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L'actualité du Cameroun
(d'après l'Agence France Presse)


Cameroun: Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), menace d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées

YAOUNDE, 27 août 2010 - Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), a menacé vendredi d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées. Parmi ces onze points, le SDF demande un scrutin à deux tours pour la présidentielle (le scrutin actuel est à tour unique), le vote des Camerounais de l'étranger, ainsi que "l'institution des données biométriques dans l'établissement des listes électorales et des cartes d'électeurs". Dans une autre lettre qu'il a commencée à adresser aux membres de la communauté internationale, le SDF affirme être soutenu dans sa démarche par 30 partis politiques et ONG. Dans son communiqué le SDF menace "d'empêcher des élections futures par tous les moyens que le parti jugera nécessaires, opportuns et utiles" si les 11 exigences qu'il revendique ne sont pas exaucées. Ce communiqué est publié alors que les opérations d'inscription sur les listes électorales ont débuté jeudi. Le SDF demande aussi "le respect scrupuleux de la loi (...) de l'indépendance, la neutralité et l'impartialité" d'Elections Cameroon (Elecam) l'organe électoral qu'il juge inféodé au pouvoir. Aussi il réclame "la nomination de nouveaux membres", ainsi que sa dotation "d'une autonomie financière effective". Le SDF exige également "l'exclusion totale et sans ambiguïté du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du processus électoral" ou l'interdiction de "l'engagement des fonctionnaires, des responsables publics et parapublics" dans la campagne. L'opposition et la société civile camerounaise prêtent à Paul Biya, 77 ans, au pouvoir depuis 1982 et réélu en 2004 l'intention de vouloir rester au pouvoir mais M. Biya n'a pas encore dit s'il sera candidat. Les statuts de son parti le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) stipulent que son président est le candidat naturel du parti au scrutin présidentiel. En avril 2008, le parlement a adopté une modification de la Constitution, supprimant notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels. L'ancien texte prévoyait un mandat de sept ans, renouvelable une fois.



Cameroun: Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées

YAOUNDE, 25 août 2010 - Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées, a annoncé mercredi à l'AFP un des responsables d'Elections Cameroon (Elecam), l'organe électoral camerounais. "Les processus d'inscription des électeurs sur les listes électorales ont démarré depuis cette deuxième quinzaine du mois d'août" en vue de la présidentielle, a affirmé le directeur général d'Elecam, Mohaman Sani Tanimou, sans préciser la date exacte. "Les inscriptions des électeurs ont été lancées pratiquement dans six régions (sur les 10 que compte le pays). Les autres vont suivre parce que nous avons de petits problèmes d'infrastructures qui ne sont pas complètement réglés", a-t-il ajouté. Selon lui, les opérations se poursuivront jusqu'à la convocation du corps électoral par le président Paul Biya. Une pause devrait être toutefois observée "entre janvier et février 2011" pour faire le point sur les inscriptions et "toiletter les listes", a-t-il précisé. Aucune date n'a encore été annoncée pour le scrutin. La présidentielle de 2011 sera la première élection organisée par Elecam, dont la loi de création date de 2006. Cet organisme a pour vocation de remplacer à la fois le ministère de l'Administration territoriale, auparavant chargé de l'organisation des élections, et l'Observatoire national des élections (Onel), qui était responsable depuis 2001 de leur supervision. Le nombre d'électeurs potentiels au Cameroun est estimé par les autorités à 9 millions, sur une population totale de 19,4 millions d'habitants. Le principal parti de l'opposition, le Social democratic front (SDF) a indiqué à l'AFP qu'il ne se sentait "pas concerné" par les opérations d'inscription sur les listes électorales et a prôné le boycott. "Nous demandons aux gens (électeurs potentiels) de rester tranquillement chez eux car Elecam n'est pas qualifié pour organiser les élections" a déclaré un des vice-présidents du SDF, Joshua Osih. Le 26 mars, le parlement a voté un amendement sur Elecam, renforçant l'implication de l'administration et rendant facultative celle de la société civile dans la conduite des élections. ONG et opposition accusent Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, d'avoir nommé des membres de son parti à Elecam et de n'avoir pas pris en compte les critiques de la communauté internationale.


Cameroun: Les gouvernements du Cameroun et du Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays

YAOUNDE, 19 juin 2010 - Le Cameroun et le Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays, a-t-on appris samedi auprès du ministère camerounais en charge de l'aménagement du territoire. L'accord signé par les deux gouvernements porte notamment sur "l'aménagement de la route multinationale Ouesso (nord du Congo)- Sangmélima (sud du Cameroun)", indique dans un dossier de presse transmis à l'AFP le ministre camerounais de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Louis Paul Motazé. Le projet vise notamment à bitumer et construire des ouvrages d'art sur une distance de "504,5 km" entre les deux pays, dont 318 km au Cameroun, selon une fiche technique du projet. Selon la fiche technique, le coût des travaux qui seront réalisés du côté du Cameroun est provisoirement estimé à plus de 200 milliards de FCFA (3O7 millions d'euros). Le gouvernement camerounais a déjà signé, dans le cadre du projet, deux accords de prêts de 80 et 92 milliards de FCFA (133 millions d'euros et 140 millions d'euros) avec le Fonds africain de développement (FAD) et la Banque islamique de développement (BID). Aucune indication n'a pu être obtenue samedi sur le montant total des travaux prévus au Congo. La construction d'une route entre Ouesso et Sangmélima s'inscrit dans le cadre d'un projet beaucoup plus ambitieux visant à permettre à 10 pays d'Afrique centrale d'être reliés par voie terrestre: Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe et Tchad. Dénommé Plan directeur consensuel de développement des transports en Afrique centrale (Pdct-Ac), ce projet porte sur le bitumage de 6.018 km de routes et la construction de 140 km de voies ferroviaires. Le 15 juin, les autorités gouvernementales des 10 pays ont décidé, au terme d'une réunion sur la question à Yaoundé, de convoquer "une table ronde de bailleurs de fonds" au plus tard en juin 2011 pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet.


Cameroun: Le président camerounais Paul Biya a plaidé mardi à Yaoundé pour l'attribution à l'Afrique d'"au moins un siège" de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU

YAOUNDÉ, 18 mai 2010 - Le président camerounais Paul Biya a plaidé mardi à Yaoundé pour l'attribution à l'Afrique d'"au moins un siège" de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, lors d'une conférence internationale à l'occasion du cinquantenaire des indépendances de 17 pays africains. "Personne ne conteste (...) que l'Afrique n'est pas suffisamment représentée au niveau où sont prises les décisions qui engagent l'ensemble de la planète. C'est notamment le cas à l'ONU, et en particulier au Conseil de sécurité auquel les pays africains ne peuvent accéder qu'en tant que membres non permanents", a déclaré M. Biya à l'ouverture de cette conférence, dite "Africa 21", regroupant plusieurs personnalités dont des responsables de l'ONU et de l'Union africaine (UA). "Le problème de la réforme du Conseil a été soulevé depuis longtemps mais n'a toujours pas été résolu. Il serait équitable que l'Afrique y dispose d'au moins un siège suivant un mode de représentation à arrêter entre Africains", a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres: cinq permanents avec droit de veto, et dix non permanents, élus pour deux ans. L'UA réclame deux sièges permanents avec droit de veto au sein d'un Conseil de sécurité élargi. Cet élargissement était une des réformes de l'ONU proposées par Kofi Annan durant son mandat de secrétaire général (1997-2006).



Cameroun: Plusieurs chefs d'Etat, et anciens ou actuels dirigeants de la communauté internationale, sont attendus les 18 et 19 mai à Yaoundé pour une conférence dite "Africa21" marquant le cinquantenaire des indépendances de nombreux Etats africains

YAOUNDÉ, 27 avr 2010 - Plusieurs chefs d'Etat, et anciens ou actuels dirigeants de la communauté internationale, sont attendus les 18 et 19 mai à Yaoundé pour une conférence dite "Africa21" marquant le cinquantenaire des indépendances de nombreux Etats africains, ont annoncé les organisateurs mardi. "A l'occasion de la commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, le Cameroun ouvre une réflexion prospective sur l'avenir du continent africain et la nouvelle chance qu'il représente pour le monde" à travers cette conférence, déclare le comité d'organisation dans un communiqué transmis à l'AFP. Parmi les responsables annoncés à Yaoundé, figurent des chefs d'Etat et de gouvernement de plusieurs pays, Kofi Annan et Boutros Boutros Ghali (ex-secrétaires généraux de l'ONU), Mohamed ElBaradei (ex-patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique, AIEA), Jacques Diouf (directeur de l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, FAO). L'ex-Premier ministre français Michel Rocard et le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, doivent aussi figurer parmi les "plus de 400 participants internationaux" attendus. "Africa21" "se penchera sur les défis et les opportunités de l'Afrique" et sera marqué par des débats notamment sur les "ressources, conditions du développement, intégration du continent, bonne gouvernance et performance économique, défis sécuritaires et place de l'Afrique sur la scène internationale", selon les organisateurs. 2010 marque le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance pour 17 pays africains au total, dont 14 sont d'anciennes colonies françaises. Le Cameroun, qui a obtenu son indépendance de la France le 1er janvier 1960, a été le premier à lancer les festivités commémoratives et prévoit des manifestations sur plusieurs mois "par devoir de mémoire".


Cameroun: Dix partis politiques et dix associations de la société civile exigent la dissolution de l'organe électoral

YAOUNDE, 12 avr 2010 - L'opposition et la société civile camerounaises ont exigé ce week-end la dissolution de Elections Cameroon (Elecam), organe officiellement autonome chargé de l'organisation des élections, dans une déclaration commune obtenue lundi à Yaoundé par l'AFP. Dix partis politiques et dix associations de la société civile "exigent l'annulation pure et simple de toutes les lois portant création et fonctionnement d'Elecam et le décret (...) portant nomination des membres (de cet organe)", indiquent-elles dans la déclaration signée à Douala (sud). Les signataires estiment "qu'aucune élection crédible ne peut être organisée par Elecam dans sa configuration actuelle". Ils reprochent notamment au président Paul Biya d'avoir nommé "ses camarades du parti" à Elecam, ainsi que de n'avoir pas tenu compte "des multiples procédures judiciaires des partis politiques" contre les membres de l'organe électoral et "des protestations unanimes de la communauté internationale". Elecam a été créée en décembre 2006 pour se substituer au ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) comme organisateur des élections. Le 26 mars, le parlement a voté un amendement sur Elecam, renforçant l'implication de l'administration et rendant facultative celle de la société civile dans la conduite des élections. "Cette modification est un recul grave et constitue une provocation notoire et inadmissible à l'endroit du peuple camerounais", estiment les signataires de la déclaration de Douala. Parmi les signataires figurent le principal parti de l'opposition, le Social democratic front (SDF), à l'origine de l'initiative, ainsi que l'Union démocratique du Cameroun (UDC) et le MP (Mouvement progressiste). Le syndicat des étudiants de l'université anglophone de Buéa (University of Buea Students Union, Ubsu) et le Comité citoyen pour la transparence électorale (Cocitel) ont également signé l'appel.


Cameroun: D'un montant global d'investissement estimé à 11 milliards de FCFA et de la création de 300 emplois, un laboratoire de fabrication pharmaceutique d' anti-rétroviraux (ARV) ainsi que de médicaments génériques a été inauguré à Douala

YAOUNDE, 8 avr 2010 - Un laboratoire pharmaceutique de fabrication d'anti-rétroviraux (ARV) contre le sida, ainsi que de médicaments génériques, a été inauguré jeudi à Douala (sud-Cameroun) a appris l'AFP auprès de la compagnie. Ses produits seront commercialisés à destination de l'Afrique centrale à partir de juin, a-t-on précisé de même source. La Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm) fabriquera "des antirétroviraux et des antituberculeux", indique un dossier de presse transmis à l'AFP, à l'occasion de son inauguration. Le laboratoire produira aussi "des génériques antalgiques, antiparasitaires, antipaludéens, anticonvulsivants, anti-inflammatoires, antibiotiques, tous correspondants aux pathologies les plus fréquentes de la région", selon le dossier. Joint par l'AFP, un des responsables de la compagnie, Célestin Tawamba, a indiqué que les premiers médicaments de son laboratoire allaient être "disponibles sur le marché dès le mois de juin". L'objectif de la compagnie est de permettre "aux populations (d'Afrique centrale) de se soigner avec moins d'un dollar (0,75 euro) par jour", selon M. Tawamba. Des investissements de "11 milliards de FCFA" (16,7 millions d'euros) ont été nécessaires au démarrage des activités de la compagnie pharmaceutique qui emploie 300 personnes dont 20 pharmaciens, selon le dossier. Cinpharm est détenu à "94%" par le groupe camerounais Cadyst-Invest SA, selon M. Tawamba.



Cameroun: Onze chefs d'Etat ont signé l'appel de Cotonou contre les faux médicaments depuis son lancement en 2009 par l'ancien président français Jacques Chirac


YAOUNDE, 6 avr 2010 - Onze chefs d'Etat ont signé l'appel de Cotonou contre les faux médicaments depuis son lancement en 2009 par l'ancien président français Jacques Chirac, selon des représentants de la Fondation Chirac en visite au Cameroun, où ils espèrent obtenir la signature du président Biya. "Le ministre nous a assuré que le président Paul Biya signerait l'appel de Cotonou", a affirmé la secrétaire générale de la fondation, Catherine Joubert, après une rencontre avec le ministre de la Santé André Mama Fouda mardi à Yaoundé. Le ministre n'a pas souhaité faire de déclaration à la presse. Depuis octobre 2009, onze présidents en exercice dont dix africains (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Mali, Niger, Congo, Sénégal, Togo, Tunisie) et un européen (Slovénie) ont signé l'appel de Cotonou, selon un document fourni par la fondation Chirac. "La fondation (Chirac) attend une mobilisation générale de tous les chefs d'Etat du monde entier" pour lutter contre la fabrication et le trafic de faux médicaments, a affirmé à l'AFP Marc Gentilini, président du comité scientifique de cette fondation. Selon lui, "le trafic de faux médicaments est en voie de devenir le deuxième trafic le plus important dans le monde, après celui des armes". Lancé par Jacques Chirac en octobre 2009 au Bénin, l'appel de Cotonou vise notamment à obtenir à terme la signature d'une convention internationale contre les faux médicaments, selon Mme Joubert. En Afrique, 30% des médicaments "sont faux ou sous-dosés", avait alors souligné Jacques Chirac.

Cameroun: La production de coton en Afrique a baissé 42% en cinq ans, entre 2004 et 2009, à cause notamment de la chute des cours mondiaux

YAOUNDÉ, 10 mars 2010 - La production de coton en Afrique a baissé 42% en cinq ans, entre 2004 et 2009, à cause notamment de la chute des cours mondiaux, a appris l'AFP mercredi à Yaoundé auprès de l'Association cotonnière africaine (ACA). "Entre les campagnes 2004/2005 et 2008/2009, la production africaine de coton a baissé de 42%", affirme l'ACA, qui regroupe les producteurs de coton du continent, mais également des industriels du textile et d'autres acteurs impliqués dans le développement de la filière cotonnière, dans un dossier remis à la presse. Elle est passée "de 2.043.000 tonnes de fibre (de coton) à 1.175.000 tonnes" durant cette période, d'après l'association, qui organise de jeudi à dimanche son assemblée annuelle à Yaoundé. "La crise aiguë" que traverse la filière coton en Afrique est due notamment à "la chute des cours mondiaux et la flambée des prix des intrants agricoles", a expliqué le président de l'ACA, Bachir Diop, lors d'une conférence de presse. Ces deux principale raisons ont poussé les producteurs africains qui "ne trouvaient plus leurs comptes (...) à abandonner la culture du coton", a dit M. Diop, indiquant que le déficit des sociétés cotonnières africaines était estimé en 2007 à "250 milliards de FCFA (plus de 381 millions d'euros)". D'après lui, la filière cotonnière africaine a besoin "d'un plan Marshall" pour sa relance. A partir de 2001, quatre pays africains (Tchad, Burkina Faso, Mali, Bénin), "parmi les plus pauvres" du monde, "ont demandé à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) la suppression des subventions que les Etats-Unis et l'Union Européenne apportent a leur producteurs", rappelle l'ACA. "Près de 25 millions d'Africains tirent une part plus ou moins importante de leurs ressources de la filière cotonnière" créée en 2002 pour organiser et défendre les filières cotonnières africaines.



BEAC: Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institution

YAOUNDE, 5 fév 2010 - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) Lucas Abaga Nchama a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institution, a déclaré le ministre camerounais des Finances Essimé Menye. Lucas Abaga Nchama (49 ans), un Equato-Guinéen est "un gouverneur de mission qui aura pour principales tâches de restaurer la crédibilité de notre Banque (la BEAC) et d'y instaurer un climat de confiance et de sérénité", a déclaré le ministre camerounais lors de la cérémonie d'installation au siège de la Banque. Le nouveau gouverneur doit "appliquer les recommandations des chefs d'Etat" de la sous-région portant notamment sur le lancement "des poursuites judicaires contre les auteurs des fraudes et autres détournements" à la BEAC, a ajouté le ministre Essimi. "Je m'engage à me conformer aux recommandations des chefs d'Etat", a assuré le nouveau patron de la BEAC, face à la presse, sans donner d'autres précisions. M. Abaga Nchama a été nommé gouverneur de l'institution le 17 janvier par les chefs d'Etat de la communauté économique d'Afrique centrale (Cémac) qui ont instauré un gouvernorat tournant à la BEAC. Depuis 1973, le président de la Banque était traditionnellement gabonais. M. Abaga Nchama remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés du Bureau extérieur de la Banque à Paris. Avant sa nomination, il était Directeur général d'exploitation au sein de la Banque. La BEAC est l'institution d'émission monétaire de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).



Cameroun: L'Etat camerounais, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minier

YAOUNDÉ, 2 fév 2010 - Le Cameroun, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minier, a estimé mardi une responsable de la Banque mondiale (BM) à Yaoundé. "Sans une croissance des Petites et moyennes entreprises, je ne pense pas que le Cameroun peut avoir 5,5% de croissance par an pendant les dix prochaines années", deux fois plus que le taux estimé à 2,5% pour 2009, a déclaré Mary Barton Dock, directrice des opérations de la BM pour ce pays. Elle s'exprimait devant la presse en marge d'une vidéoconférence du président de l'institution financière, Robert Zoellick. Dans son "Document de stratégie pour la croissance et l'emploi", élaboré à la demande des bailleurs de fonds internationaux et approuvé en 2009, le Cameroun s'est notamment fixé un taux moyen annuel de croissance de 5,5% pour la décennie 2010-2020. Avec l'exécution attendue de plusieurs projets miniers annoncés par Yaoundé (cobalt, nickel, manganèse, diamant), il y aura également un impact du secteur minier sur la croissance du pays, qui ne devrait toutefois être perceptible qu'"à la fin de cette période de dix ans, et pas tout de suite", a estimé Mme Barton Dock. Selon elle, pour atteindre le taux de croissance visé, le Cameroun devrait également relever le défi de l'énergie, en mettant fin à "la crise d'électricité". Les coupures de courant sont récurrentes dans ce pays d'Afrique centrale au potentiel hydro-électrique important. Yaoundé devrait également accélérer les réformes pour améliorer le climat des affaires, a-t-elle dit. D'après le Premier ministre camerounais Philémon Yang, depuis trois ans, le taux de croissance du pays est en régression: il est passé de 3,9% en 2007 à 2,5% en 2009 (contre une prévision de 4%).



Cameroun: La Banque mondiale à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US en faveur de routes et télécommunications
YAOUNDÉ, 29 jan 2010 - La Banque mondiale (BM) à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US (plus de 114 millions d'euros) en faveur de routes et télécommunications, selon un communiqué commun. Le premier accord porte sur un prêt de "150 millions de dollars" pour des infrastructures routières entre le Cameroun et ses voisins la Centrafrique et le Tchad, indique ce communiqué signé du ministre camerounais de l'Economie et de la Planification, Louis Paul Motaze, et de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, Mary Barton Dock. Le financement contribuera à "l'amélioration des infrastructures routières des corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena", ce qui facilitera le commerce régional mais aussi l'accès des trois pays aux marchés mondiaux. Le second prêt s'élève à 9,9 millions de dollars US. Il est destiné à "accroître la portée géographique et l'utilisation" de la fibre optique dans la sous-région. Ces deux financements font partie des ressources extérieures attendues par le Cameroun en 2010 pour boucler son budget d'investissement, selon le ministère de l'Economie, de la Planification. Le budget d'Etat prévoit une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour les investissements publics, dont 339 millions de fonds extérieurs.

Cameroun: De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption

YAOUNDÉ, 6 jan 2010 - De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption, a annoncé à l'AFP une source judiciaire. "La Direction de la police judiciaire (DPJ) procède depuis ce (mercredi) matin à l'interpellation d'un certain nombre de grands commis de l'Etat ainsi que leurs collaborateurs", a affirmé cette source judiciaire ayant requis l'anonymat, sans précisions sur le nombre exact de personnes arrêtées Parmi les fonctionnaires interpellés, figurent Mme Haman Adama, ancienne ministre (2003-2009) de l'Education de base et Roger Ntongo Onguene, ancien directeur général (2003-2009) des Aéroports du Cameroun (ADC). Tous ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DPJ à Yaoundé où la sécurité a été renforcée mercredi dans la journée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les personnes arrêtées "font l'objet d'une enquête judiciaire" s'inscrivant dans le cadre de l'opération "Epervier", a expliqué la source judiciaire, sans préciser les griefs à leur encontre. En juin 2009, Mme Haman Adama avait été démise de ses fonctions de ministre de l'Education de base lors d'un remaniement ministériel, quelques semaines après le limogeage de Roger Ntongo Onguene du poste de directeur général des ADC. Mme Haman est la première femme ministre à être arrêtée dans le cadre de l'opération Epervier. Lancée fin 2004 sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, cette opération a déjà abouti à l'arrestation et la condamnation à de lourdes peines de prison de plusieurs personnalités dont d'anciens ministres. De nombreuses ONG locales et des diplomates estiment cependant que le niveau de la corruption demeure élevé au Cameroun et que la volonté politique de combattre cette pratique est très faible. "Nous irons jusqu'au bout (de la lutte contre la corruption), quoi qu'en disent certains", avait assuré fin décembre le président camerounais Paul Biya.



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