| L'actualité du Cameroun (d'après l'Agence France Presse) |
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BEAC: Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institution
YAOUNDE, 5 fév 2010 - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) Lucas Abaga Nchama a officiellement pris ses fonctions vendredi à Yaoundé avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'institution, a déclaré le ministre camerounais des Finances Essimé Menye. Lucas Abaga Nchama (49 ans), un Equato-Guinéen est "un gouverneur de mission qui aura pour principales tâches de restaurer la crédibilité de notre Banque (la BEAC) et d'y instaurer un climat de confiance et de sérénité", a déclaré le ministre camerounais lors de la cérémonie d'installation au siège de la Banque. Le nouveau gouverneur doit "appliquer les recommandations des chefs d'Etat" de la sous-région portant notamment sur le lancement "des poursuites judicaires contre les auteurs des fraudes et autres détournements" à la BEAC, a ajouté le ministre Essimi. "Je m'engage à me conformer aux recommandations des chefs d'Etat", a assuré le nouveau patron de la BEAC, face à la presse, sans donner d'autres précisions. M. Abaga Nchama a été nommé gouverneur de l'institution le 17 janvier par les chefs d'Etat de la communauté économique d'Afrique centrale (Cémac) qui ont instauré un gouvernorat tournant à la BEAC. Depuis 1973, le président de la Banque était traditionnellement gabonais. M. Abaga Nchama remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés du Bureau extérieur de la Banque à Paris. Avant sa nomination, il était Directeur général d'exploitation au sein de la Banque. La BEAC est l'institution d'émission monétaire de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).
Cameroun: L'Etat camerounais, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minier
YAOUNDÉ, 2 fév 2010 - Le Cameroun, qui vise un taux annuel de croissance de 5,5% pendant les dix prochaines années, peinerait à atteindre cet objectif sans les petites et moyennes entreprises et le secteur minier, a estimé mardi une responsable de la Banque mondiale (BM) à Yaoundé. "Sans une croissance des Petites et moyennes entreprises, je ne pense pas que le Cameroun peut avoir 5,5% de croissance par an pendant les dix prochaines années", deux fois plus que le taux estimé à 2,5% pour 2009, a déclaré Mary Barton Dock, directrice des opérations de la BM pour ce pays. Elle s'exprimait devant la presse en marge d'une vidéoconférence du président de l'institution financière, Robert Zoellick. Dans son "Document de stratégie pour la croissance et l'emploi", élaboré à la demande des bailleurs de fonds internationaux et approuvé en 2009, le Cameroun s'est notamment fixé un taux moyen annuel de croissance de 5,5% pour la décennie 2010-2020. Avec l'exécution attendue de plusieurs projets miniers annoncés par Yaoundé (cobalt, nickel, manganèse, diamant), il y aura également un impact du secteur minier sur la croissance du pays, qui ne devrait toutefois être perceptible qu'"à la fin de cette période de dix ans, et pas tout de suite", a estimé Mme Barton Dock. Selon elle, pour atteindre le taux de croissance visé, le Cameroun devrait également relever le défi de l'énergie, en mettant fin à "la crise d'électricité". Les coupures de courant sont récurrentes dans ce pays d'Afrique centrale au potentiel hydro-électrique important. Yaoundé devrait également accélérer les réformes pour améliorer le climat des affaires, a-t-elle dit. D'après le Premier ministre camerounais Philémon Yang, depuis trois ans, le taux de croissance du pays est en régression: il est passé de 3,9% en 2007 à 2,5% en 2009 (contre une prévision de 4%).
Cameroun: La Banque mondiale à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US en faveur de routes et télécommunications YAOUNDÉ, 29 jan 2010 - La Banque mondiale (BM) à Yaoundé a signé vendredi avec le Cameroun "deux accords de crédits" totalisant 159,9 millions de dollars US (plus de 114 millions d'euros) en faveur de routes et télécommunications, selon un communiqué commun. Le premier accord porte sur un prêt de "150 millions de dollars" pour des infrastructures routières entre le Cameroun et ses voisins la Centrafrique et le Tchad, indique ce communiqué signé du ministre camerounais de l'Economie et de la Planification, Louis Paul Motaze, et de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, Mary Barton Dock. Le financement contribuera à "l'amélioration des infrastructures routières des corridors Douala-Bangui et Douala-N'Djamena", ce qui facilitera le commerce régional mais aussi l'accès des trois pays aux marchés mondiaux. Le second prêt s'élève à 9,9 millions de dollars US. Il est destiné à "accroître la portée géographique et l'utilisation" de la fibre optique dans la sous-région. Ces deux financements font partie des ressources extérieures attendues par le Cameroun en 2010 pour boucler son budget d'investissement, selon le ministère de l'Economie, de la Planification. Le budget d'Etat prévoit une enveloppe de 1,4 milliard de dollars pour les investissements publics, dont 339 millions de fonds extérieurs.
Cameroun: De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption
YAOUNDÉ, 6 jan 2010 - De hauts fonctionnaires camerounais, dont une ancienne ministre de l'Education, ont été arrêtés et placés en garde à vue mercredi à Yaoundé dans le cadre de l'opération "Epervier" de lutte contre la corruption, a annoncé à l'AFP une source judiciaire. "La Direction de la police judiciaire (DPJ) procède depuis ce (mercredi) matin à l'interpellation d'un certain nombre de grands commis de l'Etat ainsi que leurs collaborateurs", a affirmé cette source judiciaire ayant requis l'anonymat, sans précisions sur le nombre exact de personnes arrêtées Parmi les fonctionnaires interpellés, figurent Mme Haman Adama, ancienne ministre (2003-2009) de l'Education de base et Roger Ntongo Onguene, ancien directeur général (2003-2009) des Aéroports du Cameroun (ADC). Tous ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DPJ à Yaoundé où la sécurité a été renforcée mercredi dans la journée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les personnes arrêtées "font l'objet d'une enquête judiciaire" s'inscrivant dans le cadre de l'opération "Epervier", a expliqué la source judiciaire, sans préciser les griefs à leur encontre. En juin 2009, Mme Haman Adama avait été démise de ses fonctions de ministre de l'Education de base lors d'un remaniement ministériel, quelques semaines après le limogeage de Roger Ntongo Onguene du poste de directeur général des ADC. Mme Haman est la première femme ministre à être arrêtée dans le cadre de l'opération Epervier. Lancée fin 2004 sous la pression des bailleurs de fonds internationaux, cette opération a déjà abouti à l'arrestation et la condamnation à de lourdes peines de prison de plusieurs personnalités dont d'anciens ministres. De nombreuses ONG locales et des diplomates estiment cependant que le niveau de la corruption demeure élevé au Cameroun et que la volonté politique de combattre cette pratique est très faible. "Nous irons jusqu'au bout (de la lutte contre la corruption), quoi qu'en disent certains", avait assuré fin décembre le président camerounais Paul Biya.
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