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Présidentielle en Guinée-Bissau: 15 dossiers de candidature à l'étude

BISSAU, 05 mars 2014 (AFP) - La Cour suprême de Guinée-Bissau examinait mercredi quinze dossiers de candidature reçus pour l'élection présidentielle du 13 avril, qui doit être organisée en même temps que des législatives dans ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest, selon un de ses responsables.

   Avant la clôture, dans la nuit de mardi à mercredi, de la période de dépôt des candidatures, l'institution avait reçu au total 18 dossiers pour la présidentielle, dont trois ont été rejetés parce qu'ils étaient incomplets, a expliqué à l'AFP le vice-président de la Cour suprême, Me Rui Néné.

   Les trois candidats potentiels ont "les 24 prochaines heures (...) pour revoir leur copie" et si les documents révisés "remplissent les conditions requises, cela portera à 18 le nombre total de dossiers que nous aurons à analyser", a ajouté Me Néné.

   Sur les 15 dossiers déposés, neuf l'ont été par des prétendants sans étiquette, dont l'économiste et ex-responsable de la Banque mondiale Paulo Gomes.

   Les six porte-drapeaux de partis ou mouvements politiques comprennent José Mario Vaz du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, ex-pouvoir), Abel Incada pour le Parti de la rénovation sociale (PRS, opposition). Ces deux candidats déclarés partent avec les faveurs des pronostiqueurs.

   Les élections présidentielle et législatives du 13 avril ont été reportées plusieurs fois depuis 2013. Elles sont censées boucler la transition politique en cours en Guinée-Bissau depuis le coup d'État militaire qui, le 12 avril 2012, a renversé le régime du président Raimundo Pereira, entre les deux tours d'une présidentielle anticipée.

   Ce pays d'environ 1,6 million d'habitants a connu une succession de coups d'État avortés ou réussis, de mutineries et une guerre civile, troubles en grande partie liés à l'hypertrophie de l'armée issue de la guerre menée contre le Portugal pour l'indépendance (gagnée en 1974).

   Cette instabilité chronique a plombé son économie et attiré au fil des années les cartels de la drogue sud-américains, qui en ont fait une des plaques tournantes du trafic de cocaïne en Afrique de l'Ouest.

   aye/cs/ai

Jeudi, 6 Mars, 2014 - 13:30