| L'actualité du Bénin (d'après l'Agence France Presse) |
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Bénin : Un groupe de 50 députés sur les 83 que compte le parlement béninois ont demandé vendredi la mise en accusation du président Boni Yayi pour "forfaiture et parjure" dans l'affaire des sociétés illégales de placement d'argent
COTONOU, 31 juil 2010 - Un groupe de 50 députés sur les 83 que compte le parlement béninois ont demandé vendredi la mise en accusation du président Boni Yayi pour "forfaiture et parjure" dans l'affaire des sociétés illégales de placement d'argent. Dans une correspondance parvenue samedi à l'AFP et signée de 50 députés issus de l'opposition et d'une dissidence de la mouvance présidentielle adressée au président du parlement, les députés ont demandé que le président béninois soit traduit devant la Haute cour de justice. "Nous voudrions inviter la représentation nationale et, à travers elle, la nation béninoise toute entière à un sursaut salutaire compte tenu de la déconfiture morale que vit notre pays", indique la correspondance. Selon les parlementaires, cette situation est intervenues malgré entre autres, "l'existence d'une réglementation du système bancaire au Bénin et nonobstant l'avertissement de la BCEAO (Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest) émis depuis le mois d'août 2009". La même source indique que "aujourd'hui bon nombre de Béninois qui ont eu le malheur de croire que le gouvernement exerce son obligation de veille et de contrôle de l'économie nationale, se sont trouvés complètement ruinés". A en croire les députés : "le président Yayi Boni a favorisé les activités de ICC Services, notamment en s'affichant partout dans le pays et de manière ostentatoire avec les responsables et en rendant visite par deux fois au président directeur général de ICC Services à domicile, qui a financé à la présidence de la République les activités politiques des partis et organisations de la mouvance présidentielle", ont-ils révélé. "Pour toutes ces raisons, nous demandons au président du parlement béninois, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur au Bénin, d'engager les poursuites à l'encontre de l'actuel chef de l'Etat béninois pour forfaiture et parjure" En effet, selon la Constitution béninoise, la Haute Cour de Justice après saisine du parlement est la seule juridiction habilitée pour connaître des fautes commises par les ministres et le Chef de l'Etat dans l'exercice de leurs fonctions. ICC Services (Investment consultancy and computering services), une société béninoise de placement d'argent, promettait aux souscripteurs une rémunération de 150, voire 200%, par trimestre, avec remboursement du capital au bout d'un an de placement. En réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servaient à payer les échéances des premiers. Le 7 juillet, Boni Yayi avait limogé le ministre de l'Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour d'appel de Cotonou dans le cadre de cette affaire. Le président lui reprochait d'avoir "offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d'avoir signé un permis de port d'arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière", selon une source à la présidence. M. Yayi a ordonné une enquête et selon une source proche de la commission d'enquête, l'un des cousins du président a été arrêté dans la foulée et est détenu à la maison d'arrêt de Cotonou. Elu en mars 2006 avec plus de 70% des votes Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l'administration en place.
Bénin : Le président béninois Boni Yayi a relevé mercredi soir de ses fonctions le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué mêlé à une affaire d'escroquerie portant sur des placements d'argent
COTONOU, 7 juil 2010 - Le président béninois Boni Yayi a relevé mercredi soir de ses fonctions le ministre de l'intérieur Armand Zinzindohoué mêlé à une affaire d'escroquerie portant sur des placements d'argent, a appris l'AFP de source proche de la présidence. "Le ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique vient d'être limogé par le chef de l'Etat puisqu'il est mêlé à un vaste scandale de détournement d'épargne organisé par ICC Services, une société de placement d'argent", a déclaré mercredi soir à l'AFP une source proche de la présidence béninoise qui a requis l'anonymat. En effet, ICC Services (Investment consultancy and computering services), une société béninoise de placement d'argent, promettait aux souscripteurs une rémunération de 150, voire 200%, par trimestre, avec remboursement du capital au bout d'un an de placement. En réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servaient à payer les échéances des premiers. "C'est l'affaire Madoff à la béninoise ! Il est en autre reproché au ministre d'avoir offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d'avoir signé un permis de port d'arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière", a ajouté la même source. La semaine dernière, M. Yayi, ayant été informé de la fuite de certains propriétaires d'institutions de placement en difficulté vers des pays étrangers avait contraint le ministre d'ouvrir une enquête sur les institutions de placement d'argent. M. Zinzindohoué avait alors appelé les souscripteurs au "calme" et à la "patience" et avait indiqué que "l'enquête suis son cours". Selon une source proche de l'affaire, d'autres membres de l'entourage du président seraient encore mêlés à cette affaire.
Bénin: Le président béninois Boni Yayi a procédé dans la nuit de vendredi à samedi à un remaniement ministériel en faisant entrer au gouvernement des représentants des partis avec lesquels il a conclu un accord politique en vue des présidentielles
COTONOU, 19 juin 2010 - Le président béninois Boni Yayi a procédé dans la nuit de vendredi à samedi à un remaniement ministériel en faisant entrer au gouvernement des représentants des partis avec lesquels il a conclu un accord politique en vue des présidentielles. Le nouveau gouvernement comprend notamment un fils de l'ancien président Mathieu Kérékou (1972-1991 et 1996-2006), Modeste Kérékou, membre de l'Union du Bénin pour le Futur (UBF), qui est nommé ministre de la jeunesse et des sports. Candide Azannaï, un ancien de la Renaissance du Bénin (RB) de l'ancien président Nicéphore Soglo (1991-1996), obtient le portefeuille de l'industrie. "A 8 mois des élections présidentielles de mars 2011, il reste très clair que la volonté affichée est de former un gouvernement de politiques pour affronter ces échéances cruciales pour le maintien" du président béninois à son poste, a déclaré à l'AFP Jospeh Vodounon, chroniqueur politique à l'Agence Bénin Presse (ABP) Il s'agit du quatrième gouvernement depuis l'élection de Boni Yayi en mars 2006. La nouvelle équipe comprend 30 ministres comme le précédent, dont huit nouveaux membres, et quatre femmes. Elle compte deux ministres d'Etat comme le précédent: Pascal Koukpaki, ancien cadre de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui garde le portefeuille de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'action publique, et Issifou Kogui N'douro, ancien cadre de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et proche du président, qui reste à la Défense. Sans explication, le Garde des sceaux et porte-parole du gouvernement Victor Topanou quitte le gouvernement.
La liste complète du gouvernement du Bénin du 18 juin 2010
Ministre d’Etat chargé de la prospective, du développement, de l’évaluation des politiques publiques et de la coordination de l’action gouvernementale: Pascal Irénée Koupaki ;
Ministre d’Etat chargé de la défense nationale: Issifou Kogui Ndouro ;
Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur: Jean-Marie Ehouzou,
Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique: Armand Zinzindohoué,
Garde des sceaux, ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme: Grégoire Akoffodji,
Ministre de l’économie et des finances: Idriss L. Daouda,
Ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire: Allassane Séidou,
Ministre du commerce: Christine Ouinsavi,
Ministre de l’énergie et de l’eau: Sacca Lafia,
Ministre des recherches pétrolifères et minières: Barthélemy Kassa,
Ministre de la santé: Issifou Takpara,
Ministre des enseignements maternel et primaire: Félicien Chabi Zachari,
Ministre de l’enseignement primaire et de la recherche scientifique: François Adébayo Abiola,
Ministre de la famille et de la solidarité: Marie-Joe Mamata Memba Bio épouse Djossou,
Ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales: Galiou Soglo,
Ministre de l’environnement et de la protection de la nature: Justin Sossou Adamayi,
Ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes: Reckyath Madougou,
Ministre de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière: François Gbênoukpo Noudégbessi,
Ministre chargé des relations avec les institutions: Zacharie Baba Body,
Ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la communication, des technologies de l’information et de la communication: Désiré Adadja,
Ministre délégué auprès du président de la République, chargé du transport terrestre, des transports aériens et des travaux publics: Nicaise Kochami Fagnon,
Ministre délégué auprès du président de la République chargé des transports maritimes et des infrastructures portuaires: Issa Badarou Soulé,
Ministre de l’industrie: Candide Azannaï,
Ministre de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle: Aké Natondé,
Ministre de la jeunesse et des sports: Modeste Kérékou,
Ministre du travail, porte-parole du gouvernement: Gérard Kouassi,
Ministre des Pme et de la promotion du secteur privé: Clément Dégbo,
Ministre de l’agriculture: Michel Sogbossi,
Ministre de la réforme administrative et institutionnelle: Bernard Sogbossi Bocco,
Ministre de l’artisanat et du tourisme: Claudine Prudencio.
Bénin: Le FMI accorde un nouveau prêt au Burkina Faso et au Bénin respectivement de 67,7 millions de dollars et de 109 millions de dollars
WASHINGTON, 14 juin 2010 - Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir accordé de nouveaux prêts sur trois ans au Burkina Faso et au Bénin. Le prêt au Burkina Faso, d'un montant de 67,7 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités en vue de consolider les progrès récents et d'améliorer les perspectives de la croissance et des efforts de réduction de la pauvreté", a expliqué le FMI dans un communiqué. Le prêt au Bénin, d'un montant de 109 millions de dollars, "est conçu pour soutenir le programme des autorités afin d'accroître la croissance économique en stimulant l'investissement dans les infrastructures et en mettant en oeuvre des réformes structurelles visant à améliorer la compétitivité". Ces deux prêts viennent succéder à d'autres accordés respectivement en 2007 et 2005. Au Burkina, "le programme se concentrera sur la consolidation budgétaire pour maintenir la stabilité macroéconomique, et sur un ensemble de réformes tourné vers le soutien au développement du secteur privé", a-t-il ajouté. Le Burkina Faso fait partie, selon le FMI, des pays les mieux gérés d'Afrique, avec "des politiques économiques saines" et des "réformes structurelles" conformes à ses recommandations. Dans le cadre de ce nouveau prêt, le Fonds a indiqué s'être mis d'accord avec les autorités du pays sur des réformes dans la gestion des finances publiques (amélioration de la collecte fiscale et de la comptabilité dans les dépenses), le secteur financier et le droit des affaires. Il a également annoncé que le gouvernement mènerait une "restructuration de l'entreprise publique burkinabè d'égrenage du coton, Sofitex, à travers la mise en oeuvre de nouvelles mesures de réduction des coûts", d'une stratégie d'entreprise et de nouvelles procédures d'audit et de gestion des risques. Au Burkina Faso, après une croissance ralentie à 3,2% en 2009, le FMI prévoit 4,4% en 2010. Au Bénin, il prévoit 3,2% de croissance en 2010, après 2,7% en 2009. Dans ce pays, le programme économique mis au point avec le FMI doit "dégager de la marge de manoeuvre budgétaire pour accélérer les dépenses d'investissement et sociales en élargissant l'assiette fiscale, en limitant les dépenses non prioritaires, et en accroissant l'efficacité du secteur public". Les réformes recommandées par le Fonds prévoient d'améliorer la gestion des appels d'offres publics, la qualité des services publics, la gestion des finances de l'Etat. Le FMI souhaite également "des réformes pour améliorer le cadastre et le droit à la propriété, ainsi que les systèmes financier et judiciaire", et une surveillance plus étroite du secteur du microcrédit.
Bénin: Pour la campagne 2009-2010, le Bénin a une production globale de 8,84 millions de tonnes contre 8,52 millions de tonnes pour la campagne précédente, soit une hausse de 3,5%
COTONOU, 30 mars 2010 - La campagne agricole (2009-2010) a produit suffisamment de ressources pour mettre le Bénin à l'abri de la famine qui menace toute la zone de l'Afrique sub-saharienne, a déclaré mardi à l'AFP le ministre de l'Agriculture, Grégoire Akoffodji. "Pour la campagne 2009-2010, nous avons une production globale de 8,84 millions de tonnes contre 8,52 millions de tonnes pour la campagne précédente", soit une hausse de 3,5%, ce "qui nous met à l'abri de la famine", a déclaré M. Akoffodji. Le ministre a précisé que les cultures vivrières représentent 94,8% de cette production. Ces dernières années, la production agricole s'est considérablement réduite en Afrique subsaharienne à cause du réchauffement climatique dans cette partie du monde, où une grande partie de la population vit avec moins d'un dollar par jour selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "L'analyse séquencée des productions par type de culture donne 72,7% de tubercules, 17% de céréales, 5,1% de cultures industrielles, 3,2% pour les maraîchers et 1,9% pour les légumes", a ajouté M. Akoffodji. "En ce qui concerne la production animale, le cheptel au cours de la campagne 2009-2010 est estimé à 1,95 million de têtes de bovins, 2,31 millions de petits ruminants, 354.000 porcs et 15,39 millions de volailles", a précisé le ministre. Et la production halieutique, selon lui, "est évaluée à environ 40.000 tonnes en 2009 et reste largement dominée par la pêche continentale". "Au regard de tous ces bons résultats le spectre d'une famine pour le Bénin s'éloigne et nous pouvons désormais penser à rendre durables nos efforts pour conserver nos résultats", a ajouté M. Akoffodji.
Bénin: La secrétaire d'Etat française au commerce extérieur Anne Marie Idrac a signé jeudi à Cotonou une convention de neuf millions d'euros pour l'aide à l'éducation au Bénin
COTONOU, 11 fév 2010 (AFP) - La secrétaire d'Etat française au commerce extérieur Anne Marie Idrac a signé jeudi à Cotonou une convention de neuf millions d'euros pour l'aide à l'éducation au Bénin, a appris l'AFP de source officielle. Mme Idrac, arrivée dans la matinée à Cotonou pour une visite de travail d'une journée, a été accueillie à l'aéroport par les ministres des affaires étrangères Jean Marie Ehouzou et du commerce Christine Ouinsavi. "Cette aide est un concours de l'AFD (Agence Française de Développement) à la politique de scolarisation pour tous engagée par le gouvernement. Elle est aussi destinée au développement des infrastructures", a déclaré Anne Marie Idrac à l'AFP. Mme Idrac s'est également entretenue jeudi avec le président Boni Yayi durant lequel elle abordée les questions de développement des infrastructures ferroviaires en relation avec le Port de Cotonou (PAC). Le PAC deviendra avec l'exploitation de l'uranium d'Imourarem au Niger par le géant français du nucléaire Areva, le plus grand port de transport d'uranium au monde et les discussions sont en cours pour redynamiser le transport ferroviaire entre le Bénin et le Niger. Au cours de son séjour Mme Idrac a visité le port de Cotonou, où des entreprises de BTP françaises ont remporté les marchés d'extension.
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