| L'actualité du Cameroun (d'après l'Agence France Presse) |
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Cameroun: Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), menace d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées
YAOUNDE, 27 août 2010 - Le principal parti d'opposition au Cameroun, le Social democratic front (SDF), a menacé vendredi d'empêcher par tous les moyens la tenue de la présidentielle de 2011 si ces exigences ne sont pas exaucées. Parmi ces onze points, le SDF demande un scrutin à deux tours pour la présidentielle (le scrutin actuel est à tour unique), le vote des Camerounais de l'étranger, ainsi que "l'institution des données biométriques dans l'établissement des listes électorales et des cartes d'électeurs". Dans une autre lettre qu'il a commencée à adresser aux membres de la communauté internationale, le SDF affirme être soutenu dans sa démarche par 30 partis politiques et ONG. Dans son communiqué le SDF menace "d'empêcher des élections futures par tous les moyens que le parti jugera nécessaires, opportuns et utiles" si les 11 exigences qu'il revendique ne sont pas exaucées. Ce communiqué est publié alors que les opérations d'inscription sur les listes électorales ont débuté jeudi. Le SDF demande aussi "le respect scrupuleux de la loi (...) de l'indépendance, la neutralité et l'impartialité" d'Elections Cameroon (Elecam) l'organe électoral qu'il juge inféodé au pouvoir. Aussi il réclame "la nomination de nouveaux membres", ainsi que sa dotation "d'une autonomie financière effective". Le SDF exige également "l'exclusion totale et sans ambiguïté du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du processus électoral" ou l'interdiction de "l'engagement des fonctionnaires, des responsables publics et parapublics" dans la campagne. L'opposition et la société civile camerounaise prêtent à Paul Biya, 77 ans, au pouvoir depuis 1982 et réélu en 2004 l'intention de vouloir rester au pouvoir mais M. Biya n'a pas encore dit s'il sera candidat. Les statuts de son parti le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) stipulent que son président est le candidat naturel du parti au scrutin présidentiel. En avril 2008, le parlement a adopté une modification de la Constitution, supprimant notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels. L'ancien texte prévoyait un mandat de sept ans, renouvelable une fois.
Cameroun: Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées
YAOUNDE, 25 août 2010 - Les opérations d'inscription sur les listes électorales en vue du scrutin présidentiel de 2011 au Cameroun ont été lancées, a annoncé mercredi à l'AFP un des responsables d'Elections Cameroon (Elecam), l'organe électoral camerounais. "Les processus d'inscription des électeurs sur les listes électorales ont démarré depuis cette deuxième quinzaine du mois d'août" en vue de la présidentielle, a affirmé le directeur général d'Elecam, Mohaman Sani Tanimou, sans préciser la date exacte. "Les inscriptions des électeurs ont été lancées pratiquement dans six régions (sur les 10 que compte le pays). Les autres vont suivre parce que nous avons de petits problèmes d'infrastructures qui ne sont pas complètement réglés", a-t-il ajouté. Selon lui, les opérations se poursuivront jusqu'à la convocation du corps électoral par le président Paul Biya. Une pause devrait être toutefois observée "entre janvier et février 2011" pour faire le point sur les inscriptions et "toiletter les listes", a-t-il précisé. Aucune date n'a encore été annoncée pour le scrutin. La présidentielle de 2011 sera la première élection organisée par Elecam, dont la loi de création date de 2006. Cet organisme a pour vocation de remplacer à la fois le ministère de l'Administration territoriale, auparavant chargé de l'organisation des élections, et l'Observatoire national des élections (Onel), qui était responsable depuis 2001 de leur supervision. Le nombre d'électeurs potentiels au Cameroun est estimé par les autorités à 9 millions, sur une population totale de 19,4 millions d'habitants. Le principal parti de l'opposition, le Social democratic front (SDF) a indiqué à l'AFP qu'il ne se sentait "pas concerné" par les opérations d'inscription sur les listes électorales et a prôné le boycott. "Nous demandons aux gens (électeurs potentiels) de rester tranquillement chez eux car Elecam n'est pas qualifié pour organiser les élections" a déclaré un des vice-présidents du SDF, Joshua Osih. Le 26 mars, le parlement a voté un amendement sur Elecam, renforçant l'implication de l'administration et rendant facultative celle de la société civile dans la conduite des élections. ONG et opposition accusent Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, d'avoir nommé des membres de son parti à Elecam et de n'avoir pas pris en compte les critiques de la communauté internationale.
Cameroun: Les gouvernements du Cameroun et du Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays
YAOUNDE, 19 juin 2010 - Le Cameroun et le Congo ont signé un accord sur la construction d'une route de 504,5 km reliant les deux pays, a-t-on appris samedi auprès du ministère camerounais en charge de l'aménagement du territoire. L'accord signé par les deux gouvernements porte notamment sur "l'aménagement de la route multinationale Ouesso (nord du Congo)- Sangmélima (sud du Cameroun)", indique dans un dossier de presse transmis à l'AFP le ministre camerounais de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Louis Paul Motazé. Le projet vise notamment à bitumer et construire des ouvrages d'art sur une distance de "504,5 km" entre les deux pays, dont 318 km au Cameroun, selon une fiche technique du projet. Selon la fiche technique, le coût des travaux qui seront réalisés du côté du Cameroun est provisoirement estimé à plus de 200 milliards de FCFA (3O7 millions d'euros). Le gouvernement camerounais a déjà signé, dans le cadre du projet, deux accords de prêts de 80 et 92 milliards de FCFA (133 millions d'euros et 140 millions d'euros) avec le Fonds africain de développement (FAD) et la Banque islamique de développement (BID). Aucune indication n'a pu être obtenue samedi sur le montant total des travaux prévus au Congo. La construction d'une route entre Ouesso et Sangmélima s'inscrit dans le cadre d'un projet beaucoup plus ambitieux visant à permettre à 10 pays d'Afrique centrale d'être reliés par voie terrestre: Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe et Tchad. Dénommé Plan directeur consensuel de développement des transports en Afrique centrale (Pdct-Ac), ce projet porte sur le bitumage de 6.018 km de routes et la construction de 140 km de voies ferroviaires. Le 15 juin, les autorités gouvernementales des 10 pays ont décidé, au terme d'une réunion sur la question à Yaoundé, de convoquer "une table ronde de bailleurs de fonds" au plus tard en juin 2011 pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet. |
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