| L'actualité du Gabon (d'après l'Agence France Presse) |
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Gabon: L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium
LIBREVILLE, 1 sept 2010 - L'Etat gabonais et le groupe nucléaire français Areva ont trouvé un "accord définitif" pour créer en octobre un "observatoire de la Santé" à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'exploitation de l'uranium, selon un communiqué des deux parties. "L'Observatoire de la Santé de Mounana (OSM) a pour objet d'étudier l'impact sanitaire des activités minières de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale d'Areva au Gabon) sur la santé et l'hygiène de ses anciens collaborateurs et des populations locales", est-il expliqué dans ce communiqué transmis mercredi à l'AFP par l'ONG gabonaise de défense de l'environnement Brainforest. L'assemblée générale constitutive de l'Observatoire (OSM) se tiendra à Libreville le 19 octobre, et son premier conseil d'administration à Mounana le 21 octobre, annonce le texte daté de lundi, signé notamment par des représentants de l'Etat gabonais, d'Areva et du Collectif des anciens travailleurs et miniers de Comuf-Mounana (Catram). Il est aussi paraphé par la maire de Mounana, où la Comuf a exploité des gisements d'uranium pendant près de 40 ans. L'exploitation a été définitivement arrêtée en juin 1999 "faute de réserves économiquement exploitables", selon Areva, qui dit avoir obtenu des permis d'explorations pour trois nouveaux sites dans le sud-est du Gabon. D'après leur communiqué, les membres fondateurs de l'OSM sont l'Etat gabonais, Areva et le Catram, qui ont trouvé "un accord définitif sur la rédaction des statuts" de l'association lors d'une réunion lundi à Libreville. L'observatoire sera chargé "d'étudier et de surveiller la santé des salariés ou anciens salariés de la Comuf (...) susceptibles d'avoir été exposés aux rayonnements ionisants" et "d'observer les effets des activités minières sur la santé" des riverains de la mine. Il pourra aussi "suivre la prise en charge, par les organismes compétents ou à défaut par Areva, des personnes reconnues atteintes de maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants". En 2007, plusieurs ONG avaient épinglé la Comuf et Areva pour une mauvaise gestion du risque radioactif au Gabon. Areva avait alors annoncé la mise sur pied de cet observatoire, sans date précise. "Maintenant, ils (les fondateurs de l'observatoire) ont donné un calendrier, c'est un pas de fait, mais nous attendons de voir la suite", a commenté Marc Ona, secrétaire exécutif de Brainforest, qui avait alerté mi-août sur les impacts de l'exploitation minière d'Areva et d'un autre groupe français, Eramet, sur les populations du sud-est du Gabon.
Gabon: Disposant d'un important potentiel en terres avec 85% du pays couvert de forêts, le Gabon veut privilégier les cultures vivrières plutôt que de rentes
LIBREVILLE, 18 août 2010 - Le Gabon veut priviligier à l'avenir les cultures vivrières plutôt que de rente comme le café ou la cacao, a annoncé mercredi à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Raymond Ndong Sima, dont le pays, très peu agricole, importe 85% de sa consommation alimentaire. "Nous devons changer les choix agronomiques que nous avons faits. Dans le passé, on a dépensé beaucoup dans les cultures de rentes (café, cacao, palmier à huile, hévéa). Ces cultures ne sont pas pour nous jouables sur des grandes échelles car nous n'avons pas (...) la démographie qu'il faut pour cela", a estimé le ministre. Le Gabon compte environ 1,5 million d'habitants pour 267.000 km2. "Ce qu'il faut, c'est qu'on se reporte sur les cultures qui peuvent être mécanisées : du riz, du maïs, du soja, de l'arachide. Des cultures qui nécessitent des grandes surfaces et peuvent être mécanisées. (...) Et qui donc vont faire des économies sur la main d'oeuvre et peut-être plus se reporter sur le capital machine", a analysé M. Ndong Sima, alors que le pays dispose d'un important potentiel en terres (85% du pays est couvert de forêts) et en eau. "Si nous voulons essayer de produire de manière importante nous devons essayer de mécaniser", a déclaré M. Ndong Sima, qui a ajouté que le gouvernement souhaitait également "permettre à la population de bénéficier de semences améliorées". "Des progrès ont été réalisés chez nos voisins, a déclaré le ministre, en référence au Cameroun. "Nous sommes en train de faire des efforts pour essayer (...) d'introduire de nouvelles matières végétales (plants, semences)", notamment pour l'agriculture vivrière dans l'arrière pays, a-t-il indiqué. Le Gabon a engagé un "programme de sécurité alimentaire et de croissance" qui est assuré du soutien du président de la FAO, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, Jacques Diouf, avait annoncé le 4 juin la présidence gabonaise.
Gabon: Pour un montant de 4,5 milliards de dollars, le Gabon a signé samedi des contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale et 5.000 logements sociaux
LIBREVILLE, 14 août 2010 (AFP) - Le Gabon a signé samedi pour 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) de contrats avec des multinationales de l'Inde et de Singapour pour des projets d'infrastructures, a annoncé la présidence gabonaise. "Sous la présidence du Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba (...) ont été signés ce jour, à la veille du cinquantenaire de l'indépendance du Gabon, des accords majeurs touchant des programmes clés du projet pour le Gabon Emergent, d'une valeur de 4,5 milliards de dollars US", selon un communiqué. Ces investissements concernent "les infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale à Nkok (près de Libreville) "dédiée à la transformation du bois", des cultures de palme à Mouila, dans la Ngounié (centre sud) et à Tchibanga dans la Nyanga (sud)" et 5.000 logements sociaux, ajoute le texte. "Prévus pour générer un total de plus de 50.000 emplois directs et indirects au cours des diverses phases de mise en oeuvre, ces projets proviennent d'investissements directs de partenaires étrangers stratégiques de pays asiatiques", selon le communiqué. La présidence n'a pas donné de précisions sur le montant des investissements privés ainsi que sur le calendrier. "Depuis maintenant moins d'un an, mon gouvernement mène une importante politique de réforme. Mais cela prend du temps, car comme pour la construction d'une maison, il faut d'abord bâtir les soubassements. C'est un travail qui n'est pas visible, mais qui est essentiel. Bientôt vous en verrez les résultats", affirme Ali Bongo Ondimba dans le communiqué. La multinationale singapourienne Olam sera le "principal partenaire du gouvernement gabonais pour le développement" de la Zone économique spéciale de Nkok, qui doit s'étendre sur de 1.146 hectares dont 40 % réservés à l'industrie du bois". "Les travaux ont commencé le 1er août 2010 pour une mise en oeuvre opérationnelle prévue pour fin mars 2011, avec un investissement total de 200 millions USD". "La Zone économique spéciale de Nkok sera la première zone économique d'Afrique centrale et de l'ouest, avec une capacité de traitement de 1 million de mètres cubes par an. Elle devrait attirer près d'un milliard USD d'investissement et créer près de 9.000 emplois directs", selon le communiqué. Le Gabon a interdit en novembre 2009 pour effet en 2010 l'exportation de grumes brutes à la surprise et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. La mesure visait à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Olam sera aussi le partenaire principal du Gabon pour le projet d'huile de palme dans un pays dont la dépendance alimentaire est proche de 85%.
Gabon: Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable
LIBREVILLE, 16 juil 2010 - Le ministre des Eaux et forêts Martin Mabala, dont le ministère gère le dossier sensible de l'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon, a été déchargé de ses portefeuilles de l'Environnement et du Développement durable, a annoncé vendredi la présidence. "A partir de ce jour, le gouvernement est réaménagé comme suit: ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme, du Logement, de l'Environnement et du Développement durable, M. (Ruffin) Pacôme Ondzounga. Le reste sans changement", a affirmé vendredi lors du journal télévisé le secrétaire général de la présidence gabonaise François Engongah Owono. L'Environnement et le Développement durable font partie des portefeuilles-clé du gouvernement dans le cadre du projet politique du président Ali Bongo Ondimba qui veut développer le Gabon autour de trois axes stratégiques dont le "Gabon vert" et qui se veut un précurseur en Afrique en la matière. Le secrétaire général n'a donné aucune explication sur les raisons de ce réaménagement et n'a pas cité le nom de M. Mabala, qui, selon la déclaration lue par le secrétaire général, reste donc à son poste de ministre des Eaux et forêts. La mesure d'interdiction d'exportation de grumes brutes du Gabon avait été annoncée en novembre à la surprise générale et au grand dam des forestiers qui avaient auparavant jusqu'en 2012 pour transformer au moins 75% du bois coupé. Mal accueillie par le secteur forestier, la mesure vise à favoriser l'émergence d'une industrie locale et l'exportation de produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. La transformation des matières premières gabonaises sur le territoire national était une des priorités du programme électoral du président Ali Bongo Ondimba, investi mi-octobre. Le bois, qui pèse pour 6% du produit intérieur brut (PIB) hors pétrole, est le principal employeur privé au Gabon, avec environ 15.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.
Gabon: La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008
LIBREVILLE, 1 juil 2010 - La Cour des comptes du Gabon a rappelé à l'ordre le gouvernement, accusé d'"inobservation" de ses recommandations et de "non-respect des dispositions légales" dans l'exercice budgétaire 2008, selon le président de cette juridiction cité mercredi par les médias publics. "Au terme de ses travaux sur le contrôle de l'exécution des lois de Finances de l'exercice 2008, la Cour observe, une fois de plus, que ses recommandations en la matière ne sont pas prises en compte par le gouvernement", a déclaré son président, Gilbert Ngoulakia, à la télévision publique RTG1. "La non-prise en compte des recommandations de la Cour des comptes par le gouvernement concerne, par exemple, le non-respect des dispositions légales en matière d'élaboration et d'exécution de lois des Finances", a dit M. Ngoulakia, qui s'exprimait mardi, lors de la cérémonie de remise au gouvernement du dernier rapport de son institution, chargée du contrôle des finances publiques. "L'inobservation" de ces recommandations "s'illustre également par la confusion entretenue entre les comptes budgétaires et de trésorerie, l'imputation à tort dans les charges de la dette publique des dépenses étrangères à celles-ci ainsi que par le paiement de dépenses d'investissements en un seul règlement en violation du Code des marchés publics", a-t-il ajouté. D'après lui, ce Code "prévoit une avance de démarrage et des acomptes payés sur la base des travaux réellement exécutés par les entreprises". Selon une autre partie de son intervention non diffusée par la RTG1 mais rapportée par le quotidien pro-gouvernemental L'Union, la Cour des comptes a décelé un écart entre le déficit annoncé et celui issu de ses vérifications. "Il ressort des vérifications de la Cour des comptes que les dépenses atténuées et les avances au budget non régularisées, qui s'élèvent respectivement à 27 milliards (de FCFA, plus de 41 millions d'euros) et 153,2 milliards (de FCFA, près de 233,4 millions d'euros), ne sont pas en compte dans le calcul du solde", a indiqué Gilbert Ngoulakia, cité mercredi par L'Union. Le journal affirme que "le gouvernement a indiqué un déficit budgétaire d'un peu plus de 75,4 milliards de FCFA, et précise: "De fait, le vrai déficit budgétaire en 2008 est de 255,6 milliards. Soit plus de trois fois le montant déclaré" par les autorités. Dans sa réponse rapportée par la RTG1, le Premier ministre Paul Biyoghé Mba qui a reçu le rapport en présence de plusieurs ministres, a promis des efforts de la part du gouvernement. "Vos observations, vos avis, vos recommandations seront pris en compte, étudiés et autant que faire se peut, mis en exécution", a-t-il déclaré.
Gabon: Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir)
LIBREVILLE, 24 juin 2010 - Les ministres gabonais du Pétrole ainsi que de l'Energie ont été confirmés comme membres du gouvernement par décret présidentiel, après leur élection le 6 juin comme députés du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a-t-on appris jeudi de source officielle. Julien Nkoghé Békalé conserve ainsi son poste de ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, et Régis Immongault, son maroquin de ministre de l'Energie et des Ressources hydrauliques, selon le décret présidentiel daté de mercredi, qui ne fournit pas d'explication. Une source à la présidence a indiqué à l'AFP que cette confirmation faisait suite à leur victoire aux législatives partielles à l'issue desquelles M. Nkoghé Békalé a été élu député de Ntoum (40 km de Libreville) et M. Immongault, député de Lastourville (centre). "Comme ils ont été élus, ils devaient normalement siéger à l'Assemblée. A partir du moment où ils ont été confirmés ministres, ce sont leurs suppléants qui vont siéger", a ajouté cette source. Les législatives partielles ont été organisées un an avant la date prévue du choix des députés --2011--, après la perte de mandat d'anciens hiérarques du PDG passés en 2009 dans l'opposition. Sur cinq sièges de députés en jeu, le PDG du président Ali Bongo Ondimba en a enlevé trois, les deux autres sont allés aux opposants André Mba Obame (ex-ministre de l'Intérieur) et Jean Eyéghé Ndong (ex-Premier ministre). Ces élections ont été organisées en même temps que des sénatoriales partielles. La totalité des trois sièges en jeu est allée au PDG, détenant une large majorité dans les deux chambres du Parlement.
Gabon: Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi
LIBREVILLE, 9 juin 2010 - Deux ex-barons du régime, dont l'ex-ministre André Mba Obame, ont reconquis leur siège lors des législatives partielles au Gabon dimanche, alors que le parti du président Ali Bongo a remporté les 3 autres scrutins, selon les résultats officiels mercredi. Les résultats officiels annoncés mercredi en soirée par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou au siège la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) sont similaires aux résultats officieux déjà commentés dimanche soir et lundi par le Parti démocratique gabonais (au pouvoir, PDG) comme l'Union nationale (UN, opposition). L'ancien ministre de l'Intérieur, candidat de l'UN, André Mba Obame "AMO", officiellement 3e de la présidentielle de 2009 remporté par Ali Bongo, a été élu avec 66,89% des suffrages à Medouneu (Woleu-Ntem, nord). Dans le 2e arrondissement de Libreville, la circonscription "vedette" de ces partielles, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, candidat de l'UN a remporté 80,64% des suffrages face à Paul Mba Abessole, un ex-opposant revenu à la majorité présidentielle, ancien ministre. A Ntoum (40 km de Libreville), l'actuel ministre des Mines Julien Nkoghé Bekalé (PDG) a conquis, avec 71,14% des voix, le siège d'un autre ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba (UN) passé à l'UN . A Lastourville (centre), l'actuel ministre de l'Energie, Régis Immongault (PDG) a lui enlevé son siège à l'ex-baronne du PDG Paulette Missambo également passée à l'UN avec 81,28% des suffrages. Le candidat du PDG Charles Otando est quant à lui vainqueur à Bendje (sud-ouest) avec 53,87% des voix. Les partielles ont été marquées par un fort taux d'abstention atteignant jusqu'à 86% à Libreville. Les poids lourds avaient perdu leur mandat en quittant le PDG, la loi prévoyant qu'on ne conserve pas son siège si on quitte le parti sous la bannière duquel on a été élu. L'UN par la voix d'André Mba Obame avait déclaré lundi à l'AFP sa volonté "d'aller au contentieux électoral" arguant de fraudes à Lastourville et Ntoum. "C'est leur droit le plus absolu (...) Le juge en matière d'élection est compétent en la matière", a réagi le ministre.
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