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L'actualité du Congo
(d'après l'Agence France Presse)


BDEAC: Le nouveau président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais Michaël Andadé, a promis des réformes lors de sa prise de fonctions samedi à Brazzaville
BRAZZAVILLE, 6 fév 2010 - Le nouveau président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais Michaël Andadé, a promis des réformes lors de sa prise de fonctions samedi à Brazzaville. "Il conviendrait de s'orienter vers une voie de réformes visant à faire de notre institution un véritable outil pour l'émergence de nos Etats", a déclaré M. Andadé. "Aussi, va-t-il falloir moderniser les structures, disposer des expertises nécessaires, renforcer la gouvernance et éditer des règles ainsi que des procédures d'une grande fiabilité", a-t-il promis. M. Andadé, 57 ans, succède au Centrafricain Anicet Georges Dologuélé qui a souligné que "la banque reste fragile et son volume de financement faible". Ses derniers mois à la tête de l'institution ont été marqués par un scandale financier. Le quotidien autrichien Oberösterreichische Nachrichten avait révélé fin août que la BDEAC avait perdu 16 millions d'euros dans l'affaire Madoff. Créée en 1975, la BDEAC regroupe les six Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac): Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad. Désigné par les dirigeants de la sous-région lors d'un sommet le mois dernier à Bangui, Michaël Andadé est le sixième président de la BDEAC. Il a servi pendant 17 ans à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) et au département Afrique du Fonds monétaire international (FMI). Lors de ce même sommet, les chefs d'Etat avaient nommé l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la BEAC en remplacement du Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés du Bureau extérieur de la Banque à Paris. Les chefs d'Etat ont instauré un gouvernorat tournant à la BEAC. Depuis 1973, le président de la Banque était traditionnellement gabonais.


Congo: La France va financer à hauteur de 378 millions de FCFA une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains

BRAZZAVILLE, 5 fév 2010 - La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend on de source officielle vendredi à Brazzaville. Ce projet "est l'un des plus importants menés par la coopération militaire française dans le monde", précise le communiqué diffusé aprés la signature d'un accord par le ministre congolais de la Défense, le professeur Charles Zacharie Bowao et l'ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette. "Cette école (...) sera spécialisée dans les travaux publics, le bâtiment et au renforcement des capacités du service de santé des armées", indique le texte. Elle sera installée à la sortie nord de la capitale congolaise. "Elle accueillera en septembre 2010 des stagiaires militaires en provenance de 17 pays africains pour se former aux métiers du bâtiment (électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie) et des travaux publics (réhabilitation ou création de pistes en terre ou en latérite)", ajoute le document. A l'issue de leur formation, les militaires pourront mener des travaux au profit des armées et des populations et être engagés dans des opérations de maintien de la paix sur le continent africain. Le Congo n'abrite pas de base militaire française mais bénéficie régulièrement de la coopération de la France pour la formation des éléments de ses forces armées, de la police et de la gendarmerie.


Congo: Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont annoncé jeudi avoir entériné un accord qui permettra la réduction de la dette extérieure du Congo-Brazzaville de 1,9 milliard de dollars


WASHINGTON, 28 jan 2010 - Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont annoncé jeudi avoir entériné un accord qui permettra la réduction de la dette extérieure du Congo-Brazzaville de 1,9 milliard de dollars. La plus haute instance de décision des deux institutions, leur conseil d'administration, a approuvé cet accord issu d'une négociation démarrée en 2006, ont-elles indiqué dans un communiqué. Cet accord "engendrera des économies totales sur le service de la dette de 1,9 milliard de dollars, dont 1,7 milliard dans le cadre de l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE) et 201,3 millions de dollars dans le cadre de l'initiative de réduction de la dette multilatérale", ont précisé le FMI et la Banque mondiale. Les deux institutions de Washington ont félicité les autorités congolaises, qui ont atteint tous les objectifs qui leur avaient été fixés, "qui étaient pourtant intransigeants". Elles ont "entièrement mis en oeuvre les mesures liées à la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, la stabilité macroéconomique, la gestion des finances publiques et du secteur pétrolier, au mode de gouvernement, ainsi que des réformes dans les secteurs de la santé et de l'éducation, et de la gestion de la dette", ont souligné le FMI et la Banque mondiale. L'économie du Congo est, selon la Banque mondiale, "fortement dominée par le secteur pétrolier, qui en 2008 représentait 65% de son produit intérieur brut, 92% de ses exportations et 85% des recettes fiscales", tandis que "le secteur non pétrolier, en particulier l'industrie, reste sous développé en dépit du grand potentiel" du pays.



 

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