétrolier et minier", a précisé M. Mapangou lors du point presse. Début mai, le quotidien français Le Figaro rapportait que l'Etat gabonais, déjà détenteur de 25% du capital de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), filiale d'Eramet au Gabon, voulait devenir actionnaire à hauteur de 10% à 15% du groupe Eramet et augmenter sa participation dans la Comilog à 33%. L'évolution du capital d'Eramet est depuis plusieurs mois l'objet de nombreuses spéculations. En manque de financements, Areva, deuxième actionnaire du groupe avec 26% du capital, souhaite céder sa part à un autre actionnaire public. Selon une source proche du dossier, "la démarche du Gabon ressemble à la position de la STCPI", Société territoriale calédonienne de participations territoriales. Actionnaire à 34% de la filiale Société Le Nickel (SLN), premier employeur privé en Nouvelle-Calédonie, la STCPI, qui représente les provinces néo-calédoniennes, est également actionnaire au niveau de l'ensemble du groupe, avec 4,06% d'Eramet.


Gabon: Le gouvernement gabonais a signé avec le groupe minier marocain Managem un accord pour un projet d'exploitation d'or à Bakoudou dont les investissements sont estimés à 19,8 millions d'euros

LIBREVILLE, 15 mai 2010 - Le Gabon a signé avec le groupe minier marocain Managem un accord pour un projet d'exploitation d'or à Bakoudou (Haut-Ogooué, sud-est) dont les investissements sont estimés à 19,8 millions d'euros, a appris l'AFP samedi de sources officielles. La convention a été paraphée vendredi à Libreville par le ministre gabonais des Mines, Julien Nkoghé Békalé, et le président-directeur général de Managem, Abdellazi Abarro, en présence du Premier ministre gabonais Paul Biyoghé Mba et de l'ambassadeur du Maroc à Libreville, Ali Bojji, a rapporté la télévision publique RTG1. "Le projet minier de Bakoudou, pour une première durée d'exploitation de trois à quatre ans, comporte des réserves de 48,620 tonnes d'or. La production annuelle est estimée à 56.000 tonnes de minerai et les coûts d'investissements sont estimés à 13 milliards de FCFA (19,8 millions d'euros)", a expliqué le ministre Nkoghé Békalé sur la RTG1. Le démarrage de la production est prévue pour juillet 2011 et le projet emploiera "178 agents dont 22 expatriés et 156 nationaux", a-t-il ajouté. Le personnel expatrié "aura uniquement pour mission d'assurer la formation et le transfert du savoir-faire au personnel gabonais. La formation se fera sur site", a précisé le PDG de Managem, qui a promis d'employer les populations de la région et de respecter l'environnement. "Une étude d'impact environnemental a été réalisée et nous nous engageons à mettre en place le plan de gestion environnementale qu'on a décidé", a assuré M. Abarro. Selon la RTG1, l'Etat gabonais table sur des revenus prévisionnels qui "s'élèvent à un peu plus de 8 milliards de FCFA (près de 12,20 millions d'euros)". Le projet doit être exécuté par Ressource Golden Gram Gabon, filiale de Managem.


Gabon: Elections partielles le 6 juin au Gabon pour remplacer quatre députés qui ont perdu leur mandat en quittant le PDG et trois sénateurs

LIBREVILLE, 10 mai 2010 - Plusieurs anciens baron du régime, devenus opposants du président Ali Bongo Ondimba au sein de l'Union nationale (UN), vont tenter de reconquérir leurs sièges lors d'élections partielles le 6 juin au Gabon, a-t-on appris lundi de source officielle. Ces poids-lourds ont perdu leur mandat en quittant le PDG, la loi prévoyant qu'on ne conserve pas son siège si on quitte le parti sous la bannière duquel on a été élu. Outre quatre postes de députés, ces élections partielles concernent également trois sénatoriales, indique la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap). Devenu un des principaux leaders de l'opposition, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, officiellement 3e de la présidentielle de 2009, est grand favori dans sa circonscription de Medouneu (Woleu-Ntem, nord), selon un universitaire, sous couvert de l'anonymat. Celui-ci souligne en revanche que les "autres poids lourds devraient avoir de grosses difficultés". Ainsi, à Ntoum (40 km de libreville), l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba devra faire face notamment à Julien Nkoghé Bekalé, actuel ministre des Mines qui devrait profiter du soutien du Premier ministre Paul Biyoghé Mba, bien implanté dans le secteur. Dans le deuxième arrondissement de Libreville, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong sera opposé à Paul Mba Abessole, un ex-opposant revenu à la majorité présidentielle. Lors des dernières municipales en 2008, Jean Eyéghé Ndong défendait les couleurs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) créé par le défunt président Omar Bongo, qui a soutenu Ali Bongo alors que M. Mba Abessole, tout en étant au gouvernement, représentait l'opposition. Paulette Missambo, ex-baronne du PDG, est aussi en lice pour un siège de député mais ne part pas favorite, selon l'universitaire, au contraire de l'actuel ministre de l'Energie, Régis Immongault, candidat à Lastourville (est).


Gabon: Le gouvernement gabonais a signé une convention de prêt de 175 milliards de F CFA "avec les banques gabonaises et leurs filiales d'Afrique centrale" dans le but de "régler la dette intérieure" du pays

LIBREVILLE, 7 mai 2010 - Le Gabon a signé une convention de prêt de 175 milliards de F CFA (266 millions d'euros) "avec les banques gabonaises et leurs filiales d'Afrique centrale" dans le but de "régler la dette intérieure" du pays, selon un communiqué du Conseil des ministres diffusé vendredi. Selon ce communiqué, "les dispositions ont été prises pour que les opérateurs économiques ayant des créances avec l'Etat soient payés à partir de vendredi". Le gouvernement souligne que "cet important dossier" est "appelé à relancer l'activité économique gage de la création d'emplois". Selon une source proche de la présidence gabonaise, ce prêt couvre la "quasi-intégralité" de la dette intérieure gabonaise, le budget de l'Etat devant permettre de compléter la liquidation intégrale de celle-ci. Le président Ali Bongo avait fait en mars, lors de l'annonce d'une série de mesures, une priorité du règlement de la dette intérieure qui de l'avis général des opérateurs économiques paralysait l'activité.


Gabon: Le ministre gabonais des Eaux et Forêts, Martin Mabala, a réaffirmé lundi de manière très ferme l'interdiction d'exporter des grumes brutes devant un auditoire composé de professionnels du secteur dont de nombreux forestiers

LIBREVILLE, 3 mai 2010 - Le ministre gabonais des Eaux et Forêts, Martin Mabala, a réaffirmé lundi de manière très ferme l'interdiction d'exporter des grumes brutes devant un auditoire composé de professionnels du secteur dont de nombreux forestiers. "Plus d'exportation de grumes après le 15 mai", a martelé le ministre à plusieurs reprises. Annoncée en novembre à la surprise générale, la mesure d'interdiction devait initialement s'appliquer dès le 1er janvier mais le gouvernement avait finalement repoussé la date jusqu'au 15 mai. La mesure vise à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Dans la salle, une représentante d'une entreprise forestière a, elle, assuré au ministre que la situation économique de son entreprise était "catastrophique" en raison de la "baisse de la production" pour respecter la loi alors que les "charges" restaient "les mêmes". La plupart des entreprises forestières ne transforment qu'une partie des bois coupés et exportent le reste. "Vous vous êtes pris à votre propre piège. (...) C'est vous même qui avez fait en sorte qu'on prenne cette mesure", a notamment affirmé le ministre aux forestiers. "Il y a une capacité installée (d'usine de transformation) de plus de 2 millions de m3 et on a une production de 1,5 million", a affirmé le ministre à l'AFP, soulignant qu'il fallait combler cet écart. "Il faut que tout le monde se mette au travail et revoit sa manière de travailler", a-t-il encore ajouté. Pour lui, "certains se sont lancés dans des plans d'aménagement (en vue de de la certification des exploitation) uniquement pour transformer quelques essences au Gabon mais les 3/4 des autres essences devaient aller à l'exportation au mépris de la réglementation", a-t-il encore estimé. "Tout le monde était là dans l'espoir d'entendre un message qui n'est pas venu: l'assouplissement de la mesure. On comprend le gouvernement mais il nous fallait du temps et on ne nous en donne pas", a affirmé l'AFP un forestier, dépité, sous couvert de l'anonymat. "Il va y avoir des licenciements. C'est inévitable. Des plans (de licenciements) sont en préparation", a précisé un autre également sous couvert de l'anonymat. "L'exportation des grumes permettait de financer la filière jusqu'à atteindre les 75% (de transformation obligatoire en 2012). On nous change la loi", explique un autre, tout en soulignant que les "mesures d'accompagnement" promis par le gouvernement ne sont pas encore connues. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.


Gabon: Déjà appliqué aux fonctionnaires depuis le mois de janvier, le Gabon a étendu au secteur privé jeudi le "revenu minimum mensuel" de 150.000 FCFA, salaire et primes comprises

LIBREVILLE, 22 avr 2010 - Le Gabon a étendu au secteur privé jeudi le "revenu minimum mensuel" de 150.000 FCFA (229 euros), salaire et primes comprises, a annoncé jeudi le ministre du travail Maxime Ngozo Issoundou. Déjà appliqué aux fonctionnaires depuis le mois de janvier, ce revenu minimum mensuel est différent du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), car il inclut toutes les primes que peut toucher un salarié. La mesure, qui ne s'applique "ni aux personnels domestiques ni aux personnels de collectivités locales" touchera environ 10.000 personnes, selon le ministre. La gouvernement a en outre décidé la "revalorisation à 35.000 F CFA (52,5 euros) de la prime de transport bloquée à 2500/5000 F CFA (3,5-7,5 euros) dans le secteur privé depuis 1982". Cette prime sera donc comptabilisée dans le calcul du revenu minimum. En outre, le gouvernement crée "une prime de solidarité dont le montant est égale à la différence entre le revenu minimum mensuel et le salaire brut du travailleur". Cette prime est payée par l'employeur au salarié dans le cas où le revenu mensuel n'atteint pas 150.000 F CFA. Au Gabon, le Smig est de 80.000 FCFA (122 euros) depuis octobre 2006. Le ministre a concédé que beaucoup d'employeurs du secteur privé ne versaient pas de nombreuses primes dans certains secteur mais a averti que les inspecteurs du travail rempliraient leur mission et que la mesure serait appliquée. "Force devra rester à la loi", a-t-il assuré, en appelant les travailleurs ne touchant pas leurs primes à saisir les inspecteurs. Pour le ministre, cette décision montre "le souci constant du président de la République (Ali Bongo Ondimba) d'améliorer les conditions de vie des Gabonais". Lors de sa campagne présidentielle, M. Bongo s'était notamment engagé à lutter contre la corruption et promouvoir un meilleur partage des richesses dans son pays, producteur de pétrole dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.


Gabon: L'administration gabonaise des Impôts organise une journée portes-ouvertes samedi pour "sensibiliser et informer les contribuables" et "promouvoir le civisme fiscal"

LIBREVILLE, 30 mars 2010 - L'administration gabonaise des Impôts organise une journée portes-ouvertes samedi pour "sensibiliser et informer les contribuables" et "promouvoir le civisme fiscal" dans un pays où la corruption et l'évasion fiscale sont répandues, a annoncé mardi son directeur général. Cette première journée portes-ouvertes de son histoire "vise à promouvoir le civisme fiscal en vue d'amener l'usager à acquérir les réflexes volontaires d'acquittement des obligations fiscales", a notamment affirmé Joël Ogouma, en commençant sa conférence de presse par les mots "Chers contribuables". Le directeur des impôts, qui a affirmé sa volonté de "faire jouer la transparence", a reconnu que son service devait faire face au "secteur informel qui constitue une problématique", à la "corruption" et à "l'évasion fiscale". "Si ces pressions (de corruption) sont avérées, je ne crois pas que ce soit le lot des seuls agents de l'adminstration des impôts. La corruption est une réalité qui transcende les frontières. C'est pourquoi des mécanismes sont mis en place pour endiguer les effets de ce phénomène", a précisé M. Ogouma. M. Ogouma a évalué les pertes fiscales gabonaises (corruption, évasion etc...) à "des dizaine de milliards voire davantage" (10 milliards CFA=15 millions d'euros), soulignant toutefois qu'il s'agissait de "conjectures" et que l'évaluation n'était pas "rigoureuse". En 2010, les recettes fiscales hors pétrole au Gabon s'élèvent à 998 milliards de F CFA (1,5 milliard d'euros) pour des recettes totales de 2.095 milliards (3,15 milliards d'euros). Le président Ali Bongo Ondimba a, dès son accession au pouvoir en octobre 2009 et à maintes reprises depuis, affirmé sa volonté de lutter contre la corruption.


Gabon: L'Etat gabonais a désapprouvé vendredi dans un communiqué le rachat des filiales africaines du géant koweïtien des télécommunications Zain par l'Indien Bharti Airtel

LIBREVILLE, 26 mars 2010 - L'Etat gabonais a désapprouvé vendredi dans un communiqué le rachat des filiales africaines du géant koweïtien des télécommunications Zain par l'Indien Bharti Airtel, estimant que Zain-Gabon ne respectait pas le cahier des charges imposé lors de l'obtention de sa licence. "Le gouvernement gabonais désapprouve cette opération suite à l'inobservation par Zain-Gabon des dispositions réglementant l'activité des télécommunications en République gabonaise et du non-respect du cahier des charges de la licence GSM leur autorisant d'opérer leurs activités dans la téléphonie mobile au Gabon", selon le communiqué parvenu à l'AFP. Une source officielle gabonaise, qui a requis l'anonymat, a précisé à l'AFP que le cahier des charges comprenait notamment la non-cession de la licence à une autre entreprise. "Avec plus de 60% des parts du marché des mobiles en République gabonaise, toute offre d'achat de cet opérateur est de nature à déstructurer ce marché sur lequel est traité l'essentiel des communications. Au demeurant, le gouvernement se réserve le droit à partir de cet instant de prendre, à titre conservatoire toutes les mesures qu'il jugera nécessaire", conclut le communiqué signé du ministère de la Communication, de la Poste et de l'Economie Numérique. Zain a annoncé jeudi s'attendre à signer "dans les prochains jours" un accord sur la cession à la compagnie indienne Bharti Airtel, pour 10,7 milliards de dollars, de 15 de ses filiales africaines. Bharti, détenue à 32% par Singapore Telecom, et Zain, le plus gros opérateur mobile koweïtien, s'étaient engagé le mois dernier dans des négociations qui s'achevaient ce jeudi. Ce rachat permettrait à Bharti d'entrer sur l'un des derniers marchés mondiaux à forte croissance, l'Afrique, où seulement 36 personnes sur 100 possèdent un téléphone mobile.


Gabon: Le gouvernement gabonais espère atteindre un taux de "100% d'accès à l'eau potable" en sept ans

LIBREVILLE, 21 mars 2010 - Le gouvernement gabonais espère atteindre un taux de "100% d'accès à l'eau potable" en sept ans, a affirmé le ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, Régis Imongault, dimanche soir lors d'un débat télévisé à la veille de la Journée mondiale de l'eau. Le président Ali Bongo "a donné mandat au gouvernement pour que dans un délai de deux ans, on sente une amélioration très claire au niveau de la distribution de l'eau à Libreville et dans les principales localités, avec comme objectif que sur une période de sept ans, on puisse arriver à un niveau de 100% d'accès à l'eau potable pour tout le Gabon", a déclaré M. Imongault à l'antenne de la télévision publique RTG1. Il n'a pas précisé les chiffres actuels, ni si ces instructions ont été données cette année ou à la prise de fonction de M. Bongo, élu fin août et investi mi-octobre 2009. Le ministre a évoqué plusieurs projets du gouvernement - en cours ou à lancer - pour l'amélioration de l'accès à l'eau au Gabon, pays de 1,5 million d'habitants abondamment arrosé, sans estimer leur coût global. "Nous avons un potentiel de 6.000 mégawatts (MW) en hydroélectricité. Nous avons en puissance installée en matière d'énergie électrique 374 MW. (...) Instruction a été donnée au gouvernement de se lancer dans une politique de construction de barrages", pour avoir "une énergie propre et bon marché", a-t-il affirmé. Parmi les projets avancés, il a cité le barrage hydroélectrique de 36 WM que doit construire sur le fleuve Okano, à Mitzic (région du Woleu-Ntem, nord), ETDE, une filiale du groupe français Bouygues, au terme d'un accord signé en février dernier. L'édification doit commencer en 2011. Le projet, dont le coût n'a pas été révélé, comprend aussi la construction à partir de mai d'une ligne de transport d'énergie électrique, avait expliqué récemment la présidence gabonaise. En dépit de son abondante pluviométrie et de son important réseau hydrographique, le Gabon rencontre des problèmes dans l'approvisionnement de sa population en eau potable. Depuis plusieurs mois, ses grands centres urbains sont confrontés à des coupures d'eau et d'électricité longues et répétées.


Gabon: Un forum sur la gestion forestière au Gabon, organisé par le gouvernement et rassemblant tous les acteurs du secteur, a proposé mercredi d'adoucir l'interdiction d'exportation des grumes en janvier 2010, recommandant notamment un calendrier progressif jusqu'en 2012

LIBREVILLE, 17 fév 2010 - Un forum sur la gestion forestière au Gabon, organisé par le gouvernement et rassemblant tous les acteurs du secteur, a proposé mercredi d'adoucir l'interdiction d'exportation des grumes en janvier 2010, recommandant notamment un calendrier progressif jusqu'en 2012. Le forum recommande "l'obligation faite aux opérateurs de transformer 60% (des grumes exportées) en 2010, 75% en 2011 et 80% en 2012 avec un plafonnement d'exportations de grumes de 1,2 million de mètres cubes en 2010, 1 million en 2011, et 800.000 en 2012", selon le texte. Parmi les autres recommandations: "retrait des permis aux opérateurs non en règle", "attribution en priorité des concessions forestières aux professionnels du secteur" du bois, "renforcement des infrastructures (routes, ports, chemin de fer, énergie)" ainsi que la "mise en place notamment par l'Etat de financements appropriés afin de favoriser l'émergence de l'industrialisation (...) de mesures fiscal-douanières incitatives (...) d'une école des métiers du bois". "Ce sont des recommandations. Il faut maintenant que le gouvernement les étudie", a toutefois précisé à l'AFP le ministre des Eaux et Forêts Martin Mabala. Dans une lettre aux conférenciers, le Premier ministre Paul Biyoghe Mba a annoncé qu'un audit du secteur sera entrepris "sans délais". Il a assuré avoir pris "acte des recommandations" et promis "de les capitaliser pour les besoins de la cause". Du côté des forestiers, on s'estimait "plutôt satisfait" du forum. "Les recommandations vont dans le bon sens avec la progressivité des mesures", a affirmé à l'AFP Jean-Louis Santos, directeur général adjoint de Rougier Gabon. "Maintenant, ça reste une lettre au Père Noël, il nous faut attendre la suite". La mesure d'interdiction de l'exportation de grumes de bois, à compter du 1er janvier 2010, avait surpris le secteur. Elle vise notamment à exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects, a expliqué lundi le ministère de Eaux et forêts.


Gabon: Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba, a confirmé l'interdiction d'exporter le bois en grumes, tout en promettant des mesures d'accompagnement

LIBREVILLE, 15 fév 2010 - Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba, a confirmé l'interdiction d'exporter le bois en grumes, tout en promettant des mesures d'accompagnement lors d'un forum sur la gestion forestière lundi à Libreville. "Nous devons engager immédiatement l'industrialisation de la filière du bois", et l'interdiction d'exporter le bois en grumes, décidée en novembre, en "est le moyen", a affirmé à l'AFP le Premier ministre en quittant le forum. "Il y a aura des mesures d'accompagnement sur le plan législatif, fiscal, douanier, économique. Il faudra aider les opérateurs économiques de la filière", a-t-il ajouté. Dans son discours aux participants, M. Biyoghé Mba a reconnu que la mesure d'interdiction "dérange" mais assuré que les "effets collatéraux ont été pris en compte. Lorsqu'on change de politique, c'est normal qu'il y ait des grincements de dents. Mais ce n'est pas tragique". "La première bille (tronc brut) d'okoumé (une des essences gabonaises) est partie en 1908. Il n'est pas très performant que le même mode d'exploitation continue 102 après (...). 50 ans après l'indépendance, le Gabon doit être autre chose qu'un simple réservoir de matières premières", a-t-il poursuivi. Il a rappelé que la loi prévoyait normalement que 75% des grumes devaient être transformées au Gabon en 2012: "les analyses montrent que seules 25 à 35% sont transformées à deux ans de l'échéance". La mesure d'interdiction de l'exportation de grumes de bois, pour compter du 1er janvier 2010, avait surpris le secteur. Elle vise notamment à exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects, selon le ministère de Eaux et forêts lundi. D'autres estimations font état de 30.000 emplois indirects. Selon les Eaux et forêts, la forêt occupe 22 millions d'hectares (80% du territoire). Le bois en pied est estimé à 2,6 milliards de mètres cubes dont 1,5 sont commercialisables.


Gabon: Le gouvernement gabonais a adopté des dérogations à son interdiction d'exporter le bois en grumes décidée en novembre, "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber" les arbres abattus avant le 1er janvier
LIBREVILLE, 29 jan 2010 - Le Gabon a adopté des dérogations à son interdiction d'exporter le bois en grumes décidée en novembre, "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber" les arbres abattus avant le 1er janvier, a annoncé vendredi la présidence gabonaise. Le président Ali Bongo a demandé au gouvernement l'autorisation de sortie "pour les bois présents dans les ports et parcs" de la Société d'exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG), a affirmé lors d'un point de presse le porte-parole de la présidence, Guy-Bertrand Mapangou. Ces bois doivent toutefois disposer de permis d'embarquement ("bons à embarquer") délivrés par les douanes. Selon M. Mapangou, M. Bongo veut également "organiser exceptionnellement les conditions d'évacuation" des grumes déjà stockées dans les parcs pour les "bénéficiaires dans un délai de trois mois". Ces dérogations ont été décidées "pour faire face à l'impossibilité du marché intérieur à absorber les volumes de grumes présents au 31 décembre 2009 sur les différents parcs à bois répartis sur l'ensemble du territoire national", a expliqué le porte-parole. L'interdiction d'exporter du Gabon du bois en grumes a été adoptée lors d'un Conseil des ministres le 5 novembre pour favoriser, selon lui, la transformation locale des essences forestières notamment pour juguler le chômage et exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Des syndicats du secteur forestier avaient jugé que cette politique demanderait du temps et des mesures d'accompagnement. En dehors de la Fonction publique, le bois est le principal employeur au Gabon, avec environ 10.000 emplois directs et deux fois plus d'emplois indirects selon différentes estimations. Officiellement, la quasi-totalité de la production forestière est exportée sous forme de grumes. Une faible proportion (7 %) est transformée localement. D'après la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), dans laquelle l'Etat est majoritaire, la forêt (80% du territoire) rassemble "plus de 60 essences commercialisables sur les 400 espèces répertoriées", la plus prisée étant l'Okoumé.


Gabon: Le gouvernement gabonais a fixé à 150.000 FCFA le "revenu minimum mensuel", représentant le salaire de base et les primes, applicable dans un premier temps aux secteurs public et parapublic avant d'être étendu au privé

LIBREVILLE, 19 jan 2010 - Le Gabon a fixé à 150.000 FCFA (229 euros) le "revenu minimum mensuel", représentant le salaire de base et les primes, applicable dans un premier temps aux secteurs public et parapublic avant d'être étendu au privé, a-t-on appris mardi de source officielle. Ce revenu minimum est distinct du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), car il inclut "différentes primes et allocations", a expliqué à l'AFP une source au cabinet du Premier ministre Paul Biyoghé Mba, au lendemain d'une réunion à Libreville entre le gouvernement, les organisations patronales et syndicales. Au Gabon, le Smig est de 80.000 FCFA (122 euros) depuis octobre 2006. "Tout le monde est concerné: le public, le parapublic et le privé. Pour le public et le parapublic, la mesure devrait être effective à la fin mois de février", a précisé cette source. Selon elle, "le patronat a donné son accord de principe" et doit discuter des modalités d'application avec le gouvernement. Lors de la rencontre lundi avec le patronat et les syndicats, le Premier ministre a indiqué le revenu minimum imposé vise tous les employés établis au Gabon sans distinction de nationalité, selon les deux quotidiens L'Union (semi-officiel) et Gabon Matin (officiel). "Aucune personne travaillant sur le territoire national ne devra plus percevoir une rémunération inférieure à 150.000 FCFA, conformément à la décision du président" Ali Bongo, a déclaré Paul Biyoghé Mba, cité par L'Union. Le gouvernement avait annoncé le plafonnement des salaires des dirigeants des entreprises publiques fin octobre, deux semaines après la prise de fonction d'Ali Bongo. Lors de sa campagne M. Bongo s'est engagé notamment à lutter contre la corruption et promouvoir un meilleur partage des richesses dans son pays, producteur de pétrole dont la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.



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