| L'actualité du Burkina Faso (d'après l'Agence France Presse) |
|
Burkina: L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a débloqué un montant d'un milliard de F.CFA pour aider ses cinq pays-membres touchés par les inondations
OUAGADOUGOU, 30 août 2010 - L'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays) a débloqué un montant d'un milliard de F.CFA (1,5 million d'euros) pour aider ses cinq pays-membres touchés par les inondations, a annoncé lundi l'organisation basée à Ouagadougou. Le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal sont les bénéficiaires de cette aide. Le Niger où près de 200.000 personnes sont sinistrées, en raison des inondations a reçu "la plus grosse part", notamment 300 millions FCFA (environ 457.000 euros). Les autres pays ont reçu entre 150 et 200 millions FCFA (environ 305.000 euros) chacun. Créé en janvier 1994, l'Uémoa regroupe sept pays francophones d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Togo, Sénégal) et la Guinée-Bissau, un pays lusophone qui a adhéré à l'organisation en 1996.
Burkina: Blaise Compaoré, 59 ans, au pouvoir depuis 1987, a officiellement annoncé samedi à Ouagadougou sa candidature pour l'élection présidentielle du 21 novembre au Burkina Faso, dont il est le grand favori
OUAGADOUGOU, 21 août 2010 - Blaise Compaoré, 59 ans, au pouvoir depuis 1987, a officiellement annoncé samedi à Ouagadougou sa candidature pour l'élection présidentielle du 21 novembre au Burkina Faso, dont il est le grand favori. "Oui, j'accepte de solliciter le suffrage du peuple burkinabè pour écrire avec lui de nouvelles pages" a solennellement déclaré, M. Compaoré, devant 4.000 militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), son parti, qui l'avait désigné le 7 août, en son absence. Sanglé dans un costume sombre, le chef de l'Etat burkinabè a fait un bilan élogieux de son dernier quinquennat, assurant que son pays avait réalisé de "remarquables transformations" et d'"impressionnants résultats". Septième candidat déclaré à ce scrutin, il a également appelé à une mobilisation de ses partisans "pour une brillante victoire". M. Compaoré a été porté au pouvoir le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat au cours duquel a été tué le président Thomas Sankara, dont il était le numéro deux. Elu pour la première fois en 1991, cet ex-capitaine de l'armée a été réélu pour un second septennat en 1998, puis pour un quinquennat en 2005. Théoriquement le président Compaoré brigue son dernier mandat quinquennal, mais son parti a annoncé, au grand dam de l'opposition et de l'Eglise catholique, son intention de réviser la Constitution votée en 1991, pour y supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels afin de lui permettre de rester au pouvoir au-delà de 2015.
Burkina: Le parti du Président Compaoré l'a investi candidat à l'élection du 21 novembre et a appelé samedi à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels lors d'un congrès
OUAGADOUGOU, 7 août 2010 - Le parti du chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a appelé samedi à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels lors d'un congrès qui l'a investi candidat à l'élection du 21 novembre. Réuni à Ouagadougou, le congrès extraordinaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a investi en son absence, "par acclamation et à l'unanimité", Blaise Compaoré candidat du CDP pour la présidentielle, dont il est le grand favori. Le parti a "convenu de la suppression de la limitation des mandats présidentiels par la révision de l'article 37" de la Constitution, selon un "rapport de synthèse" lu par le secrétaire général Marie Achille Tapsoba. Aux termes de l'article 37 de la Constitution votée en 1991, "le président du Faso est élu pour cinq ans" et "rééligible une fois". Depuis plusieurs mois, de hauts responsables du parti majoritaire ont appelé à "revisiter" la Loi fondamentale pour supprimer cette limitation à deux quinquennats présidentiels, au grand dam de l'opposition et de l'Eglise catholique. M. Compaoré, 59 ans, a été porté au pouvoir le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat au cours duquel a été tué le président Thomas Sankara, dont il était le numéro deux. Elu pour la première fois en 1991, cet ex-capitaine de l'armée a été réélu pour un second septennat en 1998 puis un quinquennat en 2005. Pour appuyer sa demande de révision constitutionnelle, le CDP souligne qu'"il revient au peuple souverain de renouveler ou non sa confiance à un candidat". La Constitution peut être révisée par voie référendaire ou à la majorité absolue des députés. Le CDP dispose actuellement de 73 députés à l'Assemblée nationale, en plus des 12 de la mouvance présidentielle et des 14 de l'Alliance pour la démocratie et la fédération (ADF/RDA), son allié au gouvernement. L'opposition compte seulement 12 députés. Le parti présidentiel n'a pas donné de méthode ni de calendrier pour cette révision souhaitée de la Constitution. Il a appelé par ailleurs à créer un Sénat et à ce qu'il ne soit exigé d'un candidat à la présidence que d'être burkinabè de naissance. La Constitution stipule que pour être candidat à la magistrature suprême, "il faut être burkinabè de naissance né de père et de mère eux-mêmes burkinabè de naissance".
Burkina: Le gouvernement du Burkina Faso a lancé vendredi une campagne de distribution gratuite de quelque 8 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide afin de lutter contre le paludisme
OUAGADOUGOU, 23 juil 2010 - Le Burkina Faso a lancé vendredi une campagne de distribution gratuite de quelque 8 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide afin de lutter contre le paludisme, première cause de mortalité chez les enfants et les femmes enceintes dans le pays. Lancée à Nanoro (85 km à l'ouest de Ouagadougou), l'opération "vise à doter tous les Burkinabè d'une moustiquaire à raison d'une moustiquaire pour deux personnes", a indiqué à l'AFP le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le docteur Patrice Combary. Prévue jusqu'en octobre, cette campagne de distribution de moustiquaires d'une effficacité de "trois à quatre ans" est destinée à réduire de plus de 50% l'incidence du paludisme, a-t-il expliqué. L'opération va coûter plus de 25 milliards de francs CFA (38 M EUR), financés en grande partie par le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, le gouvernement burkinabè, la Banque mondiale et l'USAID. D'après le département de la santé, le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes au Burkina. En 2009, 4,5 millions de cas de paludisme ont été enregistrés dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest et près de 8.000 personnes en sont mortes, selon le Dr Combary.
Burkina : Le Fonds africain de développement, guichet concessionnel du Groupe de la BAD, a approuvé jeudi un financement de 39,5 millions de dollars US au profit du Burkina Faso, destiné à la mise en oeuvre d'un programme de réduction de la pauvreté
TUNIS, 15 juil 2010 - Le Fonds africain de développement (FAD), guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé jeudi un financement de 39,5 millions de dollars US au profit du Burkina Faso, a annoncé la banque. Ce financement, composé de 14,8 millions de dollars sous forme de don et d'un prêt de 24,7 millions de dollars, est destiné à la mise en oeuvre d'un programme de réduction de la pauvreté, selon le communiqué publié à Tunis, siège provisoire du groupe. Ce programme dit "Cinquième programme d'appui à la stratégie de réduction de la pauvreté" vise à favoriser une croissance forte et contribuera à la relance de l'économie et à l'efficacité de l'Etat en matière de gestion des ressources publiques, a-t-on indiqué. L'Union européenne a débloqué une aide d'un montant de 5,5 milliards de FCFA (8,3 MEUR) destinée à la sécurité alimentaire d'urgence pour 35.000 ménages vulnérables dans le Sahel burkinabé. Seize des 45 provinces du Burkina Faso ont connu une saison agricole déficitaire en 2009-2010 et Ouagadougou a lancé en avril une opération de vente de céréales à prix "modéré" auprès des populations exposées à l'insécurité alimentaire.
Burkina: L'Union européenne a débloqué une aide d'un montant de 5,5 milliards de FCFA destinée à la sécurité alimentaire d'urgence pour 35.000 ménages vulnérables dans le Sahel burkinabè
OUAGADOUGOU, 14 juil 2010 - L'Union européenne a débloqué une aide d'un montant de 5,5 milliards de FCFA (8,3 MEUR) destinée à la sécurité alimentaire d'urgence pour 35.000 ménages vulnérables dans le Sahel burkinabè, a-t-on appris mercredi auprès de sa délégation à Ouagadougou. "Dans le domaine de la sécurité alimentaire, l'Union européenne a débloqué 5,5 milliards FCA pour appuyer un total de 35.000 ménages dans le Sahel, le nord et le centre-nord" du Burkina Faso, a déclaré un responsable du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), Eric Pitois, lors d'une conférence de presse. Selon M. Pitois, 3 milliards FCFA (4,5 MEUR) sont destinés à la sécurité alimentaire et 2,5 milliards (3,8 MEUR) au traitement de la malnutrition chez les enfants de moins de deux enfants. Environ 20% des enfants du pays sont concernés par ce volet qui touchent également les régions du centre-est et du centre-nord. Au total, seize des 45 provinces du Burkina Faso ont connu une saison agricole déficitaire en 2009-2010. Ouagadougou a lancé début avril une opération de vente de céréales à prix "modéré" auprès des populations exposées à l'insécurité alimentaire.
Burkina: L'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont signé mardi à Ouagadougou la version révisée de leur accord de coopération dit de Cotonou, qui vise notamment à améliorer l'efficacité de l'aide au développement
OUAGADOUGOU, 22 juin 2010 - L'Union européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont signé mardi à Ouagadougou la version révisée de leur accord de coopération dit de Cotonou, qui vise notamment à améliorer l'efficacité de l'aide au développement, a constaté l'AFP. L'accord a été signé par le commissaire européen au Développement Andris Piebalgs, la secrétaire d'Etat espagnole à la Coopération internationale Soraya Rodriguez - dont le pays assure la présidence tournante de l'UE - et les ministres et représentants de pays ACP et européens. Le texte vise à "réduire et à terme à éradiquer la pauvreté" dans les 79 pays ACP en améliorant l'efficacité de l'aide. Il vise également la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et la coopération contre le changement climatique. "L'accord de Cotonou révisé reflète nos objectifs communs de lutte contre la pauvreté, de promotion du développement durable et de promotion des Etats ACP dans l'économie mondiale, notamment à travers les relations commerciales", a déclaré M. Piebalgs à la presse. Signé en 2000, l'accord est révisé tous les cinq ans. "Les ACP et l'UE vont parler d'une seule voix lors de la réunion sur les OMD de septembre à New York", s'est félicité le président du Conseil des ministres des ACP, le Gabonais Paul Bunduku-Latha. Les pays ACP ont toutefois regretté de ne pas avoir obtenu d'engagements chiffrés de l'UE pour le financement de l'accord. "Nous n'avons pas la possibilité de nous engager dans des promesse fermes sur cette question parce que nous sommes en train de préparer les perspectives financières de l'UE", a expliqué le commissaire européen. De son côté, l'UE a déploré la difficulté à conclure "au plus vite" des Accords de partenariat économique (APE) avec les ACP. Lancées en 2002, les négociations sur les APE piétinent, notamment car les pays africains craignent que l'ouverture des marchés ne fragilise leurs économies. Enfin, faute d'accord, le point sur la réadmission dans leur pays d'origine des migrants en situation irrégulière a été renvoyé à d'autres négociations en 2011. Les ACP estiment qu'il appartient aux Etats, "à titre individuel, de négocier et traiter cette question au plan bilatéral".
Burkina: Des irrégularités commises par des agents publics ont occasionné en 2009 pour l'Etat du Burkina Faso plus de deux milliards de francs CFA de pertes
OUAGADOUGOU, 16 juin 2010 - Des irrégularités commises par des agents publics ont occasionné en 2009 pour l'Etat du Burkina Faso plus de deux milliards de francs CFA (3 millions d'euros) de pertes, indique l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat (ARCE, publique) dans un rapport publié mercredi. Le rapport, transmis mardi par le contrôleur général d'Etat Henri Bruno Bessin au président Blaise Compaoré, porte sur les investigations réalisées en 2009 auprès de certains services publics par l'ARCE et les inspections techniques des différents ministères. "Parfois ce sont des malversations, parfois ce sont des gens qui ont pris l'argent pour le mettre dans leur poche (ou) des gens qui n'ont pas respecté la procédure financière. D'autres ont fractionné des marchés" publics, a expliqué M. Bessin à la presse à Ouagadougou. Créée en 2007, l'ARCE est chargée de la lutte contre la corruption et de la "surveillance des abus, des gaspillages, des fraudes et des pratiques de délinquance financière et économique". En 2009, l'ONG Transparency international a classé le Burkina Faso pays perçu comme le moins corrompu de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays) et le 8e d'Afrique, mais au 79e rang mondial.
Burkina: Le FMI accorde un nouveau prêt au Burkina Faso et au Bénin respectivement de 67,7 millions de dollars et de 109 millions de dollars
WASHINGTON, 14 juin 2010 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir accordé de nouveaux prêts sur trois ans au Burkina Faso et au Bénin. Le prêt au Burkina Faso, d'un montant de 67,7 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités en vue de consolider les progrès récents et d'améliorer les perspectives de la croissance et des efforts de réduction de la pauvreté", a expliqué le FMI dans un communiqué. Le prêt au Bénin, d'un montant de 109 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités afin d'accroître la croissance économique en stimulant l'investissement dans les infrastructures et en mettant en oeuvre des réformes structurelles visant à améliorer la compétitivité". Ces deux prêts viennent succéder à d'autres accordés respectivement en 2007 et 2005. Au Burkina, "le programme se concentrera sur la consolidation budgétaire pour maintenir la stabilité macroéconomique, et sur un ensemble de réformes tourné vers le soutien au développement du secteur privé", a-t-il ajouté. Le Burkina Faso fait partie, selon le FMI, des pays les mieux gérés d'Afrique, avec "des politiques économiques saines" et des "réformes structurelles" conformes à ses recommandations. Dans le cadre de ce nouveau prêt, le Fonds a indiqué s'être mis d'accord avec les autorités du pays sur des réformes dans la gestion des finances publiques (amélioration de la collecte fiscale et de la comptabilité dans les dépenses), le secteur financier et le droit des affaires. Il a également annoncé que le gouvernement mènerait une "restructuration de l'entreprise publique burkinabè d'égrenage du coton, Sofitex, à travers la mise en oeuvre de nouvelles mesures de réduction des coûts", d'une stratégie d'entreprise et de nouvelles procédures d'audit et de gestion des risques. Au Burkina Faso, après une croissance ralentie à 3,2% en 2009, le FMI prévoit 4,4% en 2010. Au Bénin, il prévoit 3,2% de croissance en 2010, après 2,7% en 2009. Dans ce pays, le programme économique mis au point avec le FMI doit "dégager de la marge de manoeuvre budgétaire pour accélérer les dépenses d'investissement et sociales en élargissant l'assiette fiscale, en limitant les dépenses non prioritaires, et en accroissant l'efficacité du secteur public". Les réformes recommandées par le Fonds prévoient d'améliorer la gestion des appels d'offres publics, la qualité des services publics, la gestion des finances de l'Etat. Le FMI souhaite également "des réformes pour améliorer le cadastre et le droit à la propriété, ainsi que les systèmes financier et judiciaire", et une surveillance plus étroite du secteur du microcrédit.
Burkina: Selon une étude rendue publique mardi à Ouagadougou, le coût des transports en Afrique de l'Ouest est élevé par rapport aux "normes mondiales" en raison des nombreux contrôles, des retards et de la corruption le long des corridors
OUAGADOUGOU, 8 juin 2010 - Le coût des transports en Afrique de l'Ouest est élevé par rapport aux "normes mondiales" en raison des nombreux contrôles, des retards et de la corruption le long des corridors, selon une étude rendue publique mardi à Ouagadougou. "Les coûts des transport en Afrique de l'Ouest sont plus élevés par rapport aux normes mondiales à cause des nombreux postes de contrôle sur les routes, des retards et des pots-de-vin", a indiqué le directeur des Transports au Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest, Niels Rasmussen. Il présentait une étude sur les coûts de transport et de logistique sur le corridor reliant le port ghanéen de Tema et Ouagadougou. Cette étude a été réalisée en collaboration avec plusieurs partenaires, dont l'Observatoire des pratiques anormales (OPA) en Afrique de l'Ouest, tous financés par l'agence américaine d'aide au développement USAID. Selon l'étude, le transport routier représente plus de 60% du total des coûts de transport et de logistique des importations dans la sous-région. Un chauffeur reliant Abidjan à Lagos paie 150 dollars (125 euros) en pots-de-vin pour passer les points de contrôle sur ce corridor, selon la même source. Selon l'OPA, les marchandises "périssables attirent des pots-de-vin au moins sept fois plus élevés parce que le personnel en uniforme utilise le caractère périssable de la cargaison pour extorquer plus d'argent aux transporteurs et commerçants". Pour le corridor Tema-Ouagadougou, les auteurs de l'étude affirment que la corruption représente environ 8,2% du coût total du transport et de la logistique pour les importations et 2,9% pour les exportations. Afin de réduire coûts et temps de transit, le Centre pour le commerce, basé à Accra, appelle à lutter contre la corruption et recommande la création d'un marché unique dans la région, la "déréglementation" du marché des transports routiers ainsi que l'automatisation et la "rationalisation" des procédures douanières.
Burkina: Le gouvernement du Burkina table sur une croissance soutenue pouvant atteindre 7% en 2013, contre 3,2% en 2009, grâce notamment aux secteurs agricole et minier
OUAGADOUGOU, 25 mai 2010 - Le Burkina Faso table sur une croissance soutenue de son économie au cours des prochaines années, pouvant s'établir à 7% en 2013, contre 3,2% en 2009, grâce notamment aux secteurs agricole et minier, a-t-on appris mardi de sources officielles. Selon un document élaboré par le ministère de l'Economie et des Finances sur le Cadrage budgétaire à moyen terme (CBMT) obtenu par l'AFP, le Burkina vise une croissance de 4,4% en 2010, 4,9% en 2011, 6,2% en 2012 et 7% en 2013. Pour ces prévisions, "nous nous basons sur le secteur agricole (...), les services, notamment le tourisme, et le secteur minier qui est en pleine croissance", a expliqué à l'AFP Dramane Koné, directeur général du budget. L'économie du Burkina, pays pauvre enclavé en Afrique de l'Ouest, est largement tributaire des cours mondiaux du coton, dont il est le premier producteur d'Afrique subsaharienne. Le pays tente de diversifier son économie en misant sur les ressources minières, notamment l'or qui a détrôné en 2009 le coton comme premier produit d'exportation.
Burkina: Premier producteur de coton en Afrique subsaharienne, le Burkina Faso a lancé lundi la campagne 2010-2011 avec un objectif de production de 600.000 tonnes grâce à l'ensemencement de 80% des surfaces en coton transgénique
ZAMBO, 17 mai 2010 - Le Burkina Faso, premier producteur de coton en Afrique subsaharienne, a lancé lundi la campagne 2010-2011 avec un objectif de production de 600.000 tonnes grâce à l'ensemencement de 80% des surfaces en coton transgénique. "Nous sommes venus dire aux paysans que l'objectif affiché pour cette campagne agricole, c'est d'ensemencer 80% de nos surfaces en coton génétiquement modifié (CGM) et 20% en conventionnel, pour produire 600.000 tonnes de coton graine", a déclaré Oumar Gadiaga, directeur des intrants et du crédit à la Société des fibres et textiles du Burkina Faso (Sofitex). Il s'exprimait devant plusieurs centaines de producteurs réunis au marché de Zambo, à quelque 300 km au sud-ouest de Ouagadougou. En 2009, le Burkina a produit quelque 530.000 tonnes de coton. La Sofitex, la principale société cotonnière du pays, compte pour cette campagne produire 515.000 tonnes (contre 370.000 tonnes en 2009, dont 123.000 en coton transgénique). Le reste serait produit par Faso coton et la Société cotonnière du Gourma (Socoma), basée dans l'est. Pour atteindre ces résultats, les sociétés cotonnières ont pris une série de mesures, notamment l'augmentation du prix d'achat du coton qui passe de 160 francs CFA en 2009-2010 à 182 francs CFA (moins de 0,3 euro) en 2010-2011, et le maintien des prix des intrants (engrais et pesticides) à leur niveau de l'année dernière. Par ailleurs, les trois sociétés cotonnières mènent une opération de charme en direction des producteurs en organisant des forums à travers les zones cotonnières du pays pour les convertir au coton génétiquement modifié, mis en place en 2002 avec la firme américaine Monsanto. Le CGM est jugé par ses défenseurs "plus résistant" aux attaques d'insectes et moins pénible à cultiver car il nécessite seulement deux traitements en pesticides contre six pour le coton conventionnel. Selon les sociétés promotrices du coton transgénique, le CGM rapporte également beaucoup plus aux paysans, qui ont connu ces dernières années des prix d'achat particulièrement bas. "Nous sommes prêts à nous lancer dans la production du coton transgénique, mais 27.000 francs CFA (41 euros) le sac de semences CGM, c'est vraiment trop cher", souligne Tiéba Ouattara, producteur du village de Zegnedougou, à la frontière ouest du Burkina avec le Mali et la Côte d'Ivoire. L'or blanc représentait en 2009 60% des recettes d'exportation du Burkina, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, où il fait vivre plus de 3 millions de personnes.
Burkina: Une quinzaine de partis d'opposition du Burkina ont annoncé jeudi la formation d'une coalition pour "s'opposer par tous les moyens" à une révision de la Constitution
OUAGADOUGOU, 29 avr 2010 - Une quinzaine de partis d'opposition du Burkina ont annoncé jeudi la formation d'une coalition pour "s'opposer par tous les moyens" à une révision de la Constitution visant à permettre au président Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir. Les membres de "la Coalition contre la révision de l'article 37 de notre Constitution, dénommée +Coalition 37+" sont "animés de la ferme volonté de s'opposer par tous les moyens" à cette révision, a déclaré lors d'une conférence de presse à Ouagadougou le président de son comité provisoire, Issa Tiendrébéogo. La coalition regroupe notamment les principaux partis d'opposition. Accusant le camp présidentiel de vouloir instaurer un "pouvoir personnel et à vie de M. Compaoré", M. Tiendrébéogo a appelé "tous les démocrates, société civile, communautés coutumières et religieuses à renforcer la lutte contre le tripatouillage de la Constitution". Depuis plusieurs mois, le débat fait rage au Burkina Faso, après que la majorité du président Compaoré a exprimé le désir de supprimer la clause limitative du nombre de mandats prévue par l'article 37. Cet article stipule depuis 2000 que "le président du Faso est élu pour 5 ans au suffrage universel direct" et "rééligible une fois". Des personnalités de la société civile ont lancé le 12 avril une pétition contre le "tripatouillage" de la Constitution. Au pouvoir depuis 1987, élu en 1991 et réélu en 1998 et 2005, Blaise Compaoré, 59 ans, ne s'est pas encore prononcé ouvertement sur la question. Il pourrait briguer, selon l'actuelle Constitution, un dernier quinquennat lors du prochain scrutin, fixé au 21 novembre 2010.
Burkina: Seules quelque 3,3 millions de personnes se sont inscrites sur la liste électorale au Burkina Faso en vue du scrutin présidentiel du 21 novembre, alors qu'au moins cinq millions étaient attendues
OUAGADOUGOU, 24 avr 2010 - Seules quelque 3,3 millions de personnes se sont inscrites sur la liste électorale au Burkina Faso en vue du scrutin présidentiel du 21 novembre, alors qu'au moins cinq millions étaient attendues, a-t-on appris samedi de source officielle. "Au total, 3.330.792 électeurs" ont été enregistrés à l'issue du recensement électoral achevé le 15 avril, a déclaré au cours d'une conférence de presse le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Moussa Michel Tapsoba. La Ceni tablait sur cinq millions d'inscrits. Le ministère de l'Administration territoriale évoquait un "potentiel électoral" de "7,5 millions" de personnes, pour plus de 14 millions d'habitants dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest. L'effectif de 2010 est également inférieur à celui de la dernière présidentielle de novembre 2005 (3,9 millions d'inscrits). Pour expliquer cette désaffection, le président de la Ceni a évoqué "des problèmes de pièces" administratives dans un pays où tout le monde ne dispose pas d'une carte d'identité. "Nous pensions que tout le monde avait un acte de naissance après la campagne massive de délivrance des actes de naissance (lancée en début d'année), mais des maires ont gardé les jugements supplétifs par devers eux et les électeurs n'avaient pas de pièce pour s'inscrire", a affirmé M. Tapsoba. Le président Blaise Compaoré, 59 ans, dont plus de 22 ans au pouvoir, devrait briguer un dernier quinquennat et apparaît comme le favori du scrutin de novembre. Son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), devrait désigner son candidat en juin. Deux rivaux du CDP ont déjà fait acte de candidature. Il s'agit de Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l'Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), arrivé deuxième avec 4,88% des voix en 2005, et d'un candidat indépendant, Maxime Kaboré, qui vit en Belgique.
Burkina: L'or, poussé par les cours sur le marché mondial, a détrôné en 2009 le coton comme premier produit d'exportation du Burkina Faso
OUAGADOUGOU, 15 avr 2010 - L'or, poussé par les cours sur le marché mondial, a détrôné en 2009 le coton comme premier produit d'exportation du Burkina Faso, a annoncé jeudi le ministre des Mines et de l'Energie Abdoulaye Abdoulkader Cissé. "Le premier produit d'exportation du Burkina Faso en 2009, c'est l'or", a déclaré M. Cissé lors d'un entretien à l'AFP et la BBC. Première culture de rente du Burkina et premier produit d'exportation depuis l'époque coloniale, le coton fait vivre 3 millions de personnes et contribue pour plus de 20% à la valeur ajoutée globale et plus de 60% aux recettes d'exportation du pays. Selon le Fonds monétaire international (FMI), les exportations de coton ont rapporté 120 milliards FCFA (environ 180 millions d'euros) à l'Etat en 2009, contre "autour" de 180 mds FCFA pour l'or (plus de 270 M EUR). Pour 2010, le FMI table sur des revenus de 300 mds FCFA (plus de 450 M EUR) pour l'or contre seulement 100 mds FCFA (150 M EUR) pour le coton. Le Burkina, qui a inauguré la semaine dernière sa cinquième mine d'or en moins de trois ans, a plus que doublé sa production d'or, passée de cinq tonnes en 2008 à 11,6 tonnes en 2009. "Si la tendance continue avec le cours (actuel de l'or) et avec l'entrée en production de la mine d'or d'Essakane (nord) en septembre prochain, on sera à 22 tonnes d'or à partir de décembre 2010", a dit le ministre. Les recettes actuelles apportées par l'or sont "faibles pour le moment" à cause d'une exemption d'impôts accordée aux sociétés minières pour une durée de trois ans, a-t-il expliqué. Mais "à partir de 2011", les quatre premières mines ne seront plus concernées par l'exonération, a-t-il souligné. L'exploitation minière était freinée ces dernières années dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest par la morosité des cours et d'importants coûts. Mais Ouagadougou a opéré de vastes réformes pour rendre le secteur plus attractif. Plusieurs sociétés minières du Canada, d'Afrique du Sud, d'Australie, de Russie et de Grande-Bretagne ont acquis des permis de recherche ou d'exploitation.
Burkina: Le gouvernement du Burkina Faso a inauguré jeudi la cinquième mine d'or du pays à Inata, à 300 km au nord de Ouagadougou, qui devra extraire 30 tonnes d'or
OUAGADOUGOU, 8 avr 2010 - Le Burkina Faso a inauguré jeudi sa cinquième mine d'or à Inata, à 300 km au nord de Ouagadougou, a annoncé la radio publique. Le nouveau gisement minier entré en exploitation en décembre est situé dans la province du Soum (nord). Au total 944.000 onces, soit 30 tonnes d'or, seront extraites dans cette mine, a rapporté la radio. La Société des mines de Belahourou (SMB), détenue à 90% par la société britannique Avocet Mining TLC et 10% par l'Etat burkinabè, exploite les réserves d'Inata, présentée comme la deuxième réserve aurifère du Burkina Faso. Avocet Mining TLC a investi 125 milliards de francs CFA (quelque 190 millions d'euros) pour les recherches et la construction de la mine d'Inata, dont la durée de vie est estimée à sept ans. L'ouverture de cette mine porte à cinq en moins de trois ans le nombre de mines d'or entrées en production au Burkina Faso après Taparko et Youga (centre-sud), Mana (ouest) et Kalsaka (nord). Selon la radio, environ 400 emplois doivent être créés et l'Etat burkinabè prévoit d'engranger 6 milliards francs CFA (quelque 9 millions d'euros) de revenus fiscaux. Le Premier ministre Tertius Zongo a annoncé fin mars que la production d'or du Burkina a plus que doublé en 2009, atteignant plus de 11 tonnes. L'exploitation minière était freinée ces dernières années dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest par la morosité des cours et d'importants coûts d'exploitation. Mais Ouagadougou a opéré de vastes réformes pour rendre le secteur plus attractif. Plusieurs sociétés minières du Canada, d'Afrique du Sud, d'Australie, de Russie et de Grande-Bretagne ont acquis des permis de recherches ou d'exploitation.
Burkina: La production industrielle d'or est passée d'environ 5 tonnes en 2008 à 11,6 tonnes en 2009, toute chose qui contribue à renforcer la position du pays en tant que pays minier
OUAGADOUGOU, 26 mars 2010 - La production d'or du Burkina Faso a plus que doublé en 2009, atteignant plus de 11 tonnes, a déclaré le chef du gouvernement burkinabè Tertius Zongo. "La production industrielle d'or est passée d'environ 5.000 kg en 2008 à 11.642 kg en 2009, toute chose qui contribue à renforcer la position de notre pays en tant que pays minier", a déclaré jeudi soir M. Zongo devant les députés burkinabè lors d'une déclaration solennelle sur "l'état de la Nation". L'exploitation minière était freinée ces dernières années dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest par la morosité des cours et par d'importants coûts d'exploitation. Mais Ouagadougou a opéré de vastes réformes en 2003 et 2006 pour rendre le secteur plus attractif. Et "à la faveur d'une bonne tenue des cours des métaux précieux sur le marché mondial ces dernières années, l'activité minière et l'industrie extractive connaissent un réel essor au Burkina Faso", s'est félicité M. Zongo. Ainsi plusieurs sociétés minières du Canada, d'Afrique du Sud, d'Australie, de Russie ont acquis des permis de recherches ou d'exploitation. Le nombre de titres et autorisations délivrés est ainsi passé de 537 en 2008 à 599 en 2009, soit une progression de 11,6%, selon M. Zongo. Il a rappelé qu'environ 350 titres ont été délivrés entre 2003 et 2007. Au Burkina Faso, des mines d'or sont actuellement entrées en production à Taparko (Centre-Sud), Youga (Centre-Sud), Mana (Ouest) et Kalsaka (Nord). Ces sociétés minières ont crée environ 1.350 emplois permanents, a précisé le Premier ministre. Deux mines d'or sont en construction à Essakane et à Inata (Nord), une mine de zinc à Perkoa (Centre-Ouest) et une "petite" mine de manganèse à Kiéré (Ouest). Toutes devraient commencer la production en 2010. Le Burkina est par ailleurs le premier producteur de coton en Afrique subsaharienne.
Burkina: Le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré a prorogé pour une durée de deux semaines, du 6 au 15 avril 2010, la date limite de révision des listes électorales à la présidentielle du 21 novembre
OUAGADOUGOU, 22 mars 2010 - Le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré a prorogé pour une durée de deux semaines la date limite de révision des listes électorales à la présidentielle du 21 novembre, a-t-on appris de source officielle lundi à Ouagadougou. "La période de révision exceptionnelle des listes électorales (...) au Burkina Faso est prorogée pour la période allant du 6 au 15 avril 2010", indique un décret du président Compaoré datée du 19 mars dont l'AFP a obtenu copie. Les inscriptions sur les listes électorales en vue de ce scrutin avaient été ouvertes du 1er au 21 mars. Mais à la clôture dimanche, "moins de 20%" des 5 millions d'électeurs potentiels attendus s'étaient fait inscrire, selon la Commission nationale électorale indépendante (CENI). Expliquant les raisons de cette désaffection des populations en âge de voter, le ministre de l'Administration territoriale Clément Sawadogo a indiqué que les citadins attendaient "toujours la dernière minute pour s'inscrire". "On s'est rendu compte que cette période de trois semaines pour les inscriptions n'était pas suffisante parce que les premiers jours n'ont pas connu véritablement l'engouement souhaité", a-t-il ajouté. "Le point à mi-parcours fait ressortir un taux d'inscription qui n'est pas très reluisant", a-t-il poursuivi à la télévision d'Etat. Afin d'éviter les fraudes électorales, le gouvernement a décidé d'établir des cartes d'électeurs "infalsifiables", obligeant ainsi les électeurs à s'inscrire avec des pièces comportant nécessairement une photo notamment la carte d'identité nationale, la carte militaire ou le passeport. L'inscription sur les listes à l'aide d'extrait de naissance a été autorisée à "titre exceptionnel" pour cette révision électorale. Classé parmi les plus pauvres au monde, le Burkina Faso est un pays relativement stable. Le président Compaoré, 59 ans, dont plus de 22 ans au pouvoir devrait briguer un dernier quinquennat à l'élection de novembre pour lequel il apparaît comme le favori.
Burkina: Le président burkinabè Blaise Compaoré a remanié vendredi son gouvernement qui reste dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo nommé en juin 2007
OUAGADOUGOU, 13 mars 2010 - Le président burkinabè Blaise Compaoré a remanié vendredi son gouvernement qui reste dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo nommé en juin 2007, mais dont les ministres du Commerce, du Travail et du Budget ont été changés, a annoncé la télévision publique. Un ancien banquier, Léonce Koné, ex-directeur général de la Banque agricole et commerciale du Burkina (BACB) devient ministre du Commerce, de la promotion de l'entreprise et de l'artisanat, en remplacement de Mamadou Sanou. Le portefeuille du ministère du Travail et de la Sécurité sociale a été confié à Adrien Koné, précédemment secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres. Ce poste était occupé par Jérôme Bougouma. Le ministère délégué chargé du Budget auprès du ministre de l'Economie et des finances a été confié à François Marie Didié Zoundi. Il remplace Mme Marie Thérèse Drabo/Kéïta qui aura passé 18 mois au gouvernement. Dans un autre décret, le président Compaoré a nommé le topographe Yacouba Barry secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres. Il est également commissaire régional du Nord du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP,pouvoir).
Aux termes du décret n° 2010-105/PRES/PM du 12 mars signé par le président Blaise Compaoré et le Premier ministre Tertius Zongo, le Gouvernement du Burkina Faso est donc remanié ainsi qu’il suit :
1. Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale : Bédouma Alain YODA
2. Ministre de l’Agriculture, de Hydraulique et des Ressources Halieutiques : Laurent SEDEGO
3. Ministre de l’Economie et des Finances : Lucien Marie Noël BEMBAMBA
4. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Zakalia Koté
5. Ministre de la Défense : Yéro BOLI
6. Ministre de la Santé : Seydou BOUDA
7. Ministre des Transports : Gilbert Noël OUEDRAOGO
8. Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation : Clément SAWADOGO
9. Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Seydou KABORE
10. Ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie : Abdoukader CISSÉ
11. Ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Porte-parole du gouvernement : Filippe SAWADOGO
12. Ministre de la Sécurité : Emile OUEDRAOGO
13. Ministre de l’Environnement et du Cadre de vie : Salifou SAWADOGO
14. Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur, et de la Recherche scientifique : Joseph PARE
15. Ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation : Marie-Odile BONKOUNGOU
16. Ministre du Commerce, de Promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat : Léonce KONE
17. Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat : Soungalo OUATTARA
18. Ministre du Travail et de la Sécurité sociale : Amadou Adrien Koné
19. Ministre Chargé de mission auprès du Président du Faso, Chargé de l’Analyse et de la Prospective : Guéda Jacques OUEDRAOGO
20. Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi : Justin KOUTABA
21. Ministre de Action Sociale et de la Solidarité nationale : Pascaline TAMINI/BIHOUN
22. Ministre des Ressources animales : Sékou BA
23. Ministre de la Promotion des Droits humains : Salamata SAWADOGO
24. Ministre des Postes et Technologies de l’Information et de la Communication : Noël KABORE
25. Ministre de la Promotion de la Femme : Céline YODA
26. Ministre de l’Habitat et l’Urbanisme : Vincent DABILOUGOU
27. Ministre des Sports et Loisirs: Jean-Pierre PALM
28. Ministre Chargé des Relations avec le Parlement : Cécile BELOUM
29. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget : M. François Marie Didié ZOUNDI
30. Ministre délégués auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération régionale, chargé de la Coopération régionale: Minata SAMATE/CESSOUMA
31. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Chargé des Collectivités territoriales: Toussaint Abel COULIBALY
32. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques, Chargé de l’Agriculture: Abdoulaye COMBARY
33. Ministre délégué auprès du Ministre de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation, Chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non Formelle: Ousséni TAMBOURA
34. Ministre délégué auprès du Ministre des Enseignements Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique, Chargé de l’Enseignement technique et Formation professionnelle: Maxime SOME
Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres : M. Yacouba BARRY
Burkina: Le gouvernement burkinabè a renoncé à confier la gestion de l'eau et de l'électricité au secteur privé, comme il l'avait annoncé à plusieurs reprises
OUAGADOUGOU, 11 mars 2010 - Le gouvernement burkinabè a renoncé à confier la gestion de l'eau et de l'électricité au secteur privé, comme il l'avait annoncé à plusieurs reprises, a-t-on appris jeudi de source officielle à Ouagadougou. La société nationale burkinabè d'électricité (Sonabel) et l'Office national de l'eau et de l'assainissement (Onea) ont été retirés de la liste des entreprises à privatiser, indique le gouvernement dans un communiqué transmis à l'AFP. "Le Conseil (des ministres) au vu des résultats de la Sonabel et de l'Onea a décidé (...) de les retirer de la liste des entreprises à privatiser", précise le texte. En revanche, le gouvernement a décidé de les assujettir à une gestion "de type privé" assortie d'un contrat de performance. La Sonabel et l'Onea détenues à 100% par l'Etat burkinabè faisaient partie des entreprises publiques à privatiser. Les syndicats avaient à plusieurs reprises appelé le gouvernement à ne pas céder les "entreprises stratégiques de l'eau, de l'électricité" au privé. Le Burkina Faso, 67e le plus pauvre du monde d'après l'Indice de développement humain durable (IDH) 2008 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est un pays sahélien enclavé. Selon la Banque mondiale, moins de 60% des 14 millions de Burkinabè ont accès à l'eau potable, ils sont seulement 13% à bénéficier de couverture en assainissement. Le gouvernement a, en revanche maintenu l'ouverture du capital de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (Sonabhy) au privé et de vendre le segment commercial du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (Bumigeb) spécialisée dans l'exploration minière.
Burkina: Le gouvernement a fixé l'élection présidentielle au Burkina Faso au 21 novembre 2010
OUAGADOUGOU, 11 fév 2010 - Le gouvernement du Burkina Faso a fixé la date de l'élection présidentielle au 21 novembre 2010, a-t-on appris jeudi de source officielle à Ouagadougou. "Le premier tour de l'élection du Président du (Burkina) Faso est fixé au dimanche 21 novembre 2010", indique un compte-rendu du conseil des ministres transmis à l'AFP. Cette réunion, présidée mercredi par le président Blaise Compaoré, a également fixé la période du 1er au 21 mars 2010 pour l'établissement des listes électorales. Arrivé au pouvoir le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat au cours duquel a été tué le président Thomas Sankara (1983-1987), M. Compaoré, 59 ans, avait ensuite ouvert le pays à la vie démocratique. Elu pour une première fois en 1991, puis successivement réélu en 1998 et 2005, il ne s'est pas encore déclaré candidat. Depuis plusieurs mois, plusieurs partisans de M. Compaoré demandent la révision de la loi fondamentale pour supprimer la limitation des mandats présidentiels. La Constitution du Burkina Faso révisée en 2002 indique que "le président du (Burkina) Faso est élu pour 5 ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois". "La limitation du mandat présidentiel est antidémocratique", a lancé samedi le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, pouvoir) Roch Marc Christian Kaboré. Deux opposants sont déjà portés candidats à cette élection présidentielle. Il s'agit du chef de l'Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara, et du président du Front des forces sociales (FFS), Norbert Michel Tiendrébéogo. Me Sankara était arrivé deuxième à la présidentielle de 2005 avec 4,88% et M. Tiendrébéogo, septième avec 1,61% des voix.
Burkina: Les principaux protagonistes de la crise actuelle autour de la liste électorale ivoirienne doivent se retrouver jeudi à Ouagadougou autour du "facilitateur", le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré
OUAGADOUGOU, 8 fév 2010 - Les principaux protagonistes de la crise actuelle autour de la liste électorale ivoirienne doivent se retrouver jeudi à Ouagadougou autour du "facilitateur", le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, a-t-on appris lundi de source proche de la médiation. Des représentants du camp du président ivoirien Laurent Gbagbo, de l'opposition ainsi que le chef de la Commission électorale indépendante (CEI) Robert Beugré Mambé sont notamment attendus, a indiqué cette source, sans plus de précision sur les participants. "Il faut concentrer les discussions" sur le fichier litigieux au coeur de la crise actuelle, afin d'"atteindre la liste électorale définitive", a-t-on ajouté. Le Premier ministre Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), est arrivé en fin de semaine dernière à Ouagadougou, d'où il lancé un "appel au calme" et sollicité l'aide de M. Compaoré. Le processus électoral ivoirien est actuellement en panne, alors qu'il doit conduire à la tenue d'un scrutin présidentiel reporté depuis 2005 et censé clore la crise née d'un coup d'Etat manqué en 2002. La tension née il y a un mois d'une polémique autour de la liste électorale est montée vendredi avec la publication des résultats d'une enquête ordonnée par le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, proche de M. Gbagbo. Elle rend "coupables" de "fraudes" M. Mambé et plusieurs de ses collaborateurs, accusés d'avoir créé et utilisé un fichier litigieux de 429.000 personnes dans la confection de la liste des votants. Le camp Gbagbo réclame la démission du chef de la CEI et l'opposition veut celle de M. Tagro, mis en cause pour "intrusion" dans le processus électoral. La semaine dernière, plusieurs incidents sérieux ont éclaté dans l'intérieur du pays, des manifestants proches de l'opposition protestant contre des procès pour radiation de présumés étrangers de la liste.
Burkina: La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé vendredi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars pour le financement d'un projet d'électricité au Burkina Faso
TUNIS, 29 jan 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé vendredi l'octroi d'un prêt de 38 millions de dollars pour le financement d'un projet d'électricité au Burkina Faso. Ce montant devrait permettre la réhabilitation et l'extension de 1.800 km de réseaux électriques améliorant ainsi la couverture du pays, précise la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire. Conçu en étroite collaboration avec le gouvernement burkinabé, ce projet vise au renforcement électrique et à l'électrification rurale afin d'améliorer les conditions de vie de la population et de réduire la pauvreté dans le pays. Ce projet devrait également augmenter l'accès aux prestations de base comme l'eau potable, la santé, l'éducation et la communication ce qui "aura un impact positif sur l'indice du développement humain", ajoute la BAD.
| |